Histoire : One-Shot - Les Non-dits


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Écrite par Leana le 09 mai 2013 (6395 mots)

Les non-dits.
Chacun a sa part de mystère.


Collège Kadic. Un matin de juin, en cours de physique-chimie.

Les cheveux blancs de Mme Hertz se hérissent suite à la réponse plus que discutable d’un de ses élèves, et un frisson lui parcours l’échine.

« Encore un qui ira loin... » Pense-t-elle avant de soupirer.

Relevant la tête, ses yeux se posent sur la seule personne capable de corriger d’elle même cette erreur monumentale. Malheureusement pour elle, Jérémie Belpois est occupé à admirer Aelita Stones en souriant comme le benêt qu’il n’est pas. Encore.. Suzanne Hertz respire à fond et replace correctement ses lunettes sur son nez. Elle n’a qu’une hâte, que ce cours se termine. Et les suivants aussi. Elle a rendez-vous avec Pédro plus tard dans la soirée.

« Non, M. Poliakoff. » Articule-t-elle avec patience. « Bien tenté, mais c’est faux. » Elle tire un trait sur son nom et inscrit à côté la note qu’elle vient de lui attribuer. « Zéro, donc... Et au passage, pour ceux de cette classe qui ont des problèmes d’audition, et cela vous concerne M. Della Robbia alors faites-moi le plaisir d’écouter. Donc, comme je le disais, un atome est formé d’un noyau autour duquel gravitent... »


....


Au même moment, au fond de la salle.

Assis à côté du dénommé Della Robbia, Ulrich Stern est perdu dans ses pensées. Un seul nom résonne en boucle dans sa tête.

Yumi. Yumi Ishiyama.


....



Dix heures, et enfin une pause pour les Kadiciens…

Vers le distributeur de boissons, dans leur petit recoin, se tiennent quatre membres des Lyoko-guerriers. Aelita et Jérémie parlent d’avenir, surtout celui de la jeune fille. Odd, lui, n’est pas à cours de vannes débiles, et même la bouche pleine du croissant qu’il a volé à Rosa ce matin, il ne se prive pas pour charrier Ulrich sur sa relation pour le moins compliquée avec Yumi.

« Et chinon, toi et elle, ch’est touch’ours "Copains et puis ch’est tout" depuis che temps ? ». Il finit sa bouchée. « Je croyais que ça devait changer après l’extinction du supercalculateur. »

L’oreille tendue, la jeune fille aux cheveux roses réagit au quart de tour. « Oui Ulrich, t’avais promis ! T’attends quoi pour te bouger ? »

Et son petit-ami en rajoute une couche : « Ils ont raison ! Pourquoi tu fais tout traîner ? Allez, lance-toi une bonne fois pour toutes ! »

Le samouraï, piqué au vif, se renfrogne et grommelle.

« Eh oh ça va hein, vous n’allez pas vous y mettre vous aussi ! Vous ne voulez pas non plus que je l’attrape par les cheveux et que je lui hurle dans les oreilles que ça fait des années que je …
— Salut vous tous ! On parle d’hurler dans les oreilles de qui ? »

Yumi Ishiyama.

Comme à chaque fois qu’il entend sa voix, le cœur du samouraï bondit dans sa poitrine. Il se retourne, la regardant comme si c’était la première fois qu’il la voyait. Ses yeux font un arrêt, presque involontaire, sur le magnifique sourire de la jeune fille. Puis ils croisent son regard.

Oh oui, elle est là…

« Euh je... »

Les autres éclatent de rire subitement, et Ulrich se force à faire de même pour cacher sa gêne. Ses joues ont déjà accusé le coup et sont bien rouges. S’il avait continué sa phrase…

La geisha fronce les sourcils, amusée elle aussi par le comportement du jeune homme.

« On parle de Mme Hertz en fait. »

Il n’arrive pas à croire qu’il vient de dire ça. Ulrich ferme les yeux, se baffant intérieurement. Quel con ! Comment il va pouvoir justifier ça maintenant ? Vraiment, il aurait mieux fait d’y réfléchir à deux fois avant de lui répondre.

« Euh ouais, parce qu’elle disait qu’on était tous sourds en cours tout à l’heure, alors on parlait de lui hurler dans les oreilles ? »

Yumi sourit. « Et l’attraper par les cheveux, ça fait aussi partie du plan je suppose ? C’est histoire d’apporter un peu plus de peps à tes arguments, non ? »

La grimace improvisée du samouraï se décompose et toute forme de couleur quitte son visage. Odd, Aelita, Jérémie, et même Yumi pouffent ensuite, faisant de gros efforts pour se retenir… Avant de se plier carrément en deux sous le coup du fou rire qui les prend.

La japonaise est la première à s’en remettre, et après avoir envoyé un clin d’œil au jeune homme qui pique un fard, elle lui murmure simplement à l’oreille.

« Et au fait, le rendez-vous tient toujours ce soir ? Dix-sept heures trente au gymnase ? »

Le visage d’Ulrich s’éclaire d’un magnifique sourire en guise de réponse. Évidemment que ça tient toujours !


....


Une poignée de minutes après. Bâtiments des sciences, cours de physique avec les secondes.

Après avoir eu droit aux ronflements d’Odd et à l’inattention totale de ses amis pendant son cours de chimie, Mme Hertz est forcée de constater que Yumi semble dans le même état léthargique qu’eux. Non pas que ce soit nouveau, mais bon, quand même… Ce sont les derniers cours de l’année, elle pourrait faire un effort.

Suzanne aperçoit ensuite Yolande passer en courant dans le couloir, suivie de deux élèves tout rouges et dégoulinants, en tenue de sport. Elle soupire en songeant à son bon vieux Jim qui doit avoir encore besoin d’aide. Il faudrait vraiment qu’il fasse attention à son dos des fois…

Ouvrant son cahier pour faire l’appel, et interroger au passage un malheureux élève sur la leçon du cours précédent, ses yeux s’attardent sur une photo judicieusement coincée dans le rabat. Elle la sort, et sourit tendrement.

Qu’il est beau son Pédro !


....


Au même moment, face à elle, Yumi offre un ultime coup de crayon au dessin qu’elle vient de terminer.

Il orne le coin supérieur de sa page, comme sur les vingt précédentes. Ce n’est rien de compliqué en soit, au contraire, son croquis se résume en un mot.

Un nom, pour être plus précis.

Ulrich. Ulrich Stern.

....


Un peu après, sur le coup des onze heures moins le quart. Quelque part en ville.

Une ambulance roule à vive allure en direction de l’hôpital. À l’intérieur, Yolande Perraudin est aux petits soins avec Jim Moralès, qui n’arrête pas de geindre, allongé sur un brancard. Se penchant vers lui, l’infirmière essuie son front ruisselant avant de lui adresser quelques mots de soutien, tout en faisant signe à l’ambulancière d’amener les antidouleurs.

« Allez, courage Jim, ce n’est rien je t’assure…
— Mais mes reins, mais j’ai mal, mes reins, mes reins ! Je vais mourir, je vous dis ! Je vais mourir ! »

Soudain, s’arrêtant de gémir, il attrape sa collègue par le cou, et plongeant ses yeux dans les siens, il enchaîne.

« J’ai peur des aiguilles docteur, très peur. Ne me piquez pas, s’il vous plaît ! Non ! Vous savez, ça me rappelle trop quand j’étais dans les forces spéciales, loin dans ma jeunesse. Et ce n’est pas là les souvenirs les plus glorieux que j’ai. Car, lors de notre mission de pacification dans la jungle birmane, on a du nous piquer à l’aide d’anguilles électr... Aagh ! »

Profitant de ce moment d’inattention, Chantal Phan, l’ambulancière, agrippe presque violemment le bras du surveillant en arrière avant de lui injecter sa dose de sédatif dans les veines. D’un coup. Le professeur blessé retombe illico la tête la première sur sa civière, alarmant Yolande qui incendie la jeune femme du regard. La bouche pâteuse, Jim ouvre ensuite un œil hagard pour la rassurer.

« Ne t’inquiète pas pour moi ma Suzie, ça va aller.. C’est moi le plus fort ! »


....


Dix-sept heures et vingt-neuf minutes, au gymnase de Kadic.

Le cœur de Yumi bat à tout rompre. Dos contre la porte, elle se rejoue mentalement le scénario qu’elle a préparé pour elle, pour Ulrich, et pour ce soir. Aujourd’hui, ça fait trois ans qu’ils se sont rencontrés pour la première fois. Donc s’il doit se passer quelque chose entre eux, c’est aujourd’hui ou jamais !

La japonaise sourit malgré elle. Jamais elle ne se serait crue si superstitieuse !

Il n’empêche que c’est un sacré coup de chance que Jim se soit bloqué le dos aujourd’hui et ne puisse pas leur faire cours. Comme ça au moins, elle et son Ulrich seront enfin seuls tous les deux.


....


Dix-sept heures et trente-deux minutes, quelque part dans Kadic.

Ulrich court comme si sa vie en dépendait. Et voilà qu’il est en retard maintenant, lui qui d’habitude vient toujours en avance ! Les autres ne savent pas qu’il a rendez-vous avec Yumi pour leur cours de pentchak’ semainier ; et maintenant qu’il a appris que c’était annulé car Jim est blessé, il doit la prévenir, non sans regrets... Qui sait, peut-être qu’il pourrait mentir et faire semblant qu’il ne sait rien, juste pour être un peu seul avec elle... ?


....


Dix-sept heures et trente-trois minutes, quelque part dans le parc.

Un jeune homme se promène tranquillement. Il est complètement perdu dans ses pensées.

Flash back :
« En fait tu es comme moi, tu gardes toujours espoir !
— Sauf quand c’est une cause perdue. Allez, ciao beau gosse ! »

Il soupire. Ils ne se sont plus adressé la parole depuis. Et ça pour comprendre, William a bien compris qu’envisager une relation plus qu’amicale avec Yumi était une de ces "causes perdues". La japonaise a choisi Stern, et c’est son droit le plus légitime.

Mais le beau gosse n’a pas dit son dernier mot, ça non.


....



Dix-sept heures et trente-quatre minutes, infirmerie de Kadic.

Yolande Perraudin pose avec un fracas épouvantable son sac sur son modeste bureau d’infirmière scolaire. Quelle journée ! Se levant pour aller chercher une aspirine, elle repense aux paroles de Jim dans l’ambulance. Suzie ? Aurait-il finalement une femme dans sa vie ? Il faut qu’elle partage cette hypothèse avec sa collègue, Suzanne Hertz… D’ailleurs, Suzanne…


....


Dix-sept heures et trente-six minutes...

Le gymnase apparait enfin. Ulrich ouvre la porte avec fracas, mais heureusement pour eux deux, Yumi n’était plus derrière depuis un moment.

« Yumi ?! T’es là ? Je..
— Alors, une raclée ça t’as pas suffit ? »

Ulrich se retourne, surpris. Il a déjà entendu cette phrase… Yumi, elle, est comme pétrifiée. La japonaise ne comprend pas pourquoi le samouraï ne réagit pas. Il n’a pas oublié quand même ? C’est la première phrase qu’elle lui a dite ! Le Lyoko-guerrier est cloué sur place, et Yumi réalise seulement le pourquoi du problème quand une troisième voix fluette intervient.

« Oh bah alors, Yumi, quelle coïn-ci-den-ce ! »

Odd a surgit de nulle part, et celle là, Yumi se dit qu’elle ne l’avait pas vu venir. Pas plus que la suite, car leur Don Juan préféré enchaîne.

« On a croisé Ulrich qui nous a dit qu’il avait oublié de prendre un truc "important" au gymnase, et j’avoue que je vois mieux de quoi il s’agit maintenant... » Il secoue, déçu par l’attitude de son ami. « C’est pour ça que tu courrais ! Et moi qui croyais que c’était parce que t’avais hâte d’aller au ciné avec nous, ah lala… »

Hein ? Un ciné ? La geisha est perdue, ça se voit. Ulrich baisse la tête, penaud, et n’osant pas affronter son regard interrogateur. Ce n’est pas ce soir qu’il va se déclarer en fin de compte… Deux autres personnes apparaissent ensuite sur le pas de la porte, hésitantes.

Jérémie est le premier à réagir.

« Yumi ? Bah qu’est-ce que tu fais là ? T’es pas rentrée chez toi pourtant tout à l’heu... »

Aelita refile un coup de coude à son petit-ami pour le faire taire. Elle sourit timidement à Yumi, comprenant sans mal que son amie était revenue pour Ulrich.

« Euh... Bah tu te rappelles, la semaine dernière après la rupture d’Odd avec Sophie... ? On avait tous promis d’aller avec lui au cinéma pour lui changer les idées, et… Bah il se trouve qu’il a déjà négocié avec M. Delmas pour ce soir et...
— Et je n’ai même pas eu à arranger un coup à Sissi avec Ulrich, si ce n’est pas merveilleux la vie ! »

La japonaise grimace. Ah oui, c’est vrai, elle aussi avait promis qu’elle irait, et sur le coup ça ne lui avait pas semblé être une mauvaise idée. Jusqu’à ce qu’Odd choisisse la date de ce soir. Et... Et zut ! Ulrich relève la tête, guettant sa réaction. Elle a un sourire crispé.

« Et bah... Puisque vous pouvez tous sortir librement ce soir, après tout, pourquoi se priver d’un bon ciné, hein ?
— Oh yeaaah ! Ulrich, tu sais que je l’aime ta chérie ? »

Leur ami saute au cou de la japonaise, avant de lui coller un baiser bruyant sur la joue pour la remercier. Tout ça sous l’œil amusé du couple Einstein, les joues rouges de Yumi, et le regard assassin d’Ulrich.

« Odd !! Si je t’attrape tu vas prendre cher ! »

....


Centre-ville, à la sortie du cinéma. Il est dix-neuf heures et quatorze minutes.

C’est la fin de l’avant-première de "Horreurs aux Urgences, le film". À la sortie de la salle, au milieu de la foule en délire, un groupe de quatre jeunes chahute comme s’ils avaient tous cinq ans. Derrière, un peu en retrait, une jeune fille habillée de noir les suit, plongée dans ses pensées.

Yumi a essayé de faire semblant le plus possible que cette sortie ciné n’avait pas envoyé en l’air tous ses plans, mais si. Même en imaginant le pire, jamais elle n’aurait cru que cette soirée finirait gâchée à ce point. Et en plus, ce n’est pas comme si Ulrich avait l’air de s’en préoccuper !

Peu conscient de ce qui se passe dans la tête contrariée de Yumi, Odd est aux anges. C’est tout simplement le meilleur film qu’il ai vu ! Et ça même si le Docteur Shrenk n’est pas joué par le même acteur que celui de la série dont il est fan.

« Non mais franchement, faut l’avouer, ce film, c’est le film-du-siècle !
— Heureuse de voir que tu as bel et bien oublié ta folie sur "Les Pétales de l’Amour", Odd… »

Le Lyoko-guerrier sourit à Aelita.

« C’est du passé ça ! C’était.. C’était passager, le romantisme, c’est pas mon truc. Mais ce film, il.. Il est fantastique quoi, il est... Oh, je n’ai pas de mots, c’est juste. Parfait ! Comme… Sophie. »

Le groupe, hormis Yumi dont une idée affreuse vient de traverser l’esprit, se tourne aussitôt dans la direction des guichets. Une bande de quatre jolies filles vient de faire son apparition dans le cinéma. Et parmi elles se trouve effectivement Sophie, le dernier amour en date du blondinet.

Le cœur d’Odd ne tient plus en place tant il bondit d’émotion dans sa cage thoracique. Il la voit de loin, replacer une mèche de ses cheveux blonds derrière son oreille et sourire à une de ses amies. Si belle.

Il oublie alors tout le monde alentours.

Parce qu’elle est là.


....


Toilettes des hommes, dans un restaurant quelconque. Il est à peu près vingt heures trente, et un jeune homme sort des WC pour aller se laver les mains et se rafraîchir un peu.

Il est à cran.

La boule au ventre. Les mains moites. À deux doigts de la syncope pour être précis.

Ulrich fait couler doucement de l’eau sur sa nuque, inspirant et expirant profondément. Il a l’impression d’étouffer. Et il commence à transpirer.

Jérémie vient de sortir, et il lui a promis d’aller faire un tour avec Aelita pour le laisser un moment seul à seul avec Yumi… Et rien que d’y penser, le samouraï angoisse malgré lui. Ce n’est pas qu’il n’est pas prêt, et il faut qu’il mette les choses au clair avec elle car cette histoire a traîné suffisamment longtemps. Mais il panique, et.. Oh lala…

Odd les a lâchés depuis longtemps pour rejoindre Sophie. Depuis qu’il l’a vu au ciné en vrai. Ça lui a fait un de ces chocs, c’était touchant. Du coup, elle en a laissé ses amies et ils sont partis « faire une balade dehors », en toute innocence bien-sûr. Ulrich espère quand même qu’ils vont se rabibocher, car son meilleur ami en est vraiment amoureux. Vraiment.

Et lui, Ulrich, il aime Yumi.

Prenant son courage à deux mains, il pousse la porte et sort lui aussi, bien déterminé à tout avouer à la geisha ce soir.


....


Au même instant, quelque part dehors, entre le restaurant-bar où étaient les Lyoko-guerriers, et Kadic.

Yumi marche, elle court presque. Rageant contre cette soirée qui ne s’est pas déroulée comme elle l’avait prévu…

Quelques minutes auparavant :

Aelita est resplendissante. Le visage collé à l’écran de son portable, elle ne peut s’empêcher de sourire. Elle vient de recevoir un texto de Jérémie, bref mais clair, qui lui demande de sortir la rejoindre dehors. L’ange de Lyoko n’y croit pas ! Tournant la tête pour faire part de cette super nouvelle à sa meilleure amie, elle constate que celle-ci a disparu. Mystérieusement. Et sans raison apparente.


....



En même temps, au bar…

« Comment ça elle est partie ? Où ? Où ?!
— Mais j’en sais rien Ulrich, calme-toi, elle a disparu c’est tout ! Je, j’allais, fin j’ai tourné la tête et elle était plus là ! Le barman l’a vu sortir apparemment. J’en sais pas plus que ça. Je…
— Réfléchis, elle a dû te dire un truc ! Concentre-toi, elle a rien mentionné qui pourrait expliquer pourquoi elle est partie ?
— Mais non je te dis ! Elle a rien dit ! Rien ! »

Le samouraï frappe violemment des deux poings sur la table, au bord des larmes. C’est con, c’est trop con ! Pourquoi elle a fait ça ? Pourquoi elle lui a fait ça ? Jérémie arrive derrière lui, et posant sa main sur son épaule, essaye maladroitement de trouver les bons mots pour le réconforter.

« Oui, mais tu sais, elle a peut-être, je ne sais pas, eu mal à la tête subitement.. Fin tu vois, une grosse migraine dans le genre, et elle est rentrée chez elle pour prendre un cachet et...
— Ah ouais, et ça sans me prévenir ? »

Jérémie baisse les bras et soupire. C’est lamentable de chercher des excuses aussi pourries. Si elle est partie, ce n’est pour ça, ils le savent tous très bien. Aelita le regarde, et ils en concluent la même chose. Yumi est partie de son plein gré, sans rien dire car elle ne voulait rien dire.

Oui, sur ce coup leur amie est inexcusable.

Le samouraï se prend la tête entre les mains, hors de lui. Tout se bouscule dans son esprit, et il ne sait plus ce qu’il doit faire ou pas. Attrapant soudainement son portable, il compose le numéro de la japonaise et s’élance sur un coup de tête à sa poursuite, laissant lui aussi ses amis en plan.


....


Un temps après, non loin de là, quelque part sur un banc dans un parc…

« Je t’aime Odd... Tellement, tellement… »

L’ex Don Juan serre fort contre lui sa petite-amie, respirant son parfum à plein poumons. Il est comblé. Cette sortie ciné est décidément la meilleure qu’il ait eue !

« Oui, moi aussi je t’aime, crois-moi… Comment j’ai fait pour survivre sans toi, hein ? »

Embrassant son front, il la sent rire. Ses yeux se perdent dans l’ombre réconfortante des arbres qui les entourent tandis qu’il continue, profitant à chaque seconde de sa présence.

« J’en sais rien, mais en tout cas je ne pourrais plus recommencer... Tu m’as vraiment trop manqué ma... Yumi ? »

La jeune femme relève la tête, outrée.

« Quoi ?? C’est qui Yumi ?!
— Yumi !! Reviens ! »

Odd se lève d’un bond, laissant son ex-ex-petite-amie complètement abasourdie, dans l’espoir de retrouver une trace du passage de la japonaise. Il est certain de l’avoir vu passer, courant à travers le parc comme une furie. Tous ses sens en alerte, et s’inquiétant pour son meilleur ami et ce qui a bien pu se passer, il s’élance derrière elle dans les arbres en criant son nom.

Malheureusement pour lui, elle semble s’être volatilisée.

Revenant vers Sophie en trottinant, et perdu dans ses pensées, il est surpris quand celle-ci lui colle une gifle phénoménale. Mettant un temps à comprendre le pourquoi du comment, il finit par sourire, soulagé, et l’attrape dans ses bras malgré de violentes protestations.

« Odd ! Lâche-moi ! Je t’interd… »

Lui collant un petit baiser sur le nez, elle se tait instantanément sous son regard adorateur. Attrapant son téléphone, il compose le numéro d’Ulrich.

« Vieux ? C’est moi. Euh écoute Ulrich, je n’sais pas trop si je fais bien de t’appeler, mais je viens de voir passer Yumi et.. Sérieux ? Elle s’est enfuie ?! J’ai bien fait de t’appeler alors ! On dit merci qu.. Ok, ok, je suis vers square, le.. Ouais celui là. Tout à fait… En prenant le raccourci par derrière, tu... Ouais. Tu peux la coincer sans problème. Mais faut que tu coures, hein alors montre-nous à quel point t’es un bon sprinteur et rattrape-là ! Ouais.. Ok… Tu me raconteras tout plus tard hein, promis ? Oui. Oui moi ça va, elle est parfaite tu le sais bien. Allez gros malin, penses plutôt à ta copine, et oublies pas que tu dois te bouger les fesses si tu veux que.. Ouais d’accord je te laisse courir en paix. À plus mon Ulrichounet ! »

Raccrochant, Odd se tourne vers sa petite-amie, un sourire gêné aux lèvres. Il n’arrive jamais à s’empêcher d’en faire trop, surtout au téléphone. Surtout devant elle en fait.

« C’est juste, enfin tu comprends… Je viens de voir sa copine, Yumi, passer comme une dingue et j’ai cru que c’était parce qu’ils s’étaient engueulés et tout, et… Fin, c‘est mes amis, je me devais de les aid... Hmmmm, eh... Oui t’as raison mon cœur, trop de parlotte. Promis j’arrête… Hm, n’empêche que c’est franchement énervant et... Aie!
— Mais tais-toi et embrasse-moi, imbécile ! »

Un immoral sourire apparaît sur les lèvres du blondinet alors qu’il s’exécute sans plus attendre.


....


Une dizaine de minutes plus tard, ailleurs en ville…

Yumi s’arrête pour la première fois depuis qu’elle a passé la porte du restaurant, enfin essoufflée. Elle n’a vraiment pas envie de voir des gens ce soir, même si elle se sent coupable d’avoir abandonné son amie.

Tant pis, ils n’avaient qu’à la comprendre aussi !

Retenant ses larmes avec fierté, elle se maudit d’avoir été si naïve. Qu’est-ce qu’il lui a pris de se mettre d’un coup à imaginer que des choses allaient se passer entre elle et Ulrich ce soir ? Bon sang ! Elle se jure, et elle y met un point d’honneur, que jamais, plus jamais elle ne se reprendra à se faire des films aussi niais. Jamais. Elle savait qu’elle finirait déçue en plus, mais non, tant pis, elle s’est laissé rêver comme l’idiote qu’elle peut être parfois et elle a…

« Yumi ! »

La japonaise tend l’oreille, en alerte. Elle est certaine d’avoir entendu quelqu’un l’appeler. Des pas se rapprochent dans son dos, et elle se fige.

« Yumi, c’est toi ?! »

Statufiée, la japonaise ne sait plus quoi faire. Ce n’est pas vrai… Hésitant à prendre la fuite, elle est stoppée net par l’espoir qu’elle perçoit dans la voix du jeune homme.

« Yumi ! Attends-moi, s’il te plait ! »

La geisha se retourne ; son cœur bat la chamade comme il ne l’a jamais fait. Comment se fait-il que... ? Comment il a fait pour la retrouver ?

Tous ses doutes s’envolent quand le samouraï arrive à sa hauteur, et Yumi ne trouve plus la force de le fuir.

« Pourquoi t’es partie ? »

Oui. Il est là.


....


Au même moment, à la sortie du café-bar.

Jérémie frissonne. Il ne sait pas trop si c’est à cause du froid, ou le fait qu’il se soit retrouvé tout seul avec Aelita. La jeune fille se tourne vers lui, inquiète.

« Tu crois que ça va aller pour eux ?
— Oui Aelita, ça j’en suis sur. Ne t’inquiète pas… »

Et, passant timidement son bras sur les épaules de sa belle, Jérémie l’emmène faire une promenade en ville, comme lors de son premier jour sur Terre.


....


Un temps après, sur le coup des vingt et une heures trente, dans la rue…

Ulrich ne sait pas depuis combien de temps ils marchent ensemble. Il ne sait d’ailleurs même pas pourquoi il la raccompagne chez elle, elle ne le lui a pas proposé, et lui non plus. Amère, elle lui a simplement fait remarquer qu’il aurait du rester avec les autres s’il était venu pour la critiquer et lui reprocher d’être partie sans rien dire. Et elle s’est mise à marcher droit devant elle. Et lui, il l’a suivie…

Soudain, n’y tenant plus, Ulrich laisse éclater ce qu’il a sur le cœur. À ses risques et périls…

« Si je ne suis pas resté avec eux, c’est parce que je veux être avec toi. C’est tout. »

… Car la japonaise ne lui répond pas.


....



Pendant ce temps, au collège Kadic…

Élizabeth Delmas ramasse soigneusement ses cheveux en chignon en sortant de la douche. Elle espère qu’Odd et ses amis ne vont pas trop tarder à rentrer, son père risquerait de ne pas trop apprécier s’ils dépassent le couvre-feu des vingt-deux heures. Elle se doute pourtant qu’Ulrich doit avoir des montagnes de choses à dire à Yumi, et cette pensée lui serre le cœur. Il faut dire qu’elle s’est résignée avec le temps à ce que le samouraï ne sortirait pas avec elle.

Elle soupire. Il ne reste plus qu’à convaincre William Dunbar de tourner lui aussi la page maintenant.

Car après tout, si elle a réussit à faire abstraction de son amour pour Ulrich, le beau ténébreux devrait y arriver aussi avec Yumi.

Non ?


....



Quelques instants plus tard, rue des Ishiyama.

Yumi se maudit une nouvelle fois quand elle et Ulrich entrent dans sa rue. Plus qu’une centaine de mètres et elle sera rentrée chez elle. Elle s’en est voulu aussi de lui avoir parlé si froidement, et elle se hait de ne pas avoir eu le courage de lui répondre, lui qui a osé se confier à elle tout à l’heure. Car après tout, si ce soir les choses ne se sont pas bien passées, c’est à cause d’elle. Et qu’à cause d’elle.

Arrivée à la hauteur du portail, elle n’ose pas affronter le regard du samouraï tant elle a honte d’elle même. La main posée sur la poignée, elle voit du coin de l’œil le bras d’Ulrich tendu vers elle, comme pour l’empêcher de s’échapper encore une fois. Et c’en est trop.

Elle fait volte face et crie presque tant elle a peur se dégonfler.

« Moi aussi je veux être avec toi ! »

Elle détourne tout de suite la tête pour ne pas le regarder, les yeux humides, et continue, laissant s’envoler le poids qu’elle porte sur ses épaules depuis bien trop longtemps.

« C’est juste que... À chaque fois qu’on est ensemble, il y a un truc qui tourne mal. On n’est jamais tranquilles, c’est... Il y a toujours quelqu’un, quelque chose qui apparait au dernier moment, et ça complique tout, juste quand je pense contrôler la situation, et... Ça me rend odieuse.
— Moi ça me rend malade… »

Baissant les yeux, le samouraï esquive son regard ébahi. Il se met à fixer ses pieds et à shooter dans les gravillons, faute de mieux pour se détendre, et enchaîne.

« C’est vrai que ça a jamais été simple, nous deux. Et je pense qu’on est aussi coupables l’un que l’autre pour ça. »

Pour la première fois depuis qu’ils ont commencé à s’ouvrir l’un à l’autre, la gêne s’estompe progressivement. Et quand leurs yeux se croisent enfin, ils se sourient. Mais c’est encore une fois Ulrich qui fait le premier vrai pas, se déclarant un peu plus à la geisha.

« Mais maintenant je... Je t’avoue que j’ai envie que ça change. J’en peux plus de notre routine. Je veux voir en toi autre chose qu’une "copine et puis c’est tout", enfin sauf si tu...
— Ulrich, par rapport à ça...
— Laisse-moi finir Yumi s’il te plait. »

La détermination qu’elle lit dans les yeux du samouraï la fait frissonner, et elle acquiesce, impressionnée par le cran d’Ulrich. Le jeune homme s’approche d’elle timidement, et après une brève hésitation, va câliner sa joue du bout des doigts. Yumi ferme les yeux, comme apaisée. Sa main s’aventure dans ses cheveux, les démêlant et les caressant. Pendant combien de temps elle s’est imaginé ce que ça ferait d’être choyée par Ulrich ? Les rouvrant, la japonaise a à peine le temps de se rendre compte que tout son monde s’est réduit au visage du Lyoko-guerrier tant il s’est rapproché d’elle.

« Yumi je…
— Oui Ulrich, moi aussi… »

Et pour la première fois de la soirée, c’est Yumi qui se lance en approchant sa bouche de celle du samouraï. Ulrich l’imite, et leurs souffles se mélangent. Guidant son visage de sa main libre, il fait se rencontrer leurs lèvres pour la toute première fois.


....



Exactement à la même minute, un peu plus haut, juste derrière la fenêtre.

Un énième flash surgit, mais il n’est pas assez violent pour alerter les amoureux. Hiroki Ishiyama regarde l’écran de l’appareil, zoom, vérifie les contrastes, la qualité de l’image... Parfait, c’est parfait ! Attrapant son portable d’une main, il compose le seul numéro qu’il connait par cœur, tout en enfilant sa veste de l’autre. Une tonalité. Puis deux. Puis trois. Allez, décroche !

« Allo .. ? »

Entendant sa voix ensommeillée au bout du fil, Hiroki bondit sur place.

« Milly !
— Hiroki ? Qu’est-ce qu’il te prend de m’appeler si tard !
— J’ai-un-scoop ! »

Il n’en faut pas plus pour que la jolie journaliste soit parfaitement réveillée.

« Ta sœur ? Ulrich ??
— Oh que oui ! J’ai une super photo pour toi. Voire plusieurs.
— Super comment ?
— Super au point d’exploser les ventes demain matin. » Sourit-il.

Il sent l’excitation pointer dans la voix de la jeune fille, et ne peux s’empêcher d’être fier d’en être l’unique responsable. Il l’entend faire un raffut énorme pour réveiller sa voisine, sans succès.

« Tamiya ! Tami’.. Roh ! Tant pis pour elle si elle n’veut pas se lever ! T’es adorable Hiroki ! Merci ! Tu peux venir me l’amener quand ? »

Quand tu veux, Milly, quand tu veux..


....



Sur le perron, à la fin de la conversation téléphonique entre Hiroki et Milly.

Yumi met fin à leur premier grand baiser, à bout de souffle. Malgré sa respiration encore irrégulière, elle ne peut s’empêcher de rougir sous l’œil adorateur de son samouraï. Qui n’a jamais été si heureux. Jamais. Frottant son visage contre le sien, il capture encore une fois la bouche de Yumi avec la sienne. Ça y est, il est accro…

« Laissez passer, laissez passer !
— Hiroki Ishiyama ! Non mais t’as vu l’heure ! »

Ulrich a à peine le temps de se séparer de Yumi que son petit frère déboule et les bouscule. Puis sans se soucier du désordre qu’il vient de créer entre le couple, il poursuit son chemin en courant vers Kadic. Takeho Ishiyama, le père des deux jeunes, apparait complètement hors de lui à la porte de leur maison, restée grande ouverte.

« Hiroki ! Reviens i.. Ci... Yumi ?
— Papa ? »

C’est au tour de la japonaise d’être surprise. Le regard de son père passe de sa fille qui se tient sur le perron avec un garçon, à l’endroit où son fils a disparu, avant de se reposer sur Yumi. Réalisant qu’il tient la fille de M. Ishiyama dans ses bras, et que celui-ci n’a pas l’air de super bonne humeur, Ulrich lâche brusquement sa geisha et se passe la main dans les cheveux, embarrassé à l’idée de contrarier son futur beau-père.

« Euh.. Bonsoir, M. Ishiyama ! Comment allez-vous ? »

Yumi se retient de rire, amusée par le comportement de son petit-ami. Mme Ishiyama apparait timidement derrière son mari, et, échangeant un sourire avec sa fille, le tire vers l’intérieur. Il est toujours en état de choc…

« Du calme Takeho.. Tu savais bien que ça finirait par arriver, hein ? Allez viens mon chéri, je vais te faire du thé… »


....


Peu de temps après, au Collège Kadic, dortoir des garçons.

Sissi est bien embêtée, elle vient de passer jeter un œil dans la chambre de Jérémie, et il n’est pas encore là. Ni Odd, ni Ulrich d’ailleurs. Aelita ne lui répond pas, et il est bientôt vingt-deux heures bon sang ! Se retournant pour aller guetter l’arrivée de Jim, et couvrir par la même occasion ses nouveaux amis, elle heurte de plein fouet.. Quelqu’un. Qu’elle injure immédiatement.

« Aie ! Fais attention crétin !
— Je suis vraiment désolé Sissi, je t’ai pas vu venir..
— William ? »

Bah alors ça, Élisabeth ne l’avait pas vu venir non plus ! Surtout que Dunbar est méconnaissable. Enfin, Sissi lui trouve quelque chose de changé. Son attitude est différente, il… Ça y est, elle sait. Il a perdu ce sourire dragueur qu’il ne quittait jamais avant. Elle remarque également que le jeune homme est tout bonnement dégoulinant, et vu la noirceur de son pantalon, ce n’est surement pas dû à une douche. Il devait être dehors. Et vu son air accablé, il s’y est passé quelque chose qu’il n’a pas apprécié.

Soudain, alors qu’il lui tourne le dos pour s’éloigner, un déclic se fait dans la tête de la fashionista. Elle le rattrape, et passant ses bras autour de lui, elle lui murmure doucement ces trois mots.

« Je suis désolée... »

William, passé la surprise, fini par s’effondrer dans ses bras. Sissi ne retient pas ses larmes, le cœur en miettes, comprenant sans mal ce dont il a été témoin dehors. Elle le savait que ça arriverait, et pourtant…

« Ça y est.. » Pense-t-elle. « On les a perdus pour de bon... »


....



À quelques mètres du collège Kadic. Il est presque vingt-deux heures.

« Vite, vite Aelita !
— Attends ! »

L’ange de Lyoko l’arrête brusquement. Avant de rentrer, il lui reste un truc à faire pour terminer cette soirée dignement. Serrant alors la main de son amoureux dans la sienne, elle approche sa tête de son visage et dépose timidement un baiser sur ses lèvres…


....



Collège Kadic. Vingt-deux heures pile.

L’invincible Jim Moralès s’apprête à fermer le lycée comme il a coutume de le faire depuis des années. Bougonnant contre la pluie qui fait rage, il est soudain interpellé par une voix familière. Se retournant en râlant pour s’en prendre à l’élève fautif, il est surpris de voir arriver Mme Hertz, toute pimpante dans une robe de soirée, se protégeant la tête de son châle. Bouche bée, le surveillant fait coulisser mécaniquement le portail de manière à permettre à sa collègue de passer. Voyant qu’il veut lui poser une question, celle-ci anticipe.

« Oh, j’préfère ne pas en parler Jim… Dors bien, et repose-toi surtout. Ça m’a inquiété ton accident tout à l’heure. Allez, bonne nuit ! »

Et elle lui colle un baiser sur sa joue, le faisant rougir comme un enfant. Et tandis qu’elle s’éloigne, chantonnant à tue-tête, un seul mot résonne dans la tête du prof de sport.

Suzanne Hertz. Suzie.




Fin.


Leana
09/05/13 à 20:48
J'ai finalement décidé de poster aujourd'hui cet OS auquel je tiens tout particulièrement, et dont je ne suis pas peu fière.
N'hésitez pas à le commenter, même si c'est juste pour dire deux ou trois mots, qu'ils soient positifs ou négatifs, peu importe. Ce texte m'a demandé beaucoup de temps et de travail, et j'aimerais vraiment avoir l'avis d'un maximum de gens.
Merci.

Je vous souhaite une bonne lecture.


http://img837.imageshack.us/img837/8648/silencecpia.jpg


Les non-dits.
Chacun a sa part de mystère.


Collège Kadic. Un matin de juin, en cours de physique-chimie.

Les cheveux blancs de Mme Hertz se hérissent suite à la réponse plus que discutable d’un de ses élèves, et un frisson lui parcours l’échine.

« Encore un qui ira loin... » Pense-t-elle avant de soupirer.

Relevant la tête, ses yeux se posent sur la seule personne capable de corriger d’elle même cette erreur monumentale. Malheureusement pour elle, Jérémie Belpois est occupé à admirer Aelita Stones en souriant comme le benêt qu’il n’est pas. Encore.. Suzanne Hertz respire à fond et replace correctement ses lunettes sur son nez. Elle n’a qu’une hâte, que ce cours se termine. Et les suivants aussi. Elle a rendez-vous avec Pédro plus tard dans la soirée.

« Non, M. Poliakoff. » Articule-t-elle avec patience. « Bien tenté, mais c’est faux. » Elle tire un trait sur son nom et inscrit à côté la note qu’elle vient de lui attribuer. « Zéro, donc... Et au passage, pour ceux de cette classe qui ont des problèmes d’audition, et cela vous concerne M. Della Robbia alors faites-moi le plaisir d’écouter. Donc, comme je le disais, un atome est formé d’un noyau autour duquel gravitent... »


....


Au même moment, au fond de la salle.

Assis à côté du dénommé Della Robbia, Ulrich Stern est perdu dans ses pensées. Un seul nom résonne en boucle dans sa tête.

Yumi. Yumi Ishiyama.


....



Dix heures, et enfin une pause pour les Kadiciens…

Vers le distributeur de boissons, dans leur petit recoin, se tiennent quatre membres des Lyoko-guerriers. Aelita et Jérémie parlent d’avenir, surtout celui de la jeune fille. Odd, lui, n’est pas à cours de vannes débiles, et même la bouche pleine du croissant qu’il a volé à Rosa ce matin, il ne se prive pas pour charrier Ulrich sur sa relation pour le moins compliquée avec Yumi.

« Et chinon, toi et elle, ch’est touch’ours "Copains et puis ch’est tout" depuis che temps ? ». Il finit sa bouchée. « Je croyais que ça devait changer après l’extinction du supercalculateur. »

L’oreille tendue, la jeune fille aux cheveux roses réagit au quart de tour. « Oui Ulrich, t’avais promis ! T’attends quoi pour te bouger ? »

Et son petit-ami en rajoute une couche : « Ils ont raison ! Pourquoi tu fais tout traîner ? Allez, lance-toi une bonne fois pour toutes ! »

Le samouraï, piqué au vif, se renfrogne et grommelle.

« Eh oh ça va hein, vous n’allez pas vous y mettre vous aussi ! Vous ne voulez pas non plus que je l’attrape par les cheveux et que je lui hurle dans les oreilles que ça fait des années que je …
— Salut vous tous ! On parle d’hurler dans les oreilles de qui ? »

Yumi Ishiyama.

Comme à chaque fois qu’il entend sa voix, le cœur du samouraï bondit dans sa poitrine. Il se retourne, la regardant comme si c’était la première fois qu’il la voyait. Ses yeux font un arrêt, presque involontaire, sur le magnifique sourire de la jeune fille. Puis ils croisent son regard.

Oh oui, elle est là

« Euh je... »

Les autres éclatent de rire subitement, et Ulrich se force à faire de même pour cacher sa gêne. Ses joues ont déjà accusé le coup et sont bien rouges. S’il avait continué sa phrase…

La geisha fronce les sourcils, amusée elle aussi par le comportement du jeune homme.

« On parle de Mme Hertz en fait. »

Il n’arrive pas à croire qu’il vient de dire ça. Ulrich ferme les yeux, se baffant intérieurement. Quel con ! Comment il va pouvoir justifier ça maintenant ? Vraiment, il aurait mieux fait d’y réfléchir à deux fois avant de lui répondre.

« Euh ouais, parce qu’elle disait qu’on était tous sourds en cours tout à l’heure, alors on parlait de lui hurler dans les oreilles ? »

Yumi sourit. « Et l’attraper par les cheveux, ça fait aussi partie du plan je suppose ? C’est histoire d’apporter un peu plus de peps à tes arguments, non ? »

La grimace improvisée du samouraï se décompose et toute forme de couleur quitte son visage. Odd, Aelita, Jérémie, et même Yumi pouffent ensuite, faisant de gros efforts pour se retenir… Avant de se plier carrément en deux sous le coup du fou rire qui les prend.

La japonaise est la première à s’en remettre, et après avoir envoyé un clin d’œil au jeune homme qui pique un fard, elle lui murmure simplement à l’oreille.

« Et au fait, le rendez-vous tient toujours ce soir ? Dix-sept heures trente au gymnase ? »

Le visage d’Ulrich s’éclaire d’un magnifique sourire en guise de réponse. Évidemment que ça tient toujours !


....


Une poignée de minutes après. Bâtiments des sciences, cours de physique avec les secondes.

Après avoir eu droit aux ronflements d’Odd et à l’inattention totale de ses amis pendant son cours de chimie, Mme Hertz est forcée de constater que Yumi semble dans le même état léthargique qu’eux. Non pas que ce soit nouveau, mais bon, quand même… Ce sont les derniers cours de l’année, elle pourrait faire un effort.

Suzanne aperçoit ensuite Yolande passer en courant dans le couloir, suivie de deux élèves tout rouges et dégoulinants, en tenue de sport. Elle soupire en songeant à son bon vieux Jim qui doit avoir encore besoin d’aide. Il faudrait vraiment qu’il fasse attention à son dos des fois…

Ouvrant son cahier pour faire l’appel, et interroger au passage un malheureux élève sur la leçon du cours précédent, ses yeux s’attardent sur une photo judicieusement coincée dans le rabat. Elle la sort, et sourit tendrement.

Qu’il est beau son Pédro !


....


Au même moment, face à elle, Yumi offre un ultime coup de crayon au dessin qu’elle vient de terminer.

Il orne le coin supérieur de sa page, comme sur les vingt précédentes. Ce n’est rien de compliqué en soit, au contraire, son croquis se résume en un mot.

Un nom, pour être plus précis.

Ulrich. Ulrich Stern.

....


Un peu après, sur le coup des onze heures moins le quart. Quelque part en ville.

Une ambulance roule à vive allure en direction de l’hôpital. À l’intérieur, Yolande Perraudin est aux petits soins avec Jim Moralès, qui n’arrête pas de geindre, allongé sur un brancard. Se penchant vers lui, l’infirmière essuie son front ruisselant avant de lui adresser quelques mots de soutien, tout en faisant signe à l’ambulancière d’amener les antidouleurs.

« Allez, courage Jim, ce n’est rien je t’assure…
— Mais mes reins, mais j’ai mal, mes reins, mes reins ! Je vais mourir, je vous dis ! Je vais mourir ! »

Soudain, s’arrêtant de gémir, il attrape sa collègue par le cou, et plongeant ses yeux dans les siens, il enchaîne.

« J’ai peur des aiguilles docteur, très peur. Ne me piquez pas, s’il vous plaît ! Non ! Vous savez, ça me rappelle trop quand j’étais dans les forces spéciales, loin dans ma jeunesse. Et ce n’est pas là les souvenirs les plus glorieux que j’ai. Car, lors de notre mission de pacification dans la jungle birmane, on a du nous piquer à l’aide d’anguilles électr... Aagh ! »

Profitant de ce moment d’inattention, Chantal Phan, l’ambulancière, agrippe presque violemment le bras du surveillant en arrière avant de lui injecter sa dose de sédatif dans les veines. D’un coup. Le professeur blessé retombe illico la tête la première sur sa civière, alarmant Yolande qui incendie la jeune femme du regard. La bouche pâteuse, Jim ouvre ensuite un œil hagard pour la rassurer.

« Ne t’inquiète pas pour moi ma Suzie, ça va aller.. C’est moi le plus fort ! »


....


Dix-sept heures et vingt-neuf minutes, au gymnase de Kadic.

Le cœur de Yumi bat à tout rompre. Dos contre la porte, elle se rejoue mentalement le scénario qu’elle a préparé pour elle, pour Ulrich, et pour ce soir. Aujourd’hui, ça fait trois ans qu’ils se sont rencontrés pour la première fois. Donc s’il doit se passer quelque chose entre eux, c’est aujourd’hui ou jamais !

La japonaise sourit malgré elle. Jamais elle ne se serait crue si superstitieuse !

Il n’empêche que c’est un sacré coup de chance que Jim se soit bloqué le dos aujourd’hui et ne puisse pas leur faire cours. Comme ça au moins, elle et son Ulrich seront enfin seuls tous les deux.


....


Dix-sept heures et trente-deux minutes, quelque part dans Kadic.

Ulrich court comme si sa vie en dépendait. Et voilà qu’il est en retard maintenant, lui qui d’habitude vient toujours en avance ! Les autres ne savent pas qu’il a rendez-vous avec Yumi pour leur cours de pentchak’ semainier ; et maintenant qu’il a appris que c’était annulé car Jim est blessé, il doit la prévenir, non sans regrets... Qui sait, peut-être qu’il pourrait mentir et faire semblant qu’il ne sait rien, juste pour être un peu seul avec elle... ?


....


Dix-sept heures et trente-trois minutes, quelque part dans le parc.

Un jeune homme se promène tranquillement. Il est complètement perdu dans ses pensées.

Flash back :
« En fait tu es comme moi, tu gardes toujours espoir !
— Sauf quand c’est une cause perdue. Allez, ciao beau gosse ! »


Il soupire. Ils ne se sont plus adressé la parole depuis. Et ça pour comprendre, William a bien compris qu’envisager une relation plus qu’amicale avec Yumi était une de ces "causes perdues". La japonaise a choisi Stern, et c’est son droit le plus légitime.

Mais le beau gosse n’a pas dit son dernier mot, ça non.


....



Dix-sept heures et trente-quatre minutes, infirmerie de Kadic.

Yolande Perraudin pose avec un fracas épouvantable son sac sur son modeste bureau d’infirmière scolaire. Quelle journée ! Se levant pour aller chercher une aspirine, elle repense aux paroles de Jim dans l’ambulance. Suzie ? Aurait-il finalement une femme dans sa vie ? Il faut qu’elle partage cette hypothèse avec sa collègue, Suzanne Hertz… D’ailleurs, Suzanne…


....


Dix-sept heures et trente-six minutes...

Le gymnase apparait enfin. Ulrich ouvre la porte avec fracas, mais heureusement pour eux deux, Yumi n’était plus derrière depuis un moment.

« Yumi ?! T’es là ? Je..
— Alors, une raclée ça t’as pas suffit ? »

Ulrich se retourne, surpris. Il a déjà entendu cette phrase… Yumi, elle, est comme pétrifiée. La japonaise ne comprend pas pourquoi le samouraï ne réagit pas. Il n’a pas oublié quand même ? C’est la première phrase qu’elle lui a dite ! Le Lyoko-guerrier est cloué sur place, et Yumi réalise seulement le pourquoi du problème quand une troisième voix fluette intervient.

« Oh bah alors, Yumi, quelle coïn-ci-den-ce ! »

Odd a surgit de nulle part, et celle là, Yumi se dit qu’elle ne l’avait pas vu venir. Pas plus que la suite, car leur Don Juan préféré enchaîne.

« On a croisé Ulrich qui nous a dit qu’il avait oublié de prendre un truc "important" au gymnase, et j’avoue que je vois mieux de quoi il s’agit maintenant... » Il secoue, déçu par l’attitude de son ami. « C’est pour ça que tu courrais ! Et moi qui croyais que c’était parce que t’avais hâte d’aller au ciné avec nous, ah lala… »

Hein ? Un ciné ? La geisha est perdue, ça se voit. Ulrich baisse la tête, penaud, et n’osant pas affronter son regard interrogateur. Ce n’est pas ce soir qu’il va se déclarer en fin de compte… Deux autres personnes apparaissent ensuite sur le pas de la porte, hésitantes.

Jérémie est le premier à réagir.

« Yumi ? Bah qu’est-ce que tu fais là ? T’es pas rentrée chez toi pourtant tout à l’heu... »

Aelita refile un coup de coude à son petit-ami pour le faire taire. Elle sourit timidement à Yumi, comprenant sans mal que son amie était revenue pour Ulrich.

« Euh... Bah tu te rappelles, la semaine dernière après la rupture d’Odd avec Sophie... ? On avait tous promis d’aller avec lui au cinéma pour lui changer les idées, et… Bah il se trouve qu’il a déjà négocié avec M. Delmas pour ce soir et...
— Et je n’ai même pas eu à arranger un coup à Sissi avec Ulrich, si ce n’est pas merveilleux la vie ! »

La japonaise grimace. Ah oui, c’est vrai, elle aussi avait promis qu’elle irait, et sur le coup ça ne lui avait pas semblé être une mauvaise idée. Jusqu’à ce qu’Odd choisisse la date de ce soir. Et... Et zut ! Ulrich relève la tête, guettant sa réaction. Elle a un sourire crispé.

« Et bah... Puisque vous pouvez tous sortir librement ce soir, après tout, pourquoi se priver d’un bon ciné, hein ?
— Oh yeaaah ! Ulrich, tu sais que je l’aime ta chérie ? »

Leur ami saute au cou de la japonaise, avant de lui coller un baiser bruyant sur la joue pour la remercier. Tout ça sous l’œil amusé du couple Einstein, les joues rouges de Yumi, et le regard assassin d’Ulrich.

« Odd !! Si je t’attrape tu vas prendre cher ! »

....


Centre-ville, à la sortie du cinéma. Il est dix-neuf heures et quatorze minutes.

C’est la fin de l’avant-première de "Horreurs aux Urgences, le film". À la sortie de la salle, au milieu de la foule en délire, un groupe de quatre jeunes chahute comme s’ils avaient tous cinq ans. Derrière, un peu en retrait, une jeune fille habillée de noir les suit, plongée dans ses pensées.

Yumi a essayé de faire semblant le plus possible que cette sortie ciné n’avait pas envoyé en l’air tous ses plans, mais si. Même en imaginant le pire, jamais elle n’aurait cru que cette soirée finirait gâchée à ce point. Et en plus, ce n’est pas comme si Ulrich avait l’air de s’en préoccuper !

Peu conscient de ce qui se passe dans la tête contrariée de Yumi, Odd est aux anges. C’est tout simplement le meilleur film qu’il ai vu ! Et ça même si le Docteur Shrenk n’est pas joué par le même acteur que celui de la série dont il est fan.

« Non mais franchement, faut l’avouer, ce film, c’est le film-du-siècle !
— Heureuse de voir que tu as bel et bien oublié ta folie sur "Les Pétales de l’Amour", Odd… »

Le Lyoko-guerrier sourit à Aelita.

« C’est du passé ça ! C’était.. C’était passager, le romantisme, c’est pas mon truc. Mais ce film, il.. Il est fantastique quoi, il est... Oh, je n’ai pas de mots, c’est juste. Parfait ! Comme… Sophie. »

Le groupe, hormis Yumi dont une idée affreuse vient de traverser l’esprit, se tourne aussitôt dans la direction des guichets. Une bande de quatre jolies filles vient de faire son apparition dans le cinéma. Et parmi elles se trouve effectivement Sophie, le dernier amour en date du blondinet.

Le cœur d’Odd ne tient plus en place tant il bondit d’émotion dans sa cage thoracique. Il la voit de loin, replacer une mèche de ses cheveux blonds derrière son oreille et sourire à une de ses amies. Si belle.

Il oublie alors tout le monde alentours.

Parce qu’elle est là.


....


Toilettes des hommes, dans un restaurant quelconque. Il est à peu près vingt heures trente, et un jeune homme sort des WC pour aller se laver les mains et se rafraîchir un peu.

Il est à cran.

La boule au ventre. Les mains moites. À deux doigts de la syncope pour être précis.

Ulrich fait couler doucement de l’eau sur sa nuque, inspirant et expirant profondément. Il a l’impression d’étouffer. Et il commence à transpirer.

Jérémie vient de sortir, et il lui a promis d’aller faire un tour avec Aelita pour le laisser un moment seul à seul avec Yumi… Et rien que d’y penser, le samouraï angoisse malgré lui. Ce n’est pas qu’il n’est pas prêt, et il faut qu’il mette les choses au clair avec elle car cette histoire a traîné suffisamment longtemps. Mais il panique, et.. Oh lala…

Odd les a lâchés depuis longtemps pour rejoindre Sophie. Depuis qu’il l’a vu au ciné en vrai. Ça lui a fait un de ces chocs, c’était touchant. Du coup, elle en a laissé ses amies et ils sont partis « faire une balade dehors », en toute innocence bien-sûr. Ulrich espère quand même qu’ils vont se rabibocher, car son meilleur ami en est vraiment amoureux. Vraiment.

Et lui, Ulrich, il aime Yumi.

Prenant son courage à deux mains, il pousse la porte et sort lui aussi, bien déterminé à tout avouer à la geisha ce soir.


....


Au même instant, quelque part dehors, entre le restaurant-bar où étaient les Lyoko-guerriers, et Kadic.

Yumi marche, elle court presque. Rageant contre cette soirée qui ne s’est pas déroulée comme elle l’avait prévu…

Quelques minutes auparavant :

Aelita est resplendissante. Le visage collé à l’écran de son portable, elle ne peut s’empêcher de sourire. Elle vient de recevoir un texto de Jérémie, bref mais clair, qui lui demande de sortir la rejoindre dehors. L’ange de Lyoko n’y croit pas ! Tournant la tête pour faire part de cette super nouvelle à sa meilleure amie, elle constate que celle-ci a disparu. Mystérieusement. Et sans raison apparente.



....



En même temps, au bar…

« Comment ça elle est partie ? Où ? Où ?!
— Mais j’en sais rien Ulrich, calme-toi, elle a disparu c’est tout ! Je, j’allais, fin j’ai tourné la tête et elle était plus là ! Le barman l’a vu sortir apparemment. J’en sais pas plus que ça. Je…
— Réfléchis, elle a dû te dire un truc ! Concentre-toi, elle a rien mentionné qui pourrait expliquer pourquoi elle est partie ?
— Mais non je te dis ! Elle a rien dit ! Rien ! »

Le samouraï frappe violemment des deux poings sur la table, au bord des larmes. C’est con, c’est trop con ! Pourquoi elle a fait ça ? Pourquoi elle lui a fait ça ? Jérémie arrive derrière lui, et posant sa main sur son épaule, essaye maladroitement de trouver les bons mots pour le réconforter.

« Oui, mais tu sais, elle a peut-être, je ne sais pas, eu mal à la tête subitement.. Fin tu vois, une grosse migraine dans le genre, et elle est rentrée chez elle pour prendre un cachet et...
— Ah ouais, et ça sans me prévenir ? »

Jérémie baisse les bras et soupire. C’est lamentable de chercher des excuses aussi pourries. Si elle est partie, ce n’est pour ça, ils le savent tous très bien. Aelita le regarde, et ils en concluent la même chose. Yumi est partie de son plein gré, sans rien dire car elle ne voulait rien dire.

Oui, sur ce coup leur amie est inexcusable.

Le samouraï se prend la tête entre les mains, hors de lui. Tout se bouscule dans son esprit, et il ne sait plus ce qu’il doit faire ou pas. Attrapant soudainement son portable, il compose le numéro de la japonaise et s’élance sur un coup de tête à sa poursuite, laissant lui aussi ses amis en plan.


....


Un temps après, non loin de là, quelque part sur un banc dans un parc…

« Je t’aime Odd... Tellement, tellement… »

L’ex Don Juan serre fort contre lui sa petite-amie, respirant son parfum à plein poumons. Il est comblé. Cette sortie ciné est décidément la meilleure qu’il ait eue !

« Oui, moi aussi je t’aime, crois-moi… Comment j’ai fait pour survivre sans toi, hein ? »

Embrassant son front, il la sent rire. Ses yeux se perdent dans l’ombre réconfortante des arbres qui les entourent tandis qu’il continue, profitant à chaque seconde de sa présence.

« J’en sais rien, mais en tout cas je ne pourrais plus recommencer... Tu m’as vraiment trop manqué ma... Yumi ? »

La jeune femme relève la tête, outrée.

« Quoi ?? C’est qui Yumi ?!
— Yumi !! Reviens ! »

Odd se lève d’un bond, laissant son ex-ex-petite-amie complètement abasourdie, dans l’espoir de retrouver une trace du passage de la japonaise. Il est certain de l’avoir vu passer, courant à travers le parc comme une furie. Tous ses sens en alerte, et s’inquiétant pour son meilleur ami et ce qui a bien pu se passer, il s’élance derrière elle dans les arbres en criant son nom.

Malheureusement pour lui, elle semble s’être volatilisée.

Revenant vers Sophie en trottinant, et perdu dans ses pensées, il est surpris quand celle-ci lui colle une gifle phénoménale. Mettant un temps à comprendre le pourquoi du comment, il finit par sourire, soulagé, et l’attrape dans ses bras malgré de violentes protestations.

« Odd ! Lâche-moi ! Je t’interd… »

Lui collant un petit baiser sur le nez, elle se tait instantanément sous son regard adorateur. Attrapant son téléphone, il compose le numéro d’Ulrich.

« Vieux ? C’est moi. Euh écoute Ulrich, je n’sais pas trop si je fais bien de t’appeler, mais je viens de voir passer Yumi et.. Sérieux ? Elle s’est enfuie ?! J’ai bien fait de t’appeler alors ! On dit merci qu.. Ok, ok, je suis vers square, le.. Ouais celui là. Tout à fait… En prenant le raccourci par derrière, tu... Ouais. Tu peux la coincer sans problème. Mais faut que tu coures, hein alors montre-nous à quel point t'es un bon sprinteur et rattrape-là ! Ouais.. Ok… Tu me raconteras tout plus tard hein, promis ? Oui. Oui moi ça va, elle est parfaite tu le sais bien. Allez gros malin, penses plutôt à ta copine, et oublies pas que tu dois te bouger les fesses si tu veux que.. Ouais d’accord je te laisse courir en paix. À plus mon Ulrichounet ! »

Raccrochant, Odd se tourne vers sa petite-amie, un sourire gêné aux lèvres. Il n’arrive jamais à s’empêcher d’en faire trop, surtout au téléphone. Surtout devant elle en fait.

« C’est juste, enfin tu comprends… Je viens de voir sa copine, Yumi, passer comme une dingue et j’ai cru que c’était parce qu’ils s’étaient engueulés et tout, et… Fin, c‘est mes amis, je me devais de les aid... Hmmmm, eh... Oui t’as raison mon cœur, trop de parlotte. Promis j’arrête… Hm, n’empêche que c’est franchement énervant et... Aie!
— Mais tais-toi et embrasse-moi, imbécile ! »

Un immoral sourire apparaît sur les lèvres du blondinet alors qu’il s’exécute sans plus attendre.


....


Une dizaine de minutes plus tard, ailleurs en ville…

Yumi s’arrête pour la première fois depuis qu’elle a passé la porte du restaurant, enfin essoufflée. Elle n’a vraiment pas envie de voir des gens ce soir, même si elle se sent coupable d’avoir abandonné son amie.

Tant pis, ils n’avaient qu’à la comprendre aussi !

Retenant ses larmes avec fierté, elle se maudit d’avoir été si naïve. Qu’est-ce qu’il lui a pris de se mettre d’un coup à imaginer que des choses allaient se passer entre elle et Ulrich ce soir ? Bon sang ! Elle se jure, et elle y met un point d’honneur, que jamais, plus jamais elle ne se reprendra à se faire des films aussi niais. Jamais. Elle savait qu’elle finirait déçue en plus, mais non, tant pis, elle s’est laissé rêver comme l’idiote qu’elle peut être parfois et elle a…

« Yumi ! »

La japonaise tend l’oreille, en alerte. Elle est certaine d’avoir entendu quelqu’un l’appeler. Des pas se rapprochent dans son dos, et elle se fige.

« Yumi, c’est toi ?! »

Statufiée, la japonaise ne sait plus quoi faire. Ce n’est pas vrai… Hésitant à prendre la fuite, elle est stoppée net par l’espoir qu’elle perçoit dans la voix du jeune homme.

« Yumi ! Attends-moi, s’il te plait ! »

La geisha se retourne ; son cœur bat la chamade comme il ne l’a jamais fait. Comment se fait-il que... ? Comment il a fait pour la retrouver ?

Tous ses doutes s’envolent quand le samouraï arrive à sa hauteur, et Yumi ne trouve plus la force de le fuir.

« Pourquoi t’es partie ? »

Oui. Il est là.


....


Au même moment, à la sortie du café-bar.

Jérémie frissonne. Il ne sait pas trop si c’est à cause du froid, ou le fait qu’il se soit retrouvé tout seul avec Aelita. La jeune fille se tourne vers lui, inquiète.

« Tu crois que ça va aller pour eux ?
— Oui Aelita, ça j’en suis sur. Ne t’inquiète pas… »

Et, passant timidement son bras sur les épaules de sa belle, Jérémie l’emmène faire une promenade en ville, comme lors de son premier jour sur Terre.


....


Un temps après, sur le coup des vingt et une heures trente, dans la rue…

Ulrich ne sait pas depuis combien de temps ils marchent ensemble. Il ne sait d’ailleurs même pas pourquoi il la raccompagne chez elle, elle ne le lui a pas proposé, et lui non plus. Amère, elle lui a simplement fait remarquer qu’il aurait du rester avec les autres s’il était venu pour la critiquer et lui reprocher d’être partie sans rien dire. Et elle s’est mise à marcher droit devant elle. Et lui, il l’a suivie…

Soudain, n’y tenant plus, Ulrich laisse éclater ce qu’il a sur le cœur. À ses risques et périls…

« Si je ne suis pas resté avec eux, c’est parce que je veux être avec toi. C’est tout. »

… Car la japonaise ne lui répond pas.


....



Pendant ce temps, au collège Kadic…

Élizabeth Delmas ramasse soigneusement ses cheveux en chignon en sortant de la douche. Elle espère qu’Odd et ses amis ne vont pas trop tarder à rentrer, son père risquerait de ne pas trop apprécier s’ils dépassent le couvre-feu des vingt-deux heures. Elle se doute pourtant qu’Ulrich doit avoir des montagnes de choses à dire à Yumi, et cette pensée lui serre le cœur. Il faut dire qu’elle s’est résignée avec le temps à ce que le samouraï ne sortirait pas avec elle.

Elle soupire. Il ne reste plus qu’à convaincre William Dunbar de tourner lui aussi la page maintenant.

Car après tout, si elle a réussit à faire abstraction de son amour pour Ulrich, le beau ténébreux devrait y arriver aussi avec Yumi.

Non ?


....



Quelques instants plus tard, rue des Ishiyama.

Yumi se maudit une nouvelle fois quand elle et Ulrich entrent dans sa rue. Plus qu’une centaine de mètres et elle sera rentrée chez elle. Elle s’en est voulu aussi de lui avoir parlé si froidement, et elle se hait de ne pas avoir eu le courage de lui répondre, lui qui a osé se confier à elle tout à l’heure. Car après tout, si ce soir les choses ne se sont pas bien passées, c’est à cause d’elle. Et qu’à cause d’elle.

Arrivée à la hauteur du portail, elle n’ose pas affronter le regard du samouraï tant elle a honte d’elle même. La main posée sur la poignée, elle voit du coin de l’œil le bras d’Ulrich tendu vers elle, comme pour l’empêcher de s’échapper encore une fois. Et c’en est trop.

Elle fait volte face et crie presque tant elle a peur se dégonfler.

« Moi aussi je veux être avec toi ! »

Elle détourne tout de suite la tête pour ne pas le regarder, les yeux humides, et continue, laissant s’envoler le poids qu’elle porte sur ses épaules depuis bien trop longtemps.

« C’est juste que... À chaque fois qu’on est ensemble, il y a un truc qui tourne mal. On n’est jamais tranquilles, c’est... Il y a toujours quelqu’un, quelque chose qui apparait au dernier moment, et ça complique tout, juste quand je pense contrôler la situation, et... Ça me rend odieuse.
— Moi ça me rend malade… »

Baissant les yeux, le samouraï esquive son regard ébahi. Il se met à fixer ses pieds et à shooter dans les gravillons, faute de mieux pour se détendre, et enchaîne.

« C’est vrai que ça a jamais été simple, nous deux. Et je pense qu’on est aussi coupables l’un que l’autre pour ça. »

Pour la première fois depuis qu’ils ont commencé à s’ouvrir l’un à l’autre, la gêne s’estompe progressivement. Et quand leurs yeux se croisent enfin, ils se sourient. Mais c’est encore une fois Ulrich qui fait le premier vrai pas, se déclarant un peu plus à la geisha.

« Mais maintenant je... Je t’avoue que j’ai envie que ça change. J’en peux plus de notre routine. Je veux voir en toi autre chose qu’une "copine et puis c’est tout", enfin sauf si tu...
— Ulrich, par rapport à ça...
— Laisse-moi finir Yumi s’il te plait. »

La détermination qu’elle lit dans les yeux du samouraï la fait frissonner, et elle acquiesce, impressionnée par le cran d’Ulrich. Le jeune homme s’approche d’elle timidement, et après une brève hésitation, va câliner sa joue du bout des doigts. Yumi ferme les yeux, comme apaisée. Sa main s’aventure dans ses cheveux, les démêlant et les caressant. Pendant combien de temps elle s’est imaginé ce que ça ferait d’être choyée par Ulrich ? Les rouvrant, la japonaise a à peine le temps de se rendre compte que tout son monde s’est réduit au visage du Lyoko-guerrier tant il s’est rapproché d’elle.

« Yumi je…
— Oui Ulrich, moi aussi… »

Et pour la première fois de la soirée, c’est Yumi qui se lance en approchant sa bouche de celle du samouraï. Ulrich l’imite, et leurs souffles se mélangent. Guidant son visage de sa main libre, il fait se rencontrer leurs lèvres pour la toute première fois.


....



Exactement à la même minute, un peu plus haut, juste derrière la fenêtre.

Un énième flash surgit, mais il n’est pas assez violent pour alerter les amoureux. Hiroki Ishiyama regarde l’écran de l’appareil, zoom, vérifie les contrastes, la qualité de l’image... Parfait, c’est parfait ! Attrapant son portable d’une main, il compose le seul numéro qu’il connait par cœur, tout en enfilant sa veste de l’autre. Une tonalité. Puis deux. Puis trois. Allez, décroche !

« Allo .. ? »

Entendant sa voix ensommeillée au bout du fil, Hiroki bondit sur place.

« Milly !
— Hiroki ? Qu’est-ce qu’il te prend de m’appeler si tard !
— J’ai-un-scoop ! »

Il n’en faut pas plus pour que la jolie journaliste soit parfaitement réveillée.

« Ta sœur ? Ulrich ??
— Oh que oui ! J’ai une super photo pour toi. Voire plusieurs.
— Super comment ?
— Super au point d’exploser les ventes demain matin. » Sourit-il.

Il sent l’excitation pointer dans la voix de la jeune fille, et ne peux s’empêcher d’être fier d’en être l’unique responsable. Il l’entend faire un raffut énorme pour réveiller sa voisine, sans succès.

« Tamiya ! Tami’.. Roh ! Tant pis pour elle si elle n’veut pas se lever ! T’es adorable Hiroki ! Merci ! Tu peux venir me l’amener quand ? »

Quand tu veux, Milly, quand tu veux..


....



Sur le perron, à la fin de la conversation téléphonique entre Hiroki et Milly.

Yumi met fin à leur premier grand baiser, à bout de souffle. Malgré sa respiration encore irrégulière, elle ne peut s’empêcher de rougir sous l’œil adorateur de son samouraï. Qui n’a jamais été si heureux. Jamais. Frottant son visage contre le sien, il capture encore une fois la bouche de Yumi avec la sienne. Ça y est, il est accro…

« Laissez passer, laissez passer !
— Hiroki Ishiyama ! Non mais t’as vu l’heure ! »

Ulrich a à peine le temps de se séparer de Yumi que son petit frère déboule et les bouscule. Puis sans se soucier du désordre qu’il vient de créer entre le couple, il poursuit son chemin en courant vers Kadic. Takeho Ishiyama, le père des deux jeunes, apparait complètement hors de lui à la porte de leur maison, restée grande ouverte.

« Hiroki ! Reviens i.. Ci... Yumi ?
— Papa ? »

C’est au tour de la japonaise d’être surprise. Le regard de son père passe de sa fille qui se tient sur le perron avec un garçon, à l’endroit où son fils a disparu, avant de se reposer sur Yumi. Réalisant qu’il tient la fille de M. Ishiyama dans ses bras, et que celui-ci n’a pas l’air de super bonne humeur, Ulrich lâche brusquement sa geisha et se passe la main dans les cheveux, embarrassé à l’idée de contrarier son futur beau-père.

« Euh.. Bonsoir, M. Ishiyama ! Comment allez-vous ? »

Yumi se retient de rire, amusée par le comportement de son petit-ami. Mme Ishiyama apparait timidement derrière son mari, et, échangeant un sourire avec sa fille, le tire vers l’intérieur. Il est toujours en état de choc…

« Du calme Takeho.. Tu savais bien que ça finirait par arriver, hein ? Allez viens mon chéri, je vais te faire du thé… »


....


Peu de temps après, au Collège Kadic, dortoir des garçons.

Sissi est bien embêtée, elle vient de passer jeter un œil dans la chambre de Jérémie, et il n’est pas encore là. Ni Odd, ni Ulrich d’ailleurs. Aelita ne lui répond pas, et il est bientôt vingt-deux heures bon sang ! Se retournant pour aller guetter l’arrivée de Jim, et couvrir par la même occasion ses nouveaux amis, elle heurte de plein fouet.. Quelqu’un. Qu’elle injure immédiatement.

« Aie ! Fais attention crétin !
— Je suis vraiment désolé Sissi, je t’ai pas vu venir..
— William ? »

Bah alors ça, Élisabeth ne l’avait pas vu venir non plus ! Surtout que Dunbar est méconnaissable. Enfin, Sissi lui trouve quelque chose de changé. Son attitude est différente, il… Ça y est, elle sait. Il a perdu ce sourire dragueur qu’il ne quittait jamais avant. Elle remarque également que le jeune homme est tout bonnement dégoulinant, et vu la noirceur de son pantalon, ce n’est surement pas dû à une douche. Il devait être dehors. Et vu son air accablé, il s’y est passé quelque chose qu’il n’a pas apprécié.

Soudain, alors qu’il lui tourne le dos pour s’éloigner, un déclic se fait dans la tête de la fashionista. Elle le rattrape, et passant ses bras autour de lui, elle lui murmure doucement ces trois mots.

« Je suis désolée... »

William, passé la surprise, fini par s’effondrer dans ses bras. Sissi ne retient pas ses larmes, le cœur en miettes, comprenant sans mal ce dont il a été témoin dehors. Elle le savait que ça arriverait, et pourtant…

« Ça y est.. » Pense-t-elle. « On les a perdus pour de bon... »


....



À quelques mètres du collège Kadic. Il est presque vingt-deux heures.

« Vite, vite Aelita !
— Attends ! »

L’ange de Lyoko l’arrête brusquement. Avant de rentrer, il lui reste un truc à faire pour terminer cette soirée dignement. Serrant alors la main de son amoureux dans la sienne, elle approche sa tête de son visage et dépose timidement un baiser sur ses lèvres…


....



Collège Kadic. Vingt-deux heures pile.

L’invincible Jim Moralès s’apprête à fermer le lycée comme il a coutume de le faire depuis des années. Bougonnant contre la pluie qui fait rage, il est soudain interpellé par une voix familière. Se retournant en râlant pour s’en prendre à l’élève fautif, il est surpris de voir arriver Mme Hertz, toute pimpante dans une robe de soirée, se protégeant la tête de son châle. Bouche bée, le surveillant fait coulisser mécaniquement le portail de manière à permettre à sa collègue de passer. Voyant qu’il veut lui poser une question, celle-ci anticipe.

« Oh, j’préfère ne pas en parler Jim… Dors bien, et repose-toi surtout. Ça m’a inquiété ton accident tout à l’heure. Allez, bonne nuit ! »

Et elle lui colle un baiser sur sa joue, le faisant rougir comme un enfant. Et tandis qu’elle s’éloigne, chantonnant à tue-tête, un seul mot résonne dans la tête du prof de sport.

Suzanne Hertz. Suzie.




Fin.

Aelita-the-Princesse
10/05/13 à 00:23
Bonsoir '

Eh bien, je dois avouer que j'ai était drôlement surprise, tu as un style d'écriture que j’apprécie, porté sur les sentiments de chacun, c'est très agréable à lire ce n'est ni trop lourd ou léger c'est ... Supère, aurais-tu d'autre histoire de ce genre venant de toi que je puisse te lire de nouveau ?

En tout cas, j'ai beaucoup aimé la lecture :)

Pandora400
10/05/13 à 12:17
Super style, j'ai été prise aux tripes pendant tout le récit.
L'émotion était vraiment présente, j'ai vraiment été à fond, ça m'a vraiment touchée, et l'humour était là aussi, franchement juste un mot pour décrire ce texte: Parfait.
Au plaisir de lire une autre fan fic de ta par :thumbleft:

Leana
11/05/13 à 15:57
Je passe en coup de vent ici pour remercier les deux personnes qui ont pris le temps de laisser un petit mot, merci !
Je ne désespère toujours pas.

"Aelita-the-Princesse" a écrit :
Eh bien, je dois avouer que j'ai était drôlement surprise


Euh.. Pourquoi ? Désolé mais c'est la seule phrase qui m'est passée par la tête.. Je veux dire, ça fait plus de quatre ans que j'écris, j'ai 'l'habitude', donc bon. Enfin, ce n'est pas vraiment une critique, mais ça m'a fait.. Bizarre. Je ne comprends toujours pas si c'est à prendre dans le bon ou dans le mauvais sens en fait, la formulaton me fait douter..
Quoiqu'il en soit, le reste de ton commentaire n'est pas du tout négatif, alors passons !
Merci d'avoir pris la peine de laisser un petit mot. Et merci pour tes compliments. :)
Sinon, pour l'instant je n'ai que de vieilles fictions en stock, mais je suis entrain d'en écrire/réécrire d'autres avec ce style.


"Pandora400" a écrit :
Super style, j'ai été prise aux tripes pendant tout le récit.
L'émotion était vraiment présente, j'ai vraiment été à fond, ça m'a vraiment touchée, et l'humour était là aussi, franchement juste un mot pour décrire ce texte: Parfait


Héhé, wow ! Pas tant ^-^
Merci pour tes compliments, ça me touche beaucoup ! Et au plaisir de réécrire une fic !

folken
11/05/13 à 19:39
J'aime bien ta manière d'écrire et ta manière de transcrire ce que tu imagine sans trop de détails mais clair et concis.

Voilà j’espère que tu en référa d'autres bye

almelyoko
12/05/13 à 20:40
Coucou ! J'étais contente quand j'ai vu ton one-shot en passant sur le forum ! ^_^

Et en effet, en lisant je n'ai pas été déçue : les qualités qui font que j'apprécient tant tes textes étaient bien présentes. Comme quoi on peut bien faire un truc court et très bien écrit. C'est simple mais en même temps très recherché et travaillé. La présentation est agréable et on lit ton texte avec beaucoup de facilité (j'essaierai d'en faire autant dans ma fic, par rapport aux espaces que tu me réclames tant ! lol). ;)
Il y a très peu de fautes (ce qui est encore plus agréable pour la lecture).

Je n'en ai repérées que quelques unes :

- Je ne sais pas si c'est moi qui ai un problème, mais ça m'embête de voir un accent sur le prénom "Pedro", sachant que c'est un prénom espagnol. Après je ne sais pas si c'est ton choix de le franciser, mais moi ça m'a un peu choquée (et oui ! 5 ans d'espagnol LV2 ça marque ! ^^' ).
- Dans la tirade du pauvre Jim à propos de ses reins, à un moment tu as écrit "riens" au lieu de "reins". Une bête petite faute d’inattention comme on en fait souvent.
- Encore une erreur d'inattention : "Ulrich a à peine de se séparer de Yumi que son petit frère déboule entre eux et les bouscule." Je crois que tu as oublié un petit bout de phrase, ce qui donnerait plutôt : "Ulrich a à peine le temps de se séparer...". Ça, ça arrive souvent quand on est dans le feu de l'action de l'écriture !^^
Et il me semble que c'est tout, à moins que mon œil inquisiteur soit passé à côté de quelque chose. Mais je vais te laisser tranquille !^^' Surtout que ce ne sont pas des fautes graves qui parasitent péniblement le texte, comme on en voit malheureusement dans quelques fanfic (ici, ou sur d'autres forum j'entends).

J'avais l'impression de regarder un épisode de " 24 heures chrono ", avec les différentes situations présentées et les heures qui défilent. J'ai trouvé ça très drôle.
Mais ce qui m'a fait le plaisir, c'est que j'avais l'impression de regarder le D.A en direct ! Et sans exagérer, j'étais à fond dedans comme si je regarder un épisode à la télé. Pour ça je te dis merci parce que ça fait des années que je n'avais pas retrouvé cette sensation en lisant un fic. Chaque détail ("Horreurs aux urgences", la série préférée d'Odd ; la mention de personnages secondaires comme Yolande, Rosa, Mme Hertz et son Pedro, et de Chantal Phan qu'on ne voit quasiment jamais dans les fic en général ; les dialogues d'une fidélité impressionnante...) m'a propulsé dans l'univers "Code Lyoko", et ça m'a fait beaucoup de bien (surtout quand je souffre en voyant ce que donne l'immonde Code Lyoko Evolution !!).
Donc une fois de plus... MERCI !!



J'ai trouvé les intrigues de Jim, Suzanne et Yolande très marrantes. C'est bien d'y avoir pensé et en même temps de les lier indirectement à celles des Lyoko-guerriers. C'est du bon boulot !



Le début avec le point de vue de Mme Hertz m'a surprise sur le coup, mais après j'ai trouvé ça à mourir de rire, et je me suis dit "pauvre Mme Hertz, avec ses élèves pas très brillants !^^' ". Son histoire avec Pedro m'a fait faire comme un bond dans le temps... J'avais complètement oublié son existence ! Mais je me rappelle qu'en regardant la série j'avais toujours voulu voir le fameux Pedro de Suzanne, et tu as même respecté ça en ne faisant que le mentionner. Comme quoi tu as vraiment poussé le réalisme jusqu'au bout ! *soupir*... Je ne verrai donc jamais Pedro !! T_T (bon il doit être un peu vieux, vu l'âge de Suzanne (à moins qu'elle ne soit une cougar !... Je vais effacer l'image qui vient de se former dans mon esprit), mais à force d'en entendre parler...).



Jim qui se blesse pendant un exercice d'EPS et Yolande qui s'en occupe : un classique dont on ne peut se passer ! :D
Et bravo à l'autre infirmière aussi !! (même si j'aimerais pas trop me retrouver entre ses mains :pale: ).



Odd dans une situation romantique avec son ex-copine : j'ai trouvé ça très touchant. L'image principale que j'ai d'Odd par rapport au D.A est celle d'un plaisantin ventre-à-patte et dragueur invétéré. Donc, j'avoue que le voir dans ce genre de situation m'a un peu déroutée, mais au fond avant de casser avec une fille il faut bien se mettre avec elle avant !^^



Aelita et Jérémie : trop mignons !!!^^ Encore une fois, je trouve que ta fic respecte bien le D.A. Effectivement, même si ce n'est pas " officiel " ou clairement dit, pour moi ils sont ensemble ! Dans cette fic c'est explicite et on ne s'éloigne pas de leur caractère d'origine, ce qui est vraiment génial et touchant.



William et Sissi : c'était bien de les voir eux aussi, même si ça ne représentait pas une partie majeure de la fic. Sissi en mode " amie avec les Lyoko-guerriers " me plait beaucoup. Ça change de la pimbêche (qui peut tout de même se montrer gentille une fois de temps en temps) que je ne supporte pas !
Leur conclusion se fait sur une note triste que tu justifies bien par le fait qu'ils aient tous les deux souffert d'un amour à sens unique. Toutefois, personnellement je n'aurais pas imaginé William dans un tel état.
Peut-être que ce que je dis est dû au fait que je suis à fond pour le couple Ulrich/Yumi et que je n'ai jamais vraiment éprouvé de sympathie pour William. En effet, j'ai toujours pensé que William n'a jamais été amoureux de Yumi (pas autant qu'Ulrich en tout cas). Je pense qu'il éprouve beaucoup d'affection pour elle et qu'elle lui plaisait aussi, tout simplement, mais je n'ai jamais cautionné le fait qu'il puisse y avoir une véritable relation sentimentale entre eux. En tant qu'amis je trouve qu'ils font un bon duo, mais rien au-delà. Après, peut-être que si le D.A avait plus développé ce point, il aurait eu la même réaction que dans ta fic parce qu'il pense vraiment qu'il l'aime. Qui sait ? Mais bien sûr ce que je viens d'écrire reste très discutable et constitue uniquement mon interprétation de la série, mais ce qui est bien c'est que dans tous les cas ta fic passe bien, ce qui prouve encore à quel point elle est bien encrée dans l'univers de la série.

Et pour Sissi : ben depuis le début j'ai toujours trouvé Ulrich assez clair avec elle sur le non-partage de ses sentiments, donc au bout d'un moment il fallait bien qu'elle l'intègre une bonne fois pour toute !
Souhaitons leur tout de même un avenir radieux (ensemble ou séparément).



Et pour finir... Le meilleur (je ne suis pas objective sur ce coup, mais tant pis ^^' ). Ulrich et Yumi : ... ... ... J'adore ce que tu as fait d'eux !! Leurs pensées intérieures, la référence de leur rencontre au gymnase, les dialogues... C'était tellement le D.A. !! Tellement fidèle à eux ! Tellement... Je trouve pas d'autres superlatifs, mais je crois que t'as compris l'idée. :thumbleft:
J'ai préféré la "Yumi" de ce one-shot que "celle" de ta fic, La Demande, pour la différence de psychologie que j'ai trouvé beaucoup plus juste (même si l'autre m'avais bien faite rire). Et puis, elle reste elle-même tout en tentant de prendre des initiatives (tout comme Ulrich, d'ailleurs) ce qui est très appréciable. Comme d'habitude le destin s'acharne sur eux (ce que c'est frustrant !!), mais ils finissent par dire ce qu'ils ressentent, ce qui aboutit sur une très belle déclaration (à demi-mots, mais très belle quand même). Les coups avec Hiroki et M. Ishiyama sont vraiment géniaux parce que ça nous a tout de suite bien remis dans le bain de leur situation complexe (tout ne se passe jamais comme ils l'avaient prévu !). Heureusement qu'ils ont eu le temps de s'embrasser avant !! 8)
Bref, un très beau moment Ulrich/Yumi !!

Et la conclusion de toute cette histoire avec Jim et sa Suzie. Qu'il est mignon M. Moralès !



J'ai l'impression que mon comm' est assez redondant, mais comme je l'ai dit au début, cette fic est tellement bien encrée dans l'univers Code Lyoko que s'en est troublant et grisant !
Bien sûr, comme toutes les nouvelles on peut trouver ça court. Mais moi je dirais qu'un court moment de lecture agréable peut parfois valoir plus qu'une longue au résultat mitigé. Au moins on est sûr d'avoir une fin aussi !!^^
Et cette fin me convient très bien.

Donc encore bravo et merci pour cette bonne lecture qui m'a rappelé à quel point j'aime Code Lyoko ! :D

Leana
29/06/13 à 12:20
Salut ! Ça faisait longtemps ! (humour douteux OFF)

folken : C'était le but de ce récit, d'être clair et concis comme tu dis. Je l'ai écrit pour un Concours, donc chaque mot comptait (6000 en tout, et je n'en voulais pas un de plus).

almelyoko : Coucou toi ! Pour la présentation, ce forum ne donnait pas le meilleur rendu. Honnêtement, sur l'autre où je l'ai posté, c'était plus joli.. !
Pour les fautes (quand j'ai lu ça je n'arrivais pas vraiment à y croire, vu le nombre de personnes qui ont relu le OS! :o ) :
— Pour Pédro/Pedro, je comprends, je me suis juste fiée, malgré mes réticences, à l'orthographe écrite sur le site officiel. Y'avait un accent, j'ai mis l'accent. Après, je fais aussi de l'espagnol, ET je suis portugaise, donc, ça me choque plus que toi. ^-^
— J'ai corrigé le riens ! Ça, c'est Word.
— Ça, ça vient du fait que je comptais le nombre de mots. 6000, pas plus. Résultat, j'en oubliais des phrases. Je crois l'avoir corrigé aussi.

Je suis bien contente que ce ne soit que des fautes comme ça tu sais ! Et merci d'avoir repérer ces erreurs d’inattention, je pense qu'à force de lire, relire, et re-relire, mon cerveau comprenait le texte mais ne réalisait pas qu'il manquait des mots ou autres.

Les heures, c'était une façon de rajouter de l'action au milieu de cette pure romance. Et j'aime bien ce procédé.
Et je te remercie d'avoir trouvé que c'était fidèle au D.A. C'était de toute évidence le but ! J'en ai marre de voir des fics aux les personnages que j'aime tant ne se ressemblent plus. Je veux dire, c'est toujours plaisant de lire des fics où par exemple Yumi et Ulrich se donnent de p'tits noms d'amour guimauvesques, mais faut se rendre à l'évidence, ce n'est pas leur truc du tout.
Et placer toutes ces références à la série originale a été un plaisir à écrire ! Ça rendait le récit plus réaliste.
Pour Code Lyoko Évolution, j'y reviendrais, personnellement je n'ai rien contre ça, au contraire même. C'est différent, mais pas si mal au fond.

Pour les passages Jim, Suzanne, Yolande.. Tout d'abord je voulais commencer la fic d'une manière plus originale (même si un cours de Mme Hertz reste du 'déjà vu'. Ensuite je dois avouer qu'au départ, ce OS était du pur Ulumi. Mais après réflexion, et vu que j'avais déjà 'fait parler' Mme Hertz, je me suis dit que je pouvais rajouter des scènes, et de fils en aiguilles j'ai fait apparaître plus de persos. Je regrette un peu de ne pas avoir mentionné Hervé et Nicolas, ça manque :p

Ton passage sur Mme Hertz m'a fait rire ! J'avoue adorer ce personnage, et pis, Jim.. Bah ça fait un 'couple' intéressant ! ^-^ Je mettrais Pedro en scène pour toi si jamais je décide à écrire 'une suite'.

Pour la copine d'Odd, ce n'est pas assez développé, mais je ne pouvais pas me permettre de trop m'étendre sur ce couple qui est apparu à l'improviste après un de mes délires. à voir pour la suite, j'ai des idées.

On a donc la même vision du couple Jérémie/Aelita ! Pour moi, il est inutile (même si le mot est un peu fort) d'écrire tout un passage pour leur déclaration. Pour moi, ils sont ensemble, point. On peut évidemment, les mettre en scène se faisant quelques mamours, c'est toujours adorable, même si j'ai du mal avec ce couple. Mais pas besoin de trop s'y étendre... Je suis contente qu'ils soient fidèles à eux même, parce que je n'arrive pas vraiment à les manier tous les deux, n'étant pas du tout proche d'eux au niveau du caractère.

Pour William/Sissi, je n'ai pas lu tout ce que tu en disais encore, mais je précise tout de suite : ILS NE SONT PAS ENSEMBLES !
Bref, maintenant revenons à ton message. J'aime bien me venger de Sissi en la faisant version pimbêche, mais il fallait bien une fic où elle soit sympa !
Et William est anéanti, mais il ne pleure pas. Fin je ne crois pas. En tout cas, j'espère pas, je ne le vois pas pleurer plus que toi. Mais totalement au fond du gouffre, oui. J'aime à croire, de plus en plus, qu'il est vraiment amoureux de Yumi. Donc, en toute logique, ça va le 'détruire'.
Quand je lis ton deuxième paragraphe sur William, j'ai l'impression de me voir moi y'a pas si longtemps que ça. Mais je pense qu'il a des sentiments pour elle. (Je prends aussi en compte CLÉ pour m'aider dans ce raisonnement, qui développe les sentiments des persos, et William y est mis en avant d'une manière intéressante.)
Sissi a beau savoir qu'Ulrich ne veut pas d'elle, elle passe son temps à s'obstiner. C'est le propre du personnage, elle n'accepte pas d'être rejetée, alors elle insiste, et chaque fois qu'Ulrich se montre gentil envers elle, elle reprend espoir, et donc au final n'abandonne jamais.
C'est pour ça qu'elle est si déçue au final.

Pour Yumi et Ulrich, c'est ma grande fierté. Je crois que je n'ai jamais su mieux les mettre en scène que dans ce OS, et ça se ressent dans plusieurs commentaires, dans le tiens aussi, donc merci.
Et pour la Yumi de La demande, beh, j'étais plus jeune, et puis c'était pour le fun. C'était la Yumi que je voulais, pas la vraie. Là, j'ose le dire, c'est la vraie. Et la déclaration à demi-mots, c'est à mon sens le mieux. Après, oui, ils pourront plus mettre des mots sur leurs sentiments, mais en attendant, Les non-dits, c'est tout ce qui caractérise leur couple.
Hiroki est une petite peste, mais je l'adore pour ça :twisted: Et puis j'avais le dessein de mettre en scène le plus de persos possibles (enfin, c'était pas mon but principal, mais tant qu'à faire), sans que ça ne fasse trop fouillis. Donner deux-trois répliques à la famille Ishiyama ne faisait aucun mal à la fic, et puis, ça permettait de clore la partie Yumi/Ulrich d'une manière plus légère.
Évidemment qu'ils ont eu le temps de s'embrasser, c'était le buuuuut ! :mrgreen:


Bref, merci pour ce loong commentaire qui m'a fait très plaisir ! Et euh... Beh, au prochain comm's, chapitre ou Os que je ou tu posteras !

Bisous à tous !

Ps : message non relu, il se peut qu'il y ai des fautes ou des incohérences...

Ann O'Neemm
03/07/13 à 01:10
Diantre!! J'ai lu ce one-shot le jour où tu l'as posté et je n'ai pas laissé de commentaire! Honte à moi!

Alors pour commencer, lorsque je suis arrivé à la fin, je me suis dit : "Déjà fini?? Nan, c'est pas possible! Y a forcément une suite!! C'est court!! Beaucoup trop court!!"
Et puis non, pas de suite... Dommage. Mais finalement, à bien y réfléchir, c'est très bien comme ça. Faire plus long, ça aurait rendu moins bien.

Au tant te le dire tout de suite : j'ai adoré! C'est rythmé juste comme il faut et il y a quelques rebondissements parfaitement maîtrisés!

Cela dit, je ne pensais pas que ça minerait le moral de William au point qu'il s'effondre dans les bras de Sissi! Et puis qu'est-ce qu'il faisait devant chez Yumi, cet espèce de stalker???
Par contre, Sissi qui pleure, rien d'étonnant... Quoique? Est-elle réellement amoureuse d'Ulrich ou est-ce juste superficiel, comme sa propre personnalité? Difficile de trancher...

Jérémie et Aélita qui finissent aussi par s'embrasser!! Le plus vieux couple de Code Lyoko! Il était temps!

Et enfin, deux questions qui me turlupinent :
- Suzanne Hertz a un logement de fonction à Kadic?? J'étais pas au courant!! À moins qu'elle ne veuille se réconforter auprès de Jim... 8) Ça expliquerait qu'elle s'éloigne de luui en chantonnant à tue-tête après sa déconvenue avec Pédro! :D
- la rue des Ishiyama, c'est dans quelle ville?? J'ai eu beau chercher sur Google Maps, Mappy et autres sites, j'ai pas trouvé!! Même mon GPS ne connaît pas!! :lol:

Bref, tout ça pour dire que j'ai adoré. Et si t'as d'autres fics comme ça, je suis preneur!!

Je suis SVELTE
02/10/14 à 22:52
En retard. Je suis en retard je sais XD
Mais mieux vaut tard que jamais!
Alors... Esculpe-me mais AELITA?! MAIS... D’OÙ TU DONNES TON NUM' A SISSI?!
Sinon, c'est le seul truc négatif xD
J'adore le fait que, chaque minute soit décrite, de points de vues différents, même si celui d'UlrichxYumi était le plus important. C’était totalement agréable.
L'orthographe, je suis juste amoureuse, ENFIN un texte sans faute. On peut même dire un texte de pro xp
Mais juste une question: Mme Hertz ne devait pas voir un Pedro? AZY c'est une allumeuse XD :soors:
Désolée mais j’écris ces bêtises a 23h donc... Un peu de compassion :3
Bref bonne continuation :thumbleft: :P
Bisouille :3
Et que la force soit avec toi jeune padawan :sm6:

Leana
03/10/14 à 16:38
Oh bah tu viens d'arriver sur ce forum donc on peu pas dire que tu soit à la bourre xD
Pis ce texte va fêter ses deux ans, ça lui fait du bien un petit dépoussiérage (a)

Et pour Aelita qui a donné son numéro à Sissi, disons que comme on est dans une fiction post-saison 5 où les LG osnt amis avec elle (cf fin de la saison 4), ça me parait normal :)
Sissi est cool dans ce texte, c'est globalement mon OS le plus joyeux et guimauve, j'en ai pleins d'autres mais je ne les ai jamais postés ici, où c'est bien moins rose. *sort*
Contente que ça t'ai plus en tout cas !

PS : euuuuuuuh... Beh Mme Hertz sort bien avec Pedro dans mon texte non ? XD La fin avec Jim c'est un clin d'oeil à la série où leur relation est ambiguë.

Je suis SVELTE
03/10/14 à 21:11
"Leana" a écrit :
PS : euuuuuuuh... Beh Mme Hertz sort bien avec Pedro dans mon texte non ? XD La fin avec Jim c'est un clin d'oeil à la série où leur relation est ambiguë.

Hmmmm... Oui, TRÈS ambiguë XD :D