Histoire : Terre Solitaire


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Écrite par Reira le 03 août 2010 (5237 mots)

Retrouver mon sang qui tourne à cent à l’heure rien qu’en admirant ses magnifiques yeux scintillants.
Et parfois, avoir les miens humides mais lumineux, débordant d’espoir. Me disputer avec lui tout en espérant tout au fond de mon être que les rires suivront. Être heureuse, tout simplement.

Pourquoi ? Depuis cette nouvelle, mon monde plein de lumière et d’espoir d’avenir, ne tenant que sur ces dernières choses, s’est morphé en un triste et vaste territoire glauque, où l’amertume la tristesse y régnait en maître. Si seulement, d’un crayon Raynolz et d’un bout de papier je pouvais tout changer. Cette nuit là, il y aurait pu avoir un tremblement de terre, un Tsunami ou encore une éruption volcanique, je n’aurai pas bougé d’un millimètre. L’avenir me semblait si incertain... J’avais peur. J’ai peur.
Je suis dans une sorte de coma. Un coma non commun à tout les autres connus. Non, celui-ci faisait que j’étais bien réveillée. Un coma douloureux, où les secondes se transforment en minutes, chacune détruisant le peu de joie qui m’habitait.

Je vais me réveiller, il le faut.



Elle se réveilla. Comme à son habitude, elle pris le temps de reprendre ses esprits, avant de se lever, de se préparer à sa journée et pour finir, à franchir la porte et les pièces qui l’a séparaient de ses parents. Elle se retrouva dans la cuisine, et tenta un bref sourire à l’égard de sa famille.
- Yumi ! Il est presque 7h30, et tu viens à peine de te lever ?! Tu vas être en retard !
L’adolescente ne répondit rien. Elle se contenta d’envoyer encore une fois, un sourire timide à son père. Puis, un lourd silence s’imposa chez les Ishyama. Yumi se perdit dans ses pensées tout au long du repas. Comme traquée par son inconscient, elle pensait d’une telle force "je ne dois pas pleurer".
Mais cette envie s’intensifiait à chaque fois qu’elle croisait le regard de ses parents, et de sa mère en particulier.


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Retrouver mon sang qui tourne à cent à l’heure rien qu’en admirant ses magnifiques yeux scintillants.
Et parfois, avoir les miens humides mais lumineux, débordant d’espoir. Me disputer avec lui tout en espérant tout au fond de mon être que les rires suivront. Être heureuse, tout simplement.

Pourquoi ? Depuis cette nouvelle, mon monde plein de lumière et d’espoir d’avenir, ne tenant que sur ces dernières choses, s’est morphé en un triste et vaste territoire glauque, où l’amertume la tristesse y régnait en maître. Si seulement, d’un crayon Raynolz et d’un bout de papier je pouvais tout changer. Cette nuit là, il y aurait pu avoir un tremblement de terre, un Tsunami ou encore une éruption volcanique, je n’aurai pas bougé d’un millimètre. L’avenir me semblait si incertain... J’avais peur. J’ai peur.
Je suis dans une sorte de coma. Un coma non commun à tout les autres connus. Non, celui-ci faisait que j’étais bien réveillée. Un coma douloureux, où les secondes se transforment en minutes, chacune détruisant le peu de joie qui m’habitait.

Je vais me réveiller, il le faut.



Elle se réveilla. Comme à son habitude, elle pris le temps de reprendre ses esprits, avant de se lever, de se préparer à sa journée et pour finir, à franchir la porte et les pièces qui l’a séparaient de ses parents. Elle se retrouva dans la cuisine, et tenta un bref sourire à l’égard de sa famille.
- Yumi ! Il est presque 7h30, et tu viens à peine de te lever ?! Tu vas être en retard !
L’adolescente ne répondit rien. Elle se contenta d’envoyer encore une fois, un sourire timide à son père. Puis, un lourd silence s’imposa chez les Ishyama. Yumi se perdit dans ses pensées tout au long du repas. Comme traquée par son inconscient, elle pensait d’une telle force "je ne dois pas pleurer".
Mais cette envie s’intensifiait à chaque fois qu’elle croisait le regard de ses parents, et de sa mère en particulier.

-FLASHBACK-
Trois jours auparavant. Il est aux environ de 17h, l’heure de quitter le lycée pour nos héros. La jeune asiatique venait d’avoir ses 19ans. Le jeune couple d’intellectuelle, étant les plus jeunes, avaient 17ans. Quant à Ulrich et Odd, ils étaient âgés de 18ans. Xana avait disparu deux ans auparavant, après une bataille acharnée qui avait bien faillit leur couter la vie. Il n’avait pas beaucoup changé, juste un peu grandis. Yumi avait juste troqué ses vêtements sombres contre un blue jean’s tout à fait banal & un joli débardeur façon corset, noir. Ulrich n’avait pas vraiment changé de style. Odd et Jérémie non plus.Aelita était quant à elle, habillée d’une jolie robe blanche qui lui arrivait juste au dessus des genoux. En ce début de soirée, le portable de la belle japonaise retentit.
- Yumi. Il faut que tu rentres tout de suite. Et il n’y a pas de discutions. Tu rentres, et c’est tout. Tu verras tes amis plus tard.
- Mais Papa ! Pourquoi ? Il se passe quelques choses à la maison ?
- Rentres, c’est tout. Nous en parlerons, une fois que tu seras rentrée.
Il raccrocha, laissant une Yumi perplexe, inquiète. Son père ne lui parlait que très rarement sur ce ton. Elle pris juste le temps de dire au revoir à ses amis, puis partie. Ulrich la regarda disparaitre au loin avec beaucoup d’inquiétude. Il avait peur que sa belle ne souffre, encore.
Essoufflée, Yumi franchit la porte d’entrée, et appela ses parents. La douce voix de sa mère se fit entendre : "par ici Yumi. Nous sommes dans le salon." Yumi s’y rendit, prise entre angoisse et ses pleurs intérieurs. Ses parents étaient là, assis sur le sofa blanc, qui trônait dans leur salon, accompagnée d’Hiroki, qui était dans le même état que Yumi. Le père Ishyama commença :
- Yumi... Hiroki... Votre mère et moi, avons quelques choses à vous annoncer. Nous essayons de vous le dire déjà depuis déjà quelques semaines, en fait, depuis que nous même, nous savons...
Yumi l’interrompt : "Que se passe t’il ? Évitez les longs discours, s’il vous plait.Vous nous faites peur..."
- Pardon, Yumi, Hiroki ; repris la mère. C’est que nous n’avons pas envie que cette nouvelle vous tombe dessus comme un sac de pierres sur les épaules, vous comprenez ?
- Maman ! dire les deux enfants à leur mère.
- Bon très bien. reprit le père, votre mère est malade.
Il laissa passer un bref instant & repris :
- Malade. Votre mère a passé des examens récemment suite à des pertes d’équilibres, de violents maux de tête, et tout un tas d’autre symptômes.
- Est-ce que vous essayez de nous dire que maman risque de mourir, à cause de sa maladie ? demanda Yumi, apeurée.
Le petit Hiroki, lui, resta interdit. Sous le choc.
- Yumi, tu sais, ton père et moi avons longtemps discuter à ce sujet, avec un médecin spécialisé. Il nous a dit qu’il existait plusieurs moyen pour en guérir. Il nous a aussi conseillé de rester optimistes... Malgré le fait que la maladie de votre mère ne soit pas connu, il nous reste encore des chances...
Yumi, se tenait là, dans le salon, face à ses parents. Ils parlaient, mais elle semblait déconnectée. Tout ce qu’ils dirent, n’était plus qu’un fond sonore à peine audible. A ce moment précis, son cœur & son esprit étaient remplis de doutes, de peurs. Elle sentit son cœur battre si fort, qu’elle eu cru l’espace d’un instant qu’il allait bondir hors de sa poitrine, la libérant ainsi d’un futur qui avait toutes les chances de la faire souffrir.


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Et toi, tu seras là. Tu feras rien, tu vivras même pas. T’écouteras du Saez, ou Within temptation. Tu te diras que les paroles ont toutes été faites pour ta gueule. Tu te demanderas juste pourquoi ton ptit cœur est pas partit avant.
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-Fin du FLASHBACK-


La jeune japonaise longeait les rues de la ville, en direction de son lycée. Elle tenta de garder le sourire malgré tout. La geisha avait passé la nuit à pleurer, engouffrée dans son lit. Elle ne voulait pas que ses amis s’inquiètent pour elle. C’était une fille forte, qui avait vécue des moments bien pires. Il fallait une fois de plus qu’elle soit forte, pour elle, ses amis, sa famille, mais surtout pour sa mère. Car si sa même sa fille ainée baissait les bras, elle ne trouverai sans doute pas assez de force pour vaincre sa maladie.

Arrivée dans son lycée, elle se dirigea directement vers le bâtiment où ses cours allaient se débuter. Au passage, elle croisa ses amis.

- Yumi ! lui dire tous en chœur.
- Salut, fit Yumi, songeuse.
- Tu n’as pas l’air dans ton assiette ? constata Ulrich.
- Oh, ca va... Ne vous inquiétez pas pour moi...
Elle partie sur ces mots. Laissant ses amis inquiets.

- Est-ce que vous croyez que l’état de Yumi est lié à l’appel de son père d’hier ? interrogea Odd.
- Il y a des chances, répondit Jérémie.
- J’irai la voir tout à l’heure. On parlera. fit Ulrich.
Puis, ils se dirigèrent dans leur salle de cours.

La journée se passa sans réelle embuche. Sissi faisait des siennes, mais était toujours renvoyé à sa place, que se soit pas le rigollot de service, ou par le meilleur ami de ce dernier. Lors de la sonnerie qui annonçait la fin des cours de la journée, Ulrich se pressa d’aller rejoindre sa geisha. Ils firent le chemin ensemble.
Sous le soleil couchant de Septembre, les deux adolescents se contentaient de marcher d’un pas lent. Encore une fois, Yumi paraissait ailleurs, même si la présence du samouraï la détendait.
- Yumi...
La concernée leva les yeux vers sont interlocuteur, assez surprise par le ton doux qu’il avait prit.
Il reprit :
- Nous sommes amis Yumi. Si tu as des problèmes, tu peux... Non tu dois m’en parler. Ne fais pas semblant d’aller bien. Nous nous connaissons beaucoup tout les deux, je vois vite quand tu vas mal. Je t’en supplie parles moi. Ne m’oblige à te regarder te détruire mentalement comme tu le fais depuis trois jours. Je t’... Enfin, ça me fait beaucoup de mal de te voir comme ça, et de ne rien pouvoir faire pour atténuer ta douleur...
- Ulrich, coupa la jeune. Je suis désolée. C’est juste que j’ai appris une nouvelle qui me mets sans dessus dessous...
Tout en ce dirigeant vers un petit parc qui se situait à à peine dix minutes de la maison de Yumi, elle lui raconta tout. La maladie de sa mère, les sentiments qu’elle éprouvait face à ça, bref. Tout ce qui faisait que les choses tel qu’elle les avait connues semblaient être tirées à leurs fin.
Une fois arrivé dans le parc, ils s’allongèrent dans l’herbe l’un à coté de l’autre. Ils regardèrent le ciel, comme pour fuir l’espace d’un court moment. Une heure et demi avait passé depuis qu’ils avaient quittés leur établissement scolaire. On pouvait maintenant admirer quelques étoiles. Ils restèrent un moment silencieux. Puis Yumi demanda :
- Cois-tu que quand on meurt, on "existe" encore ? Je veux dire, par exemple, est-ce qu’on peu observer les personnes chers à notre cœur dans le ciel, comme certains le prétendent ?
- Je ne sais pas... Peut-être qu’après la mort, il y a quelques choses choses qu’aucun être humain est capable d’imaginer... Mais ne soit pas défaitiste. Si j’ai bien compris, les médecins sont optimistes, non ? C’est bon signe, je pense.
- Je ne fais pas confiance aux médecins... Ils ont affirmés pouvoir guérir ma mère, alors qu’ils ignorent tout de sa maladie...
Un silence faisait de nouveau son apparition. Yumi se perdait.
- Ulrich... Tu crois qu’un jour on sera heureux ? Jveux dire, imagine : la vie, c’est on nait, on connait quelques années insouciance. En cette période, notre esprit perçoit une liberté. Le crime fatidique nous est permis : espérer, croire, rêver. Puis on grandit, et au fur et à mesure de notre évolution, on s’aperçoit que tout ce en quoi on croyait est faux. Mais on s’dit que c’est comme ça, qu’on peux rien y faire. On continue notre vie, tant bien que mal. Puis, on aime des gens. Puis certains nous trahissent,d’autre s’en vont, d’autre meurent. On souffre, mais on continue d’aimer. On re-souffre, et on continue de plus belle. Et, si on a de la chance, vint le jour où on connait une part de bonheur. Et au moment où on pense vraiment l’être, on meurt, à notre tour...
- Où tu veux en venir ?
- Je sais pas. C’est juste ce que j’ai pensé, là tout de suite. Je suis perdue, alors que ma mère est toujours là. Dans quel état serais-je si elle fini par partir ?
- Yumi...
Yumi l’interrompt : Inconsciemment, quand on passe sa vie auprès d’une personne, quelques soit le lien que l’on a avec elle, on imagine pas qu’elle puisse mourir, un peu comme si le temps, et toutes les maladies du monde ne pouvaient rien contre ces personnes. Comme si elles étaient immortelles. C’est bizarre comme nous sommes faits... A moins que se soit juste moi. C’est surement stupide à dire, mais la perte d’un être cher ne faisait pas parti de mes projets...
Les mains de la jeune fille se mirent à trembler. Son ami le remarqua, il s’interrogea: "C’est le froid qui la fait trembler, ou la peur ?". Il prit son courage à deux mains, et lui offrit une étreinte. Sa tête posée sur l’épaule du jeune homme, Yumi se laissa fondre en sanglots, tout en enroulant ses bras autour de la taille de son ami. Elle avait l’impression d’être dans un nouveau monde. Un monde utopique où personne ne meurt. Il semblait que les bras d’Ulrich lui offrait une sorte de barrière d’invincibilité. La chaleur du corps du samouraï l’a rendait presque paisible. Ils restèrent ainsi des heures.
- Tu sais, commença la belle, si il n’y avait pas la maladie de ma mère, là, avec toutes ces étoiles qui nous illuminerai presque, ce lieu paradisiaque et toi à mes coté et le fait que tout de suite là maintenant nous soyons si proches, je serais vraiment heureuse...
Le concerné se mit à rougir, timidement. Elle ne le vit pas, à cause de la position qu’elle avait.
Yumi, en pensée : "Si tu savais comme je t’aime..."


Ça y est. Mon innocence, inconscience reprend le dessus. Ne me réveillez pas. Je n’ai pas envie de redevenir celle que je suis. Là, dans ses bras, jme sens forte. Jme sens vivante. L’air semble plus facile à respirer.


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Des semaines passèrent. La maladie progressait dans le corps de l’auteur des jours de la belle geisha sans que les médecins découvrirent le moindre indice sur le moyen de la guérir. Elle commençait à faire des crises, ce qui la fatiguait d’avantage. Yumi voyait sa mère mourir à petit feu, un peu chaque jours, sans rien pouvoir y faire. La jeune japonaise essayait tant bien que mal de ne pas négliger sa scolarité. Elle passait de moins en moins de temps avec ses amis, pour le consacrer à sa famille, à sa mère. Ses amis la regrettaient mais ils comprenaient.


Un Dimanche après midi ensoleillé.
- Maman, tu pourrais me dire si cet exercice est bon ?
La mère, qui était assise dos à Yumi sur le canapé resta muette. Elle était figée.
- Maman ?
Puisque cette dernière ne répondit toujours pas, Yumi se déplaça doucement vers elle. Une fois arrivée à son niveau, la jeune japonaise mis sa main sur l’épaule de sa mère délicatement pour la réveiller. Elle l’a secoua un peu. L’auteur de ses jours se réanima enfin, et regarda sa fille avec une certaine incompréhension.
- Maman, tu vas bien ?
- Oh... Oui oui. J’ai juste eu une absence, dit elle un peu gênée, sans comprendre ce qu’il se passait.

Ce genre d’absence arrivaient, avec les crises, de plus en plus souvent.

Le lendemain, au lycée, Yumi rejoint sa bande de potes. Ils rigolaient, puis Ulrich vit sa belle.
- Salut Yumi...
- Coucou Ulrich, prononça t-elle timidement. Coucou les autres !
- Hey pourquoi nous on a pas le droit à un "coucou" personnalisé ? Ulrich il en a un lui ! C’est pas parce que tu l’aimes qu’il faut que tu fasse du favoritisme ! plaisanta Odd avec son plus grand sourire.
Pour toute réponse, il reçu une forte tape dans le dos. Il va sans dire que les deux jeunes lyoko-guerriers se mirent à rougir.
La sonnerie retentit.Les élèves devaient rejoindre leurs classes. Yumi commença à partir tout en faisait un signe de la main à ses amis. Malgré la distance qui la séparait d’eux, elle entendit son samouraï questionner Odd :
- Pourquoi est-ce que tu as fait ça ? Yumi et moi, même si nos sentiments sont réciproques, c’est impossible et tu le sais!
- Dis le lui. Tu comptes vraiment t’en aller sans lui en parler ? ...
Yumi était consternée. Même si elle n’avait pas entendu la fin de leur conversation, elle avait compris l’essentiel : apparemment Ulrich avait des sentiments pour elle, ce qui la réjouissait, et il devait partir, ce qui lui fit l’effet d’une explosion au plus profond de son être. Elle reprit ses esprits, puis partie en direction de sa salle, milles questions dans la tête.

La matinée passée, Yumi se rendit au réfectoire, rejoignant ses amis. Toujours assaillie d’un tas de questions, elle avait passée son temps à essayer de leurs trouver des réponses, mais sans succès. Ou aucune de celle qu’elle avait ne lui plaisaient. Elle continua son chemin de la même façon.
Une fois arrivée auprès de ses amis, elle s’assit auprès du jeune homme qui occupait ses pensées. Elle ne prononça aucun mot, ce qui préoccupait les autres lyoko-guerriers.
Puisqu’un silence lourd et pesant commençait à s’installer, Odd prit la parole, afin d’annoncer à ses amis une nouvelle qui avait beaucoup de chance de tout chambouler au seins de leur joyeuse petite bande :
- Bon, c’est dur à dire, mais il faut bien.
Aelita et Jérémie se regardèrent comme pour voir si l’autre savait plus de choses.
- En fait, c’est Ulrich et moi qui avons des choses à vous annoncer, expliqua Odd, tout en regardant son ami. Vous n’êtes pas sans savoir que nous avons tout les deux de mauvais résultats scolaires... Et bien... nos parents ont décidés de nous faire tout les deux changer d’école...
Le regard de la jeune japonaise se glaça. Son coeur se faisait de plus en plus violent.
Odd poursuivit, puisqu’Ulrich n’en semblait pas capable. Ce dernier regardait son assiette sans bouger.
- ... Mais ce n’est pas tout. Ulrich va partir dans une école privée en Allemagne, quant à moi, je vais dans une école en Italie...
- C’est une blague ? demanda timidement Aelita.
Yumi les regardait, tout en suppliant tout les dieux du monde que cette histoire ne soit qu’une vaste farce.
- Malheureusement non, fit enfin le jeune samouraï. Nous parents nous au prévenu il y a deux jours. Nous partons demain...
- QUOI ? explosa Yumi. Vous nous prévenez que maintenant ?
- Yumi, s’expliqua Ulrich, tu sais, c’est très difficile d’annoncer ce genre de nouvelle à des amis... D’autant plus qu’avec les problèmes que tu as en ce moment, je ne voulais pas en rajouter une couche...
Aelita fit signe à Odd et Jérémie de la suivre, afin de laisser les deux amoureux seuls.

Une fois seuls, ils osaient à peine se regarder, et parler fut une épreuve encore plus difficile, mais Yumi se lança :
- Une fois que tu seras parti... Est-ce que l’on va se revoir ?
- Je ne sais pas Yumi. J’aimerai tellement mais, tu sais, j’ai beau avoir ma majorité, je suis encore dépendant de mes parents, tant que mes études ne sont pas terminées. Mais, Yumi, je n’en ai que pour deux ans, voir moins... C’est pas si long que ça...
- Tu crois ? Mais j’ai peur. déclara Yumi.
- Peur de quoi ? interrogea Ulrich.
- de te perdre...
- J’ai peur aussi, Yumi. Mais j’ai confiance. Notre am... amitié est forte. Elle résistera. Et puis, aujourd’hui, nous avons des tonnes de moyens de communication. Nous avons aucune raison de nous perdre, consola le beau brun.
- Sans doute, mais tu sais. Ce genre de promesse je connais. On m’en a tellement fait, sans jamais les tenir. Ulrich, il y a une chanson qui dit : "te raconter enfin qu’il faut aimer la vie, l’aimer même si le temps est assassin et emporte avec lui les rires des enfants". Tu sais Ulrich, je pense pas que le temps n’emporte que les rires des enfants... il peut emporter bien plus de choses... et crois moi, je sais de quoi je parle, confia la belle, au bord des larmes. Je n’ai pas envie de voir le temps l’emporter sur nous aussi. Je risque déjà de perdre ma mère, mais toi & Odd en plus... et puis toi...
Leur discutions se termina sur ces paroles. Yumi commençait à pleurer. Avec le temps, elle était devenue bien plus sensible qu’en 3°. Avec les gens qui rentrait et partait de sa vie sans crier gare, elle s’était faite à l’idée que les gens l’abandonnaient un à un quand ils se rendaient compte qu’elle n’était pas digne d’eux. Que son amitié ne valait pas leurs amours, leurs autres amis, leurs projets... Ses quatre amis étaient désormais les seuls personnes qui comptaient réellement pour elle. Elle aurait pu donner sa vie pour eux. A vrai dire, notre jeune japonaise ne voyait pas vivre sans eux. Comment allait-elle faire si l’amitié qui existait entre eux risquait de se décomposer chaque jours un peu plus ?

Le lendemain arriva, & avec lui, l’heure du départ.
Les familles Stern & Della Robia s’était données rendez vous devant leur ancien collège Kadic pour des adieux qu’ils espéraient être comme un "au revoir".
- Nous y voilà, fit Jérémie.
- Oui, firent Odd & Ulrich en essayant de contenir leur tristesse.
Après une scène d’étreinte, ces derniers montèrent dans le bus qui les amènerait à la gare de Dijon, pour qu’ensuite ils puissent prendre leurs trains respectif. Puis, Jérémie, Aelita et Yumi regardèrent le bus disparaître au loin.





Un an et demi plus tard.

Au loin, dans la nuit noire, ou pouvait entendre une petite fille hurler de terreur.
- Attaquez le par derrière ! Pendant ce temps, nous on va l’occuper ! hurla un jeune homme à ses confrères.
Un krabe se tenait là, près à attaquer sa jeune victime. Un combat sans merci commença entre les hommes et le monstre. Les guerriers se firent vite dépasser par le krabe, au bout de cinq minutes, il n’en restait déjà plus qu’un debout.
Puis, une présence féminine fit son apparition. Elle était vêtue d’un corset noir et d’un pantalon noir qui lui serrait les jambes, ainsi que d’une paire de bottes stylées gothique. Les cheveux moyennement courts avec un regard typiquement asiatique et légèrement maquillée, elle était d’une beauté incomparable.
- Alors petit frère ? tu as besoin de ta grande sœur à ton âge ?
- N’importe quoi ! Je me débrouille très bien tout seul, affirma t-il alors qu’il s’était fait coincé par son ennemi.
- Ah ouais ? Donc je suppose que si je partais là, cette jeune demoiselle, tes amis et toi même seraient de retour avant que Rosa ne serve le repas ?
- Tout à fait ! répliqua le jeune.
- Ça tu vois, j’en doute. annonça la belle jeune femme.
A ces mots, elle se jeta sur la bête, épée à la main, et transperça le signe qu’il avait au dos. Elle eut quelques secondes pour revenir à terre, avant que la bête n’explose.
- Ouais, je te l’avais mis en condition... bredouilla t-il.
Tandis que son jeune frère se dirigea vers ses amis, blessés, la jeune japonaise marcha doucement vers la fillette, toujours apeurée, tout en murmurant quelques mots afin de la réconforter.
- Nous allons partir avant vous. On a moins de chance de se faire prendre en petit groupe. Toi et la fille, vous allez partir après nous.
Yumi sourit en signe de compréhension.
Elle s’essaya à coté de la jeune fille.
- Tu vas bien ? s’inquiéta la belle.
- Oui. répondit t-elle simplement.
Au grand étonnement de la jeune asiatique, la fille s’était désormais calmée. L’ainée, se leva et prit l’enfant dans ses bras, puis commença à courir tout en prenant soin de regarder autour d’elle afin de vérifier que personne ne l’a suivait.
Elle entra dans une cour vide, que la nuit rendait sinistre. Les bâtiments semblaient anciens, mais solides. Elle passa devant un écrito où était inscrit "collège Kadic". Les portes avaient été troquée contre des espèces de porte de coffre fort. Elle se dirigea vers l’une d’entre elles et toqua. Une voix à l’intérieur répondit :
- Mots de passe ?
Celle ci murmura : "Legion".
La porte s’ouvrit.
Elle entra. Tout en marchant, elle parla à la jeune demoiselle qu’elle venait de poser à terre et qui la suivait :
- Je vais t’emmener au réfectoire, je pense que Rosa doit avoir servit le repas. Je t’expliquerai ce qui va se passer après que tu ai pris un peu de force.
Une fois arrivées sur le lieu, elle laissa la fillette à une table et lui dis d’attendre.

Les choses avait bien changés depuis quelques temps. Deux mois après que leurs deux amis partirent pour leurs pays natales, Aelita, Yumi & Jérémie apprirent à leur dépend que Xana n’avait en effet que "disparu". La maladie de la mère de Yumi faisait partie de ses plans. En faite, il avait appris à contrôler totalement les humains, sans avoir recours aux spectres pas assez discret, mais pour cela il lui fallait un certain lapse de temps. Plusieurs mois. La mère de Yumi se faisait possédée, un peu plus tout les jours. Mais malheureusement la jeune asiatique ne le compris que trop tard. Il s’était servit de la mère de Yumi, Akio, pour mettre à bien son projet. Les choses se déroulèrent assez vite : Akio, possédée par Xana, se rendit toutes les nuits dans un mystérieux labo, près de la gare. Yumi avait découvert qu’il s’y trouvait un calculateur bien plus puissant que celui qu’elle connaissait déjà. Ce calculateur générait la puissance du projet de Xana, qui s’appellait "Etoile Noire". L’étoile noire avait été construite dans l’espace par le gouvernement de la Corée du Nord. A l’oeil nu, elle avait la taille de la lune. Xana arriva à s’en emparrer. Elle permettait à Xana d’avoir un contrôle totale sur les habitants de la planete bleue. Et pour avoir une puissance plus grande, il se servit de celle du soleil en suivant la course de ce dernier. C’est pourquoi pendant chaque semaine, le soleil n’apparaissait jamais. La nuit reignait. Mais ce que n’avait pas prévue l’antité, c’est que l’effet de l’étoile noire n’atteignait que les esprits faibles. Jérémie et Aelita avait tenter d’en apprendre plus en s’y introduisant. Durant leur enquète, ils avaient découvert que l’étoile noire devait stopper toutes les semaines son activité, pendant 24heures, car les rayons qui émanaient de l’engin étaient des plus néfastes pour les habitants de la planète Terre. Pendant ces 24heures, tout redevenait normal : le soleil se levait et couchait, les habitants dormaient, mangeait, allaient au travail, s’occupait de leurs familles et amis... bref une vie tout à fait banale. Un jour de repos où les résistants au pouvoir de Xana ne courraient aucun dangers.
Entre temps, Yumi chercha des informations concernant ses amis : si ils étaient encore en vie, notamment. Au bout de quelques semaines, un informateur lui apprit que presque la totalité des Italiens avaient été possédés. Seuls quelques habitants résistaient encore et toujours à l’envahisseur. Quant à l’Allemagne, Xana s’en était servit comme "fournisseur d’esclave". Elle tenta d’appeler ses deux amis avec l’aide de leurs portables, ou encore grâce à leurs mails, mais sans succès. Elle finit par penser qu’elle avait perdu un ami, et un être qu’elle chérissait plus que tout au monde. La question qui revenait sans cesse dans son esprit c’était : "morts ou possédés?". Rien que cette pensé lui glaçait le sang, c’est pourquoi elle s’occupait le plus possible l’esprit, afin de ne pas faiblir.

Malgré le temps passé, j’ai toujours la sensation d’avoir ses bras autour de moi, son souffle dans mon coup, l’impression que je respire encore parce qu’il respire. Si je ferme mes yeux, mon coeur s’emballe, comme ce soir là.