Histoire : Code Espoir


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Écrite par Fan Fiction collective le 09 janvier 2005 (87493 mots)

Chapitre 1 : Résurrection(s).

*
ChaoticPesme :
- Pesme ! On a besoin de toi !
- Ouais, j'arrive !
Pesme ; cela faisait presque 6 mois que j'avais été embauché dans ce service en tant qu'infirmier, et déjà, tout le monde ne m'appelait plus que par mon surnom.
6 mois, c'est le temps qui me séparait maintenant de l'aventure irréelle que nous avions passé, moi et mes amis, sur Lyoko. Cela avait été sans doute l'expérience la plus étrange et la plus dangereuse de ma vie... et pourtant, cela me manquait un peu.
6 mois que je travaillais à la clinique Saint Etienne de Toulouse. Cela aurait pu à la longue, me faire oublier cette étonnante histoire, (tout du moins les parties les plus désagréables !) mais le destin, dans son infinie cruauté, s'était chargé de me la rappeler...
Chambre 254, deuxième étage, elle était allongée, les yeux fermés, dans ce lit que je croyais bien être sa dernière demeure... Tchoucky.
Pendant tout ce temps, depuis que j'étais ici, elle avait été dans le coma. Presque tous les jours, je voyais sortir de sa chambre des visiteurs qui étaient surement ses parents et son frère. J'avais bien conscience qu'ils ne me connaissaient pas, ni qu'ils aient jamais entendus parler de XANA ou de quoi que ce soit qui concernait Lyoko... Mais je n'osais pas leur parler, ni même croiser leur regard.
Je ne donnais quasiment plus de nouvelles à personne et j'avais également maigri ces derniers temps, car je n'avais plus d'appétit... Je profitais souvent des pauses pour passer la voir, ne serait-ce que 5 minutes, et aussi pour m'occuper d'elle du mieux que je pouvais avec mon peu d'expérience, c'était tout ce que je pouvais faire...
Je pris une chaise qui traînait dans un coin de la chambre et m'asseyai à côté du lit. Je plongeais mes yeux dans les siens au travers de ses paupières fermées, peut être dans l'espoir que mes pensées puissent atteindre son esprit.
Je me souvins d'une chose qui m'avait marqué sur Lyoko : cette expression de colère qu'elle avait eu lorsque j'avais détruit la première Tour. C'était cela que je voulais retrouver, pas plus ; je voulais la revoir se mettre en colère, la revoir pleurer, rire, et sourire... Je voulais la revoir vivre, est-ce que j'en demandais trop ?!
Je regardais ma montre, elle indiquait 13h 33, j'étais resté plus longtemps que d'habitude à ses côtés, il valait mieux que je retourne m'occuper des autres patients avant que l'on ne remarque mon absence prolongée. Je me dirigeais vers la porte et jetais un dernier regard derrière moi.
"Accroches-toi, Tchoucky.... Accroches-toi !"
_________________
*
Dadmax :
Une série de bip stridents me sort de ma bienheureuse torpeur. Je baille, m'étire, regarde ma montre...

- M**** ! Déjà huit heures ?

Je bondis sur mes pieds et me prépare à toute vitesse. Vingt minutes plus tard, je sors en trombe de la chambre où je dors et dévale l'escalier. Je me précipite vers la porte et crie en sortant :

- Cathy? I'm going to school! Bye !
Cathy? Je vais en cours! Bye!

J'entends vaguement un "Okay", et je cours jusqu'à l'arrêt de bus. Le bus est là, et je monte. Je me dirige vers le fond, selon mon habitude, m'assois et ferme les yeux.
Voilà six mois que je poursuis mes études ici, en Angleterre. Je souris en pensant à Cathy qui a accepté avec promptitude de me loger jusqu'à la fin de l'année.

"Bon, le planning d'aujourd'hui : informatique, anglais, physique et quatre heures de contrôles. Pfff! "

Sans oublier, programmation et piratage en fin de journée! fait Aloth.

Je ne réagis même pas en entendant sa "voix". Je m'y suis habitué. Cela fait six mois que je partage ma tête avec lui sans que personne ne le sache. Nous devenons de plus en plus complices. Une véritable symbiose.

Penses-tu que notre programme est au point?

Oui. Plus que quelques fignolages et le transfert par liaison sera prêt.

Je passe mentalement en revue tous nos piratages. Ca fait un peu plus de cinq mois que j'ai réussi à reproduire une liaison avec Lyoko 2.0. Pour surveiller Xana. Et aussi parce qu'il me serait impossible de rester sans rien faire avec un programme tel qu'Aloth dans la tête.

Le bus s'arrête devant le lycée. Je descends et me dirige en soupirant vers les classes. Une heure d'informatique pour lycéens. Autant dire une heure de sommeil en plus.

*
**
En fin d'après-midi:

A peine rentré, je dépose mon sac, prends mon ordinateur et monte dans "ma" chambre. J'ouvre mon outil de travail désormais quotidien et pianote mon mot de passe. La connexion est établie. Je m'apprête à commencer la mise en place du programme lorsque la porte de la chambre s'ouvre.

- Hello ! Dis Sandy.

Sandy est la petite soeur de Cathy. Elle a mon âge et me tourne autour. Je pourrais facilement la qualifier de surperbe si sa vue ne me rappelait pas un souvenir qui m'est douloureux.

- Ha, salut Sandy... heu, hello Sandy. How are you? dis-je maladroitement.

- Fine, thanks.
Bien merci

Elle me fait un clin d'oeil puis quitte la pièce. Je pousse un long (très long) soupir, puis me remet au travail après avoir fermé la porte.
Au bout de deux heures de pianotage, je m'arrête et contemple avec fierté l'écran. Ca y est. Il n'y a plus qu'à tester.
Je sors une boîte de dessous mon lit, l'ouvre, et y prends plusieurs câbles de liaison. J'ai dû pirater un système de vente pour obtenir ce matériel. Il coûtait trop cher.
Je relis un coté des câbles à l'ordi, et fixe les électrodes à mes poignets et tempes. Je vérifie du coin de l'oeil que la porte est bien fermée, puis j'active le programme. De puissantes décharges énergétiques me parcourent soudainement le corps, me faisant crisper les mâchoires de douleur.
Puis le décor se brouille. Le transfert s'effectue.
Voila, j'y suis, je suis sur Lyoko.

Mon apparence ici n'a pas changée. Toujours les mêmes habits, la même tête, les mêmes pouvoirs.

"Bien, ça marche. Et maintenant, on rentre."

Je me dirige vers une tour proche. Tout en marchant, je regarde autour de moi. Le désert. Rien que du sable à perte de vue. J'entre dans la tour et monte sur la plate-forme supérieure. J'allume l'écran et commence à forcer le système.
Le système se débloque sans trop de problème, mais soudain une fenêtre s'ouvre et affiche un message :

PROGRAMME SUPPRIME

Je vérifie, mais ne trouve aucun programme désactivé ou supprimé. Troublé, j'enclenche tout de même le transfert. Une seconde plus tard, me voilà de retour dans le monde réel.

Bien, nous sommes fixés, ça marche.

Je me demande tout de même quel était ce programme.

Ca nous ne le saurons jamais.

Malgré cette histoire, c’est empreint de fierté que je quitte ma chambre.
________________
*
Tchoucky :
Mise en action imminente. Activation des données. Démarrage définitif dans 23h. Cible désignée...

Je hurle. Un long hurlement s'échappe de moi. Un cri interminable. Une voix de femme. Une voix humaine. Ma voix.
Je touche mon visage. Il est couvert d'électrodes. Il y a une aiguille dans mon bras. Où suis-je ?
En face de moi, une porte s’ouvre. Deux femmes en blouses blanches entrent. Je m’arrête de hurler et les regarde. Elles me fixent avec des yeux stupéfaits. Je me rends compte que je suis assise sur un lit d’hôpital. Qu’est-ce que je fais dans un hôpital ?
- Mademoiselle H*** ? risque une des infirmières.
Mon nom. Oui, je me souviens de mon nom. Je me souviens de qui je suis. Je me souviens de tout. Valence... Martin Leroy.
- Où suis-je ?
- A la clinique Saint Etienne.
- A Toulouse ?
- Oui.
Elles n’ont pas bougé. L’une doit avoir quarante ans environ. L’autre un peu plus de mon âge.
- Qu’est-ce qui m’est arrivé ?
Elles se regardent avec hésitation. Puis la plus vieille reprend la parole, très doucement, comme si sa voix pouvait déclencher la fin du monde.
- On vous a retrouvée inconsciente dans un train. Vous ne vous souvenez pas de ce qui s’est passé ?
Non. Mais ce n’est pas difficile à deviner. J’ai subi une attaque. Xana... Je devais avertir les autres.
- Avez-vous le téléphone ? dis-je soudain. Il faut impérativement que j’avertisse quelqu’un de quelque chose.
A voir leurs visages, on dirait que j’ai dit quelque chose d’incongru.
- Mademoiselle H***, vous ne pouvez pas...
- Ecoutez, je laisserai le docteur m’examiner ensuite, mais s’il vous plait, il faut que je téléphone, c’est important. Combien de jours ai-je dormi ?
Elles se taisent. J’ai peur, soudain. Puis...
- Mademoiselle. Ca fait six mois.
Six... Ce n’est pas possible, j’ai mal entendu. J’arrache les électrodes de mon visage, et l’aiguille de mon bras, me lève et cours à la fenêtre. La Garonne s’écoule devant moi, et la prairie des Filtres s’étale à mes pieds. Au lieu des feuilles mordorées de l’automne, ce sont des bourgeons qui couvrent les branches dénudées des arbres. Non. Non. NON !
Une main se pose sur mon épaule.
- Mademoiselle...
Je hurle.
- Ne me touchez pas !
Elle a un mouvement de recul. Je me précipite hors de la chambre. Il faut que je m’échappe d’ici. Il faut que je sorte de ce cauchemar. Ce n’est pas possible. Ce n’est pas possible. JE NE VEUX PAS QUE CE SOIT POSSIBLE !
Je cours dans un dédale de couloirs, folle, perdue. J’entends qu’on me poursuit. Je vais me réveiller, ça ne peut pas être la réalité. Soudain, deux bras me saisissent par derrière et m’immobilise. Je hurle et me débat. Mais une voix familière raisonne dans mes oreilles.
_ Tchoucky... Tchoucky...
_Pesme ? Pesme, c’est toi ?
Je me retourne et cesse de me débattre. Mais il ne me lâche pas les bras pour autant. Nous restons un instant à nous dévisager, figés par la stupeur. Il me regarde comme s’il avait vu la lune tomber à ses pieds. Non. Il me regarde comme s’il avait vu un fantôme, une revenante. C’est donc vrai. J’étais morte. Je ne cherche plus à fuir, à présent. Mais des larmes coulent sur mes joues.
_ Oh, Pesme, je t’en supplie, dis-moi qu’il ne s’est pas écoulé six mois...
_________________
*
ChaoticPesme :
Je ne savais pas quoi lui dire. Six mois qu'elle était dans un état léthargique, et voilà qu'elle apparaissait devant moi comme une hallucination due à mon manque de sommeil. Je voulus d'abord la serrer dans mes bras, mais ses larmes me retenaient ; elle paraissait traumatisée par son long sommeil... Elle n'avait pas dû faire que de beaux rêves.
_ Pesme, dis-le moi !! Insista-t-elle.
Cette phrase me tira de ma réflexion. Je m'apprêtais à parler, quand j'entendis un petit nombre de pas pressés se diriger vers nous. Je jettai un coup d'oeil rapide autour de nous : à quelques mètres à droite devant nous, une chambre était ouverte, je n'avais pas le choix...
_ Viens ! lui dis-je en lui empoignant la main.
Nous nous précipitâmes à l'intérieur de la petite pièce, heureusement vide, et je fermai la porte derrière nous. J'entendis alors dans le couloir des gens passer devant la porte sans s'arrêter.
_ Ca va ! Ils sont partis !
Maintenant, comment annoncer à Tchoucky qu'elle avait bien dormi pendant six longs mois, elle qui semblait déjà si troublée ?
_ Il s'est passé... Un long moment, depuis qu'ils t'ont amenée ici... Les médecins n'ont pas pu déterminer la raison de ton état.
_ Et... Tu as veillé sur moi pendant tout ce temps ?!
_ Du mieux que j'ai pu...
Je vis à nouveau des larmes couler sur ses joues, mais cette fois, c'était des larmes de joie, j'en étais sûr. Elle commença :
_ Pesme, je voudrais te dire...
_ Non, pas la peine de me remercier maintenant, il faut encore que je te sorte d'ici !
J'enlevai rapidement ma blouse blanche et la lui tendis. J'étais sûr que la supercherie fonctionnerait, mais il valait mieux que je ne l'accompagne pas pour le moment, j'avais maintenant des affaires à récupérer.
_ Descends par les escaliers de secours à droite au fond du couloir, ensuite, essaye de ne croiser le regard de personne !
_ Tu ne viens pas ?!
Je sentais qu'elle n'était pas rassurée, mais qui sait comment réagirait le personnel de la clinique s'il venait à la retrouver. C'était le plus important. Je sortis un papier d'une de mes poches et y griffonai mon adresse et une ligne de bus régulière qui y passait.
_ Ne t'inquiète pas pour moi ! Je ne peux pas te résumer ce qui a pu se passer en 6 mois, mais tu pourras utiliser mon PC. Je te rejoindrai plus tard !
_ Tu comprends que je ne préfère pas t'expliquer ce qui m'est arrivé pour que je me réveille aussi brutalement, je préfère en être sûre avant !
_ Je comprends !
J'entrouvris légèrement la porte de la chambre.
_ Y a plus personne, vas-y !
Elle hésita un instant et me toisa du regard, puis elle partit rapidement en direction de la porte menant aux escaliers de secours.
Quel idiot ! Au moment où elle avait le plus besoin de moi pour la réconforter, je n'ai rien trouvé à lui dire ! Quel idiot !!
___________________
*
Tchoucky :
Ca fait deux heures que je pianote sur ce clavier. Je crois que j’arrive au bout de ma recherche. Je laisse mon regard vagabonder autour de moi, et observe la chambre ; une hallebarde, des épées sur les murs et dans le coin de la pièce un crâne en résine, ridiculement coiffé d'un bonnet en laine bleu, rangé là, je pense, faute d'une place ailleur... Pesme a des goûts "particuliers" pour sa décoration.
J’ai trouvé une carte de France, sur une étagère. J’observe les croix que j’ai tracées. Toutes concentrées en un seul point... Je tourne les pages du manuel de géo, cherchant une carte plus précise, une carte de Bourgogne.
Un bruit de pas dans le couloir. Je me redresse, sur la défensive.
_ Du calme, Tchoucky, c’est moi !
Pesme entre dans la chambre, avec l’air triomphant de Jules César entrant dans Rome après la conquête de la Gaule.
_ J’ai réussi ! J’ai tout récupéré.
Il me tend un paquet. J’y trouve les vêtements que je portais lors de mon voyage à Valence, et, toutes mes affaires.
_ Tu as réussi à retourner dans cette clinique, et à reprendre tout ça sans te faire repérer ? Comment tu as fait ? ... Heu, non ! Réflexions faites, j’aime mieux pas savoir !
Il rit et son regard tombe sur la carte que j’ai étalée, et le manuel de géographie.
_ Qu’est-ce que tu fais ?
_ J’ai cherché sur le net les archives des journaux des six derniers mois.
_ Ah.
Son visage est redevenu grave. J’ajoute vite, avant de lui laisser le temps de dire quoi que ce soit.
_ J’ai repéré une série d’événements étranges. Des vols de matériel inexpliqués dans des camions de transport. Des cas d’amnésie passagère. Et toujours dans le même coin.
_ Et alors ?
_ Alors ? Je sais que ces incidents sont de discrètes attaques de Xana.
Je me tais, pour lui laisser le temps d'encaisser. J'essaye de lire sur son visage sa réaction, mais il est impénétrable. Seul son silence indique qu'il m'a bien entendue. J'attends.
_ Tchoucky, me dit-il enfin. C'était il y a six mois. Xana n'existe plus.
Je ne réponds pas, je continue à attendre.
_ Je veux dire... Nous avons remonté le temps et tu as supprimé le programme piège. Donc, en pratique, Xana n'as jamais existé.
Comme je n'ajoute rien, il semble commencer à douter de ce qu'il dit.
_ Tchoucky, Xana n'as jamais existé, n'est-ce pas ?
Je m'efforce de parler doucement, comme pour atténuer la gravité de mes paroles :
_ Xana existe toujours. Quand j'ai vidé Martin Leroy de son intelligence, j'ai placé son énergie psychique dans les tours de Lyoko. A cause de cette énergie, Lyoko a survécu au retour dans le passé, et Xana avec. C'est ce que j'ai découvert en allant à Valence, voir Martin. Je voulais vous avertir... La suite, tu la connais mieux que moi.
Je sens qu'il voudrait dire quelque chose, ou faire quelque chose, mais je m'éloigne de lui. Je ne veux pas être réconfortée maintenant. Si je me laisse m'effondrer, je ne sais pas si je serais capable de me relever.
_ Ces incidents, reprends-je très vite, sont des attaques lancées depuis internet. "Il" s’en est servi pour reconstruire un supercalculateur pour l’héberger. Et maintenant, il est prêt.
_ Comment sais-tu ça ?
_ Parce que ça fait six mois que je rêve que je suis Xana.
Il se tait, puis regarde la carte de bourgogne, ou je me suis remise à tracer des croix.
_ Il n’y a rien dans ce coin. Juste un bled qui s’appelle Gueugnon. Ce nom me dit quelque chose...
_ C’est là qu’habite Lys. Il en avait parlé, un soir sur msn, j'ai réussi à trouver son adresse.
Je sors de mon sac l’étui qui contient ma carte bancaire.
_ Mes parents doivent me chercher. Il faudrait que ce soit toi qui ailles m’acheter le billet de train.
Il repousse la carte d’un revers de main.
_ Par le train, c’est pas le plus simple. Il vaut mieux que nous prenions la voiture.
Je range mon étui en essayant de dissimuler ma joie. Jamais je n’aurais osé lui demander moi-même de m’accompagner. Quand toute cette histoire sera finie, je... Je quoi ? Rien de tout ce que je pourrais faire ne rachètera ce qu’il a fait pour moi, durant ces six dernier mois. Rien. Même si je devais y passer la vie entière...
_______________
*
Dadmax :
Le lendemain, je me réveille, regarde ma montre, et m'aperçois avec horreur que j'ai oublié de brancher mon réveil.

- ET CH***!!!

Je me lève, me prépare, et sort en trombe. Ayant raté le bus, je me précipite vers le métro. Je descends l'escalier quatre à quatre, et entre de justesse. Je m'écroule sur une place assise, tout à l'avant. Je rêvasse, lorsque mon portable se met à vibrer. Un message automatique venant de mon ordinateur.

'Xana s'est activé.'

Tout à coup, le métro fait une embardée. Je suis projeté à terre. Les gens hurlent. Xana essaie de faire dérailler la rame.
La deuxième embardée est bien plus forte que la première. J'effectue un vol plané et passe à travers la vitre avant. J’atterris lourdement. A peine ai-je relevé la tête que je suis cogné de plein fouet par le côté de la rame, qui déraille. Je hurle de douleur et perds connaissance.

*
**

Je rouvre les yeux. Ma vue est trouble. Je n'arrive pas à bouger. Je vois alors un câble a proximité. Une fumée, caractéristique du passage de Xana, s'en échappe. Je rassemble mes forces et m'en empare. Je suis le signal dans le câble. Quelques instants plus tard, je sens que je reparais. Je n'y vois presque plus rien. Sentant une douleur au côté, je baisse les yeux. Un bris de verre de la taille d'une main s'enfonce dans ma chair. Je l'attrape et tire vivement dessus. Le morceau sort, m'arrachant un cri.
J'ai de plus en plus de mal à rester éveillé. J’entends vaguement la voix d'Aloth.

Courage Dadmax, je vais activer l'implant mental de Tchoucky. Mais il faut que tu tiennes.

Je résiste du mieux que je peux à la torpeur qui m’envahit, jusqu'à ce que je l' "entende" lancer un appel à l'aide mental. A ce moment-là, je sombre dans l'inconscience.
_______________
*
Tchoucky :
Une brume matinale couvre la route. Je serre les mains contre le volant. Elles sont glacées. J'ai conduit toute la nuit, sans m'arrêter.
_ Je ne voudrais pas être déplaisant, Tchoucky, murmure Pesme, mais j’ai l’impression qu’on tourne en rond.
Je lui jette un regard en coin et reviens sur la route embrumée.
_ Je croyais que tu dormais.
_ Eh bien non. Dis-moi... Tu sais vraiment où tu vas ?
_ Je te l’ai dis, je reconnaîtrai l’endroit quand j’y serai. Mais pour l’instant, je n’ai que de vagues images imprécises.
_ Laisse-moi conduire. Tu auras besoin de te reposer.
_ J’ai dormi six mois, répond-je. Je me suis bien assez reposée.
Et soudain, comme une gifle, CA me tombe sur le crâne. Je porte les mains à mon front. La voiture fait une embardée violente. Pesme a saisi le volant, nous empêchant de verser dans le fossé. J’arrête la voiture.
_ Ca va ? Qu’est-ce qui t’est arrivé ?
Je le regarde, figée. C’est impossible. Impossible. Mais en même temps, qu’est-ce qui est encore impossible, dans ma vie, depuis six mois ? Je tente l’inconcevable.
Chaotic, entends-tu mes pensées ?
Il sursaute, et me regarde avec un air ahuri.
_ Co... Mais comment...
_ Je ne sais pas...
Je tremble, et ce n'est plus de froid. Je ne suis pas sûre d’avoir envie...
_ Essaye de te servir d’un de tes pouvoirs sur Lyoko. Dis-je. La projection astrale...
Il ferme les yeux, puis les rouvre.
_ Ca ne marche pas. C’est seulement toi.
_ Chaotic, gémis-je, qu’est-ce qui m’arrive ? Je ne suis pas sensée être télépathe en dehors de Lyoko.
_ Arrives-tu à lire mes pensées ?
J’essaye mais n’y parviens pas.
_ Non, ça ne marche pas, j...
Je n’achève pas ma phrase. C’est revenu. CA hurle dans mon crâne. CA hurle mon nom.
Tchoucky ! Aide-moi ! Je reçois l’image, la grange, oui, elle m’est familière, et la douleur...
_ Dadmax... Murmurai-je.
_ Quoi ?
_ Dadmax. Il est en danger. Il est gravement blessé ! Et je sais où
____________________
*
Dadmax :
J'émerge lentement. Ouvrir les paupières me demande un réel effort tellement je suis faible. Je peux à peine bouger. Je jette un regard circulaire et flou sur l'endroit où je me trouve. C'est une grande salle. Peut-être un entrepôt. J'essaie de me redresser, grimaçant de douleur. Alors je le vois. Un pilier. Non, pas un pilier, une sorte de tour miniature, entièrement composé de matériau divers et variés.

'Xana'

_ Dadmax !

Cette voix... Un visage apparaît dans mon champ de flou.

_ Tchoucky. Dis-je d'une voix faible.

Le visage de Pesme apparaît à côté. Ils s’accroupissent et observent ma blessure avec un dégoût non dissimulé.

_ Tu peux marcher ? Me demande Pesme.
_ Si tu m’y aides, oui.

Il me prend le bras et le passe par-dessus sa nuque pour m’aider à me remettre sur mes pieds. En me relevant, je pointe un doigt vers la tour informatique.

_ Là... C’est Xana.

Tchoucky se retourne et contemple cet amas de pièces reliées entre elles.

_ Il faut le détruire, dit-elle. Maintenant.

Je réponds, la voix hachée par la douleur lancinante qui m’irradie.

_ Non... ça ne ... servirait à rien. Il... pourrait en...reconstruire d’autres comme ça.

Je vois clairement que l’idée de ne pas le détruire ne lui plaît pas. Mais pas le choix. Elle se tourne vers nous, puis s’approche et prend mon autre épaule.

_ Allons-nous-en, dit-elle.

Nous nous dirigeons clopin-clopant vers l’extérieur et je jette un dernier regard à la tour représentant Xana.
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*
ChaoticPesme :
Dadmax était en piteux état. Je lui avais bien proposé de l'amener dans l'hôpital le plus proche ("proche", façon de parler, vu que nous étions en pleine cambrousse !), mais il s'obstinait à refuser. Je voyais que Tchoucky avait un peu envie de le forcer, mais quand je regardais à nouveau la blessure, et le sang qui continuait à couler... Le forcer ne ferait qu'empirer les choses.
Nous le conduisîmes directement à ma voiture, l'installant sur la banquette arrière de la manière la moins douloureuse possible. Je m'installais au volant et Tchoucky sur le siège à côté. Nous nous regardâmes pendant une minute, ne sachant pas encore où nous pouvions l'emmener.
_ Ca va pas être facile de trouver un médecin, dans ce bled... Lançais-je
Suite à ce que je venais de dire, elle se mit soudain à réflechir.
_ Tchoucky ?
_ Un bled... mais oui, Pesme, t'es un génie !!
_ Moi, c'est vrai ?!... Pourquoi ?
Elle sortit un papier de sa poche.
_ J'ai l'adresse de Lys sur moi et j'ai remarqué en venant ici un panneau qui indiquait Gueugnon à quelques kilomètres d'ici, j'avais complètement oublié !
_ D'accord, tu m'indiques la route, on fonce !
En un 1/4 d'heure, nous étions arrivé au lieu dit. J'entendais parfois Dadmax pousser de petits cris de douleur, mais quand nous fûmes arrivés près de chez Lysander, Tchoucky dû le sortir de la voiture en douceur : il s'était encore évanoui... J'espérais que mes maigres compétences en médecine pourraient stopper l'hémorragie.
Je frappai alors à la porte.
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*
Lysander :
Tranquillement affalé dans le fauteuil en train de lire, la musique comme seule compagnie, la maison pour moi tout seul pendant la semaine, quelle idée géniale que mes parents avaient eu de partir en vacances. On ne savoure jamais assez ces instants de calme.

J'allais commencer le chapitre suivant quand mon attention se focalise sur l'extérieur, je m'approche des grandes portes-fenêtres de la salle. Une voiture vient de tourner dans la cour, et s'immobilise juste en face des fenêtres. Apparemment, ils sont deux. La voiture m'est totalement étrangère, encore des gens qui se sont perdus....

On frappe. J'ouvre la porte, à ma grande surprise, ils ne sont pas deux mais trois, enfin, à ce que je vois, plus pour très longtemps. J'observe une jeune femme qui supporte un garçon qui visiblement est blessé. L'autre garçon se tient devant moi, l'air inquiet.

Je suis surpris quand la jeune femme se présente comme étant Tchoucky. Celui qui est blessé, c'est Dadmax, et, enfin, le conducteur, Pesme. J'ai plein de questions qui me trottent dans la tête, mais le plus urgent c'est de faire soigner Dadmax.

Je me précipite sur le téléphone. Celui-ci m'en empêche. Je ne comprends pas très bien pourquoi. Je regarde tour à tour Pesme et Tchoucky, je finis par hausser les épaules et par raccrocher...
______________
*
Tchoucky :
Lysander et Pesme ont allongé Dadmax sur le divan. Il gémit doucement. Le linge que j'ai appliqué sur la blessure pour arrêter l'hémorragie est déjà entièrement rouge.
_ Il me faut d'autre linge, dit Pesme à Lys. Et de l'eau bouillante, du fil solide, et des aiguilles.
Lys le regarde stupéfait.
_ Tu vas le recoudre toi-même ? Tu as déjà fait ça ?
_ Non, mais depuis six mois que je bosse dans une clinique, j'ai eu le temps d'observer comment on faisait.
Dadmax redresse vers eux un visage dur.
_ On n'a pas d'autre choix, de toute façon, souffle-t-il entre deux spasmes de douleur.
Restée à l'écart, je les observe. Dadmax est différent. Ce n'est plus l'adolescent chaleureux et dynamique dont je me souvenais. Il se dégage de lui une froideur, une dureté que je ne lui reconnais pas. Mais peut-être est-ce moi qui grossit tout. Pesme aussi est différent. Tout est différent. Jamais je n'aurais cru que tant de choses pouvaient changer, en seulement six mois. J'ai encore le vertige de tous les journaux qu'il m'a fallut lire, et de tout ce qui se passait... Quand je dormais.
Quand je n'étais pas là. Quand j'étais figée, immobilisée dans l'esprit de Xana, tandis que le monde continuait hors de moi, à tourner sans m'attendre. Et maintenant, que dois-je faire ? C'est comme atterrir dans une autre dimension, comme découvrir un monde parallèle semblable au mien, mais dont ma présence aurait été effacée.
Six mois... Six mois qu'ils s'habituent à vivre sans moi, à se passer de moi. A quoi suis-je encore utile, à présent ? C'est pire que de ne plus exister, c'est ne plus exister et en avoir conscience.
Stop. Arrête ça. Arrête ça tout de suite ! Tu as mieux à faire que de gémir sur ton sort.
Je m'approche de la fenêtre et ferme les yeux.
Ayoju.
Je cherche son esprit, l'appelle.
Pykar.
Il se dérobe, je le poursuis et tente de le pénétrer avec douceur.
Eclipse.
Impossible de le joindre. Il m'est totalement fermé. Tant pis.
Vivi.
Elle est distraite, lointaine, mais je parviens à la toucher.
Kallisto.
Elle se ferme, dès qu'elle me perçoit. Je l'effleure sans la brusquer, pour être sûre qu'elle m'entende.
Malik.
Il est facile à atteindre, à croire qu'il m'attendait.
Sebrich.
Il est si loin, si loin. Mais je parviens a l'atteindre.
C'est Tchoucky qui vous appelle. Xana est vivant. Xana a survécu. Il faut que vous m'aidiez à le détruire. Connectez-vous dès que vous pourrez.
___________________
*
Pykar :
Ah! ça, pour une surprise, franchement...
Deux jours après mon aventure sur Lyoko, mes parents m'apprirent qu'ils devraient partir pour une date indéterminée à l'étranger, et qu'ils devraient me mettre à l'internat. J'aurais au moins espéré quelque chose du genre de Kadic (ou de Lakanal, a dépend). Eh bien même pas! Mais parents ayant trouvé pas mal d'argent, j'ai été intégré à (tenez vous bien, roulement de tambours)...

L'INTERNAT "STE MARIE DE LA REDEMPTION"! (cymbales)

Cool...
Enfin, bref, un mois après Lyoko, je me retrouvais paumé au milieu de fils de snobinards avec noms à rallonge (genre Hector De-La-Pierre-Qui-Brille), avec des bonnes soeurs super sévères, de profs pires que d'habitude, sorties limitées le week-end, Internet limité et MSN interdit, pas de réseau pour mon portable, etc...
En bref, après un mois passé à l'internat, je n'avais que cette pensée en tête :
"Faut que je sorte d'ici."
Ca m'a pris environ 4 mois depuis que j'ai eu cette pensée (donc 6 mois après Lyoko) pour planifier mon évasion. Mais au bout de toutes ces semaines insupportables, j'étais sûr d'y arriver. J'avais mon plan.

Un jour, où on allait à la piscine dans le cadre du cours de sport. Notre prof était un prof comme j'en n’avais jamais vu ! Il roulait en Porsche, il était apparemment bourré de fric et il était super sadique.
On arrivait aux vestiaires : Une vingtaine de cabines individuelles.
"OK, fit le prof. Prenez vos maillots, laissez vos sacs ici et allez vous changer."
Tout le monde entra dans les cabines... Sauf moi.
Quand le prof était entré dans la sienne, je fonçai sur son sac personnel, je pris tout ce que je pouvais, clés de voiture, portefeuille, clés diverses, et je filai.
Evidemment, Monsieur le Prof n'était pas venu comme nous, en bus, il ne se laissait jamais aller à de telles bassesses: Il venait toujours dans sa Porsche. Elle était dans le parking. Je désactivai le système d'alarme, rentrai, et, espérant que je pourrai conduire (j'avais pas mon permis et j'avais juste 16 ans...), je démarrai. C'est alors que le prof qui m'avait vu partir paru à la porte...
J'aurais voulu avoir un appareil photo.
Car voir un prof en maillot, debout devant une porte, regarder avec une tête absolument indescriptible un élève s'enfuir dans sa bagnole de luxe avec toutes les options... Enfin, je vous laisse imaginer le tableau.
J'écrasai le champignon et fonçai en me dirigeant vers l'autoroute. J'avais emporté le max de choses dans mon sac de sport et dans mon sac à dos. J'en sorti le CD de Reservoir Dogs et, tout en m'éloignant de cette ville contenant cet internat maudit, je mis la chanson titre:

That was the Partridge Family's "Doesn't Somebody Want to be Wanted?" Followed by Edison Lighthouse's "Love Grows (Where My Rosemary Goes)" as K-Billy's Super Sounds of the Seventies weekend just keeps on truckin'.

Yeah!
Looking back, I'm on the track for a little green bag.
Got to find just the kind I'm losing my mind.
Out of sight in the night, out of sight in the day.
Looking back, on the track gonna do it my way.
Out of sight in the night, out of sight in the day.
Looking back, on the track gonna do it my way.
Looking back.


Une heure plus tard...
Je m'étais arrêté à une station service d'autoroute en regardant tout ce que j'avais maintenant :
- Une Porsche dernier modèle avec en plus un GPS et un lecteur DVD (Quand je vous disais que ce prof se prive de rien)
-Plusieurs jeux de clés (maison, boite aux lettres, etc...)
-Une carte bleue dont je ne connaissais pas le code
-Environ 3000 euros en liquide (Dans le portefeuille du prof...wow)
-Un carnet d'adresses contenant entre autres l'adresse de la résidence de vacances du prof (Je saurai au moins où me loger)
-Mes CD audio.
-Mon baladeur
-Mes économies (environ 100 euros)
-Des vêtements
-Quelques DVD
-Et autres...
Bon, ça commence bien. J'avais aussi laissé mon portable à l'internat, il n'aurait servi qu’à me faire tracer.
Je mangeais donc quelques trucs de self service quand soudain, je fus pris de vertige, et une voix connue m'appela dans ma tête...
"C'est Tchoucky qui vous appelle. Xana est vivant. Xana a survécu. Il faut que vous m'aidiez à le détruire. Connectez-vous dès que vous pourrez."
J'ouvre les yeux.
Toute l'aventure de Lyoko me revient en tête...
...
....
.....
......
A ma montre, il est 10h30.
Je ne reste pas sans rien faire.
Je branche le GPS de ma voiture pour regarder où je suis et où est la ville la plus proche.
"Paris - 10 km"
Je mets le contact et fonce en direction de la ville.
"...Et c'est reparti pour un tour ! "
_______________________
*
Kallisto :
Je suis assise sur mon lit, dans ma chambre.
"Tu peux remettre ton T-shirt. On dirait que ton état s'améliore..." annonce le médecin.
_ Cela fait 4 mois que tu n'es pas allée au Collège, ma fille, dit mon père, tu vas pouvoir y retourner...
_ Encore une semaine et votre fille sera totalement remise, sourit le médecin.
Cela fait 4 mois que je reste recroquevillée dans ma chambre. Après mon "aventure" sur Lyoko 0.2, je me suis mise à avoir des flashs de cette épreuve... Je hurlais, je faisais des crises à tous moments (du beau milieu de la nuit jusqu'aux exams en classe) et j'ai finit par... Passons.... Il y a 4 mois exactement. Mes parents ont alors appelé un psychologue et un médecin. N'arrivant pas à "sonder" et à "comprendre" mes actes, le psychologue a abandonné. Seul le médecin pu faire un diagnostic direct et clair : "Crise psychologique aiguë et déprime grave dû à un choc émotionnel trop fort..."
S'ils savaient tous... Depuis, je prends des cours par correspondance et je reprends très doucement le chemin de la guérison... Mais ils reviennent toujours... Ces souvenirs, ces images, ces paroles... Ils reviennent mais sont moins douloureux...
Le médecin et mon père quittent ma chambre avec douceur...
C'est alors que j'entends dans mon esprit une voix ô combien connue : Tchoucky...
C'est Tchoucky qui vous appelle. XANA est vivant. XANA a survécu. Il faut que vous m'aidiez à le détruire. Connectez-vous dès que vous le pourrez...
Quelques images apparaissent alors dans ma tête : XANA dans sa coquille... Ma vision... Mes amis.
Je me lève péniblement et me dirige vers mon ordi qui n'a pas servi depuis longtemps...
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Ayoju :
J'étais penché sur ma copie, en pleine réflexion. Je relisais pour la 5ème fois au moins la question: Calculer l'intégrale de la fonction f(x) sur l'intervalle donné I. Une question toute bête, mais qui posait de nombreux problèmes. Je griffonnais depuis 2 heures sur mes feuilles de brouillons des dizaines de calculs, cherchant par tous les moyens à trouver la bonne réponse. Je passais mon partiel de mathématiques, le seul que j'avais à passer au deuxième semestre. Et je bloquais sur cette question ! Commençant à me décourager, je débutais la rédaction de mon calcul sur la copie. Je ne m'attendais certainement pas à entendre quelqu'un me parler !

C'est Tchoucky qui vous appelle. Xana est vivant. Xana a survécu. Il faut que vous m'aidiez à le détruire. Connectez-vous dés que vous pourrez.

Interloqué, je me redressai et regardai autour de moi, cherchant qui avait parlé. Mais tout le monde avait le nez fixé vers sa copie.
"Voilà que je me prends pour Jeanne d'Arc" pensais-je. 'J'entends des voix !"

Mais le message était passé. Je recopiai à la hâte le reste du calcul ainsi que la réponse, que je savais être totalement fausse, mais bon, j'avais pas le temps de chercher l'erreur. Je me levai, rangeai mes affaires et sortit de la salle en omettant presque de rendre ma copie tellement cela me perturbait.

Une fois dehors, je me repassai une fois de plus le message que Tchoucky m'avait donné : XANA avait survécu ! Ces trois mots me firent frissonner, et pourtant on était au début du printemps. Mais ce n'était pas un frisson dû à la température _qui était plutôt agréable_ mais un frisson de peur. Les souvenirs refirent surface : le soir où j'allai sur le forum, puis me retrouvai comme par magie sur Lyoko. Puis les nombreuses aventures que je vécus là bas sans oublier que j'avais failli y rester ! Je réfléchissais tellement que je fus surpris d'être déjà devant chez moi. Sans perdre une seule seconde - la pratique aidant - je sorti mon trousseau de clés et ouvris la porte. Personne. Rien d'étonnant : Mes parent étaient tous deux partis voir ma soeur à Paris.

J'entrai dans ma chambre et bougeai la souris. Cela faisait des semaines que mon ordinateur était allumé pour permettre un accès quasi permanant à mon ftp. Je m'installai dans le siège et lançai Internet. J'avais reçu du courrier, de Tchoucky comme je m'y attendais. J'ouvris le mail et lu le message. Deux minutes plus tard, je faisais ma valise et partais en direction de la gare la plus proche pour prendre le premier train à destination de Chalon-sur-Saône, la ville la plus proche de l'adresse de Lys.
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Malik:
Je rentrais au pensionnat où mes parents m'avaient placé à cause de ma mentalité de "cinglé". Il faut avouer que ce n'est pas intelligent de mettre à fond la musique de Code Lyoko et de regarder tout le temps les épisodes (exemple de Lyokophile bien forgé).
Ils m'avaient envoyés vers Paris, dans une pension où personne ne connaissait Code Lyoko et où ils me prenaient tous pour un échappé d'asile qui réussit à être premier de sa classe. Donc, je rentrais, quand une voix résonna dans ma tête :

"C'est Tchoucky qui vous appelle. Xana est vivant. Xana a survécu. Il faut que vous m'aidiez à le détruire. Connectez-vous dés que vous pourrez."

Oh, là, là, Malik, t'es vraiment malade dans ta tête.
Puis en me connectant sur le forum, j'eus un sursaut d'intelligence:
M****!!! C'était Tchoucky qui me contactait, mais, comment elle a fait ? Je dois contacter qui ? Mon cerveau était vraiment au ralenti.
Encore un sursaut : Mais oui, Lyoko2.0, XANA , Sebrich, Tchoucky, Dadmax et tous les autres, c'était eux que je devais contacter.
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Vivi :
Que de monde, dans le métro ! Il est pourtant 11h ! Enfin, elle ne va pas se plaindre. Elle rentre plus tôt, aujourd'hui, pour cause d'absence de son prof de philo. Mine de rien, ça fait du bien, un peu de temps libre imprévu, comme ça.
C'est Tchoucky qui vous appelle...
Elle sursaute et relève la tête. Personne autour d'elle ne semble avoir entendu, et pourtant, elle n'a pas rêvé. Cette voix, elle la connaît.
Xana a survécu. Xana est toujours en vie. J'ai besoin de vous pour le détruire. Connectez-vous dès que vous pourrez.
Ca l'a traversée comme une vague. Une femme, près d'elle, la regarde d'un drôle d'air. Quelque chose doit transparaître sur son visage. Elle détourne le regard, comme elle l'a toujours fait.
Xana... Lyoko...
En six mois, elle a eu le temps de se convaincre que tout cela n'avait jamais existé, que ce n'était qu'un rêve. Et pourtant...
J'arrive, Tchoucky. Compte sur moi.
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Sebrich :
Que la vie est longue.
Je rentre chez moi, dans la voiture de ma mère. J’ai un ami avec moi, qui a passé la dernière heure à fumer un pétard en me disant « Ne dis rien à personne, hein ? » Sans être agressif, carrément sur le ton de la conversation. De toute façon, il le dira lui-même quand il aura des problèmes. AAAh, et dire qu’il y a 6 mois, j’avais l’impression de faire un film d’action. Que ces bouffées d’adrénalines me manquent !
D’un coup, une autre fréquence de pensées extérieures pénètre dans ma tête, et mon cerveau peut décoder une voix familière, que j’ai entendu il y a 6 mois, justement à travers des baffles d’ordinateurs, mais là, j’ai franchement l’impression que c’est à travers une radio qui reçoit un truc de loin.
-C'est..... Tchoucky qui .....appelle. Xana..... vivant. Xana ... survécu. Il ..... vous m'aidiez .... le détruire. Connectez-vous .... que vous pourrez.
Le peu que ce message télépathique qui m’avait été transmit tant bien que mal fit naître en moi deux sentiments : la peur... et l’excitation.
Enfin, je vais pouvoir revoir les Lyokophiles, avec qui je laisse tomber mon image de dépressif aimant la solitude en gars sachant savoir poser de bonnes anecdotes en plein combat.
-Tu dois aller aux toilettes ?
Je regarde enfin ma mère qui a remarqué mes petits sauts, faut dire que ça fait bouger toute la voiture.
-Non, je suis juste impatient de retourner à la maison.
La maison, puis la porte qui s’ouvre, ensuite la porte du bureau et enfin l’ordinateur. C’est a peu près tout ce que je vis en environ 4 secondes. Je me connecte enfin.

Chapitres 2 : Affrontement verbal et compte à rebourt.

ChaoticPesme :
Nous étions dans une chambre. Tchoucky était restée dans le salon.
J'avais le fil, l'aiguille, et tout le nécessaire, à ce qu'il me semblait, pour faire ce qu'il fallait pour Dadmax. J'étais vraiment hésitant, j'avais parfois assisté à des opérations, mais opérer quelqu'un... C'était autre chose. Je me tournait vers Lys.
_ Tu es sûr que tu veux rester ?
_ Ben... Vaut mieux, au cas où t'aurais besoin de moi !
En le regardant dans les yeux, je croyais pouvoir deviner qu'il était aussi peu rassuré que moi, mais il fallait nous y mettre le plus rapidement possible.

Chaque minute qui passait était plus longue que la précédente. Une demi-heure, et je n'avais recousu que la moitié de la blessure. Lys, à côté de moi, semblait tenir le coup, mais je sentais une certaine tension émaner de lui. Je retirais immédiatement mes mains, quand je voyais que mes gestes devenaient trop imprécis... A ce rythme, nous en avions encore pour un moment.

_ Ciseaux !
_ Ciseaux !
C'était le dernier mouvement, peut-être le plus stressant de tous. Nous n'avions pas d'anesthésiant, c'était une vraie chance que Dadmax ne se soit pas réveillé...
Ca y est, nous pouvions enfin nous détendre ! Je le vis bouger légèrement, on aurait dit qu'il sentait déjà de petits picotements. Après tout, je n'étais qu'infirmier.
_ Lys, tu m'aides à le porter au divan ?
_ Tout de suite !
Avant de soulever Dadmax par les bras, je pris son pouls rapidement, pour m'assurer que son rythme est normal...

Je ne sentais rien... Ce qui signifiait bien que Dadmax n'était plus vraiment lui-même...
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Lysander :
Je ne comprends toujours rien à la situation. Comment Dadmax s'est-il mis dans un tel état ? En tout cas, grâce à l'intervention de Pesme, il paraît aller mieux.

Toujours autant de questions, et très peu de réponses. Visiblement, c'est pas le moment : Pesme, en train de prendre le poul de Dadmax, fait une drôle de tête. Finalement, pour la millième fois de la journée, je me résigne à conserver toutes ces questions pour moi.

Nous redescendons Dadmax sur le divan du salon. Tchoucky est dans la pièce, comme dans une sorte de transe. Non, ce n'est pas ça, plutôt en grande concentration... Elle paraît exténuée, comme si elle avait couru un marathon.

Au moment où je me décide à poser les questions qui me passent par la tete, Pesme me devance.
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Tchoucky:
Une voix me ramène à la réalité :

_ Eh, Tchoucky !
Pesme a fini. Je m'approche de lui. Sur le divan, Dadmax a de nouveau perdu connaissance.
_ Comment va-t-il ?
_ Comme quelqu'un qui vient de se faire recoudre artisanalement. Mais si on ne le bouscule pas trop, ça devrait aller. Tchoucky... Il y a quelque chose que je dois te montrer.
Il soulève le poignet du blessé, et le tend vers moi.
_ Essaye de prendre son pouls. Tu vas comprendre.
Je saisis le poignet inerte, presse mes doigts contre la veine, puis le repose, et cherche sur le cou. Rien. Aucune pulsation. Rien. Je regarde Pesme. Il a lu la fic de Dadmax, "Programme Aloth". Donc il sait aussi bien que moi ce que ça signifie.
_ Et m***** ! M'écrie-je.
_ Et oui ! Je ne te le fais pas dire !
Je m'accroupis près du divan.
_ Désolée, Pesme, mais là, il va falloir que je le bouscule.
_ Je vais vous laisser.
_ Non. Reste.
J'envoie à Dadmax une pensée pleine de volonté pour le réveiller. Il ouvre les yeux. Ces yeux... Comment ne l'ai-je pas reconnu plus tôt, ce regard de métal ?
_ A qui suis-je en train de m'adresser ? demandé-je.
_ A moi ! Réponds "Dadmax", avec un air ironique.
_ Et ce "moi", qui est-ce ? Dadmax ou Aloth ?
_ L'un ou l'autre... Quelle importance ?
C'est une chose de découvrir qu'un de ses amis est possédé par un programme informatique incontrôlable. C'en est une autre d'entendre la choses confirmée par la bouche de ce même ami, ou plutôt de ce même programme. Je serre les poing, sous le divan.
_ Pour moi, ça a une importance capitale ! dis-je.
_ Pour toi... répète Aloth.
Il s'en moque, évidément. Qu'est-ce que ça peut lui faire, à cette tête de circuit imprimé, que j'éprouve de l'amitié ou non ?
_ Aloth, murmuré-je.
Pas la moindre réaction. Impossible de percevoir ce qu'il pense, il me ferme son esprit. Il y a six mois, peut-être, j'aurais pu quelque chose. Mais là, c'est trop tard. Beaucoup trop tard. Ce n'est plus Dadmax. Ce n'est plus mon ami. ll n'y a plus qu'une machine... Serre les dents, ma fille, et surtout ne te mets pas à pleurer. Ne pleure pas devant Aloth.
_ Aloth, reprends-je sur un ton sec et ferme, comment va-t-on retourner sur Lyoko ?
Il me fixe avec un air goguenard.
_ Qui va retourner sur Lyoko ? Toi ? Eh bien bonne chance, et n'oublie pas de m'indiquer comment tu t'y es prise.
_ Ne joue pas avec moi, Aloth. Je sais que tu as réouvert un passage. Je le sais, parce que... Parce que c'est ça qui m'a réveillée.
_ Réveillée ? répète Aloth sans comprendre.
Je regarde Pesme. Celui-ci hausse les épaules.
_ Dadmax était parti faire des études en Angleterre. Il n'a pas été mis au courant de ton coma.
C'est donc ça. Je me retourne vers Dadmax/Aloth/ou-peu-importe-qui.
_ J'ai été attaquée par Xana, dis-je.
Il sursaute, ce qui lui arrache un gémissement de douleur.
_ C'est impossible ! dit-il. Si Xana t'avais attaqué, je l'aurais su immédiatement.
_ Je sais. Xana subit une surveillance dérangeante depuis six mois. Une surveillance très difficile à contourner. A cause de cette surveillance, il n'a pas pu me tuer, comme il en avais l'intention. Il s'est contenté de me faire dormir. Longtemps. Et puis, récemment, une brêche a été ouverte entre Lyoko et le monde réel, et... Je me suis réveillée.
Le visage de... Je-ne-sais-plus-exactement-qui est maintenant plus fermé qu'une porte de prison. Il ne dira rien, pas un mot, ne me livrera rien. Je lui parle sans la moindre précaution, sans la moindre aimabilité.
_ Aloth, je veux que tu me ramènes sur Lyoko.
_ Non.
Le silence tombe entre nous. La tension qui règne est palpable, l'air s'est soudain chargé d'électricité. Lys, sans comprendre, s'est approché.
_ Je retournerais sur Lyoko, dit enfin Aloth. Mais seul. Je ne peux pas m'encombrer, ni de toi, ni de la bande de gamin que tu as appelé en renfort.
_ Ton hôte est l'un de ces gamins, Aloth.
_ Ca ne compte plus. Plus à présent.
Respire. Ne pleure pas devant cette chose. Oh, Dadmax, où es-tu parti ?
_ J'irais sur Lyoko, Aloth. Avec ou sans ton aide, j'irais.
Il se redresse, au prix d'un suprême effort, et me toise du regard.
_ Fais-ce que tu veux, mais évite de te mettre sur mon chemin.
_ Et toi, réallonge-toi. Tu dois ménager ton hôte.
Je le force à se réallonger. Il est trop faible pour me résister, mais me lance un regard glacial. Je suis à présent penchée sur lui.
_ Ecoute-moi, ALoth. Je sais que ça t'es complêtement égal, et je sais que tu ne l'as pas fait exprès, mais si je suis en vie aujourd'hui, c'est uniquement grâce à toi. Alors, quelque soit les différents qui nous opposent, merci.
Je me redresse et m'éloigne. Bon, mon téléphone portable est dans mon sac, mais je n'ai aucune idée du nombre d'unité qui reste dedans. Et je vais avoir besoin de beaucoup de temps.
_ Lys, puis-je utiliser ton téléphone ?
Sans mot dire, Lys, qui a vraissemblablement renoncé à comprendre la scène qui vient de se passer, m'indique l'emplacement de l'appareil. Je décroche le combiné et compose le douze.
_ France Télécom, service des renseignements, bonjours. Votre demande concerne quelle ville ?
_ Bonjour mademoiselle, j'aimerais le numéro d'une clinique à Valence. Je ne connais pas le nom, seulement l'adresse. Oui, j'attends...
Quelques minutes plus tard, une voix aux accents des île tente aimablement de répondre à mes questions.
_ Un patient nommé Martin Leroy, dites-vous ?
_ C'est cela. Il était dans votre clinique il y a six mois. C'était la chambre 117.
_ Ah oui, je me souviens. Un cas d'amnésie inexpliquée. Vous êtes de la famille ?
_ Je... Je suis une connaissance de Martin. J'ai été... Disons absente pendant six mois, et je voudrais avoir de ses nouvelles.
_ J'ai bien peur de ne pas pouvoir vous renseiger, mademoiselle. Les parents de Martin l'ont retiré de la clinique il y a deux mois. Je crois qu'ils avaient l'intention de le faire consulter par un éminent hypnothérapeute, à Paris.
_ Un hypnothérapeute ? Vous savez lequel ? Heu... Je veux dire, vous savez s'il a bonne réputation ?
_ Il s'agit de docteur Esteranzi, un pilier dans son domaine. Ne vous faites pas de souci, Mademoiselle, Martin est entre de bonnes mains.
_ Je vous remercie, Madame, au revoir.
Je raccroche.
_ Maintenant, Lys, j'aurais besoin de me connecter à msn.
_ Pesme y est déjà, répond Lys en désignant du menton le coin où est l'ordinateur.
Je m'approche.
_ Ca y est, ils sont tous connectés ?
_ Presque tous.
_ Alors, quand ils seront tous là, tu pourras dire à ceux qui se trouvent actuellement en région parisienne que j'ai une mission pour eux. Retrouver Martin Leroy.
Je croise le regarde de Pesme. Pas besoin de lire dans ses pensée pour voir qu'il désapprouve cette idée.
_ On n'a pas le choix. Martin est le seul à pouvoir nous faire accéder à Lyoko, tant qu'Aloth refuse de le faire.
_ Encore faudrait-il qu'il se souvienne comment s'y prendre...
_ Je sais. Mais c'est notre seule piste, pour l'instant. Au fait, pourrais-tu me trouver l'adresse du docteur Esteranzi, hypnothérapeute de son état ?
_ Je vais essayer.
_ Hum, hum, fait Lys dans mon dos.
Je me tourne vers lui et me force à sourire.
_ Tu devrais t'assoir, Lys. L'histoire que je m'apprête à te raconter est particulièrement longue.
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*
Ayoju :
Arrivé à la gare, on m'annonça que le prochain train qui passait à Chalon-sur-Saône serait là dans une heure au minimum. Je payai le ticket et profitai du temps d'attente pour aller retirer un peu de liquide, histoire de me faire moins repérer.
Un bruit venant de mon estomac me rappela que j'était parti tellement vite que je n'avais encore rien mangé. Je me dirigeai donc vers la petite épicerie présente dans la gare. Je pris un sandwich et une viennoiserie pour dessert ainsi qu'une petite bouteille d'eau. Une fois à la caisse, mon regard fut attiré par le gros titre en première page du journal, posé là: "Disparition d'un patient à la clinique Saint Etienne de Toulouse."
- Vous me mettrez le journal aussi, déclarai-je à la caissière.
- Ca vous fera 15,43€ monsieur.
Je sortis un billet de 20€ et remerçiai la caissière. Une fois dans le hall, je regardai le tableau annonçant les départs puis l'horloge placé au dessus de ce dernier. Il me restait cinq minutes. Je me rendis sur les quais, mon sac de voyage sous le bras. J'allais lire le journal quand le haut parleur cracha :
"Le train en provenance de Nancy et à destination de Lyon, arrivée dans 2 minutes !"
C'était mon train ! Le temps que je passe par les souterrains pour aller sur le bon quai, il était déjà en phase de ralentissement.
Je me hâtai et rentrai in-extrémis avant la fermeture des portes. Une fois installé, je dépliai le journal et lu l'article qui m'avait interpellé.
" Une patiente de la clinique Saint Etienne, à Toulouse, a disparue hier soir sans laisser de trâce. La jeune femme était, d'après les médecins, dans un état comateux depuis plusieurs mois. La police menant l'enquête privilégie la thèse de l'enlèvement, suite à l'absence d'un infirmier le soir-même."
"Voilà qui est étrange", pensai-je. "Xana pourrait y être mélé que ça ne m'étonnerai pas."
Je passai le reste du voyage à lire et à relire l'article dans ses moindres détails. Un description de la disparue était présente ainsi qu'une photo. Je failli m'étrangler en la regardant. La photo était en noir et blanc et légèrement floue, mais le visage était reconnaissable. C'était Tchoucky !
"Chalon-sur-Saône, 5 minutes d'arrêt" annonça le haut parleur.
Plus le temps de réfléchir. Je sortis du train tellement boulversé que je failli oublier mon sac !
Une fois dehors, je sortis mon portable et cherchai dans le répertoire le numéro que Tchoucky m'avait laissé dans son mail. Plus qu'à attendre qu'on vienne me chercher....
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Lysander :
Quelle journée bizarre ! Je suis complêtement perdu. Je n'essaie même pas de parler. Visiblement, je suis devenu invisible. Entre l'atelier couture, la séance téléphonique, le spiritisme, un type qui a plus de poul, ca fait beaucoup....

Alors que je ne l'espérais plus, Tchoucky commence à me raconter la raison du pourquoi de tout cela.
J'écoute tant bien que mal son histoire, son coma, son évasion de l'hôpital avec Pesme, l'attaque de Xana contre Dadmax...

Je reste bloqué. Je n'écoute plus ce qu'elle me dit. Xana ??? Oula ! Mais elle débloque ? Comment un personnage de fiction pourrait devenir reel ? Je dois faire une tête bizarre. Je tente de bafouiller quelque chose, plus ou moins énervé :

_ Heu... Attends, tu me dis que tu a fait tout ce chemin, parceque Xana aurait attaquer Dadmax ici ? Dans le fin fond de la campagne ?? Et moi je m'apelle Luke Skywalker......

Je ne sais plus quoi dire. Je regarde tour à tour Tchoucky, Dadmax_ ou Aloth si j'ai bien compris_ et enfin Pesme...

Je soupire , et me résigne, la tension etait deja assez palpable , mais là, elle est écrasante ....

La surprise et l'énervement passés, je fini par demander :
_ Et qu'est-ce que je peu faire pour vous aider ?
Je le dit avec assurance. Mais, au fond, je ne suis encore pas tres convaincu. De toute facon, je n'ai plus que ça à faire.
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Tchoucky :
Ce qu'il peut faire pour nous aider ? Mais il en a déjà bien assez fait, en nous ouvrant sa porte !
_ Je ne te demande rien, Lys, même pas de me croire. Seulement, n'attends pas de moi une histoire plus rationnelle. Je n'en ai pas.
Il hausse les épaule. C'est un peu trop à la fois pour lui, et je le comprends. Le silence tombe entre nous. Soudain, une sonnerie brise le silence. Mon portable.
Je croise le regard de Pesme. J'ai tout de suite pensé à mes parents, mais ce n'est pas leur sonnerie. Je m'énerve à chercher dans mon sac, puis décroche enfin.
_ Allo ?
_ Tchoucky ? demande une voix que je n'ai pas entendu depuis bien longtemps.
_ Ayoju ? C'est toi ?
_ Je suis à la gare de Chalon sur Saône... J'ai reçu ton appel... Il y a ta photo dans le journal...
Bon, voilà autre chose.
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ChaoticPesme :
Je me détournai de l'écran de l'ordinateur et écoutai la conversation qui m'arrivait par fragment et par l'intermédiaire de Tchoucky. Ayoju avait des informations qui nous concernaient :
En effet, la disparition de Tchoucky de la clinique avait été trop soudaine pour passer inaperçue. De plus, comme j'avais moi-même disparu peu de temps après, il semblait bien que la presse voulait faire monter la pression en m'implicant dans cette affaire comme un ravisseur potenciel.
Je haïssais d'avance me faire remarquer, mais là, c'était le bouquet !
Mais plutôt que de m'apitoyer sur mon sort, j'écoutai le suite de la conversation. Ayoju avait débarqué à la gare de Chalon sur Saône, n'ayant pas pu se déplacer autrement qu'en train, il se trouvait à 70 kms d'ici.
Après avoir briévement consulté, sur le net, une carte de la région, je me levai du siège et repris clefs et papiers que j'avais posés sur un coin de table.
- Tchoucky, dis-lui de rester dans le coin, je vais le chercher !
- Mais...
- Toi, tu as des instructions à donner... et Lys, il vaut mieux que tu restes aussi !
Je pris les devants, car je voyais bien que Tchoucky n'aurait pa aimé rester seule avec Aloth/Dadmax... si Dadmax était toujours dans ce corps. Je n'attendis pas plus longtemps, sortis de la maison et entrai dans ma voiture ; je restai une minute à réflechir au volant.
Pourquoi est-ce que je mettais à parler aussi durement ? Ce n'était pas comme d'habitude... je ressentais une colère contenue, pas celle de Ido, car il n'existait plus ; non... c'était ma colère, qui se transformait peu à peu en haine vicérale... envers XANA.
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Tchoucky :
Il est parti sans que j'ai eu le temps de réagir. C'est idiot, mais j'aurais préféré...
Ce n'est pas le moment d'être égoiste. On en a bien assez demandé à Lysander comme ça.
Je jette un oeil inquiet du côté d'Aloth. Toujours allongé, il garde les yeux fermés. Il a besoin de récuppérer, mais méfiance. Ca a beau être le corps de Dadmax, Aloth a des pouvoirs que je ne soupçonne même pas, et il n'hésitera pas à nous écraser s'il en a besoin.
Je prends la place de Pesme devant l'ordinateur, et sur msn. Ils sont tous là à présent, ils discutent de la situation que Pesme leur a expliqué. Je remarque un papier, près du clavier. L'adresse de l'hypnotérapeute ! Il l'a trouvé !

"
Tchoucky dit :
Qui se trouve actuellement du côté de Paris ? Trocadéro, si c'est possible ?

Kallisto dit :
Moi.

Malik dit :
Je suis en région parisienne, mais pas à Paris même.

Pykar dit :
Je suis dans un cybercafé à Odéon.

Tchoucky dit :
Pykar, je voudrais que tu te rende au 244 Bvd des Capucines, voir le docteur Esteranzi, hypnothérapeute de son état. Il me faudrait l'adresse actuelle d'un de ses patients : Martin Leroy.

Pykar dit :
.......

Tchoucky dit ;
Il faut que vous me trouviez Martin Leroy, et que vous l'obligiez à se connecter avec moi sur msn. Il est le seul à pouvoir nous ramener sur Lyoko et nous devons y aller. Xana lancera une attaque dans...
"

Je m'arrête de taper, et relève les yeux vers Lys.
_ Quelle heure est-il ?
_ 15h10

"
Tchoucky dit :
Dans très exactement 2H et 50 minute.
"
Lys qui a lu par dessus mon épaule, émets un sifflement.
_ Ouah ! Quelle précision ! Quelle genre d'attaque ?
_ Je ne sais pas. Je ne sais même pas qui ou quoi cette attaque visera. Tout ce que je sais, c'est qu'un compte à rebourd a été déclanché juste avant que je me réveille, c'est à dire il y a vingt heure et dix minute. Je n'ai plus qu'à calculer le temps qui nous reste.
______________
*
Dadmax :
Malgré la douleur, j'ai les idées claires. J'ai volontairement laissé Aloth répondre à Tchoucky. Il est plus doué que moi pour lui tenir tête. Je ne veut pas l'impliquée.

Aloth, combien de temps avant que je soit retabli ?

Même si la suture est de piètre qualité, ca a arrêté l'hémorragie. Je vais pouvoir accélérer ton organisme. Tu devrais être sur pied dans quelques heures.

Il faut que je soit en état d'aller sur Lyoko dans deux heure et cinquante minutes au plus tard.

Je sais. Laisse moi faire ce que j'ai à faire.

Je garde les yeux fermés pour plus de crédibilité mais j'entend nettement la porte s'ouvrir et se fermer.
'Que se passe t'il?'
_________________
Après un peu moins d'une heure de route, j'arrivais enfin sur le parking de la gare. Il était bondé, et j'eus quelques difficultées à trouver une place. Quand je descendis de la voiture, je me rendis bêtement compte que je n'avais qu'un vague souvenir du visage d'Ayoju, tel qu'il était sur la photo qu'il avait mise le forum. Je n'avais pas de portable, j'étais donc dans l'impossibilité de demander des détails à qui que ce soit.
Je me dirigeais vers le hall de la gare, tout aussi bondé que le parking, armé seulement de ma vue et de ma chance pour trouver notre ami.
Mais après vingt minutes de recherche infructueuse, je me résignai à faire une pause. J'allai m'asseoir à une petite table devant la façade d'un petit café de la gare. Je voyais de nombreux visages défiler en face de moi, mais pas un seul ne me rappellait Ayoju...
Je fus soudain légèrement bousculé à ma table, suite à cela, nos regards se croisèrent... un jeune adulte aux cheveux bruns, courts, avec des lunettes.
Je fus soudain pris de vertiges, je revis au travers d'un flash, la photo d'Ayoju sur le forum... c'était lui ! Voyant que je me tenait la tête des deux mains, il s'approcha de moi.
- Ca va aller ?
Je relevais lentement les yeux vers lui.
- Ayoju ?
- Euh... on se connaît ?!
- C'est moi... Pesme !
- Pesme ?! C'est toi qui est venu me chercher ?!
- Comme tu vois !
- Question : tu veux bien m'expliquer cette histoire, tu fais dans l'enlèvement maintenant ?^^
- Je te raconterais ça sur la route ! Pour l'instant, on y va !
Il me suivit jusqu'à la voiture sans trop se poser de questions.
Mais comment se faisait-il que j'ai eu ce flash... tout comme Tchoucky j'étais supposé n'avoir aucun pouvoir hors de Lyoko...
Mais en fait, c'était logique : une partie de moi avait disparue sur Lyoko, Ido. D'une certaine manière, je restais connecté à ce lieu virtuel.
Mais je ne croyais pas que, comme Tchoucky, je fût capable de maîtriser ce pouvoir.
____________
*
Pykar :
Un Hypnothérapeute? J'ai jamais confiance en ce genre de type, mais si c'est notre seule chance de retrouver Martin, je dois la saisir. Je regarde ma montre. Je préfere ne pas aller là bas seul (qui sait ce qui m'attend)et je finis par taper aux seules personnes que je pouvais rejoindre à temps:

"Pykar dit:
Kallisto, tu peux me donner ton adresse? Tu te mets devant chez toi, je viens te chercher et on va voir ce Dr Machin.

Kallisto dit:
OK

Malik dit:
Et moi, je peux essayer de m'approcher le plus possible du Boulevard des Capucines, Vous me contactez dés que vous sortez pour savoir ou on se retrouve.

Pykar dit:
OK"

Vingt minutes plus tard...
"Elle est a qui, cette Porsche?
-Tu tiens vraiment à le savoir?"
Je tentai de me frayer un chemin parmi la circulation parisienne. Kallisto regardait sur le GPS où on se trouvait. Environ trente minutes plus tard, nous étions au 244 Boulevard des Capucines.
On entra dans l'immeuble. Quelques escaliers nous menèrent devant une porte marquée: "Docteur Esteranzi Florian, Hypnothérapeute diplomé" Je sonnai. Pas de réponse. Je pris la poignée... qui se détacha de la porte et tomba par terre...
"Qu'est ce qui se passe? demanda Kallisto
-J'en sais rien, mais je le sens pas!"
Je poussai la porte. Le docteur était debout dans un couloir, avec une poignée de porte dans sa main.
"Bonjour, petits enfants, ca va? Regardez le beau jouet que j'ai trouvé!
-Docteur? risquai-je
-Vous voulez jouer au docteur? C'est une bonne idée. Regardez comme..."
Ce type était completement barjo. Ca me rappelait quelque chose... Je foncai sur l'ordinateur...Encore allumé. Je lancai le logiciel de fichage des patients et je tapais dans une case de recherches "Leroy, Martin". Le dossier s'afficha alors:
Une page blanche avec un signe de Xana dessus.
"C'est bien ce que je pensais, fis-je à Kallisto. Xana veut trouver Martin avant nous.
-Ce doit être lui qui a rendu le docteur completement fou... Il devait savoir qu'on était a sa recherche et il veut effacer les pistes.
-En tout cas, il a réussi.
-Désespère pas, monsieur le Surgelé. Normalement, tous les docteurs doivent garder des dossiers materiels de leurs patients."
Elle commenca à ouvrir les tiroirs de dossiers à L.
"Oh, regardez, c'est plein de jouets!" fit le Docteur Esteranzi en ouvrant une boite de premiers soins.
"Leroy! J'ai trouvé!"
Kallisto posa un dossier sur la table. Je le lus avec elle.
"Leroy Martin, 14 ans, Adresse: 25, Rue de Versailles, Paris 16eme. Joli travail!
-J'apelle Tchoucky pour lui dire, fit Kallisto.
-Oh, le beau jouet tout brillant, regardez comme il est bien fait!"
Le docteur s'avanca vers nous en brandissant un scalpel. Je le lui pris es mains et il s'assit par terre en pleurant.
"Mon jouet, rendrez moi mon jouet, bouhouhouhouhouhouhouhouhouhou!
-Ce type est un danger public, j'apelle l'ambulance.dis-je.
-Si ca se trouve, il était déja un danger public quand il était normal. On sait jamais avec ces hypnotiseurs"
Je décrochai le téléphone du bureau et je composai le 15.
"Allo?
-Les Urgences? Je suis au 244 boulevard des Capucines. Un docteur est devenu completement fou et doit avoir besoin d'assistance médicale.
-Tres bien, nous arrivons!"
Je raccrochai et on partit. Kallisto se chargea d'appeler Malik. Il était environ 16:00
_______________
*
Dadmax :
Je regarde l'horloge: 16h. Je me demande ce qui va passer à dix-huit heure. J'enrage de ne rien pouvoir faire.

Aloth? Combien de temps?

Là, tu peux marcher, mais pas de coup d'eclat ou tout sera à refaire.

Je me lève doucement, en prenant garde à ce que ni Lysander, ni Tchoucky ne me remarque. Je m'approche de mon sac que Pesme m'a enlevé lorsqu'on est arrivé. Il est dechiré. Je verifie à l'interieur et retiens un grognement. Mon ordinateur est H.S . Donc, plus accès au programme de liaison. Il n'existe plus que sur l'ordinateur fixe de Cathy.

- Qu'est-ce que tu fais, fait la voix de Tchoucky dans mon dos.

' Hé merde'
Sans même m'en rendre compte je marmone:
- Tu sais, je commence à me demander si on a bien fait d'activer son implant mental.

Je me retourne. Tchoucky à les yeux écarquillés. Je me maudit interieurement. J'ai dû parler trop fort.
________________
*
Tchoucky :
Implant mental ?
Je reste figée, à le dévisager. C'est donc lui. Il m'a mis quelque chose dans la tête, qui réacitive la télépathie...
Un temps de silence, le temps d'encaisser. Il est maintenant plus immobile qu'une statue de sel. Il attends que je sois revenue de ma stupeur, que je réagisse.
Je me jette à son cou et le serre contre moi.
_ Dadmax ! C'est toi ! C'est bien toi !
Il se détache de moi avec brusquerie. On dirait qu'il s'est déjà bien remis de sa blessures. Les pouvoirs d'Aloth, sans doute.
_ Oui, c'est bien moi. Mais ça ne change rien à ce qu'à dit Aloth. Je ne veux pas que vous retourniez sur Lyoko. C'est trop dangeureux.
_ Mais enfin, Dadmax, même avec Aloth dans la tête, tu vas avoir besoin d'aide...
_ Je ne veux impliquer personne, Tchoucky. Personne ! Surtout pas toi. Tu sors de l'hopital, d'après ce que j'ai compris.
_ Et toi, tu as beau récuperer plus vite que la normal, tu n'es pas non plus au mieux de ta forme. Tu ne t'en sortira pas seul.
_ Mais je ne suis pas seul.
Je me tais un instant, cherche mes mots, et lui parle de ma voix la plus douce.
_ Si vous teniez à vous débrouiller seuls, tous les deux, pourquoi m'avez-vous mis cet implant dans la tête ? Et pourquoi m'avoir appélée au secour ?
Il ne réponds rien et se rassied. Son regard change, et je sens que je me trouve de nouveau face à Aloth.
_ Dégage, toi ! Dis-je d'un ton haineux, ce n'est pas à toi que je m'adresse.
_ Ce n'est pas en t'en prenant à moi que tu les retrouveras, Tchoucky.
_ Retrouver quoi ?
_ Les six mois que tu viens de perdre. Tu es aveuglée par tes démons. Nous ne t'emmenerons pas sur Lyoko.
Je serre les poings. Ne t'énerve pas. Il faut les convaincre. L'un ou l'autre. Encore 1h et 40 minute...
______________
*
Lysander :
Une fois Pesme parti, la maison se retrouve plongée dans le calme. Un calme étrange après le debut de cette drôle de journée.
Je m'éloigne de la salle où Dadmax comate. Tchoucky, toujours à l'ordinateur, ne fait pas attention à moi. j'en profite pour aller grignoter un morceau dans la cuisine , un peu de calme me fera pas de mal.

Je réfléchi à tout ça, Lyoko, Xana, Dadmax, Tchoucky, Pesme, beaucoup d'un coup , je ne sais plus vraiment que croire, et, à certains moment, j'ai l'impression d'etre ailleurs, comme si on m'avait catapulté sur la lune.
J'ai le sentiment que ma tête va exploser. Je regarde les minutes s'égrener à l'horloge, ca me calme.
Puis, soudain, la maison reprend vie. Au moment où la pendule indique 16h30, j'entends des voix dans la salle à manger.
Lentement, je jette un oeil par la porte. Je vois Tchoucky dans les bras de Dadmax. Celui-ci la rejette brutalement. Je tente de comprendre ce qu'ils se disent , j'hésite à entrer, visiblement Tchoucky est en colère..

Tout ce que j'arrive àcomprendre, c'est que Tchoucky a perdu quelque chose, que Dadmax, ou Aloth suivant l'humeur, lui aurait volé...
______________
*
Dadmax :
Elle serre les poings. Je la comprends. Je dois l'énerver au plus haut point. Mais je ne dois pas faiblir. Je parle calmement.

- Je suppose que tu as apellé les autres?
- Oui, repond-t-elle.
- Qui ?
- Pykar, Malik, Sebrich, Ayoju, et Kallisto.

A ce dernier nom, je relève la tête. Pas Kall. Je me lève brusquement.

Aloth!

C'est okay, tu es comme neuf.

Je pousse un soupir. Enfin.

- Ecoute-moi bien, Tchoucky. Quoi que tu dise, ce n'est plus votre combat. Je ne vous emmenerai pas sur Lyoko, et cette fois je compte détruire définitivement Xana.

Le ton que j'emploie est ferme, et je lis clairement la surprise sur son visage. D'ordinaire c'est Aloth qui parle comme ca.
Je me detourne et m'éloigne. Je sort mon portable qui, par miracle, est intact, et je compose un numéro. Juste avant d'appeller je lance:

- Ho, Tchoucky, au fait, cesse de t'en prendre constamment à Aloth, tout-à-l'heure c'est moi qui lui ai demandé de répondre à ma place.


Je porte le mobile à mon oreille. Quelqu'un décroche.

- Allo?
- DADMAX!!! WHERE ARE YOU ?
Ou es-tu?
- S...Sandy?

J'éloigne précipitamment le portable pour éviter que le flot de paroles ne me brise les oreille. En le rapprochant, je perçois quelques paroles qu'on pourrait traduire par: Inquiétude, Complêtement dingues ou sans prévenir.
Je du élever la voix.

- Sandy! Sandy chut up!

Elle se tut.

- Sandy, I must to speak whith your sister.
Je dois parler avec ta soeur.

A l'autre bout du fil, j'entends un grognement de rage, puis la voix de cathy se fait entendre.

- Dadmax? Where are you?
- Paris.
- What?
- Cathy, I need your help
j'ai besoin de ton aide
- But,
-Please Cathy.
- Okay. What must I do?
Que dois-je faire?
- Switch on your computer and make what I say
Allume ton ordinateur et fais ce que je dis.


Je lui donne des manoeuvres preécises, parfois difficilement traduisible, puis la remercie. Je m'excuse, et je raccrochai. A présent, je pouvai avoir accès au programme de l'ordinateur de mon choix. Je n'ai plus qu'a attendre le bon moment. Mais ce serait bien qu'il arrive vite, ce moment. Il est déjà 17h.
______________
*
Ayoju :
Chaotic m'ammena à sa voiture, une petite Twingo rouge. Il ouvrit et je m'installai sur le siège passager. En posant mon sac sur la banquette arrière, je remarqua des trâces rouges sur la moquette grise, dont une plus grosse que les autres. Cela devenait vraiment inquiétant. Remarquant mon expression, Chaotic commença les explication tout en démarrant.
- Bon, je te fais le topo de la situation: Tchoucky vient de finir sa nuit "forcée" grâce à Dadmax, qui a été récompensé pour ce geste.
- Heu... traduction ?
- Xana a plongé Tchoucky dans un sommeil artificiel durant 6 mois. Dadmax l'a réveillée et Xana l'a remercié en l'abîmant un peu.
Je décelais une légère pointe d'ironie dans ses derniers mots.
- Vous l'avez emmené à l'hôpital le plus proche, je supposes.
- Pas du tout ! Et je penses qu'il vaudrait mieux qu'il te dise en personne pourquoi.
- Je sens que je vais apprécier !
- Oh là, c'est sûr ! Tu vas t'éclater !
Ces paroles encourageantes m'en dirent long. Mais si j'étais là, c'était pas pour une sinécure. L'aventure commençait tout de même plutôt mal. Je commençait à appréhender la suite des évènemments.
- Tu as l'air bien pensif.
- Je réfléchissait à ce que tu m'avais dis. J'ai l'impression que ça commence encore plus mal que la première fois.
- Tu t'inquiètes pour Dadmax, hein ?
- Oui.
- Ne t'en fais pas ! Il est comme neuf !
J'explosai :
- Comme neuf !? Non, mais tu as vu la tâche qu'il a fait sur ta banquette arrière ? Ne me dis pas qu'il est indemne !
- Bon, calme-toi. Je voulais te ménager, mais apparemment, c'est raté !
Il souppira.
- De toute façon, il aurait bien fallut te le dire à un moment ou à un autre: Dadmax a gardé un trace de notre "petite" aventure : Son programme dans la tête.
- Tu veux dire Aloth !? Aloth est resté en lui ?
- Oui.
Je me tus, encaissant la nouvelle. D'un autre côté, ça expliquait beaucoup de choses. Notemment le message de Tchoucky. Si Dadmax avait gardé Aloth, Tchoucky pouvait bien être télépathe dans le monde réel ! Mais alors...
- Dis moi, est-ce qu'il n'y a que Dadmax et Tchoucky qui ont gardé des séquelles ? Est-ce que nous aussi...
- Apparemment non, me coupa Chaotic. Je ne sais pas pourquoi, mais seul Dadmax et Tchoucky ont gardés des séquelles. Ah ! On est arrivé !
Chaotic tourna et entra dans une petite coure. Une fois, la voiture arrêtée, il coupa le contact et descendit. J'attrapai mon sac et sortis moi même du véhicule. Je suivis Chaotic jusqu'à la porte qu'il ouvrit sans même prendre la peine de frapper. Apparemment, il y avait du monde... Des éclats de voix nous parvenaient. Une dispute ?
__________________
*
Tchoucky :
Plus de nouvelle depuis le dernier coup de fil de Pykar, pour me dire qu'ils ont trouvé l'adresse de Martin. Je trépigne sur place.
"Toujours rien ?" Demande Sebrich sur msn.
Je tape nerveusement.
"Rien"
Bientôt 17h30. Mais qu'est-ce qu'ils fichent, bon sang ! Qu'est-ce qu'il fichent ?
Derrière moi, j'entends Dadmax raccrocher son téléphone. J'ai essayé d'écouter la conversation du mieux que je pouvais, mais mes connaissances en anglais et en informatique n'ont pas été suffisantes pour suivre. J'ai laissé tomber. Mais pas abandonné. Je me retourne vers lui.
_ Bon. Xana attaque dans 30 minute, on ne sait pas qui, on ne sait pas où. Tu as l'accès au programme, mais c'est moi qui suis devant l'ordinateur, et je n'ai pas l'intention d'en bouger pour te laisser la place. Que fait-on ?
_ Le mieux, ce serait que tu me laisses aller sur Lyoko, sans discuter.
_ Le mieux, ce serait que tu me laisses t'accompagner, sans discuter.
Je parles d'une voix calme, mais intérieurement, je panique. Il ne cédera pas. Il ne cèdera pas, et il n'est pas question que je le laisse aller seul là bas. S'il devait lui arriver quelque chose, je ne pourrais plus me regarder dans une glace. Je suis la plus vieille, je suis responsable. Je ne dois pas le laisser y aller seul.
_ Vous n'oubliez pas, tous les deux, lui dis-je, que sur Lyoko 2, il n'y a pas de dévirtualisation. Perdre tous ses points de vie, c'est être définitivement effacé.
_ C'est bien pour cela que je refuse que tu y envoies Kall et les autres.
Vingt-cinq minute.
_Tchoucky. Laisse-moi la place.
Sa voix est devenue plus glaciale que le blizzard.
_ Non. Toi, dis-moi comment ouvrir le programme de virtualisation. Je ne bougerais pas d'ici.
Nous restons un instant à nous toiser. Puis il s'éloigne. Je reste sur la défensive. Je ne crois pas qu'il abandonne si facilement. Lys s'approche de moi. Pauvre Lys. Je n'aimerais pas être à sa place !
Tchoucky ! Au sec....
Je pousse un cri en portant la main à mes tempes. Ca m'a ébranlé le crâne. Je met quelques secondes à comprendre le message que je viens de recevoir. Mon Dieu ! Pesme !
Lys s'est précipité sur moi, il semble paniqué par ma soudaine crise.
_ Tchoucky ! Qu'est-ce que tu as ?
Je suffoque :
_ Pesme ! Il m'appelle, il est en danger !
Je n'aurais jamais du le laisser repartir, avec toutes ces histoire dans le journal. Mais qu'est-ce que je fiche sur ce siège à attendre ?
_ Tu as une voiture ? demandé-je à Lys.
_ Heu... Fait Lys.
Sans attendre, je cours vers la porte d'entrée, l'entraînant à ma suite.
C'est alors que j'aperçois, par la baie vitrée, une twingo rouge qui entre dans la cour... Avec Pesme au volant, et Ayoju, sur le siège de gauche.
Je me retourne. Dadmax s'est rué sur l'ordinateur, et commence quelque manips.
Et m**** ! Sans plus réfléchir, je me jette sur le cable électrique et l'arrache de sa prise.
Devant Dadmax, l'écran devient noir. Il se relève, furieux.
_ Rebranche cette prise immédiatement !
Je hurle, maintenant, sans plus me soucier d'être calme.
_ Attaque ou pas attaque, tu ne retourneras pas sur Lyoko seul !
_ Ho, qu'est-ce qui se passe, ici ? Fait la voix de Pesme, qui vient d'entrer.
Cette voix redouble ma fureur. Je n'arrive pas à croire qu'Aloth ai pu me faire ça, imiter sa voix pour me tromper !
_ Je me fiche de savoir à qui je parles ! De toute façon, personne n'ira sur Lyoko seul ! Personne ! Et tu peux me donner toutes les raisons que tu veux, je n'ai pas passé six mois dans l'esprit d'un programe meurtrier, à l'entendre penser, établir toutes les stratégies les plus meurtrière qui soit, pour laisser mes amis se jeter dans la gueule du loup ensuite ! Tu crois pouvoir t'en sortir seul ? TU N'AS AUCUNE IDEE DE CE QUI T'ATTENDS LA BAS ! C'est l'intelligence de Martin Leroy, qui nourrit Xana, en ce moment ! Il s'en est servi pour évoluer ! Les règle sur Lyoko sont chamboulée ! Je sais qu'il crée de nouveaux monstres, plus meurtrier que jamais ! C'est une armée qu'il faut envoyer sur Lyoko, une armée ! Tu n'as aucune chance en franc tireur.
Derrière moi, Lys dit quelque chose du genre "Tchoucky, Dadmax, calmez-vous..." Mais je ne l'écoute pas, je continue à hurler.
_ Et surtout, Dadmax, ne te cache pas derrière ALoth ! Je me fiche de tout ce qu'Aloth peut me dire ! Il n'existe pas ! C'est un personnage de fic que tu as inventé ! La seule chose qui l'a rendu réel, c'est le programme piège de martin Leroy, qui transforme l'énergie, psychique. Tu m'entends, ALoth, c'est tout ce que tu es ! De l'énergie psychique !
_ Et alors, me réponds la voix froide d'Aloth. Ca ne compte pas !
_ Pour toi, Aloth, ça ne compte pas ! Tu n'as pas d'avant, ni d'après, mais tu n'as pas le droit d'entraîner Dadmax la dedans ! Il a une vie, lui, des parents, une famille, un avenir. Il existait avant que toute cette histoire commence ! Tu n'as pas le droit de risquer sa vie comme ça, comme un coup aux échecs ! Je ne te laisserai pas faire !
Et soudain, un son m'interrompt. La pendule du vestibule s'est mise à sonner. 18h. L'heure de l'attaque.

III Où l’on parle d’une porshe et de plusieurs autres choses.

Kallisto :
"Alors !!! Ils avancent ou quoi ??? hurle Pykar pour la énième fois.
- T'avais qu'à prendre une autre voiture qu'une Porshe, répond Malik, une plus... et moins...
- Oh ça va !!! C'est pas ma faute si Paris est plein d'embouteillages à cette heure là !"
Ils se disputent pour la cinquième fois. Que j'ai mal au crâne... et ses flash... Je regarde dehors par la vitre : Tout est toujours triste et pressé... Cette première sortie depuis 4 mois me dégoûte.
"Allez Pykar ! Ca avance enfin... dit Malik avec autorité
-T'es pas le chef ici, c'est moi qui conduit... alors CHUT !"
Et on redémarre...

Arrivés devant le 25 rue Versailles, Malik regarde sa montre avec anxiété :
"Hum, 17 h 55... Espèrons que ses parents soit pas là."
Nous montons au 2ème étage... Pykar tourne la poignée et entre avec douceur... Nous n'entendons rien... Je referme la porte et m'avance dans le couloir et débouche dans une pièce ressembalnt à un salon très richement décoré... Un enfant regarde un couteau de cuisine avec curiosité.
"Pykar, Malik... c'est Martin Leroy là-bas..."
L'horloge du salon sonne alors six heures du soir... Toutes les prises électriques se déclenchent alors et libèrent une incroyable quantité de courant dans toute la pièce. Les flux électriques se dirigent tous sur Martin Leroy qui, effrayé par toute cette énergie, ne bouge pas. Je plonge sur Martin pour lui éviter l'attaque mais je le manque de peu et me coupe le poignet avec son couteau. Pykar et Malik l'attrapent mais Pykar se prend l'attaque. Sur mon ordre, Malik s'enfuit avec Martin vers la voiture. Les flux électriques s'éteignent... Je me relève et m'avance vers Pykar. Il a l'air très mal en point...
"Tu croyais que je mourrais comme ça ? me lançe Pykar, j'ai du caoutchouc sur moi... Je me suis juste pris quelques brûlures... Ouille !"
Je l'aide à se relever tout doucement.
"Bon, Pykar... Je crois que tu vas devoir te soigner.
- Ouais, mais bon, c'est pas trop douloureux... Allez, en route vers la voiture."
Après un petit parcours assez dur. Je ramène Pykar dans la porshe. Il s'assoie et démarre avec difficulté. Malik lui, invente une histoire quelconque pour impressionner Martin Leroy. J'essaye d'arrêter le sang de couler de mon poignet... C'est dur et la vue du sang me met très mal à l'aise...
"Bon, dis-je, je préviens Tchoucky et nous allons chez moi pour se connecter sur MSN et pour nous soigner."
Nous partons en trombe.
_________________________
*
Pykar :
"C'est là!"
Je freinai devant la indiquée par Kallisto. 10 minutes de route de plus. Je m'arrêtai et sortis. Kallisto ouvrit la porte, Malik emporta Martin, et on entra. Je me dirigeai vers le téléphone pour contacter Tchoucky et pour lui dire qu'on était arrivés.
"Allo? fit la voix de Tchoucky
-Tchoucky, ici Pykar. Mission accomplie, la Team Paris à récupéré Martin.
-Super! Vous allez bien?
-Parfaitement.Kallisto s'est ouvert le poignet, Martin est KO, je crains qu'il ne soit trop dérangé interieurement pour programmer quoi que ce soit, et je me suis pris envrion 2.000 volts. ET NE ME PARLE PAS DE PLAT PYKAR RECHAUFFE A L'ELECTRICITE!
-J'en avais pas l'intention...
-C'est ca, ouais.
-Ca va, fit Kallisto. Personne est là pour l'instant."
Elle avait bandé son poignet artisanalement. Mais ca avait l'air d'aller mieux.
"Bon, on réveille Martin et on te l'amène sur MSN. A toute.
-Hé, att..."
Trop tard, j'avais déja raccroché.
Malik remplit un seau d'eau et le lanca sur Martin Leroy qui s'éveilla net.
"Euh, bonjour? Qui êtes vous? On va a une fête?
-T'en fais pas, on veut juste que tu rencontres quelqu'un, fit Malik. Et t'en fais pas pour la flaque, ajouta-t-il en voyant l'air de Kallisto. Je nettoierai après.
On amena Martin devant l'ordi et on lanca MSN. J'attendais...
...
..
.
Pas de Tchoucky connectée.
"Oups?
______________
*
Lysander :
Pesme est rentré avec Ayoju déjà depuis quelque minutes. Dans un sens, je suis content de les voir. Je commencai à me sentir mal à l'aise avec Tchoucky et Dadmax pour seule compagnie. Il faut dire que l'ambiance entre eux n'est pas au mieux ...

Je raconte à Pesme et Ayoju la brêve altercation entre Tchoucky et Dadmax, pour qu'il ne soient pas etonnés de trouver l'ordi débranché. J'espère qu'il ne vont pas continuer à démonter la maison comme ca...

Le téléphone de Tchoucky se met à sonner. Comme d'habitude, je me tiens un peu à l'écart et donc je ne comprends pas tout ce qui se dit. Ayoju et Pesme se sont rapprochés. Je m'avance vers Dadmax, qui écoute visiblement avec attention.

_ Tu as l'air guéri... Pourquoi cette enguelade avec Tchoucky ?
Il me regarde. Enfin, je crois. Je ne sais même pas s'il m'a écouté. Je laisse tomber, et m'approche de Tchoucky. A mon avis, ce sont de bonnes nouvelles qu'elle vient de recevoir. Je m'apprete à le lui demander (depuis le début de la journée, j'ai l'impression de ne poser que des questions).

Elle racroche son téléphone, un peu frustrée. Elle dit à Pesme et Ayoju que le groupe de Paris a réussi a récupérer Martin, que Kallisto et Pykar sont blessés, qu'elle ne sait pas si c'est grave, qu'elle n'a pas eu le temps de dire a Pykar que l'ordinateur est hors service et que celui-ci l'attend probablement sur msn... Je souris interieurement. J'ai réussi à comprendre pas mal de chose, quoique je ne connaisse pas de Martin, sûrement le Martin psychopathe dont Tchoucky m'a parlé.... Ha ! Bah voilà ! Je ne comprends plus rien de nouveau ! Si il est dangeureux pourquoi avoir été le chercher ?

Au risque de paraître énervant, je pose la question :

_ Excusez-moi, mais j'ai du mal à saisir... Heu, enfin, j'ai une question..... Pourquoi avoir été chercher ce Martin, si il est dangeureux ? Je ne comprend pas bien où vous voulez en venir ???
Je n'attends pas d'avoir une réponse, et regarde Tchoucky :
_ Sinon, pour l'ordi, tu compte le laisser débranché encore longtemps ? J'ai cru comprendre que Pykar devait te parler sur msn, je ne vois pas pourquoi tu ne pourrai pas. Si tu as peur de Dadmax, nous sommes trois garçons suffisament fort pour veiller un malade...
Je suis assez fier de moi. Le sentiment d'avoir enfin compris quelque chose, c'est assez gratifiant. De plus, je pourrai etre enfin un peu utile ...
_______________________
*
Dadmax :
En entendant la question de Lysander, j'éclate d'un rire sans joie. Il me regarde sans comprendre. Je réponds juste :
- Lysander, dis toi que le malade est en pleine forme à présent, et capable de vous battre tout les trois sans problème.

Sans ôter le sourire sarcastique de mon expression, je me dirige vers les restes de mon ordinateur portable. J'ai besoin d'éléctrodes, et je ne peux pas récuperer les miennes. Je vais devoir en bricoler.
Je sens le regard inquisiteur de Tchoucky dans mon dos. Tout en travaillant, j'ai un déclic. Je me redresse et m'exclame involobntairement:

- Mais quel con!

Un bel ensemble de regard surpris. Un beau froid. Mais je m'en fiche. J'ai la solution. Je sors mon téléphone portable, lui jette un regard d'excuse, et commence à le démonter. En bidouillant le téléphone et le PC portable, je vais peut-être réussir à me connecter au réseau de stockage des programmes.
Soudain je m'arrête. Ca ne va pas passer inaperçu, et j'ai besoin de cinq minutes de tranquillité. Je réfléchis un instant et envisage une possibilité.
Je m'assoie en tailleur, et ferme les yeux. C'est la première fois que je fais cela. Et ça ne va pas être facile.

' 3,2,1, go!'

Je me concentre pour capter chaque pensées, chaque reves et autres de la ville...et les renvoie tous en même temps à Tchoucky. Un cri de surprise et de douleur retentit dans mon dos.

' feu vert'.

Je me penche sur mon projet et m'active aussi vite que je le peux.
________________
*
Tchoucky :
Mais si je n'éconnomise pas ces huit cents euros, je ne sais pas.... C'est ta faute ! Ne me regarde pas avec ces yeux, je sais que... Il m'a regardée, j'en suis sûre, il m'a vue ! Comment vais-je... Et si nous décidons d'ouvrir le marché, nous risquons de laisser passer... Mais la racine carrée de trois doit être enlevée du dénominateur... J'y vais ou j'y vais ou j'y vais pas ? Je risque tout dans un coup de dé si j'y vais... Une mesure de farine, une de lait, ah non, zut, je ne me rappelle plus ! J'ai pas été à la hauteur. Je sais pas ou j'ai fait l'erreur, mais j'en ai fait une...
Au secours ! Taisez-vous ! Taisez-vous ! Trop de pensées ! Trop de pensées ! Taisez-vous ! J'ai un océan de paroles dans la tête. Je ne sais plus où est le haut et le bas, si je marche sur la tête ou les mains. Mon Dieu, mais arrêtez de crier, tous !
Des murmures, des gémissements. De l'angoisse à n'en plus finir ! Trop de pression, trop de stress, trop d'espoirs à la fois, trop de contradictions ! Où me mettre, pour échapper à tout ça ? Je cours sans savoir où je vais, je repousse les mains qui tentent de me saisir. Je crois que j'ai heurté quelque chose, il y a des bruits de verres brisés mais je n'arrive pas à voir, je n'arrive pas à entendre, il y a cette cacophonie dans ma tête, mon Dieu, j'ai mal, j'ai mal ! Des milliers de tonnes de paroles qui écrasent mon âme ! Je ne veux pas mourir étouffée ! Je ne veux pas ! Laissez-moi, laissez-moi, taisez-vous, s'il vous plait !
Je suis tombée. Il y a du sang sur ma main, j'ai dû m'écorcher quelque part, je sens vaguement la coupure avant que le flot furieux ne m'emporte à nouveau.
Elle est belle, quand elle est en colère ! Pourquoi faut-il qu'elle soit si orgueuilleuse ? J'en ai assez, ils se moquent toujours de moi, j'en ai assez, faut que ça cesse. Il y a une solution, je suis sûr qu'il y a une solution. Je dois trouver la solution. Ah trouver une lampe qui aille avec les rideaux ! Je vais bien finir par y arriver ! Mais, mon Dieu, mais qu'est-ce que c'est cette histoire ? Où diable je me suis laissé embarqué, moi ? Qu'est-ce qu'il faut faire ? Qu'est-ce qu'il faut faire ? Qu'est-ce qu'elle a ?
Tchoucky ? Tchoucky, tu m'entends ? Si tu m'entends, essaye de me répondre !

Pesme. Pesme me parle. Pesme m'appelle. Je dois lui répondre. Je n'y arrive pas. Je n'arrive pas à penser. Il se tait. Non ! J'ai besoin de cette voix ! Ne te tais pas ! Je t'en supplie, ne te tais pas !
Tchoucky ? Continue à me parler ! Tu m'entends ?
Oui. Je t'entends. Je m'accroche à lui de toute mes forces pour reprendre pied. Je t'entends, Pesme. N'ai pas peur. Je vais fermer mon esprit à toutes les autres voix, mais s'il te plait, continue à me parler, ça me donne de la force...
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*
ChaoticPesme :
Que lui arrivait-il ?! En fait, j'avais bien une idée, en voyant le petit sourire discret que Aloth (ou Dadmax, je sais plus, de toute façon ils devenaient pareil !) affichait. Je n'avais pas le temps de m'occuper de lui. Je tentais de soutenir mentalement Tchoucky qui était tombée au sol et qui s'était recroquevillée sur elle-même.
Elle s'était écorchée aux bras et aux mains avec des vases qu'elle avait basculés avant de tomber. J'ignorais totalement ce que Aloth/Dadmax était en train de lui faire. De plus, Lys et Ayoju étaient littéralement paralysé, suite à cette réaction si brusque. Malgré cela, je m'agenouillai à côté d'elle, me concentrant sur mes pensées aussi fortement que je le pouvais.
- Tchoucky !! Je sais que tu m'entends ! Accroches-toi !
C'est ce que je n'ai cessé de te répéter chaque fois que j'étais à ton chevet !
Je t'en prie, ne me laisse pas seul maintenant !
Je n'ai pas veillé sur toi pendant tout ce temps pour te voir "mourir" une deuxième fois !! Bats-toi !

J'espérais que mes pensées pouvaient encore l'atteindre. Je commençai à comprendre se qu'elle pouvait ressentir, quand l'un de nous était en danger, sur Lyoko, le lourd fardeau qu'elle devait supporter quand quelque chose allait de travers. Elle se disait surement que c'était de sa faute... Mais elle n'aurait jamais du se rendre responsable ! Ca n'aurait jamais du arriver !!
Peut-être étaient-ce ces dernières pensées qui avait fait leur effet, mais elle cessa de se tortiller et les cris de douleur cessèrent également. Je me précipitais sur sa main pour sentir son pouls... Ouf ! Elle était en vie, mais elle s'était évanouie. Je me revelai, et mon regard croisa pendant un instant celui d'Aloth qui bidouillait je ne sais quoi... et en fait je m'en fichais.
- Euh, Pesme... tout va bien ?! hésita Lys
- Ouais, tout va bien...
Non, ça n'allait pas du tout. A ce moment, j'eus un nouveau flash...

"Il matérialise une des lame d'Eclipse et se prépare à lui ouvrir la gorge. J'entend alors un cri à la fois de désespoir et de fureur. C'est Pesme :

-TCHOUCKY!!!! NON!!! "


Ce souvenir fit bouillir mon sang en quelques instants. Je me dirigeai calmement vers l'homme programme et lui empoignai la gorge avec force, puis je le plaquai contre le mur derrière lui. Je lui dis, de ma voix la plus sinistre :
- Tu ne la feras pas souffrir une troisième fois... Cette fois, c'est terminé...
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*
Kallisto :

" Euh Kall ? C'est normal ? me demande Pykar en regardant l'écran de mon ordi avec inquiétude.
- Euh... non, on dirait pas. Ca veut dire qu'il s'est passé un truc... et qu'on l'a raté...
Je fixe l'écran sans comprendre. Pourquoi Tchoucky n'est-elle pas connectée ? Pourquoi ? Un bruit de porte qui s'ouvre me ramène à la réalité.
" M**** ! Mon père !!! dis-je à Malik et à Pykar. Allez vous cacher dans mon armoire, vite !
- Ma fille ? tu es là ??? dit mon père en ouvrant la porte. Tiens ! Tu es debout ?"
Martin, Malik et Pykar viennent de se glisser furtivement dans mon armoire. Ouf !
" Ah mais !!! Vous me faîtes quoi ? crie la voix étouffée de Martin dans l'armoire.
- Ma fille ? D'où viennent ces voix ? demande mon père.
- Oh ! Rien Vati ! C'est les voisins, je répond en me tortillant sur place."
J'entends un ricanement étouffé venant de l'armoire puis un soupir...
Mais qu'est-ce qu'ils les fait rire ???
"Ma fille, j'ai eu des mauvaises nouvelles, venant de ta grand-mère. Alors Moi, ta mère et ton frère allons partir chez elle durant 4 jours. Nous allons sans toi car ton état ne t'autorise pas encore les longs voyages en auto. Tu sauras te débrouiller ?
- Oui Vati ! Ne t'inquiètes pas ! J'y arriverais ! dis-je.
- Bien, je prends les bagages et j'y vais. Au fait, tes médics sont dans la cuisine. Ne fais pas de bêtises...
- Bien Vati !!! Au revoir !"
Il quitte la pièce, j'attends qu'il parte puis rouvre mon armoire... Pykar s'est emmêlé dans mes vêtements, Malik tripote une chaussure et Martin gazouille comme un bébé...
"Bon, vous avez entendu mon père ! On a 4 jours pour se sortir de notre bourbier !"
Ils sortent de l'armoire et Pykar revient à L'ordi.
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*
Dadmax :
Pesme me plaque au mur et m'y maintient fermement.

- Tu ne la feras pas souffrir une troisième fois... C'est terminé.

Je souris en reconnaissant les intonations de sa voix.

- Tiens, Ido. Ca fait longtemps. Content de te revoir, d'autant que nous n'avons pas eu le temps de finir notre combat.

Ce n'est évidement pas moi qui parle. Mais je reprends la parole:

- Mais bon, ce n'est pas le sujet. Tu ne veux pas que je fasse un nouvelle fois souffrir Tchoucky? Très bien. Mais toi.... c'est autre chose.

Je saisis son poignet et le serre avec force, le lui broyant presque. Malgré cela, et je doit lui rendre honneur pour son entêtement, il ne lâche pas.
Je souris alors et lui décoche un crochet du droit tout en tirant sur sa main. j'ai déja experimenté que lorsqu'on frappe à deux endroits, la victime relâche toute pression.
L'effet est celui escompté, et il me libère. Par mesure de "sécurité", je lui assène un violent revers du poing qui le projette à terre.
Je me précipite sur l'ordinateur et me saisit des éléctrodes artisanales. J'enfonce presque celles de mes tempes et attache en même temps les deux pour les poignets. Ayoju se preécipite vers moi mais je l'envoie faire un joli vol plané. Tchoucky, qui vient de rouvrir les yeux et se redresser, me regarde et je lance:

- Gagné.

J'appuie simplement sur la touche décrocher de mon portable, et le flux arrive. Je tombe à genou sous la décharge en serrant les dents. Bien sûr, ce n'est pas le matériel haute-technologie que j'ai utilisé pour le test. Au bout d'une minute, le décor se brouille enfin.
Lorsqu'il se reprécise, je suis sur Lyoko. Je ne peux retenir un profond soupir de contentement. Je me sens beaucoup mieux ici.

Soudain, j'entends un bruit connu derriere moi. Un bruit qui me mets hors de moi.

-HOoo. C'est pas vrai! Soupiré-je.
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*
ChaoticPesme :
Je me relevai difficilement, essuyant de ma main endolorie un filet de sang qui coulait au coin de ma bouche. J'étais partagé entre la joie et la haine.
Tchoucky venait de se réveiller, Ayoju était aussi mal en point que moi, et maintenant Dadmax était bien parti sur Lyoko comme il le prévoyait... Maintenant, que faire ?
Les autres étaient aussi inquiets a propos de ce que Dadmax venait de dire.
- Pesme, il a parlé de Ido... dit faiblement Tchoucky
- Non, ce n'est rien, il a tort... ça n'était pas Ido, il est mort et enterré...
Je regardais autour de moi, et une autre chose me sauta aux yeux :
Où était passé Lysander ?!

IV) Sur Lyoko.

*
Lysander :
Tchoucky se met à crier. Pesme se précipite vers elle. Je reste près de Dadmax.
Ce cris me fait froid dans le dos. Heureusement que Pesme est là, étant médecin, il pourra s'occuper d'elle. Pris au depourvu, je n'ose pas bouger. Ayoju est tout aussi stupefait que moi.
Je ressursaute quand Pesme crie à son tour. Je n'ai pas le temps de dire "ouf" qu'il empoigne Dadmax par le col.
Une conversation surréaliste se déroule devant moi. Je n'ai pas rêvé. Dadmax ou Aloth vien d'appeler Pesme Ido. Qu'est-ce que c'est encore, cette histoire ?
Je m'approche, résolu à les separer , d'autant plus que j'ai l'impression que Dadmax est bien décidé à briser le poignet de Pesme. Je n'ai pas le temp de faire un mouvement que Pesme ce retrouve projeter contre le mur , Ayoju qui a réagi avant moi se retrouve à suivre la meme trajectoire que Pesme....dans le mur.

Ne sachant plus quoi faire, je me dirigire vers les deux blessés.
Dadmax sort toute une artillerie électronique. Ceci n'augure rien de bon.
Je rechange de cap et me dirige sur lui, bien décidé à l'empêcher de faire quoique ce soit. Je l'empoigne à bras le corps, complêtement surpris... Mon corps est traversé par une décharge électrique !
Pour la énieme fois je ne comprend pas ce qui arrive. Ma tête tourne, je sens tous les poil de mon corp se herisser. Je tente vainement de lâcher, mais la décharge est tellement intense que mes muscles sont contractés, je ne peux rien faire. Je me sens happé, je n'entends plus rien , il n'y a plus que le noir et le silence...

Je ne sais pas combien de temps s'est ecoulé.
Je me sens bizarre, completement désorienté. J'ai du mal à ouvrir les yeux, enfin, pour je ne sais quelle raison. C'est une sorte d'appréhension ...
Mes paupières s'ouvrent lentement. Tout ce que j'arrive a dire, c'est WHOUAAAAAAAAAH !
Tout est vert, comme une immense forêt. Non, pas comme, c'est une forêt ! Là, c'est sûr, je ne suis plus dans mon salon.
Mon cerveau fonctionne à cent à l'heure. Je me remémore tout ce que Tchoucky m'a raconté. J'ai presque honte d'avoir douter d'elle et de sa parole...

Toujours un peu desorienté, je m'observe. Je porte des bottes noires, un pantalon bleu nuit, une ceinture argentée à laquelle pend un cylindre d'environ 6 ou 7 cm, un interupteur à trois position comme seul agrément.
Incrédule, je me rends compte que je ne suis pas seul. A environ trois mètres de moi se tient Dadmax, qui n'a pas l'air vraiment content de me voir...

_______________
*
Tchoucky ;
Lys ? Lys ? Lys, tu m'entends ? Lys, s'il te plait, réponds-moi !
Je suis restée figée, immobile, au milieu du salon dévasté, incapable du moindre mouvement, ni de la moindre parole. Incapable de faire la moindre chose à part appeler mentalement.
Lys ! Lysander !
Je suis au bord des larmes.
Je sais que c'est inutile. L'implant mental qu'Aloth m'a mis dans le crâne n'est pas assez puissant. Et Lysander n'est plus dans le monde réel. Je le sais, mais je ne peux pas l'admettre. Tout mon être s'y refuse.
C'est ma faute. Uniquement ma faute. Sans moi, Lys serait tranquillement assis dans ce salon, ce salon serait intact, il y profiterait de son temps libre, ignorant tout de Lyoko 2, Aloth, et Martin Leroy. Sans moi, il serait en sécurité.
_ Lys... Lys... me mets-je à appeler à voix haute, comme si ça pouvait changer quelque chose.
_ Il est parti, Tchoucky, murmure Pesme d'une voix blanche. Il est parti.
Ayoju se tourne vers moi.
_ Que fait-on, maintenant ?
Bien sûr. C'est à moi de répondre à cette question. Je tente de calmer la panique qui s'est emparée de moi à l'idée de savoir Lys là-bas, seul face à Aloth, et Dadmax, inconscient du danger qu'il court, près à risqué sa vie et peut-être celle des autres pour parvenir à ses fins, puis j'attends, comme d'habitude, que mon instinct me dicte la conduite à tenir.
Mais aujourd'hui, ma voix intérieure est muette comme une tombe. Je n'ai aucune idée de ce qu'il faut faire.
_ Que fait-on, Tchoucky ? Répète Ayoju.
_ Je ne sais pas... Je ne sais pas...
Je me suis mise à sangloter nerveusement.
_ Je ne sais pas ce qu'il faut faire. On dois aller sur Lyoko, mais je n'ai aucune idée de la façon dont on va s'y prendre. Il y a six mois, j'aurais su. Il y a six mois, j'aurais trouvé les mots qu'il fallait pour retenir Dadmax, et j'aurais réussi à protéger Lys, mais aujourd'hui, je ne fais que des erreurs, je rate tout ! J'ai... J'ai l'impression qu'on m'a vidé la tête.
Mon désespoir semble les déstabliser tous les deux. Ils comptaient sur moi pour les tirer de là, pour débloquer la situation, mais le fait est que je ne suis pas à la hauteur.
_ Je suis désolée. Je suis désolée.
Désolée, Pesme. Désolée pour les six mois que tu as perdu pour rien. Je ne le méritais pas. Je suis dépassée, déçue de moi-même.
Je me suis laissée glisser à terre. Ayoju s'approche de moi. Il se déplace avec difficulté, le coup que lui a porté Dadmax a du l'abîmer. Malgré cela, il s'accroupit près de moi, et passe un bras réconfortant autour de mes épaules.
_ C'est pas interdit, Tchoucky. C'est pas interdit d'être déboussolée quand on se réveille après six mois et qu'on retrouve tout différent. C'est même étonnant que tu n'ais pas craqué plus tôt. Ne t'inquiète pas pour Lys, il se débrouillera. On va avertir les autres et chercher une solution tous ensemble.
Les autres. Martin Leroy. J'avais oublié.
_ Martin est incapable de tenir un raisonnement, à l'heure actuelle. Si seulement j'arrivais à me connecter télépathiquement à Lyoko, je pourrais tenter quelque chose, mais là...
Je m'interromps soudain. Ca vient de déferler en moi.

Tout est vert comme une immense forêt. Non pas comme, c'est une forêt ! L, c'est sûr, je ne suis plus dans mon salon.
Mon cerveau fonctionne à cent à l'heure , je me remémore tout ce que Tchoucky m'a raconté. J'ai presque honte d'avoir douté d'elle et de sa parole ...


Ce n'est pas une vision, pas un flash, c'est...
_ Pesme ? Mais qu'est-ce que...
_ Tu voulais une liaison à Lyoko, la voilà, me répond Pesme avec brusquerie, le visage crispé par la concentration. Quoi que tu compte en faire, fais-le vite, parce que c'est dur à maintenir.
Sans poser plus de question, je cours au cable que j'ai arraché de sa prise, et le rebranche. L'ordinateur se met en route avec une lenteur exaspérente. Je me faufile dans l'esprit de Pesme pour consolider le lien entre Lyoko et lui. Je le sens se détendre. Mon intervention lui permet de réduire ses efforts. Enfin, me voilà connectée à msn.

"
Pykar dit :
Tchoucky, enfin ! Mais qu'est-ce vous fichiez ?

Tchoucky dit :
Pour te résumer en une phrase, Dadmax s'est barré sur Lyoko en emmenant Lys avec lui.

Tchoucky dit :
Martin est devant l'ordi ?

Pykar dit :
Oui, mais n'espère pas grand chose. Il ne sait même plus écrire son nom.

Tchoucky dit :
Maintenez-le, surtout.
"

Je retourne à Pesme, et au lien vers Lyoko.
_ Ca risque de te faire mal à la tête, le préviens-je.
Il me rassure d'un sourire. Je tire sur le lien. Cherche. Cherche. Et trouve.
L'énergie psychique de Martin. Stockée là où je l'ai mise. Je me concentre pour la garder attachée à moi, et, de l'autre côté, crée un lien vers l'esprit à la dérive de Martin.
Un effort supplémentaire, et nous voilà tous unis dans une seule matrice mentale. Moi, Pesme, Martin et Lyoko. J'entends la voix de l'ex Annonyme qui raisonne, comme après un long sommeil.
Que ? Où suis-je ?
Ne bouge pas, Martin. SI tu brise la matrice, tu redeviendras ce que tu étais avant, un idiot.

Oh, c'est toi ? Qu'est-ce que tu me veux ?
Ce sourire goguenard, cette hauteur. Pas de doute, c'est bien lui. Il va falloir être brusque. Ce gamin n'a peur de rien, même pas de mourir.
Martin, tu vas nous recréer le programme avec lequel tu nous avais virtualisé. Et tu vas nous expliquer comment il fonctionne.
Pouquoi le ferais-je ?
Parce que Dadmax est sur Lyoko, décidé à détruire Xana. Tu veux sauver Xana ? Moi, je veux sauver Dadmax.
Et si je refuse ?
Si tu refuses ? Eh bien...

Je fais reculer Pesme dans un coin de mon esprit, place ce que je peux de moi devant lui pour le protéger et rouvre d'un coup toute les fenêtre que j'ai réussi à refermé apèrs l'attaque mentale d'Aloth. Le flot de paroles écrasant déferle dans la matrice. Concentrée sur Pesme, que je dois maintenir à l'abri, je parviens à y résister. Martin Leroy, lui, prend tout de plein fouet. Il se mets à hurler, et à gémir. Je referme toutes les vannes.
Eh bien, Martin ?
Serrant les dents, le petit génie commence à pianoter sur son clavier. J'ai gagné. Merci Aloth. Je tape sur mon propre ordinateur.
"Sebrich, Vivi, ne vous éloignez pas. Vous allez être les premiers à plonger.
Je me tourne vers Ayoju.
_ Toi aussi. Attendez-nous. On vous rejoins dés qu'on aura appris comment ça fonctionne.
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*
Ayoju :
- OK ! répondis-je à Tchoucky.
Je m'approcha de l'ordinateur de Lys. Respirer était un enfer. J'avais du me casser quelques côtes lorsque Dadmax m'avait projeté contre le mur. Enfin, une fois sur Lyoko, je serais comme neuf !
- C'est comme la dernière fois ? demandais-je.
Mais je n'eu pas le temps d'entendre la réponse. Tout devint noir et je n'entendis plus aucun bruit. J'avais perdu conscience.
Quand j'ouvris les yeux, je remarqua que le décors avait changé. "Transfert effectué Tchoucky !" lançais-je mentalement. Je fis un rapide constat de mon apparence. Apparemment, j'avais exactement la même apparence que le première fois: Ouïe super développée, bonne vision nocture (qui ne m'avait pas beaucoup servit la dernière fois) et ma lame caudale, souple et meurtrière ! C'est alors que je remarqua une nouveauté: Un "machin" était fixé à mon avant-bras gauche. Alors même que je me demandais ce que c'était, il s'activa de lui-même. Une lame de lumière bleuté apparue, longue de 60cm environ.
- Ah ! Te voilà Ayoju !
Je sursautai et me retournai précipitament pour voir qui avait parlé pour me retrouver nez à nez avec.... Vivi !
- Ne me refais jamais ça ! OK ? J'ai eu la frousse de ma vie !
Elle non plus n'avait pas changé d'apparence. Son bustier, ses gants,... Tout était là ! C'est alors que je remarqua quelqu'un derrière Vivi.
- Tu dois être Seb ! Enchanté, moi c'est Ayoju ! lui dis-je d'un ton amical.
- Salut ! C'est la première fois que je viens ici. Ca fait tout drôle !
- On ne s'y fait jamais ! répondis-je.
Je remarqua alors son apparence. Une paire d'aile noire dans le dos, de long cheveux châtain. Un ange.
- Dis donc, t'es pas mal comme ça !
___________________________
Tchoucky :
D'une voix hachée, Martin explique les commandes à utiliser pour maîtriser le programme de virtualisation. Il est de plus en plus hargneux dans son ton. Sa colère m'inquiéte. Je brise la matrice aussitôt que tout est expliqué, le rendant à son état lymphatique d'avant.
"Il faut qu'un de nous reste dans le monde réel pour rammener à temps ceux qui perdront trop de point de vie." tapé-je sur le clavier.
"Moi." réponds Pykar.
"Très bien".
Je pianote les coordonnée que m'a expliquée Martin.
Transfert Kallisto.
Transfert Malik.
"Ils sont partis, me signale Pykar."
_ Bon, fait Pesme, je crois que c'est à nous.
Il s'approche de l'écran. Je le retiens par la main.
_ Attends. Avant il faut que je te parle. Je n'aurais sans doute pas l'occasion de le faire avant un bout de temps.
Il me regarde, un peu surpris. Je commence sans lui laisser le temps de contester.
_ Pesme, je n'oublierai jamais tout ce que tu as fait pour moi. Et je m'en veux terriblement des souffrances que ça a du te coûter.
Il tente de balayer mon discours d'un revers de main, mais je ne m'interromps pas.
_ Laisse-moi parler, c'est important. J'imagine sans peine ce que tu as dû endurer. Si j'avais été à ta place et toi à la mienne, je serais certainement devenue folle. Mais c'est fini, à présent, je suis là, et je n'ai pas l'intention de disparaître. Non, laisse-moi finir. Une fois sur Lyoko, on ne sait pas ce qui peut nous arriver. Il se peut qu'on soit séparer. Et il se peut... Il se peut que tu te retrouve face à Dadmax.
Je sens sa main se crisper dans la mienne, à l'évocation de ce nom. J'ai bien fait d'aborder le sujet. Ses yeux brillent d'une fureur incommensurable.
_ Je sais que tu es en colère. Je le comprends. Mais je te le demande, ne laisse pas cette colère t'emporter. Promets-moi que, quoi qu'il arrive, Dadmax restera en vie.
_ Tchoucky...
_ Promets-le. Je vais avoir besoin de toi plus que jamais.
Il serre les dents. Je mets tout ce que je peux de supplication dans mon regard.
_ Tu sais qu'il t'a presque tuée ? Finit-il par prononcer d'une voix sourde. Deux fois.
_ C'était Aloth.
_ Pas la deuxième fois.
Il tremble maintenant de rage contenue. Je prends son autre main, ouvre mon esprit, et lui transmet ce que j'ai en moi de plus fort et de plus doux, mes sentiments pour lui. Si ça, ça ne l'apaise pas, je ne sais pas comment l'apaiser.
_ Pesme, le seul responsable de tout ça, c'est Martin Leroy. Personne d'autre. Je te demande de me faire cette promesse.
Il paraît hésiter, puis lâche, comme à contre-coeur :
_ Je te promets que Dadmax restera en vie.
_ Et toi aussi, par la même occasion, ajouté-je.
Il sourit. Moi aussi. J'aurais encore mille chose à lui dire, mais je n'ai pas le temps. Plus le temps que de serrer sa main dans la mienne, quelques seconde, avant d'appuyer sur la touche "Entrée", et que le flux d'électricité nous emporte tous deux.
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*
ChaoticPesme :
En me réveillant, la première chose qui me frappa fut la magnificence de la Forêt de Lyoko. Un paysage qui ne pourrait jamais exister nulle part ailleurs, surtout pas sur terre.
Je ne fis pas vraiment attention à ceux qui étaient déjà présents, même au nouveau venu dans cet univers virtuel, Sebrich. Je me contentai de hocher la tête lorsqu'ils me saluaient.
J'étais encore concentré sur ce que m'avait dit Tchoucky avant. Et surtout, j'étais préoccupé par une sensation bizarre, venant de ma nouvelle apparence.
J'étais toujours habillé dans le même style de ma dernière visite, mis à part que je n'étais habillé que de noir, toujours avec un grand chapeau plat.



Je n'avais plus armes à proprement parlé, mais lorsque je serrai un des mes poings, une lame courte et scintillante en sortit. J'appréciai ce changement, cela correspondait mieux à mon état mental...
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Malik :
Je me réveillai dans un endroit qui semblait être une forêt. Après 5 minutes de réflexion, je me dis ça ressemble à Lyoko. A mes côté, Kallisto n'était toujours pas réveillée. Je ramassai un bâton qui avait une forme bizarre et le pointa vers un arbre.
"Tu t'y crois trop, Malik," me dis-je dans ma tête, mais, l'arbre qui était en face de moi se dévirtualisa!!!!
-AAAAAAAAAAAAh!! Mais qu'est-ce que j'ai fait, je suis c**, un vrai c** cinglé qui en plus fait disparaître n'importe quoi.
Sur terre, tout le monde devait me chercher. Il faut dire que plein de docteurs m'examinaient pour analyser ma bêtise infinie. Quand on me voit, sur terre, on me prend pour un fou en liberté. Qu'est-ce-que ce serait sur Lyoko ?
Un craquement se fit entendre, je me retournai et pointai mon bâton, pret à attaquer. Un hurlement perça la cîme des arbres de Lyoko. Kallisto avait son nez contre la pointe de mon bâton.
-Qu'es-ce que tu fais, Mallik?
-Euh, Eh, eh, et bien, vois-tu, je croyais que tu étais une créature de XANA...
Kallisto ne réagit pas comme je j'aurait imaginé.
- Eh, ben, tu devrais faire attention. Tu sais pas de quoi tu es capable, comme c'est la première fois que tu viens sur Lyoko 2.
-T'es pas énervée???
-Moi? Meu nooooooon!! Tu as le droit de te tromper.
-C'est la première fois que quelqu'un ne m'engueule pas pour mes bêtises!!
-Ben, quoi?
-Dans ma pension, on me considère comme la bête féroce, bonne à rien et qui est plus bête que ses pieds.
J'étais sur Lyoko, c'était bizarre. Je me sentait bien, sensation encore plus bizarre...
-Il faut trouver les autres, dis-je à Kallisto.
-Ouais, en route, et ne fait pas de bétises inutiles, Je ne veux pas courir de risques.
Des risques? Kallisto savait bien qu' elle et moi en courions de bien plus dangereux que mes pouvoirs. On se mit en route dans la forêt, à la recherche des autres.
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Tchoucky :
Un peu étourdie par l'atterrissage, j'ouvre les yeux. Ayoju et Vivi sont près de moi, et quelqu'un d'autre que je n'ai jamais vu. Il a des ailes d'anges, et un grand Katana, des cheveux bruns et mi-long. Ce doit être Sebrich.
Je ne vois ni Malik, ni Kallisto. Ils ont dû atterrir plus loin. Je regarde à mon côté. Pesme a changé d'allure. Il est maintenant entièrement vêtu de noir. J'ai un pincement au coeur. Voilà qui confirme l'impression sourde qui me hante depuis mon réveil. Il a changé. Moi pas. J'ai toujours la même apparence, griffe et écailles, longs cheveux bleus.
Cependant, je me sens mieux. Sur Lyoko, un tas de chose semblent plus facile. Mes écailles me protège de tout ce dont je n'arrive pas à me protéger sur terre. Et j'ai retrouvé tout mes pouvoirs.
Bon, avant toute chose...
Je ferme les yeux et cherche en moi. Il ne me faut pas longtemps pour le trouver, cet implant qu'Aloth a mis contre mon gré dans mon crâne, et pas beaucoup d'effort pour le briser. Voilà qui évitera les mauvaise surprise.
Maintenant...
_ Ne perdons pas de temps, dis-je aux autres. Il faut qu'on se rassemble le plus vite possible.
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Kallisto :
Je marche près de Malik, un peu perdue dans mes pensées... Je m'arrête et me regarde : Même tunique blanche, même pantalon vert, mêmes cordes noires et fines aux hanches et poignets... Mon bandage à disparu. Mais j'ai toujours ces même cicatrises rouges aux poignets...
" Euh, tu fais quoi Kallisto ? me demande Malik.
- Rien excuse-moi, je rêvassais."
Nous traversons quelques passages sur des troncs d’arbres. Nous entendons alors quelque chose, des éclats de voix.
" Je crois que c’est là, me lance Malik en se dirigeant vers un carrefour entre les arbres."
Quelques mètres plus loin, nous voyons deux formes humaines. L'une est celle d'un garçon que je n'avais jamais vu (peut-être Lysander qui était avec Tchoucky), et l'autre personne, je la connais déjà, c'est Dadmax. Ils ne nous voient pas. J'ai l'impression que l'ambiance n'est pas à la joie. Malik s'avance :
" Euh... Salut ! Je suis Malik et vous ?
- Moi c'est Lysander, lance celui-ci un peu surpris."
Dadmax regarde Malik d'une drôle de façon. Je ne crois pas que c'est d'une façon amicale. Je m'avance alors aussi.
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*
Dadmax :
Je me retourne et voit Lysander.
'Me voila bien.'

Une foix sur ses jambes, il me regarde et je lui lance sêchement:

- Je peux savoir ce qui t'as pris ?

Et soudain je sens des perturbations, nombreuses. Ils sont venus quand même.

Comment ont ils fait?

Je l'ignore, mais ça modifie tous nos plans.

- ET CH***** !!!!

Je ne peut m'empêcher de détruire d'un coup de poing un arbre à proximité. Je reprends mon calme et ferme les yeux. Je parle alors d'une voix lasse.

- Ils n'ont pas pu se retenir, il a fallu qu'ils viennent jouer les héros.

Je réouvre les yeux et fixe Lysander, étudiant ses capacités. Un fan de Star Wars. J'ai maintenant un jedi dans les pattes. Je baisse la tête un instant pour réfléchir et remarque alors un changement en moi. Mes brassard, à l'origine bleus sont à present noir aux trois quart. Bien sûr, je deviens de plus en plus comme Aloth.

J'entend alors une voix qui m'est inconnue. Deux personne s'avancent. Je ressens une douleur poignante en reconnaissant la deuxième personne : Kallisto. Malgré la blessure intense que sa seule vue me cause, je parviens, avec beaucoup de difficulté, à garder un visage impassible.

Ho non.

Veux-tu que je reponde?

Non, je vais m'en occuper.

Chapitre 5 : Tchoucky voit double.

*
Malik :
L'autre gars ne semblait pas très heureux de nous voir, moi et Kallisto.
Je tentais d'établir une liaison amicale. Ma cape noire recouvrait tout mon corps, j'avais caché mon bâton dedans. Je l'utiliserais à la moindre tentative d'attaque.
-Salut, je suis Malik, et toi, t'es qui ?
-Je suis Dadmax, me répondit le garçon, le visage toujours impassible.
Ses yeux semblaient bizarre, il ne m'inspirait pas confiance.
Je retourna vers Kallisto et Lysander.
-Il va pas bien Dadmax? Demandais-je.
-Trop long à t'expliquer, Dit Lysander.
Je tenais fermement mon bâton. Des Kankrelats, par dizaines, arrivaient. D'un geste, j'en détruisis un.
-NECROMANCIE!!!
Le kankrelat que j'avais détruit réapparut, son apparence avait changé, il était tout squelettique, il ressemblait à un cràne. Bientot, des kankrelat s'affrontèrent, les miens contre ceux de XANA. J'entendis un bruit, un MEGA-TANK arrivait, si je pouvait le faire revenir, ce serait bien !
Trop tard, Dadmax avait déja fait exploser la bête.
-NON, MAIS, T'ES PAS BIEN, J'AURAIS PU AVOIR UN MEGA-TANK A MON CHEVET!!
Dadmax me regardait, d'un air menaçant.
-Je m'en f***. Dit il d'une voix bien différente.
Si il cherchait la bagarre, j'étais son homme (mon comportement violent aussi m'avait emmené à l'internat).
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Lysander :
Visiblement Dadmax n'est pas tres heureux de me voir. Il me le fait comprendre en detruisant d'un seul coup de poing un arbre à côté de lui. Je reflechis. Nous sommes dans un monde virtuel où notre subconscient determine notre apparence et nos pouvoirs. Je ne quitte pas Dadmax des yeux. j'étends mes perceptions aux alentours. Progressivement, mes sens s'accroient, je ressens plus que je ne vois ou que je n'écoute. Je sens la présence de deux personnes. Je regarde autour de moi et je vois apparaître au travers des arbres une fille et un garçon. Celui ci me rejoint et se présente comme étant Malik.

Pas le temp de lui expliquer la situation.
Mes sens toujours en alertes, je percois que d'autre chose arrivent vers nous. Beaucoup de choses. Je n'arrive pas encore à savoir ce que ca peut être, mais je percois parfaitement qu'ils sont nombreux. Je n'ai pas le temps de prévenir mes deux compagnons. Déjà, des dizaine de Kankrelats arrivent vers nous .

J'observe Malik en détruire un pour le ressuciter et l'asservir,un mégatank fait son apparition. Dadmax le détruit sans problème et le nombre de Kankrelats est en chute libre. Malik défit Dadmax qui a l'air d'être ailleurs. Les autres kankrelats foncent sur nous. Gracieusement, Kallisto les écharpe avec ces sortes de fouets qu'elle a aux poignet. Je lui fait un signe de la tete pour la remercier de son intervention.

Toujours au millieu de la melée, Malik s'occupe à detruire le reste des kankrelats. Dadmax profite de la confusion générale pour disparaître dans la forêt. Je ne perds pas une minute et m'élance à sa poursuite.
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Pykar :
Ils étaient partis. Martin était presque assis devant l'ordinateur.
"Je peux prendre la place?"
Il est un peu trop faible pour protester.
"Merci!"
Je poussai sa chaise et y mettait la mienne à la place. Je pris le casque micro.
"Test, Test, un deux, un deux, quelqu'un m'entend?
-Quoi? Qui a parlé? répond une voix
-Ce doit être Pykar. Pykar, c'est bien toi? fit la voix de Tchoucky
-Nan, c'est le pape, répondis-je, et je me pris la baffe mentale que je méritais.
-Sérieusement, Pykar, tu peux nous faire un check-up? reprit la voix.
-Ok. Selon mon écran, on a Dadmax, Malik, Lysander et Kallisto d'un coté, et Sebrich, Pesme, Ayoju, Vivi et toi.
-Ou sont les autres?
-Environ 1 kilomètre à l'est.
-Ils vont bien?
-Non, ils subissent une attaque de Kankrelats.
-Ah, ca, oui, on la subit, et bien! fit la voix de Kallisto.
-Bon, je crois qu'il faudrait que vous vous dépechiez!
-On arrive! fit Tchoucky
A ce moment, je vis le point "Dadmax" s'éloigner sensiblement des autres et le point "Lysander" partir à sa poursuite.
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Tchoucky :
Nous nous sommes mis à courir. Ah, cette sensation oubliée de courir sans fatigue, sans s'essouffler. Je sais que ça ne durera pas. Le cerveau humain ne supporte pas d'être limité à deux sens. Au bout de quelques heures sur Lyoko, notre esprit nous recréera un sens du toucher, un sens psychique, artificiel, pour compenser celui que nous avons perdu. C'est ainsi que ça s'est passé, la dernière fois.
Tchoucky !Appelle Pykar par le micro.Dadmax s'échappe !
_ Oh, Pykar, un problème à la fois, tu veux bien ?
Nous atteignons le bout de la passerelle de terre verte. Loin, en dessous, sur une autre plate-forme, les autres. Ils sont encerclés.
_ Sebrich, tu voles, toi. Vas les rejoindre ! Ayoju, c'est assez près pour te téléporter ?
_ Je crois.
_ Alors vas-y.
Je me tourne vers Vivi. Elle s'est agenouillée au sol, et s'est mise à marmonner sa formule de création. Plusieurs Frôlions bleus apparaissent autour d'elle.
_Ne m'attendez pas, dit-elle. Quand j'aurais fini, ils me transporterons.
Je hoche la tête.
_ OK,Pesme et moi, on va chercher un chemin.
Sebrich déploie ses ailes et Ayoju disparaît.
Je fait demi-tour. Plus rapide que moi, Pesme a déjà disparu au bout du sentier. Je cours sur ses talons. Il est déjà loin devant. J'aperçois, à gauche, un plateau que nous n'avions pas vu à l'aller. Oui. On peut passer par là. Je le vois bondir pour franchir le gouffre qui sépare ce plateau de notre passerelle, puis se remettre à courir sans ralentir. J'accélère, prends mon élan et saute.... Trop court ! Je n'arrive qu'à me raccrocher d'une main au fragment de terre. Pas encore de sensation physique, heureusement, mais je peine malgré tout à me hisser.
Soudain, un bras jaillit au dessus de moi, me saisit et m'aide à prendre pied sur le plateau.
_ Pesme ? Mais qu'est-ce que tu fais là ? Tu as fait demi-tour ? Ne t'occupe pas de moi, bon sang ! Vas rejoindre les autres.
Il ne réponds pas. Ne bouge pas. Il me fixe avec des yeux étranges. Je me sens troublée, soudain.
_ Pesme ? Qu'est-ce que tu as ?
Il ne dit rien. Il me regarde. Je devrais courir, aller porter secour aux autre, mais j'en suis incapable. Je suis captivée par ce regard. Et soudain, je voix ses lèvres articuler un mot. Mais aucun son ne sort de sa bouche. Il le répète, muettement, plusieurs fois de suite.
_ Pesme ? Qu'est-ce que tu essaye de me dire ? Je ne comprends pas.
Je regarde ses lèvres bouger. J'arrive d'un seul coup à lire le mot qu'il articule. Confiance. Oui, c'est cela. Confiance. Il faut que je me remette à avoir confiance en moi-même. Les autres doivent pouvoir prendre appui sur moi.
_ J'ai compris, murmurai-je. Mais, Pesme... Qu'est-ce qui t'arrive ?
Il ne réponds pas. Sourit.
J'entends soudain un appel au loin.
_ TCHOUCKYYYYY !
Je me retourne. Non, impossible. Pesme est au bout du sentier, il s'est retourné et crie dans ma direction.
Je me retourne vers... l'autre. Il est toujours en train de sourir. Et, lentement, je le vois s'évaporer, comme un rêve qui disparaît.
_ TCHOUCKYYYY ! Appelle encore Pesme (le vrai).
Je me décide à bouger et à me remettre en route. Je le rejoint.
_ Mais qu'est-ce que tu faisais, bon sang ? Les autres ont besoin de nous !
_ Il... Il y avait quelqu'un avec moi. Tu n'as rien vu ?
_ Quelqu'un ? me répète Pesme sans comprendre.
_ Bon, laisse tomber.
Je me remets à courir. Je réfléchirai plus tard.
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Ayoju :
Je sautai dans le vide afin de me rapprocher le plus possible. Deux secondes plus tard, je me téléportai au niveau du sol, me retrouvant au coeur de la bataille. Des dizaines de Kankrelats nous tiraient dessus. Je serrai mon poing gauche et ma lame d'énergie apparut. J'étais fin prêt pour la bataille.
- Ayoju ! Attention ! me cria quelqu'un.
Vif comme l'éclair, je me retournai et plaçai mon bras gauche pour me protéger, par réflexe. Le tir fut stoppé net ! Non. Pas stoppé. Absorbé par ma lame: Elle avait grandit ! Plus j'arrêtais de tir avec ma lame, plus elle s'allongeait, augmentant ainsi ma portée d'attaque. Je me téléportai auprès de Kallisto, que je voyais en difficulté.
- Je passais dans le coin, j'ai pensé vous dire un p'tit bonjour ! plaisantais-je.
- On a eu des invités surprises ! répondit-elle tout en éliminant un Kankrelat d'un coup de fouet.
- C'est la fête à ce que je vois, dis-je en coupant un Kankrelat en deux avec ma lame.
Kallisto se téléporta vers une autre zone où les Kankrelats étaient plus nombreux. Je me retrouvai alors entre deux prêts à tirer. Sans perdre une seconde, je lança ma queue vers l'un et étendis ma lame - qui faisait un bon mètre maintenant - sur le second. Ils explosèrent avec une synchronisation parfaite. Le bataille ne faisait que commencer...
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Malik :
Ralalalalala! Mes Kankrelats morts-vivants étaient bien plus résistants, seul problème: ma nécromancie ne fonctionnait que sur les créatures que JE détruisais. Je voyait, derrière moi, Kallisto et Ayoju détruire des kankrelats.
-Tant pis, je doit tenter, YAAAAAAAAAAAAAAHH!!!
Je fonçai vers les kankrelats, Ayoju et Kallisto me regardèrent d'un air ahuris. "Quel crétin !" cria Sebrich, qui venait de nous rejoindre.
Mais, les kankrelats ne m'atteignaient pas, c'était bizarre. Ma cape ! Elle me protégeait !
Seul points faibles, bras et tête. J'en tuai une bonne dizaines et les fis revenir.
D'un coup, avant même que je ne m'en aperçoive, des Mégatanks m'avaient encerclés. Ils chargeaient leurs tirs. C'était la fin pour moi.
La fin? Non ! Les Mégatanks explosèrent.
Il y en avait cinq. Tous, étaient mort. Un détruit par Kallisto, un autre par Ayoju, deux par Sebrich et un par moi.
Ma nécromancie fonctionna à merveille. J'avais maintenant un Mégatank à mon chevet, les kankrelats allaient souffrir.
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Vivi :
Elle a fermé les yeux, pour se concentrer mieux. Plus, il en faudra toujours plus. Un essain bourdonnant vole maintenant autour d'elle. Elle se relève. Elle se sent affaiblie par l'effort. Mais il faut y aller.
Elle écarte ses bras. Cinq de ses frôlions l'entourent, la soulèvent du sol. Les autres se déploient en escadron autour d'elle.
"Allons-y"
Comme une reine des insecte, elle dirige son essain vers la bataille.
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ChaoticPesme :
Tchoucky et moi continuions à courir aux travers des arbres. La drôle de discussion que nous venions d'avoir ne m'inquiétais pas tellement, c'était sans doute un trouble dû à son retour sur Lyoko, j'espérais juste que cela ne reproduirait pas.
D'après Pykar, nous n'étions plus qu'à 300 mètres du champs de bataille, mais plus élevé par rapport à celui-ci. Nous arrivâmes alors à une sorte de petite colline. A 30 mètres en contrebas, Ayoju, Vivi, Kallisto, Sebrich et un autre qui ne me disait rien, probablement Malik. Et, comme je m'en doutais, Dadmax n'était pas présent, Lysander non plus...
Parmi les monstres habituels, Tchouky me fit remarquer 2 autres types ; des kankrelats et un Méga Tanks au allures squelettiques, ainsi que tout un essain de Frôlions ayant sur eux une marque verte à la place du signe de XANA. je reconnus vite ces derniers comme appartenant à Vivi.
Je vis alors débarquer au loin, 5 ou 6 Méga Tanks encore en boule, que personne dans la bataille n'avait encore remarqué. Je lançais un sourire à Tchouky.
- Il sont pour moi !
- Pesme, attends, il faut un minimum de stratég...
Je sautai de la colline, droit vers mes ennemis désignés sans entendre la fin de la phrase. J'atterris devant le 1er du groupe. Avant qu'il n'eut le temps de réagir, je passai au travers de lui, une lame scintillante à la main.
- Tu es déjà mort...
Il se retourna vers moi et s'ouvrit en deux prêt à me tirer dessus, mais il fut soudain tranché en 8 parties égales qui explosèrent l'une à la suite de l'autre. Ceux restant se dirigèrent également vers moi, je gardais le sourire.
- A qui le tour ?
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Tchoucky :
Pesme a foncé tête baissée, avant que j'ai eu le temps de le retenir. Je ne peux m'empêcher de sourire intérieurement. Il y a tout de même des choses qui ne changerons jamais. Restée en retrait, j'essaye d'évaluer la situation.
Au centre du plateau, Kallisto et Ayoju se battent au corps à corps avec les Kankrelas ennemis. Vivi et son essain survolent, et mitraillent tant qu'ils peuvent. Sebrich a renoncé à se servir de ses ailes, il tranche et pourfend tout ce qu'il trouve à sa portée. Un bruit d'explosion attire mon attention. Pesme s'est déjà débarrassé d'un mégatank. Malik et son armée squelettique affrontent l'escadron de Blocks qui vient d'arriver en renfort.
Pas de Lys. Pas de Dadmax.
Du côté de l'ennemi, Xana nous a gâté. Plus on abat de monstres, plus il en vient. Apparement, il se souvient de nous.
Je me concentre, cherche le lien mental qui l'unit aux Blocks d'avant garde. Que c'est facile de les contrôler, de les obliger à tirer sur leurs comparses ! C'est même trop facile...
J'aperçois soudain ce qui arrive au loin. J'écarquille les yeux. Je n'ai plus aucune envie de rire, à présent.
Je hurle mentalement aux autres.
Prenez garde !

Chaptitre 6 : Les nouveaux monstres.

Kallisto :
Déjà arrivée, je commence à saturer... Un Dadmax étrange, des nouveaux, une attaque bien trop puissante pour nous... Mais je suis heureuse, sans savoir la raison. Cette réflexion me vaut deux tirs de Kankrelats. J'entends alors dans ma tête :
Prenez garde !!!
Je me retourne et fixe alors les "choses" arrivant sur un sentier annexe au mien. Cela ressemble à des Pieuvres mécaniques. Elles sont énormes et arborent un rouge sang aux reflets d’or. Sebrich et Malik se retournent et sont aussi surpris que moi. Pesme sourit et fonce dans le tas. Il coupe les tentacules à deux pieuvres mais ceux-ci repoussent juste après. Pesme se fait baffer par le tentacule d’une autre pieuvre. Quelques Frôlions de Vivi tentent le coup mais échappent de peu aux « armes » des nouveaux ennemis. Je laisse les Kancrelats et m'élance sur ces "Pieuvres mécaniques". Je suis saluée par une rasade de coups. Je n'arrive pas à tous les éviter, je m'en prends un par derrière. De fureur je recommence et essaye de détruire deux pieuvres : sans succès.
Attention !!! hurle Pykar, vous perdez vos points de vie à vitesse grand V !!!
On va pas y arriver, je le sens... Je m'éloigne de la bataille deux minutes pour réfléchir sur une stratégie. Dadmax s'est barré je-ne-sais-où et on a sûrement besoin de lui. Mais un cri me ramène à la réalité :
"Kall !!! Tu fous quoi, hurle Ayoju, viens nous aider !!! "
C'est du suicide tout ça. Mais je reviens vers la bataille et essaye de me battre avec tout ce que j'ai. Je ne vais pas faire long-feu...
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Malik :
J'avais enfin réussi à avoir un MEGATANK, j'étais heureux. Cette joie fut de courte durée. Dans ma tête, j'entendis "PRENEZ GARDE!!". Je me retournai et vis une grosse bestiole qui ressemblait à une pieuvre. Paralysé par la peur, mon cerveau ne fonctionna plus durant 10 secondes: le temps que la pieuvre m'attaque. Ma seule chance de la vaincre était d'utiliser mon MEGATANK et/ou, lui envoyer des attaques magiques,.Pour ça, il valait mieux que je libère ma main. Mon MEGATANK tenta de tirer sur la créature, sans succès. D'un coup de tentacule, la pieuvre détruisit mon cadavre vivant!!
-AAAAAAAAAAAAAAAAAAAARRRRRRRRH, hurlai-je, le souffle coupé, juste après mon cri.
La créature me serra très fort, au point que je ne pouvais plus bouger.
-Malik, tes points de vie sont presque HS, dit Pykar.
J'entrouvrit les yeux et aperçus Kallisto, Ayoju, Sebrich, Pesme et les frôlions de Vivi. Ils avaient du mal à affronter la bête. Ils ne pourraient sûrement pas la vaincre, elle est trop forte. Je n'en pouvait plus, je ne serais sûrement plus d'aucune utilité aux autres. Mes yeux se firent lourds, je ne pouvait plus tenir. Un dernier cri perça les arbres, puis, plus rien, la pieuvre me relâcha, je ne bougeais plus.
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Tchoucky :
Je fonce dans la bataille, sans plus réfléchir à aucune stratégie, de toute façon, les stratégies, je n'ai jamais été douée. Mon truc, ça a toujours été l'impro totale, et face à des bestioles pareilles, je crois que c'est la méthode la plus efficace. Pesme vient de se faire balayer par l'une des choses. Je lance une boule de feu sur la créature responsable. Ca a l'air de lui faire autant d'effet qu'une goutte d'eau sur du granit.
Je remarque du coin de l’œil Ayoju, qui semble paralysé par la terreur. J'ai compris. Sa phobie des araignées l'empêche d'agir.
Protégez Ayoju !
Kallisto réagit immédiatement, elle le saisit à bras le corps et le téléporte loin du combat.
Bon. Persévérance avant tout. Je concentre le maximum d'énergie dans ma main et la jette devant moi. La boule de feu passe entre les tentacule et va se fracasser contre le corps de la créature. Celle-ci tremble, elle n'est pas dévirtualisée, mais j'ai réussi à l'endommager.
Attention, tous, le point faible c'est le corps.
- Ah oui, souffle Sebrich près de moi, et comment on l'atteint, le corps, avec toutes ces pattes !
Soudain, mon sang ne fait qu'un tour. Une des créatures s'est emparée de Malik, et l'étrangle.
Malik, tes points de vie sont presque HS !Crie Pykar.
Non. Je vois le corps de Malik mollir, devenir inerte.
-Pykar ! Ramène le dans la réalité ! Maintenant !
Malik disparaît dans un nuage de Pixel. Ouf !
- Bon, Malik, tu prends le relais dans le rôle d'opérateur. Pykar, viens nous rejoindre. Plus en est de fou, plus on ris !
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ChaoticPesme :
Les Méga Tanks furent du gâteau, mais quand je vis débarquer, comme venues de nulle part, ces créatures aussi hideuses qu'énormes, j'ai cru ressentir pendant un instant ce que les gens normaux appellent communément... de l'appréhension.
Cet instant de distraction fut suffisant pour permettre à une de ces choses de m'assener un grand coup de tentacule qui me fit faire un vol plané à 10 mètres en arrière. Mon agilité me permit de tournoyer sur moi même dans les airs et ainsi d'atterrir au sol sans dégâts supplémentaires.
Moins 30 points de vie Pesme ! dit Pykar
Je vis alors, enroulé dans la tentacule d'une autre créature, Malik, qui semblait beaucoup souffrir. J'allais lui venir en aide, mais ses points de vie étaient trop faibles, Pykar le ramena à la réalité.
Je sortis deux lames courtes de mes mains, devenues rougeoyantes, et me précipitait, une certaine rage au cœur, dans la nouvelle bataille.
Malgré leur grande taille, ces espèces de pieuvres étaient loin d'être lentes, j'avais à peine le temps d'esquiver un tentacule qu'un autre se ruait vers moi. Je réussis à en sectionner quatre, peut-être cinq, mais ça n'avançais à rien car ils avaient une fâcheuse tendance à repousser. A chaque moment de répit, j'observais comment mes compagnons s'en sortaient...
Attention, tous, le point faible c'est le corps
Facile à dire mentalement...
Je pouvais faire quelque chose, mais je ne sais pas combien de points de vie cela me coûterai... Tant pis, je pris le risque !
Je me dégageais du champ d'attaque de la créature, d'un saut périlleux arrière. Je fis apparaître une dizaine de lames dans chacune de mes mains et mis à tourner à très grande vitesse sur moi-même, créant une tempête de lames, que je dirigeais ensuite vers le monstre.
Bloody Tornado
La plupart de mes armes, atteignirent leur but précis, la pieuvre se mit à vaciller, puis explosa dans un champignon de fumée... Une de moins !
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Lysander :
Ca fait bien dix bonnes minutes que je pourchasse Dadmax à travers la forêt. Au loin, je ressent la bataille qui fait rage. Je décrois volontairement mes sens pour concentrer mon attention sur la poursuite. J'en profite pour canaliser cette énergie et augmenter ma célérité.
Dadmax a une bonne avance d'environ 50 mètres sur moi. Il déracine des arbres pour tenter de me ralentir. Je les évite aisément. Je profite d'un moment d'accalmie pour me concentrer et tenter de pénétrer dans son esprit pour lui implanter une suggestion qui le mènerai à ralentir. Mais son esprit a comme une sorte de protection froide qui m'empêche d'entrer. Si je veux réaliser cette manœuvre, il me faudrait être beaucoup plus puissant que maintenant. De plus, j'ai beaucoup de mal à conserver un tel niveau de concentration. Gérer la poursuite, plus la tentative de manipuler un esprit, c'est trop. Je reviens pleinement à moi, juste à temps pour me rendre compte que plusieurs arbres sont en train de me tomber dessus. Je réalise que, quoi que je fasse, je ne pourrais pas les esquiver aussi facilement que les autres.
Je dégaine le fourreau argenté de ma ceinture. Avec mon pouce, je fais glisser l'interrupteur. Une lame d'énergie pure surgit, tel un diable de sa boîte. La couleur argentée se reflète dans la végétation. Je prends mon élan et tourne sur moi-même. Je tranche en deux le premier arbre. Je poursuis mon mouvement de façon circulaire pour toucher le second. Je me lance alors dans un ballet destructeur. En deux minutes, tout danger est écarté. J'observe tout autour de moi les morceaux d'arbres éparpillés. J'éteins prestement mon sabre et le raccroche à ma ceinture.
Je tente de localiser Dadmax, mais je n'y parvient pas. Je m'assois en tailleur sur une souche d'arbre et me concentre. Je laisse mon esprit vagabonder. Je perçoit les échos de la bataille où se trouvent Tchoucky , Pesme, Kallisto ,Vivi et les autres. Ils combattent toujours. Il y a aussi des créatures que je ne parviens pas à identifier. Au moment où je décide de rompre ma transe, je perçois de nouveau la présence de Dadmax, plus au nord de ma position, à un ou deux km de moi. Visiblement, il n'est pas seul, une énorme créature qui m'est aussi inconnue est en train de l'attaquer.
Sans perdre une minute, je me relève et fonce dans la direction ou j'ai perçut Dadmax et la chose, je ne sais pas encore ce qui m'y attends, mais ça n'augure rien de bon.
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Dadmax :
Je cours. Je sens Lysander qui me poursuit. J'abat quelques arbres pour le ralentir mais il les évite.

'Il est tenace celui-la.'

Je sens alors quelque chose me frôler l'esprit. Il tente de m'envoyer un message ou autre chose. Aloth bloque le tout en renvoyant un geste de froideur. Je décide alors de passer a la vitesse supérieure. Je copie un dard de frôlion dans chaque mains et tire des deux cotés. Une série de craquements satisfaisants me signale que plus plieurs arbres tombent en même temps. J'accélère et finit par ne sentir presque plus rien de Lys. Je l'ai distancé.
Je m'arrête et regarde autour de moi pour me repérer. Je sens alors une forte perturbation. UN combat . Les lyokofans se battent contre des créatures que je ne connais pas. Et....Kallisto est avec eux. Je me retourne et m'apprête à repartir par où je suis venu mais la voix d'Aloth me cloue au sol:

Non Dadmax!

Je dois aller les aider.

Ca ne sert à rien , il se débrouilleront très bien. Si tu veux les aider, aide moi à trouver le moyen de tous les renvoyer en même temps dans la réalité.

Je me calme progressivement et acquiesce.

- Tu as raison, une fois de plus.

Je relève alors brusquement la tête et me jette sur le côté. Juste à temps pour éviter une mâchoire grosse comme mon torse. Je me relève et regarde autour de moi. Plus rien.

' Quoi que ce soit, c'est doué pour se cacher.'

Je ferme les yeux et me concentre. L'image d'un serpent de la taille d'un arbre se forme dans ma tête. Je réouvre les yeux et me prépare à sa prochaine attaque.

- Amusons-nous mon cher.
________________________
Tchoucky :
L'une des créatures explose.
_ Bravo Pesme ! crie-je.
Heu, dis.Fait la voix de Malik.C'est normal que ça t'ais coûté vingt points de vie, ton numéro ?
_ QUOI ? Hurlai-je.
Je lance un regard assassin à l'espèce de casse-coup qui me sert de petit ami, pour le dissuader de s'exposer plus, puis je me tourne vers Pykar, qui viens de se virtualiser près de moi.
_ Il faudrait que tu arrêtes le temps, comme tu l'as déjà fait une fois. Pour tout le monde sauf pour moi, toi, Sebrich, et Ayoju.
_ Ce n'est pas mon pouvoir d'origine. Il me faut l'aide de Malik.
Je les laisse faire leur règlements, tout en m'assurant que les autres se mettent à couvert.
Un bourdonnement sourd, puis tout autour de nous s'immobilise.
_ 20 secondse ! annonce Pykar.
_ On fonce ! on se faufile entre les pattes et on frappe tous en même temps sur le corps.
Nous fondons sur la créature figée, enfonçons dans sa chair griffes et lames.
_ En arrière !
Trois secondes. Nous avons juste le temps de nous mettre hors de portée. La seconde créature explose comme la première. Nous avons réussi !
________________
Pykar :
"Pykar ! Ramène le dans la réalité ! Maintenant !"
Je m'exécute et je dévirtualise Malik qui atterrit devant le bureau.
"Bienvenue dans le monde réel!
-Merci beaucoup.
-Bon, Malik, tu prends le relais dans le rôle d'opérateur. Pykar, viens nous rejoindre. Plus en est de fous, plus on rit !"
Parle pour toi! pensai-je.
Je passai les clés de la Porsche et le casque à Malik.
"Bonne chance!"me dit-il.
Je tapais quelques lignes de commande et j'appuyai sur "Entrée"
Quelques secondes plus tard, j'apparaissais dans Lyoko en pleine bataille entre mes amis et des...machins. Question apparence, tout est comme avant.
"Salut les copains!"
Personne ne répond, trop occupé à se battre. Soudain, Tchoucky se tourne vers moi:
"Il faudrait que tu arrête le temps, comme tu l'as déjà fait une fois. Pour tout le monde sauf pour moi, toi, Sebrich, et Ayoju.
-C'est pas mon pouvoir originel, fis-je. Il me faut l'aide de Malik!
-Bien reçu!" fit la voix de Malik
Je continue à esquiver les attaques. Heureusement, Sebrich avait gardé une trace de sa 1ere programmation dans le programme principal. Il suffit de quelques secondes à Malik pour tout terminer.
"C'est prêt.
-OK!"
Je lance mon attaque. Tout s'immobilise autour de nous.
"20 Secondes, annonçai-je.
- On fonce ! On se faufile entre les pattes et on frappe tous en même temps sur le corps, fit Tchoucky"
Ils foncent et exécutent leur attaque. Le machin explose alors quand le temps se remet en marche. Ouf!
"Je t'ai remis ton pouvoir normal" signale Malik.
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ChaoticPesme :
Au moment où j'allais m'élancer avec fureur sur le 2ème monstre, je fus pris d'une sensation étrange. Alors que je courrais vers la bestiole, j'eus soudain l'impression de m'écraser contre un mur à 300 Km/h. Je n'eus pas le temps de me remettre du choc que la créature explosa dans un gros nuage de fumée noire.
J'avais de sérieux doutes, quand à la façon dont un tel monstre avait pu exploser tout seul, quand je vis une aura blafarde entourer Pykar et Tchoucky, pour disparaître quelques instants plus tard, aussi rapidement qu'elle était venue.
Je rangeais mes lames dans mon corps en me dirigeais vers le groupe qui se formait (me préparant, au cas où, à subir les foudres de Tchoucky !). Après nous être tous rappelés brièvement la situation actuelle, Ayoju lança, en faisant claquer sa queue d'impatience :
- Et maintenant, on poursuit Dadmax ou on va chercher XANA ?!

Chapitre 7 : Les deux Tours (toute ressemblance avec un célèbre livre...)
Lysander :
J'arrive a l'endroit de la bataille. Dadmax mène une lutte acharnée contre le monstre, une sorte de serpent géant aussi gros que les arbres qui forment la forêt de ce territoire. Les écailles du monstre ne laisse transparaître aucun point faible. Je ne sais pas quoi faire. Me lancer dans ce combat ce serait suicidaire, laisser Dadmax combattre seul n'est pas une option envisageable.

J'ai besoin d'un plan, connaître le point faible serai un atout mais comment faire? J'observe attentivement les réactions de la bête face aux attaques de Dadmax. Non seulement rapide, elle a aussi le don de ce fondre avec son environnement, ce qui fait de ce monstre un adversaire redoutable.
Je repense a l'opérateur. En principe quelqu'un devrait bien tenir ce rôle. Je ne me souvient pas de toutes les explications de Tchoucky, et au risque d'être repéré je crie tout haut :
Est-ce que quelqu'un m'entend ??? Le seul effet que ça a est d'attirer le monstre dans ma direction. Me revoilà en train de courir pour éviter la mâchoire gigantesque. Je fait un roulé-boulé de côté. Il m'envoie un coup de sa queue épaisse. Je me rétabli sur mes jambes, fais un bond dans les airs, et atterris en douceur dans les branches d'un arbre. J'ai à peine le temps de me reprendre que le monstre me charge à nouveau. Sabre laser au poing, je tente de lui couper la tête. Au moment de donner le coup, le monstre disparaît. Méfiant, je regarde dans toutes les directions, puis soudain, une voix sort de nulle part:
"Qu’est-ce que je peux faire pour toi ?
- Wow qui s'est ?
- C'est Malik a l'appareil.
- Est-ce que tu es capable de trouver le point faible du monstre et de nous le faire parvenir ?
- Laisse moi un moment. Je vais essayer".
Bien maintenant il ne me restait plus qu’à patienter , en espérant qu'il fasse vite. Toujours en position de défense , sabre laser levé à hauteur de mon visage , tous mes sens en alerte, j'attendais la prochaine apparition du monstre. A quelques mètres sur ma gauche se trouve Dadmax . Je ne m'occupe pas de se qu'il fait , je reste concentré et vigilant.
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Tchoucky :
Silence. Nous sommes immobiles dans une jungle sans bruit. Aucun de nous ne parviens à baisser sa garde. Il n'est pas possible que ça s'arrête là. Il doit y en avoir d'autres. Il faut quelques secondes à tous pour nous décider à nous reposer.
Vivi descend au sol, dans un nuage de frôlions. Elle a réussi à en garder beaucoup d'intact. Je me sens un peu sonnée. Le retour sur Lyoko a été chaud.
- Bon, dit Ayoju, qui semble plus en forme que les autres, et maintenant qu'est-ce qu'on fait ? On retrouve Dadmax ou on va chercher Xana.
Dadmax... Xana... Pour lequel des deux est-ce que nous sommes venu, en fait ? Je n'ai pas de plan de bataille. Je sais comment détruire Xana, où aller et quoi faire, mais je n'avais pas prévu, pour Dadmax. Dadmax, qui est quelque part dans cette jungle, travaillant sans doute à tous nous chasser de Lyoko... Je regarde Vivi, mais je n'ai rien besoin de lui dire. Elle ferme les yeux un instant, puis les rouvre.
- Alors ? demandais-je.
- La tour la plus proche est à 30° Nord-Est.
- Tu la vois, Malik ?
Je la vois. Elle n'est pas facile d'accès, il vous faudrait au moins une heure pour l'atteindre. Excusez-moi, je suis occupé, là, Lys a besoin de moi pour une recherche, il est face à un monstre qu'on connais pas !
- Vivi, tu as pu déterminer quelle tour avait été activée pour l'attaque ?
- Elle est dans un autre territoire. Mais il l'a désactivé, maintenant. Je reste attentive.
Bon, Xana a désactivé sa tour pour avoir les mains libres, ça nous laisse du loisir avant qu'il relance une nouvelle attaque. Mais on a vraiment trop de choses à régler à la fois. Il va falloir se séparer.
- Sebrich, tu voles, toi. Tu vas rejoindre la tour, ça devrait être plus rapide pour toi que pour nous. Toi aussi, Kallisto. La téléportation te prends moins d'énergie qu'à Ayoju. Si Dadmax nous échappe, c'est forcément là qu'il ira. Pykar et Ayoju, vous avez gardé pas mal de vos points de vie. Vous allez prêter main forte à Lys, et essayer de rattraper Dadmax. Coûte que coûte. Empêchez le de s'enfuir encore. Il ne faut pas qu'il aille affronter Xana seul, vous m'entendez ? Il ne faut pas !
- Et nous ? demande Pesme, assez prudemment, comme si j'allais m'énerver. Qu'est-ce qu'on fait, nous ?
Je surprends un tremblement le long de mon échine. Mes sensations corporelles commencent à se recréer.
- Nous, dis-je, on fait ce pourquoi on est venu. On suis Vivi jusqu'à la prochaine tour de passage, puis on se rend dans le territoire Montagne. Je sais comment détruire Xana.
Mon ton a été plus grave que je ne le voulais. Les autres me regardent sans mot dire. Je remarque soudain que Vivi s'est détachée de nous. Je m'apprête à lui demander si elle a entendu ce que j'ai dit, quand elle se tourne vers moi.
- Tchoucky... Tu ressens ça aussi ?
- Ressentir quoi ?
- Quelque chose... Quelque chose est différent sur Lyoko... Il y a comme... Comme une présence...
Je cherche à percevoir la présence d'une âme supplémentaire, mais il n'y a que moi, mes amis, et Xana.
- Je ne ressens rien. C'est quelqu'un ?
- Non. C'est lié au territoire, sinon je ne le sentirai pas. C'est comme si... Comme si la forêt était vivante... Je ne sais pas comment le décrire.
Comme si la forêt était vivante... Je repense soudain à l'étrange phénomène, cette apparition qui m'est venue, pendant que nous cherchions le chemin pour la bataille. Est-ce moi qui l'ai rêvée ? Ou est-ce le signe que, comme dit Vivi, quelque chose a changé dans Lyoko.
Je repense au message que m'a donné l'être. Confiance. Et je souris.
- Rassure-toi, Vivi, quoi que se soit, ce n'est pas quelque chose d'hostile.
- Comment le sais-tu ?
Mon sourire s'est épanoui tout seul, malgré moi, à la pensée de la "rencontre" inexplicable avec ce qui me fait espérer le plus. Confiance.
- Je ne peux pas l'expliquer, Vivi, mais je le sais, c'est tout.
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Kallisto :
Je regarde Vivi, Tchoucky et les autres se diriger vers la Tour de Passage, plus au Sud. Avant qu'ils ne disparaissent, Tchoucky nous regarde. Je sais qu'elle cherche à nous "encourager" à sa manière... Cette histoire de détruire XANA 0.2 me dérange.
"Bon, on y va ? demande Ayoju.
- Pas de problèmes, on se retrouvera à la Tour non ? annonce Pykar en regardant Sebrich et moi."
J'acquiesce. Pykar et Ayoju se mettent alors à courir sur le sentier devant nous. Sebrich déploie ses ailes et s'envole au-dessus des cimes. Je me concentre et me téléporte de 500 mètres en 500 mètres avec vitesse. Me téléporter en paliers ne m'a pris que 10 min. Arrivée devant la Tour je vois que Sebrich y est déjà.
Mais quoi que je dise, il refuse de m'en dire plus.
"Moi qui pensait arriver avant toi, dis-je en soupirant.
- Comme quoi ça sert d'avoir des plumes, me répond t-il en montrant sa paire d'ailes dans le dos, bon, on fait quoi maintenant ?
- Je crois qu'il va falloir attendre... je lance en m'asseyant contre un arbre.
- Super, on va devoir poireauter pendant trois heures... lâche t-il. Enfin, j'espère que les autres vont se dépêcher..."
Il s'assoit devant la tour et examine son sabre. Patienter... Je crois qu'on ne va pas avoir trop le temps de le faire...
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Sebrich :
L’ennui, j’avais appris a vivre avec lui. Les soirs où j’était seul à la maison, n’étaient pour ainsi dire pas rare. Mais maintenant que j’avais une arme à la main, j’avais le manche qui me démange. Je regarde devant moi pour regarder l’amas d’arbre qui constituait la forêt. J’étendis mes ailes noires de corbeau pour m’élever dans les airs.
-Eh, qu’est ce que tu fais ? entendis-je dans mon dos.
Je me tournais a 4 mètres du sol en direction de Kallisto.
-T’inquiètes, pour tuer le temps, je vais m’entraîner dans la forêt.
-Et si jamais on m’attaquais.
-T’auras qu’à crier très fort.
-Mais si je ne peux pas crier.
-Alors prie pour que je revienne à ce moment là.
Je pris direction dans les tréfonds de la forêt, et atterris 5 minutes plus tard. Je sortis largement le katana de son fourreau, et commença à faire des mouvements circulaires. SWING, un arbre de tombé, TOC un autre de transpercé, SLASSSS et un suivant de coupé sur toute la hauteur.
J’aurais pu continuer ainsi pendant des heures, mais une sorte de fumée entre les arbres attira mon attention. Plus je regardais cette fumée, plus elle devenait précise. Finalement, elle se décida a une forme d’environ 75 cm de long, plutôt à ras du sol, avec 4 pattes et des yeux reflétant une intelligence féline.
-Silvestre.
Le chat que je connaissais depuis que j’était tout petit, qui dormait avec moi dans mon lit. Ce chat que l’on m’avais dit qu’il était mort il y a 5 ans à cause probablement du cancer du fois.
Je laissai tomber mon katana quand l’animal couleur blanche et brune se trouva juste devant moi.
-Je te croyais mort, dis-je en le prenant dans mes bras.
Tandis que je le caressais doucement en étant assis, il ronronnait avec beaucoup de plaisir. J’aurai voulu que ce moment dure pour toujours. Il leva le regard dans ma direction. Et c’est à ce moment là que j’entendis une voix dans ma tête que j’avais toujours imaginé sortir de cet être frêle.
-Seb, contrairement a ce que tu crois, beaucoup de gens tiennent à toi. Et toi, tu dois être en mesure de les protéger, comme ça, tu te sentiras moins seul, et tu n’es pas aussi inutile que tu le crois.
Je ne m’étonnais même pas de cette discussion philosophique du chat car je me disais que j’étais dans un monde où ce que l’on a envie se réalise.
Le chat se leva, sauta de mes genoux, me regarda une dernière fois en me faisant un clin d’œil, en s’en alla en marchant entre les arbres.
Tout doucement, je me levai, et senti dans mes yeux un nouvel éclat, un éclat d’espoir. Je retournais le plus vite que je pus jusqu’à Kallisto.
En voyant ma mine réjouie, Kallisto me demanda :
-A ta tête, on dirait que tu viens de voir le paradis.
-Pas loin, lui répondis-je avec un grand sourire.
_________________
Malik :
J'était la-bas, sur Lyoko, en train de mourir et pouf, je me retrouve ici, sur terre. J'était chez Kallisto, devant son ordi. Je me souvenais de mon aventure, il y avait 6 mois, quand mon mental suivait à peu près, quand je jouais le rôle de Jérémie dans la réalité.
Lysander fut le premier à me contacter, il avait un problème avec une bestiole.
Je pianotais sur mon ordi.
-Alors, sélectionner la bête avec le curseur, pas facile, elle est rapide.
-Qu'est-ce que tu marmonnes, Malik? Me demanda la voix de Tchoucky.
-Rien, rien, c'est pour le service que m'as demandé Lys.
Enfin, j'avais sélectionné la bête et ses fichiers et caractéristiques apparurent sur mon écran:
nom: Serpent-caméléon (super original)
Caractéristiques: Grande gueule, langue très longue, queue longue aussi.
-Lys, ils ne disent rien sur ses points faibles.
Je tournais ma tête, j'aperçus une chaîne HIFI.
-Cool, je vais mettre un peu de zik !!
-Eh, moi, j'ai pas envie, non j'ai pas envie, gémit quelqu'un derrière moi.
C'était Martin.
-Je te demande pas ton avis.
J'allume la stéréo et je mets un CD d'une chanteuse que je ne connaissait pas, "Era". Son à fond.
-EEEEEeeeeeeeeeeh, dit Kallisto, MALIK!! touche pas à mon vieux poste!! Tu vas voir, quand je reviendrait sur terre, Tu aura le choix entre mort froide ou agonie profonde!!
-Ouh là, désolé, je peut laisser la musique?
-NON, en plus, tu la mets à fond !!

Je coupais la musique en maugréant, sans savoir quoi faire. J'aperçut alors Martin, il était assis sur le sol, jouant avec une ficelle qu'il avait trouvé, et riait comme un gamin.
_ Le serpent Caméléon, riait-il, c'est le serpent caméléon.
En temps normal, j'aurai haussé les épaules et serait revenu à mon clavier, mais là, ce qu'il disait m'intriguait. Ca avait tout l'air d'un délire de fou, mais cette histoire de serpent caméléon, ça me rappelait vraiment le monstre que Lysander m'avait demandé d'étudier. Je m'agenouillais près de lui.
_ C'est quoi, ça, demandai-je en désignant la ficelle.
_ Hé hé, quand j'aurais créé Xana, je lui programmerais de nouveaux monstres. Celui là je suis sûr qu'il sera imbattable. Je mets le point faible dans un endroit impossible à atteindre.
-Okay, alors, dit moi?
-Il faut viser la langue.
-D'accord, Lys, il faut viser la langue.
-D'accord.
J'avais enfin trouvé l'utilité de Martin, j'attendais maintenant ma mort, celle que Kallisto m'avait promise.
___________________
Dadmax :
Je m'approche à pas prudents vers Lysander, qui fait de même.

- J'peux savoir ce que tu fais là?
- Je t'aide.
- Je n'ai pas besoin d'aide.

A ce moment le serpent attaque a nouveau. Je m'élance, évite sa mâchoire et m'agrippe à la base du cou d'un bras et de l'autre je copie le sabre laser de Lys. Mais cela a autant d'effet que si je suis caressais les écailles avec une plume.
J'entend alors Malik hurler.

D'accord, Lys il faut viser la langue.

' La langue??? Bon ok.'

Déployant toute ma puissance personnelle, j'attrape la tête du serpent, me place presque en face de lui et, au moment où il est sur le point de me mordre, je bloque ses mâchoires ouvertes. Maintenir cette position me demande un pouvoir phénoménal. L'ouverture rétrécit quelques peu , les crochets du monstres faisant de larges entaille dans mes bras numériques.

- Dis donc gêneur, tu comptes rester longtemps à bailler aux corneilles? Et si tu lui tranchait la langue?
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Lysander :
Pendant que je suis en train de réfléchir a comment forcer un serpent numérique de cette taille a ouvrir la bouche pour ensuite lui couper la langue , Dadmax, agrippé a la tête de la bête, avec une force colossale, il contient la mâchoire ouverte, certains crocs fichés dans son bras. Je sens son regard froid ce river sur moi :

"Dis donc gêneur, tu comptes rester longtemps à bailler aux corneilles? Et si tu lui tranchait la langue?"
Bien que dit avec un ton désagréable, Je ne peux m'empêcher de sourire . Je m'approche aussi près que je peux du monstre. Dans sa gueule semi ouverte, j'entrevois sa langue contre son palais , une sorte d'inscription dessus . Je devine sans peine ce qu'elle représente . J'entend Dadmax qui souffle : ses réserves doivent s'épuiser. D'un geste vif, je tranche la langue du monstre ; celui-ci se raidi et disparaît.

Dadmax tombe a terre, je devine sans peine que la manœuvre l'a épuisé, de plus il a du perdre quelques points de vie.

Maintenant que tout danger est écarté, il nous faut retrouver les autres.

Je me penche vers Dadmax et lui tend la main pour l'aider a se relever

- Tu penses pouvoir être en mesure de marcher ? Il faut que nous retrouvions les autres.
______________
Dadmax :
'Il a pris son temps ce Jedi à la manque! Et maintenant, m'en débarrasser'

Il me tend la main. Je la repousse sans ménagement.

- Ne gaspille pas ta compassion. Et arrête de me suivre!

Il affiche un air choqué. Mais il a aussi l'air déterminé. Il ne me lâchera pas.
' Tant pis'

Je regarde autour de moi. Ressentant plus que regardant. Enfin je trouve.
'Derrière cet arbre'
Je contourne le-dit arbre et souris. Un câble de Xana. J'entens Lysander s'approcher pour regarder. Je me tourne vers lui avec un air goguenard.

- Et maintenant essaye de me coller.

Je pose ma main sur le câble et disparaît à la première pulsation.
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Lysander :
Bien que j'affiche un air surpris je m'attendais un peu à cette réaction . Depuis le début il est distant, et cette présence froide dans sa tête ne doit rien arranger..

Toujours méfiant et bien décidé à le ramener avec les autres , je le suis quand il s'éloigne dans la foret. Il ce retourne vers moi:
- Et maintenant essaye de me coller.
Avant d'avoir le temps de dire ou de faire quoi que ce soit , il disparais dans un énorme câble. Je reste devant celui ci , je ne m'y attendais pas du tout, de plus maintenant je suis incapable de le suivre , du moins pas physiquement . Je tente de le percevoir grâce a la "force" (bien que je ne sois pas sûr que sur Lyoko on puisse l'appeler ainsi), je ne le trouve nulle part . Visiblement quand il voyage par ce moyen, il disparaît complètement physiquement et psychiquement.

Tout ce que je peu faire maintenant, c'est rejoindre les autres. Je profite de ma transe pour les localiser. Parfait, ils sont dans une tour à quelques kilomètres de ma position actuelle . En à peine 1 heure je devrais les avoir rejoint si tout va bien .Chose bizarre dans la "force", la tour est comme un phare dans la nuit, aucun mal pour la reconnaître, alors que les monstres de Xana sont plus diffus et difficile à cerner.

Je prends la direction de la tour . Le paysage de la forêt défile. Je marche d'un pas rapide, tout en étant prudent , je ne veux pas retomber sur un autre serpent. Seul j'aurai beaucoup de mal à l'affronter.
________________
ChaoticPesme :
Nous courrions tous trois depuis un bonne dizaine de minutes, esquivants les arbres sur notre passage avec la précision d'un slalom. Je ralentissais ma vitesse supérieure afin de m'assurer que Vivi et Tchoucky n'auraient pas de mal à me suivre.
J'espérais bien que, même pour une raison quelconque, nous n'aurions pas à croiser Dadmax sur la route, étant donné mon état de nerf actuel, je n'aurais pas donné cher de sa peau, s'il n'avait fait, ne serait-ce que croiser mon regard...
Peut être Aloth avait-il raison : pourquoi j'éprouvais une telle haine pour lui et XANA ? Restait-il vraiment une partie, même infime, de Ido en moi ? Je n'en savais rien, et à mon avis, je ne risquais pas de le savoir de si tôt.
Me réveillant de ma réflexion, je me rendis compte qu'il n'y avait plus un bruit autour de moi. Je m'arrêtais soudain et jetai un regard derrière moi : J'avais en définitif, semé mes amies sans m'en rendre compte. Je fut tenté de faire marche arrière, quand j'entendit arriver un bourdonnement. C'était un des Frôlions de Vivi, elle l'avait visiblement lancé, en anticipation de ce que j'allais faire afin de me retrouver.
- Ingénieux, Vivi ! pensais-je à haute voix.
___________________
Tchoucky :
Cette fois, ça y est, les sensations corporelles sont recréées. Une sensation d'étouffement m'oppresse, mais je ne ralenti pas.
_ Pesme, je sais qu'on est pressés, mais attends nous, bon sang ! Il faut pas qu'on se sépare.
_ Désolé.
Je suis nerveuse, j'ai des doutes. Est-ce que j'ai bien fait de disperser mes amis comme ça. A trois, pour affronter Xana...
Non, confiance, l'apparition m'a dit : Confiance.
Vivi a désigné une lueur entre les arbres.
_ Là bas, elle est là bas ! La tour de passage, juste en dessous !
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Pykar :
On atterrit quelque part dans la forêt. Décidément, je me ferai jamais à la téléportation.
"Où sont-ils? demanda Ayoju
-Lysander est pas loin devant vous, mais Dadmax à filé.
-Manquait plus que ça...Essayons au moins de rattraper Lysander"
On fonça a travers la forêt. Après quelques tours, contours et détours, on tomba sur Lysander...
"Salut! fis-je
-Ouf! Vous voilà... J'essayais de vous rejoindre...
-Et Dadmax?
-Il a touché un câble et ça l’a fait disparaître.
-Il utilise encore sa téléportation par câble.
-Faut d'ailleurs que je pense à m'abonner" fis-je.
Je n'esquivai même pas la baffe que je méritais.
"Euh...là je commence à dérailler. Je connais pas vos pouvoirs, les seuls que je connais sont les miens".
Finalement, on réussit à lui expliquer tout.
"Bon, je suis à peu près...
-OK. Maintenant, faudrait retrouver Dadmax avant qu'il ne trouve XANA.
-Malik ? T'as un indice?
-Il est parti vers le sud...Il est loin.
-Bon, je vais me téléporter le plus près possible (juste assez pour que je ne m'évanouisse pas), et on continue à pied, annonça Ayoju.
-D'ac!"
_______________
Dadmax :
J'arrive enfin à une tour. Je souris doucement. Si tout se passe comme prévu, Les lyokofans seront bientôt dans la réalité et Xana sera détruit.
Je me dirige d'un pas tranquille vers la tour. Je m'apprête à entrer lorsque j'entend une voix qui me glace de l'intérieur.

- Dadmax ? fait Kall.

Je ferme les yeux et pousse un profond soupir. Je me retourne. Sebrich est également là.

- Oui Kallisto?
-Où était-tu?
- Bof, ici et là. dis-je avec une désinvolture feinte.

Je sais ce que je dois faire, mais je n'y arrive pas. mon poing se serre mais mon bras reste le long de mon corps.

Aloth...

Compris.

Prononcer ces mots mentaux est aussi dur que si j'avais essayé de détruire Lyoko a main nue. Mais c'est fait. Mes yeux virent au noir intense et je me tourne vers Kallisto.

- Va-t'en, humaine! lâche Aloth.
- Mais...

Aloth lève alors mon bras et lance un laser réfrigérant sur Kall. Elle se fige, et restera ainsi pendant un petit bout de temps.
J'entend Sebrich s'exclamer et je m'élance vers lui. Il essaie de s'envoler mais je lui attrape une aile et je copie le sabre laser de Lysander. Avec une précision chirurgicale je lui tranche une aile, puis le projette au loin où il reste au sol.
Je reprend le contrôle et entre dans la tour. Je m'approche de la parois et me téléporte par le flux d'information. Je me retrouve dans une autre tour. La bonne. Je sonde mentalement les environs. Là. Trois, sept perturbations. Ils arrivent.
' Mais qu'est-ce que?'
La première perturbation est la plus puissante. Une puissance connue.

'Pesme et Ido'.

Il est dangereux Dadmax.

Je sais, je m'en occupe.

J'entre dans la tour et m'approche des écrans. Je m'active à pirater. Je fais le plus vite possible et j'entends maintenant les lyokofans s'approcher.

' Maintenant'

Je m'éloigne d'un pas des écrans et tends ma pensée à travers celles de Pesme.

Ido. Vient, je t'attends.
________________
ChaoticPesme :
Nous ne sommes plus qu'à quelques mètres de la Tour. Tchoucky et Vivi s'avancèrent, alors que moi, je restais en arrière, le regard tourné en l'air vers les cimes.
- Pesme, y a un problème ? demanda Vivi
- C'est Dadmax, il est tout prêt...
Il sortait de ma main une de mes lames.
- Rappelle toi de la promesse que tu as faite ! dit Tchoucky
- Oui, je sais...
Nous nous fondîmes tous trois dans le mur de la Tour. Une fois au milieu de la plaque inférieure, nous nous élevâmes vers le 2ème niveau, où nous attendait celui que j'avais le moins envie de voir, Dadmax. Rien que le fait de le voir me fait douter de mon potentiel à pouvoir tenir ma promesse.
- Salut Ido ! Content de te revoir !
Cela confirmait bien ce que je pensais, il croyait toujours que Ido existait. Tchoucky s'avança vers lui.
- Dadmax, arrête cette folie ! Je sais que ce n'est pas toi, c'est Aloth qui te pousse à faire ça !
- Laisse tomber Tchoucky, il ne t'écoutera plus !
Je l'écartais doucement sur le côté, la lame que je tenais à la main se mit à rougir. Dadmax fit alors un sourire.
- C'est presque dommage !
Il porta sa main sur l'écran virtuel à côté de lui. Je sentis soudain des flots d'énergie purs parcourir mon corps ; je ne voulus pas perdre la face devant Aloth, mais la douleur était trop insupportable. Je tombais à genoux et ne pouvais réprimer une grimace accompagnée d'un immense cri de douleur. Avant que tout ne devienne qu'obscurité, je pus observer mes membres s'effacer lentement, et aussi, regardait une dernière fois Tchoucky qui était penchée vers moi. Je ne pus pas lui répondre...
- Adieu, Ido ! déclara Aloth, d'une sombre voix

Chapitre 8 : L’espoir.
Tchoucky :
Un sourire mauvais aux lèvres, Aloth se laisse tomber en bas de la tour, et s'en va, sans que ni l'une ni l'autre, nous ne songions à le poursuivre.
Le silence retombe. Nous sommes restées immobiles.
_ Qu’est-ce que c’était ? Qu’est-ce que c’était ?
_ Je ne sais pas. Me répond Vivi. Il y a eu un ébranlement dans tout Lyoko, comme si la terre s’était renversée. Je crois que ça venait d’Aloth.
Ce n’est pas ce que j’ai ressenti, moi. Ce que j’ai ressenti, c’est la présence de Pesme qui disparaissait soudain de ma tête, comme si une lame avait tranché d’un coup net le lien télépathique qui nous reliait.
Pesme ? Pesme ? Où tu es ? Réponds-moi, Pesme ?
_ Malik, tu le vois sur l’holomap ?
Un silence insupportable. Malik tarde à répondre.
_ Malik ? Réponds !
_ Je... Je ne le vois plus nulle part.
Et moi, je ne sens plus sa présence. Je ne sens plus sa présence, bon sang ! Je ne sens plus sa présence nulle part !
_ Ramène-le dans la réalité. Ramène-le maintenant...
Pesme ! Pesme !!!!
_ Je... J’y arrive pas. J’essaye de taper les données de Pesme, et ça me répond « données inconnues. »
Données inconnues.
Je me suis approchée du gouffre noir, le puis de la tour, les donnése qui s'enfoncent dans le sol de Lyoko. Ce n’est rien, il est quelque part de l’autre côté, il est juste quelque part, là, quelque part. Il est forcément quelque part.
PESME !!!!! FAIS PAS L’ANDOUILLE ! PARLE MOI !
Rien. Pas un mot. Pas un message. Pas une pensée. Rien. Rien. Plus que rien.
PESME !!!!! PESMEEEEEE !!!!!!! PESMEEEEEE !!!!
_ Tchoucky... Risque Vivi derrière moi.
Je refuse de l’écouter. Elle n’y comprend rien, tout va bien. Il passe son temps à se mettre dans des situations pas possibles, et il s’en sort toujours. Il s’en sort toujours.
PESME !!!! JE SAIS QUE TU ES LA ALORS REPOND !!!!! REPONDS ! REPONDS !
_ Tchoucky... Me dis Vivi d’un voix très douce. Si ses données sont devenue inconnues, c’est qu’il est....
_ NON ! TAIS-TOI ! IL VA TRES BIEN ! IL Y A EU UN BUG ET IL A ATTERRIT QUELQUE PART !
Elle pose sa mains sur mon épaules, avec une amitié qui m’est intolérable. Tout m’est intolérable, tout ce qui n’est pas sa voix dans ma tête, juste sa voix, pour me dire qu’il va bien, qu’il va nous rejoindre.
_ Tu ne sens plus sa présence, Tchoucky.
_ Parce qu’il est tombé trop loin ! Crie-je désespérément.
_ Non, Tchoucky, me répond-elle d’une voix grave. Ton pouvoir est assez puissant pou le trouver n’importe où sur Lyoko, et tu le sais.
Je me tais. J’essaye en vain de trouver quelque chose à répondre, mais mes lèvres refusent de bouger. J’ai l’impression d’être devenue une masse de plomb. Non. Il se jette toujours tête baissé là ou c’est dangereux. Il s’en sort toujours. Toujours.
Vivi me regarde maintenant avec des yeux bizarres, comme on regarde la fin du monde.
_ Tchoucky, supplie-t-elle. Tchoucky, parle-moi, s’il te plait !
Parler ? Ce n’est pas parler que je veux, c’est hurler. Hurler de rage et de haine. Je me retourne brusquement, lève la tête. Pas difficile de trouver Dadmax/Aloth dans ce foutu monde de Pixel où tout est connecté ensemble. Je m’engouffre dans son esprit et le secoue violemment de toute part. Il n’a pas eu le temps d’esquiver mon attaque, surpris de me voir déployer des puissances que je n’utilise jamais d’habitude, parce que j’ai trop peur. Je l’enserre dans mon étaux mental, si fort qu’il en hurle presque. Je le méprise. Il n’est qu’un pion, un pion sur l’échiquier de l’autre. Je le relâche aussi brutalement que je l’avait saisi, et dirige mes pensées vers le monde extérieur.
Je n’ai pas trop de mal à le trouver, cet esprit dézingué, Martin Leroy. Il hurle en me sentant entrer dans sa tête, il se débat, mais je suis plus forte.
_ Tchoucky ! Hurle Malik. Qu’est-ce que tu lui fait ? Arrête !
_ Tchoucky ! Appelle Vivi sur un ton effrayé.
Je vais le tuer. Je vais détruire son âme. Je vais le réduire à néant. C’est juste un gamin trop doué, qui n’a pas compris le monde réel. Mais je vais le tuer.
Et après ? Ca ne changera rien. Ca n’enlèvera pas le vide inacceptable autour de moi, ça ne m’empêchera pas de tomber dans ce gouffre sans fond, cette inaltérable solitude.
Je lâche Martin et recule d'un pas. Je parle le français depuis plus de vingt ans, mais c'est seulement maintenant que je réalise le sens du mot "écorchée vive !" Tout mon être n'est qu'un hurlement, un profond hurlement silencieux. C'est à peine si je sens Vivi, derrière moi, qui me saisi par les épaules. Je l'entends vaguement prononcer sa formule du "sommeil qui répare" et m'abandonne avec reconnaissance à la douce torpeur qui m'envahit.
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Vivi :
Vivi est restée sans bouger, serrant dans ses bras le corps inerte de Tchoucky. La respiration de la dormeuse est régulière, mais son visage n'a pas l'expression apaisée que donne habituellement le sommeil qui répare.
Et maintenant que faire ? Elle est seule à pouvoir en décider.
_ Malik ? Tu es toujours en ligne.
_Oui.
_ Dis aux autres de trouver Dadmax, de le capturer, de l'empêcher de faire quoi que ce soit de nuisible. Dis-leur que c'est un ordre de Tchoucky. Dis-leur que nous allons détruire Xana, mais que c'est un peu plus long que prévu.
_ Quoi ? Que compte tu faire ?
_ J'emmène Tchoucky dans le territoire des montagne. Quand elle se réveillera nous irons détruire Xana.
_ Je vais leur dire tout ce que tu m'as demandé, mais... Qu'est-ce que je leur dis, pour Pesme ?
Vivi se mord les lèvres. Certain mot, dans la vie, sont si impossible à prononcer qu'escalader l'Everest à main nue, à côté c'est une chose aisée. Des mots comme "Je t'aime !" ou comme " Il est mort"
_ Ne leur dit rien. Rien pour l'instant. On leur dira ensemble, quand on sera réuni. Ne leur dit rien encore.
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Lysander :
Ca fait bien 20 mn que je marche seul dans la forêt, toujours aux aguets d'une nouvelle attaque.
J'évolue lentement. Je sens que quelqu'un approche. Je me prépare à activer mon sabre laser. Avec un grand soulagement, je reconnais Pykar et Ayoju, qui arrivent vers moi avec un grand sourire.
"Salut !" Lance Pykar.
- Ouf ! Vous voilà... J'essayais de vous rejoindre...
Je ris intérieurement. Je suis vraiment content de les voir : cette forêt commençait à me paraître lugubre.
Après que je leur ai expliqué mes mésaventures avec le monstre et Dadmax, ils m'éclairent sur certains points, légèrements nébuleux, concernant leurs pouvoirs, et en particulier ceux de Dadmax. Depuis que j'ai mis les pieds sur Lyoko, tout s'est enchaîné très vite, et je n'ai pas pu admirer leurs "prouesses".
La petite mise au point effectuée, nous nous remîmes en route.

Au fur et à mesure que nous nous approchions de la tour, un mauvais pressentiment m'oppresse. Ayoju et Pykar discutent tranquillement tout en marchant. Je ne prête guère attention à leur conversation, qui, même si elle a l'air plutôt intéressante, m'empêche de me concentrer sur cette impression.
Brusquement, je perçois comme une sorte de cri non il n'y en a pas que un. C'est tout près, ça vient de la tour ! Sans prendre le temps de donner une raison à mes deux compagnons de route, je les incite à se dépêcher. Quelque chose est arrivé.
Je sprinte aussi vite que je peux, précédé de Pykar.
Ayoju nous a devancé avec sa téléportation. Il nous attend devant la tour, bouleversé. Kallisto est là, figée dans une carapace de glace.
On se regarde tour à tour, choqués par cette vision. Personne n'ose dire un mot, a quelques mètres de Kallisto , Sebrich gît sur le sol évanoui , l'une des ses ailes est manquante . Là ou elle aurait dû se trouver , il n'y a plus qu'un moignon. Ayoju et Pykar le porte a l'intérieur de la tour.
je me retourne vers Kallisto. J'essaye de sonder son esprit et je lâche un soupir de soulagement. Pykar et Ayoju ressortent , je les sens inquiets:
- Ne vous inquiétez pas ! Kallisto est juste immobilisée, endormie comme dans la belle au bois dormant. Il faut trouver le moyen de la libérer au plus vite ! Je ne sais pas si elle pourra supporter ce traitement encore bien longtemps. Quand à Sebrich, il nous faut attendre qu'il reprenne ces esprits, nous ne pourrons rien faire de plus pour lui....
Je regarde Pykar du coin l’œil, il a l'air de réfléchir.
- Et si je brisais la prison de glace où est enfermée Kallisto avec ma lame dorsale ? propose Ayoju qui fait déjà prendre de l'élan à sa queue.

Le pressentiment revient. Cette fois-ci, il ne me faut pas attendre longtemps avant de sentir un déferlement de fureur et de chagrin s'abattre sur tout Lyoko. J'arrive à distinguer sans peine Tchoucky. Sa fureur est palpable, on dirait une géante qui écrase dans sa main des fourmis imprudentes venues la chatouiller.
Ce débordement est incompréhensible. Il occulte tous mes sens. Les mains sur les oreilles, je suis complètement abasourdi ! Ayoju et Pykar me regardent, stupéfaits, sans trop comprendre ce qui m'arrive.
Je leur fait un signe de la main pour leur signifier que tout va bien maintenant. Ca se dissipe lentement, mais l'air est toujours empreint de ce sentiment de haine.
Je tente tant bien que mal d'expliquer ce qui vient de se passer à Ayoju et Pykar .
Je viens de ressentir une brusque montée de colère émanant de Tchoucky, je n'arrive pas à savoir pourquoi, et il y a autre chose, comme un manque, je ne sais pas si s'est lié, mais quelque chose de grave a dû arriver. Maintenant, elle s'est calmée, je le sens clairement, on dirait... Oui, on dirait qu'elle dort.....

- Malik ? Tu pourrais nous éclaircir sur la situation ? demande Pykar perplexe.
Quelques minutes s'écoulent avant qu'on entende la voix familière de l'opérateur :
Il vient de se passer quelque chose avec Dadmax... Heu... Je suis dans le flou, je n'arrive pas encore à déterminer ce qui est arrivé, c'est trop long à raconter. J'ai un message pour vous de la part de Tchoucky. Il faut que vous retrouviez Dadmax, et que vous le capturiez pour l'empêcher de nuire à nouveau. Ha oui ! J'oubliais , Tchoucky , Pesme et Vivi vont tenter de détruire Xana, bon courage, les gars.
Etrange. Comment Tchoucky aurait pu nous faire dire ça ? Je suis persuadé qu'elle est endormie, est-ce qu'elle aurai pu donner cet ordre avant de sombrer dans le sommeil ?
J'essaie de m'accrocher à cette idée, c'est sûrement ce qui est arrivé. Mais quelque chose au fond de moi est sceptique. Je tente tant bien que mal de refouler cette sensation.
Pour être sûr, je me concentre et tente d'entrer en connection avec l'esprit de Malik. Malgré la distance, je sens bien qu'il tente de nous cacher quelque chose. Je n'arrive pas à découvrir quoi, c'est trop confus.
Avant même que je puisse faire part de mes suspicions à Pykar et Ayoju, ce dernier répond vivement à Malik :
- Très bien ! On part après avoir délivré Kallisto !
Il est déterminé. Ca se sent au son de sa voix. Tant pis, nous n'avons plus le temps, je leur en ferai part plus tard.

Nous formons un cercle autour de Kallisto. D'un commun accord, nous avons décidé de tenter, chacun à notre tour, jusqu'à ce que le cercueil de glace cède. Il nous faudra agir très précautionneusement pour ne pas la toucher.
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Kallisto :
Des bruits, des cris, un hurlement de douleur... Du noir... Ma prison de glace explose... Je m’effondre. Ayoju et Pykar me retiennent. Ils me fixent...
« Kall, ça va ? demande Ayoju, tu te souviens de quelque chose ? Tu sais pourquoi Sebrich à une aile en moins ? »
Ne pas expliquer ce que j'ai. Rester muette...
"Kall, tu nous entends ? Réponds !!! crie Lysander."
Je regarde l’horizon. Pourquoi... pourquoi Dadmax ou Aloth m'a t-il congelée ? Qu'ais-je fais de si grave ? Un sentiment d’incompréhension s’ancre en moi. Ce sentiment de ne rien comprendre... Je voudrais ne plus bouger, rester indéfiniment ici, à fixer un point dans l’horizon des arbres...
"Malik... Malik... Fais-moi sortir de Lyoko par pitié..."
Mon murmure est entendu... Je sens mon corps s’effacer comme un dessin de sable emporté par le vent.
Je suis sur mon lit, Malik me fixe :
« Te voilà chez toi ! De toute façon t’avais presque plus de points de vie...
- Merci... Maintenant tu peux retourner sur Lyoko. Il s’est écoulé plus de deux heures. Je fais l’opérateur, dis-je.
- Euh... je sais pas si c’est bon... dit-il avec une moue embarrassée.
- Quoi ? Il se passe quoi ? Pourquoi je ne comprends rien ??? Explique-moi !!! je hurle. »
Malik me regarde d’une drôle de façon. C’est un mélange de peur et d’embarras. Il se tortille les doigts et finis par lâcher :
« Pesme... Il s’est fait... s’est fait « tuer » par... par Dadmax... »
J’ai l’impression qu’une bombe vient d’exploser en moi.
«Non... c’est pas vrai ! Pesme est toujours là ! Dadmax n’a rien fait !!!
- Admet-le Kall... murmure Malik, Dadmax a tué Pesme...
Non... non... C’est pas vrai. Dadmax... pourquoi ? Pourquoi as-tu fait ça ? C’est pas possible... Je rêve. Je vais me réveiller...
- ... Et il t’a même congelé.
Je hurle en moi-même. Un hurlement de douleur qui résonne avec puissance. Je ne comprends plus rien... Pourquoi... pourquoi ? Que se passe t-il ?
- S’il te plaît, ne le dit pas aux autres. Ne le dit pas tant que Tchoucky ne s’est pas réveillée...
- ... Bi... Bien... »
Il tape quelques données sur l’ordi et disparaît. Je reste là. Debout. Les yeux dans le vague. Je fixe mes poignet cicatrisés. J’aurais mieux fait de...
« Kall !!! Tu es là ? hurle le haut-parleur de mon ordi.
- Euh... ou... oui je suis là... dis-je faussement. »
Au fond de ma chambre. Martin Leroy serre mon oreiller dans ses bras. Il tremble et a les yeux exorbités. Il a l’air sous le choc.
Je regarde l’Holomap telle une enveloppe sans émotions... Que va t-il se passer maintenant ?
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Ayoju :
Kallisto dévirtualisée, Malik arriva quelques minutes plus tard. Je regarda Pykar, lui posant une question du regard. Il haussa les épaules: Lui non plus ne comprenait pas trop ce qu'il se passait. Malik s'approcha de nous.
- J'ai l'impression que j'ai sauté un chapitre là. Il s'est passé quelque chose d'important ? lui demandais-je.
Pour toute réponse, Malik regarda le sol à ses pieds devant lui. De toute évidence, il se sentait gêné. J'essaya de détendre l'atmosphère.
- A force de regarder tes pieds comme ça, tu va pouvoir nous écrire une thèse. Je suis sur qu'elle serait très intéressante et que tu aura le prix Nobel pour ça !
Malik lâcha un sourire. Mission accomplie ! Mais son expression redevint sérieuse la seconde suivante. Il nous regarda, nous fixant l'un après l'autre.
- Je n'aime pas quand tu me regarde comme ça, Malik, dit Pykar.
- Qu'est-ce qu'il y a ? J'ai du persil coincé entre les dents ? demandais-je.
Cette fois-ci, ce fut un fou rire général. Mais rien à faire. Les secondes suivantes, il reprit son sérieux.
- Mais qu'est ce qu'il se passe Malik ?
Il regarda à nouveau ses pieds.
- Laisse le Ayoju, me dit Pykar. Il n'a pas l'air d'avoir envie d'en parler apparemment.
- D'accord, n'empêche qu'il fait une tête d'enterrement !
Malik ne disait toujours rien. Mes blagues ne le faisaient à peine rire. Je sentais bien cette fois ci que quelque chose de grave c'était passé. Mais quoi...
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Pykar
:Je regardai toujours Malik... Il cachait quelque chose mais je ne savais pas quoi. Mais j'étais sur qu'il y avait quelque chose de pas net.
Finalement, on entra dans la tour, histoire de récupérer Sebrich et de continuer la chasse au Dadmax. Sebrich s'était réveillé
"Bon, résumons nous, fit Sebrich au bout d'un moment. Tout le monde est la?
-A peu près, fis-je.
-Oui, c'est bon, fit Kallisto. Tchoucky et Vivi sont dans les montagnes, et vous, vous êtes dans la tour.
-Et Pesme?"
Silence, puis...
"Il est encore avec elles.
-Ok. Et Dadmax?
-Dans le désert, répondent Kallisto et Lysander avec une synchro parfaite.
-Je l'ai senti, fit Lysander.
-Ok, alors on y va? demandai-je
-En route!"
On sauta de la tour...
Après un petit voyage, on sortit.
On se trouvait alors sur un plateau du désert avec quelques chemins croisés
-Allez, en route! fis-je. Faut trouver Dadmax avant qu'il retrouve Xana.
-Il doit être à l'est d'ici, fit Lysander
-Oui, je le suis, fit Kallisto"
On se mit tous à foncer dans la direction indiquée.
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Lysander :
Toujours en train de courir a la recherche de Dadmax, le sentiment que quelque chose de grave était arrivé revenais de plus belle. Depuis que Malik a fait son apparition à nos côtés, il s'était même amplifié .Sebrich, qui est près de moi en train de marcher , vu que son aile n'était pas encore rétablie malgré les soins que la tour lui avait administré, se tourne vers moi.

-Quelque chose ne va pas Lysander ? Tu fait une drôle de tête...
-Hum non disons que je suis pensif...et toi Seb comment te sens tu ..?
Bien que ma réponse ne lui paru guère convaincante, il me répondit simplement :

- Oui beaucoup mieux , mais pas encore suffisamment pour pouvoir revoler bientôt...


Ayoju , Pykar et Malik qui se trouvent devant nous s'arrêtent brusquement . Ayoju qui se retourne vers moi, me demande par où nous devons aller. Je me concentre , mais quelque chose me perturbe : les émotions de Malik sont très confuses. Tan pis , il me faut en avoir le cœur net . Je ne peux plus avancer dans le doute : je m'incruste dans son esprit. Je sens clairement qu'il refoule lui aussi quelque chose , quelque chose d'enfoui profondément , quelque chose qui l'a choqué, la même chose qui a provoqué la colère de Tchoucky avant sa disparition .....Est-ce que... Est-ce qu’il serait arrivé quelque chose a l'un d'entre eux ??? Je fouille encore , et je trouve ce que je cherche. Dans cette partie de son esprit le mot Mort résonne. il se répercute partout . Il n'y a que ça . J'espère qu'il n'est rien arriver à Vivi. Aucune autre information . Pourvu qu'ils ne leur est rien arrivé ! Et pourtant cette fois ci, je ne peux pas me tromper je le sais. Pris d'une soudaine panique je me déconnecte de lui.

Tous les regards son braquer sur moi , je ne sais plus quoi faire , je regarde Malik:

- Il faut que je te parle , MAINTENANT !! !! !! Vous autres continuez dans cette direction , Dadmax est à quelques kilomètres devant nous . Nous vous rejoindrons. Ne posez pas de questions , faites moi confiance......
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Ayoju :
Je courrais droit devant moi. Pykar et Seb étaient sur mes talons. Mais bon sang, pourquoi Lys était si perturbé après avoir cherché la bonne direction ! Qu'est ce que Dadmax avait encore fait ?
- Vous voyez quelque chose ? demandais-je.
Personne ne me répondit. Inquiet, je ralenti et me retourna pour voir.... personne ! J'avais complètement semé mes amis.
Je m'assis sur un rocher pour les attendre. J'avais l'impression d'être essoufflé. Pourtant je savais que ce n'était pas le cas: On ne peut pas être fatigué sur Lyoko. Encore l'effet de suppression des sens ! Soudain, un bruit !
- Qui est là ?
Je me releva, mis ma queue en position d'attaque et déploya ma lame d'énergie. J'étais sur la défensive. C'est alors qu'il apparut. Un magnifique Tigre de Sibérie. Mon homologue à 4 pattes quoi. Je n'en croyais pas mes yeux.
- Ca y est ! J'ai des hallucinations ! pensais-je tout haut.
Ca ne pouvais être que ça. Un tigre de Sibérie ! En plein désert... virtuel en plus !
C'est alors que Kallisto parla:
- Ayoju, qu'est ce qui se passe ?
- Rien, répondis-je. J'hallucine !
- Pourquoi tu parles tout seul !?
Je ne savais pas si je rêvais ou pas ! Je décidais de m'approcher du tigre, mais celui-ci, sans aucune raison, se mit à reculer.
- Attends ! criais-je.
Au son de ma voix, il se retourna et commença à partir . Je le perdit de vue quant il passa derrière un rocher. Je le suivis mais quand je passais derrière le rocher, il avait disparu.
C'est à ce moment là qu'arrivèrent Pykar et Seb.
- Vous n'avez pas vu un tigre ? Un tigre blanc ! leur demandais-je.
Seb me regarda, étonné.
- Non, on a rien vu ! On t'avais perdu de vue !
- Ca fait 5 minutes qu'on te cherche ! renchéri Pykar.
J'étais complètement perdu. Mais Pykar me rappela à l'ordre.
- C'est pas le moment de rêvasser Ayoju ! Il faut qu'on rattrape Dadmax !
Dadmax ! Oui c'est vrai ! Je me remit à courir, plus perturbé que jamais.
- Ca va Ayoju ? me demanda Seb.
- Oui ça va ! menti-je.
- Tu es sûr ? s'inquiéta Pykar. On dirait que tu viens de voir un fantôme !
- Je crois bien que oui, murmurais-je.
Mais je me garda bien de le dire tout haut. Il fallait maintenant à tout prix rattraper Dadmax. Qui sait ce qu'il était sur le point de faire...
_________________
Lysander :
Ils venaient de partir . Je reste immobile face à Malik . Je ne sais pas comment lui demander. J'ai l'impression qu'il s'y attend un peu .
Je reprends mon calme, expire un grand coup comme si j'avais retenu ma respiration pendant des heures.

- Malik, je sais qu'il est arrivé quelque chose de grave . J'arrive parfaitement à comprendre pourquoi tu l'a caché , mais il me faut savoir ce qui s'est passé . Je sais que ça concerne Tchoucky Vivi et Pesme. Je ne ressent plus que deux présences !!!! Elles sont tellements faibles que je ne sais plus qui est qui . S'il te plait éclaire moi ! Comment pourrions-nous entres efficaces si on se cache des choses. Ne me force pas a trifouiller dans ta tête !!!
Il ne dit rien . Il hésite encore , mais je sens que dans son esprit quelque chose s'est rompu ; une promesse , une promesse faite à Vivi...donc Vivi va bien ...
Je le regarde droit dans les yeux .J'imprègne ma voix d'un ton ferme et convainquant :
- Raconte-moi ce qui s'est passé. N'ais pas peur, tu peux tout me dire . Je sais déjà que Vivi va bien . Allez parle !
J'appui ce dernier mot et j'envoie à son esprit un forte suggestion de parler. Il résiste quelques instants et flanche.

D'un voix monocorde il me raconte ce qu'il a vu quand il était opérateur . Dadmax qui combat Kall et Seb. Son intrusion dans la tour de passage où il rencontre brièvement Pesme, Tchoucky et Vivi . La disparition de Pesme. La brusque montée de colère de Tchoucky sur Martin et l'intervention de Vivi pour calmer Tchoucky.

Tout est clair a présent, même trop... Pesme s'était donc fait avoir, et nous nous courions maintenant après un assassin... Il nous faudra un plan. Malik ,fatigué , reprend ses esprits . Il me jette un regard noir et part devant . Il doit m'en vouloir que j'ai utilisé mes pouvoir sur lui, mais dans la précipitation je n'ais pas trouver de meilleure solution . J'aurai aimé le lui dire mais il est déjà loin devant moi. Toujours un peu secoué , je me remet en route aussi ...
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Sebrich :
Mais qu’est ce qu’il a ?
Depuis tout a l’heure, Ayoju faisait une drôle de tête, et se retournais tout le temps pour regarder là où on venait juste de le retrouver. Plus d’une fois, il s’était étalé par terre, et comme il courait, ça s’entendais vachement.
-Bon sang, fit Pykar, t’a pas les yeux en face des trous ou quoi ? On est a la poursuite de quelqu’un quand même.
-Désolé, bredouille-t-il.
Je laissais Pykar prendre assez d’avance pour qu’il ne nous entend pas .
-Alors, Ayoju, dit-je en le freinant un peu, Qu’est ce que ta vu ?
-M..mais rien .
-Tu veux que te dise un truc ?
-Q.. Quoi ?
-Tu mens très mal.
Il regarde ses pieds, d’ailleurs je me suis dis qu’il était fortiche de faire une position que l’on ne fait qu’en restant immobile, et non en courant.
-Et qu’est-ce que t’en sais ? fit-il après 5 secondes .
-Si tu savais le temps qu’il ma fallut à mentir sur mes sentiments quand j’était triste ou que j’avais vu un truc choquant, pour que mes parents me lâchent la grappe...
Il commence a sourire un peu, et me dis :
-Ok je vais te le dire : tout a l’heure, j’ai vu...... un tigre de sibérie.
Mon visage prend la position de « réflexion » : Front plissé, sourcils rapprochés et regardant droit devant un peu vers le bas.
-Tu dois me prendre pour un dingue, hein ? Oublie ce que je t’ai dit.
-Non je ne te prend pas pour un dingue, c’est que moi aussi j’ai vu quelque chose d’incongru avant de me faire arracher l’aile. Un chat que j’avais et qui est mort, est apparu devant moi dans la forêt. Et je l’aimais vraiment ce chat, alors dès que je l’ai vu, j’ai eu une certaine joie qui est rentrée en moi.
-Ah bon ? Et bien moi, tu sais, le tigre de Sibérie, c’est mon symbole pour moi. Alors, moi dès que je l’ai vu, j’ai été étonné. Mais en y réfléchissant, c’est vrai que je me sens un peu mieux qu’avant.
-Mmmmh, et qu’est ce qu’il ta dit, le tigre de Sibérie ?
Là, il me regarda d’un air effarer.
-Quoi ? Parce que ton chat, lui, t’as parler ?
-Ben oui.
-T’est dingue ? Les animaux ça parle pas.
-Eh oh, c’est pas moi qui vient de voir un tigre de Sibérie dans un désert virtuel.
Un silence s’installe.
-Eh, vous deux.
Nous regardons Malik qui vient de nous rattraper.
-Vous avancez ou quoi ?
-Oui, oui, on avance, on avance.
Je laissais avancer Ayoju qui semblait un peu mieux après notre discution.
MMMh, qu’est ce que cela pouvait bien être là je pense. Serait il possible que XANA ais fait des animaux pour nous avoir. Non, ça ne pouvait pas être ça. Pour le moment on ce sent bien quand on voit ces apparitions. Qui sait, saurons nous un jour ce que c’est ?
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Lysander :

J'avance lentement , énervé a cause de Dadmax , d'avoir agi dans la précipitation , de ne pas avoir agi avec plus de clairvoyance quand j'en avait l'occasion et surtout les capacités. De ne pas avoir cru Tchoucky quand elle s'est présentée a moi avec Pesme. Pesme qui était encore vivant à ce moment là ....

Quelqu'un près de moi m'arrache a mes pensées. Je sursaute et m'écarte , surpris de ne pas l'avoir entendu ni senti venir... Je me frotte les yeux quand je réalise qui se tien devant moi. Elle me met un doigt sur la bouche pour m'empêcher de parler. Pourtant j'ai des questions. C'est insensé ! Elle ne devrais pas être ici ...
Elle me prend les mains. Ce simple contact a un effet apaisant. Je me sens bien....serein ...tous mes doutes s’évanouissent... J'arrive aussi a percevoir certaines choses .Elle a peur. On dirait même plutôt de la panique. Mais quelque chose cloche . Tout ça ne vient pas d'un esprit "simple" comme moi ou les autres , c'est grand , beaucoup plus grand que nous tous même....
Effaré, je commence a comprendre que la personne qui est en face de moi n'est pas Vivi !!! Je ne comprends pas ce qui se passe. Tout se dont je suis sûr est qu'il faut que je reste serein. Si cette apparition est venue à moi, c'est pour une bonne raison.... Mentalement je lui envoie des ondes apaisantes, enfin j'émet plutôt des ondes apaisantes vu que je ne sais pas a qui les adresser. J'essaie ensuite de la même façon de lui proposer mon aide."Vivi" émet une dernier fois un "MAIS OU ?? OUUUU ???" avant de s'évaporer comme un rêve....

Je n'ais aucune explication a tout ça. Tout ce que je peut faire maintenant, s'est de rejoindre les autres pour les aider a combattre Dadmax. Les réponses, je les chercherais plus tard .
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Tchoucky :
Je ne veux pas me réveiller. Non, je ne veux pas. Je ne veux pas, parce que je sais qu’il n’est plus là pour guetter mon réveil. La première fois que j’ai été endormie de la sorte, c’est lui qui m’avait réveillée. Personne d’autre n’a le droit de me tirer de ce doux refuge de rêve.
Colère. Sourde Colère. Contre moi, contre les autres. Contre lui. Et maintenant, bougre d’imbécile, tu es bien avancé ! Qu’est-ce que tu croyais ? Que je pourrais continuer, sans toi ? Comment vais-je faire, maintenant, hein ? Je ne peux rien, moi toute seule. Rien. Tu ne l’as pas vu, pauvre andouille, que j’avais besoin de toi ? Pourquoi tu m’as laissé tomber ? Après ces six mois, comment tu as pu me laisser tomber ?
Il va bien falloir continuer. Sans lui. Ce n’était même pas envisageable, il y a quelques heures. L’idée même n’existait pas. Et maintenant... Maintenant c’est la réalité. L’écrasante réalité. Et devoir affronter les autres aussi, leur compassion, leurs regards.
Leurs voix douces et désespérément compatissantes, quand il viendront prendre de mes nouvelles.« Il te manque, n’est-ce pas ? » Non, il ne me manque pas. J’en serais heureuse s’il ne faisait que me manquer, mais il ne peut pas me manquer. Il est dans ma chair, dans mon sang, partout où je vais, et j’en crève, j’en crève, j’en crève.
Il ne cessait de tenter le diable. Il l’a tenté une fois de trop. Comme si ça ne comptait pas, que je sois là, que je l’aime... Pourquoi ne lui ais-je pas dit plus souvent, plus clairement ? Le temps passé ensemble a été si court. On m’a tout pris. Tout ce que j’aurais pu lui donner, pendant ces six mois, ça l’aurait retenu, j’en suis sûre. Ca l’aurait convaincu d’être plus prudent, de faire attention à lui. Mais c’est trop tard maintenant. C’est trop tard. Et moi, je reste là, avec tout cet amour inutile sur les bras, que je ne peux plus donner à personne...
J’ouvre les yeux. Je suis allongée sur le dos d’un Krabe Bleu. Vivi est assise à côté de moi, en tailleur comme un cornac.
- Alors ? Ca va mieux ?
- Non ça ne va pas.
Ca n’ira jamais plus.
Je regarde autour de nous. Nous sommes arrivées là où je voulais aller. Le territoire des montagnes, gris et mauve, s’étend autour de nous.
- J’ai dormi longtemps ?
- Quelques heures.
- Et les autres ?
- Je les ai envoyé à la recherche de Dadmax.
Elle baisse les yeux.
- On ne leur a rien dit.
Je ne réponds pas. Je ne pense rien. Ca fait trop mal de penser. Je balaye du regard les environs. Vivi a créé des Krabes. Tout une armada.
- Il en faudrait encore. Dis-je d’une voix sourde. Le plus possible. Le plus que tu peux créer.
- Qu’est-ce qu’on va faire ?
- Retourner là où Xana est né. Là où Dadmax a faillit le détruire, la première fois, avant qu’il parvienne à Maturité. Là où il a entraîné Kallisto, où elle à failli mourir. Il n’y est plus aujourd’hui. Mais c’est son antre, son cœur. Si j’y reste assez longtemps, je pourrais pénétrer télépathiquement en lui, et le détruire.
- Par télépathie ?
- J’ai ce pouvoir. Je ne l’ai jamais utilisé. Ni contre Ido, bien que Pesme m’ai demandé de le faire. Ni contre Martin Leroy, pourtant, je le voulais vraiment. Je l’utiliserais contre Xana. Tu devras me défendre contre toute attaque durant tout le temps que ça me prendras. Seule.
- Je le ferais.
Je me lève. Elle me regarde inquiète.
- Tchoucky... C’est Xana qu’on va détruire, hein ? Seulement Xana ? Pas toi-même, en même temps ?
Je laisse échapper un sourire amer. L’idée m’a effleurée. Ce serait une solution si simple pour échapper à ce cauchemar. Mais je ne peux pas. Ils ont besoin que je tienne le coup, que je tienne debout. Je ne les laisserai pas tomber. Confiance.
- Seulement Xana, c’est promis, Vivi.

Chapitre 9 : Ce pourquoi Xana ne pouvais pas être détruit.
Chaotic Pesme.
Je me réveillais, encore incapable de bouger. J'observais d'un oeil trouble au dessus de moi, le ciel noir parsemé d'éclairs. Etais-je mort ? Dans ce cas, j'avais dû atterrir directement en Enfer sans passer par la case Purgatoire. Oh, ma tête... ma pauvre tête... J'avais l'impression qu'un rouleau compresseur de 15 tonnes s'était amusé à faire des allés-retours sur mon crâne. J'étais abruti de fatigue, le moral à zéro, écœuré de m'être fait piégé aussi facilement. Maintenant, j'étais mort, je n'avais plus aucune raison de bouger...
Alors que je refermais les yeux pour ne plus les rouvrir, dans cet Enfer présumé, le regard d'un ange se posa sur moi. Je me relevais brusquement, comme une résurrection, afin d'être sûr que je ne rêvais pas : Tchoucky se tenait juste à côté de moi, c'était irréel ! Je voulus lui parler, lui dire une dernière fois que je l'aimais, car je n'en aurais peut être plus l'occasion. Mais le sourire heureux qu'elle arborait m'imposait de me taire. Ce sourire venait presque de me ramener à la vie alors que j'allais l'abandonner. C'était vraiment tout ce qu'il me fallait pour m'y accrocher de nouveau : voir Tchoucky heureuse. J'arrivais enfin à me lever, et m'approchais d'elle pour la serrer dans mes bras. J'entendis soudain à ma gauche comme une grosse pierre tomber au sol. Je sortis plusieurs lames de mes mains, me préparant à bondir sur un éventuel ennemi, mais je ne vis rien de menaçant. le temps de me retourner vers Tchoucky, elle avait disparue... volatilisée.

Peut-être était-ce une hallucination, ne tolérant déjà plus de la savoir loin de moi. Mais quelque soit sa nature, cette vision m'avait remis d’aplomb. Etrangement, tout en moi était devenu calme, Aloth avait semé le doute dans mon esprit, mais j’en étais sûr : Ido n’existait plus, ni en moi, ni sur Lyoko. Maintenant, si cet espace virtuel venait à disparaître, je n’aurais plus aucun pouvoir dans le monde réel, c’était clair. Mais je me devais tout de même de faire attention ; j'ignorais si quelque chose de plus terrible encore pouvait faire surface. Ca me paraissait invraisemblable, mais sur Lyoko, on pouvait s'attendre à tout... Je me regardais en détail... j'étais non seulement bien vivant, mais quand je vis sur les débris près de moi, qui semblaient être les restes d'une machine, le signe de XANA, cela signifiait que j'étais toujours sur Lyoko. Mais la question était : Où, sur Lyoko ?
Je me trouvais visiblement dans une sorte de bâtiment high-tech, entièrement dévasté, et dont le plafond s'était effondré bien plus tôt. Après m'être heurté à un mur de silence en tentant vainement de contacter Malik et Tchoucky, je concluais rapidement que le seul moyen de me sortir de ce guêpier était de l'explorer. Je n'avais pas vraiment envie de savoir quel monstre pouvait résider dans un endroit aussi glauque, mais je n'avais pas le choix. Je rassemblais mes esprits, puis je sortis du bâtiment.

Un monde de métal silencieux, c'est la meilleure expression pour décrire ce que je vois. Sous ce ciel noir et orageux, je contemplais le sombre paysage depuis ce qu'on pourrait appeler "la cité haute", car cet espace constituait véritablement un immense cratère. Du haut de ce perchoir, j'observais beaucoup plus bas, une ville de métal en ruine, perdue dans le fond du cratère et voilée par un léger brouillard. J'en aurais mis ma main au feu que Aloth connaissait l'existence de ce lieu. Mais cela n'avais pas tellement d'importance.
Après une demi-heure de descente vers la cité basse, je distinguais de mieux en mieux une chose qui m'intriguait déjà quand j'étais plus haut : au centre de la ville, se trouvait une grande machinerie, ressemblant à s'y méprendre à un réacteur nucléaire. Et dans ce réacteur, trônait une sphère noire parfaitement lisse, autour de laquelle tournoyaient des flots d'énergie. XANA ? Ou même, le cœur de XANA ? Difficile à dire...
Un léger choc me tira de ma rêverie, pourtant, il n'y avait rien devant moi. J'avançais prudemment ma main, qui révéla un champs de force semblant s'étendre sur toute la cité basse, dont le centre se trouvait encore au moins à 5 km à vol de Sebrich (^^). XANA ayant sûrement conçu cette barrière, il était inutile de tenter de la percer ou de passer en force. Je décidais de laisser une de mes lames plantée dans le sol un peu plus haut, dans l'espoir que si mes amis parvenaient à venir ici, ils la trouveraient. Il fallait que j'essaie de trouver une brèche dans cette immense coque de protection ; je ne savais pas si cette sphère au centre était ou non XANA, mais je décidais de fermer mon esprit à toute intrusion pour éviter de me faire repérer à l'avance par quoi que ce soit d'hostile.
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Tchoucky :
C'est ici, mais dans mes rêves, ça semblait plus grand. Ce n'est qu'un trou, un vide spatio-temporel. Comme il y fait noir ! Je frissonne malgré moi, et me méprise aussitôt de ce frisson. Je n'ai plus le droit d'avoir peur du noir, plus maintenant. Je n'avais le droit d'avoir peur que lorsqu'il était là pour me protéger.
Je descends du Krabe qui nous a transporté et me retourne vers Vivi.
_ Vingt minutes. C'est le minimum. Je ne crois pas pouvoir mettre moins de temps. Et dès que j'aurais commencé à pénétrer son esprit, tu auras forcément de la visite.
_ Je tiendrais vingt minutes. Plus s'il faut.
Je lui souris avec reconnaissance, et m'enfonce dans le trou. Il est vide à présent. Mais la présence est encore très forte. C'est comme d'être aspergé de glace en gaz. C'est comme dans mes cauchemars. Je me concentre sur le fil, le chemin qui me mènera à Xana.
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Vivi :
Tchoucky avait raison. Il a suffit de quelques secondes, et ils arrivent. Une dizaine de ces pieuvres, semblables à celles que nous avions affrontées en arrivant. Elles rampent avec lenteur, entre les roches grises et mauves, comme si, assurées de leur facile victoire, elles n'avaient nul besoin de se presser.
Décidée à tenir les vingt minutes requises et d'avantage s'il le faut, Vivi déploie ses Krabes devant elle, prête à l'affrontement.
Les pieuvres élèvent vers le ciel leur longs tentacules. Les Krabes bleus tirent en vains et tombent les uns après les autres, broyés comme fétus de paille.
Tandis que son armada se réduit à vue d'oeil, Vivi se réfugie derrière un mur de pierre et recommence à prononcer la formule de création.
"Frôlion ! Il me faut des Frôlions !"
Plusieurs volatiles se matérialisent dans le ciel autour d'elle, essaim batailleur et bourdonnant, seul recours efficace contre les créatures aux multiples pattes. Ils fondent sur les pieuvres, esquivant leur coups, et tirant de toutes leur puissance sur le corps des monstres. Mais il en faut plus... Il n'y en aura jamais assez.
Tendue comme une corde de violon, Vivi anone, et anone encore l'incantation dont dépend sa vie, celle de Tchoucky et celles de tous les autres, tous ceux qui restent.
Et soudain, comme une chape de sommeil, le silence tombe sur le champ de bataille. D'un seul coup, plus de choc. Plus de laser. Surprise, Vivi relève la tête. Frôlions, Krabes et pieuvres se sont immobilisés, comme figés dans le temps.
_ Quoi ? Qu'est-ce que c'est ?
Le territoire des Montagnes vibre maintenant d'une aura étrange, comme si les pierres s'étaient misent à chanter. Une silhouette se détache de la roche et s'avance vers elle. Un garçon de taille moyenne, blond, aux yeux bleu, vêtu, non pas comme on est vêtu sur Lyoko, mais comme on l'est dans la vie réelle, d'un jean bleu et d'un gilet et d'un blouson en cuir marron. Il sourit amicalement.
Vivi sursaute et se redresse, le regarde s'approcher, non sans défiance.
_ Reste à distance !
Le garçon s'arrête, tend les deux mains comme pour montrer ses intentions pacifiques.
_ Tu ressembles à Lys, dans son apparence du monde réel, mais je sais que tu n'es pas Lys. Qu'est-ce que tu veux ? Qui es-tu ?
Les lèvres de l'apparition remuent, mais aucun son n'en sort. Sur son visage, une expression d'infinie douceur, qui semble irradier de chaleur le décors de la bataille.
_ Je ne comprends pas.
Les lèvres continuent à remuer vainement. Mais Vivi ne cherche même plus à lire ce qu'elles articulent. Ce sont les yeux, qu'elle regarde. Que de paix dans ces yeux ! Quel soulagement, après l'horreur des dernières heures ! Et pourtant...
_ Tu ne parles pas ? Pourtant, je sais que tu n'es pas un ennemi. Tu n'es même pas vraiment là. Tu es lié à ce territoire, que j'ai créé comme tout le reste. Mais je ne t'ai pas créé. qui l'a fait ?
L'apparition continue à remuer les lèvres, sans parvenir à s'exprimer. Mais ça ne compte plus à présent. Il y a un autre moyen de se connaître. Dominant sa défiance, Vivi se décide à approcher et tend la main. L'apparition sourit et la lui prend. Leurs paumes se joignent...
C'est comme un déferlement d'immensité. La nature de l'être l'envahit toute entière avant qu'elle ait eu le temps de mettre le moindre mot dessus.
Choquée, stupéfaite, elle écarquille les yeux.
_ C'est impossible !
Un sourire. Non, plus rien n'est impossible. Elle voudrait essayer de faire le tri, d'en découvrir plus, mais avant qu'elle en ait eu le temps, le visage de l'Être se met à se tordre de douleur.
_ Tchoucky. Elle est en train de...
Lâchant la main de l'Apparition, elle tourne les talons, et se précipite vers l'entrée du trou.
_ Tchoucky ! Tchoucky ! Arrête, ne détruit pas Xana !
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Tchoucky :
Une seconde de distraction. Une seule seconde, et c'était fait. Mais je me suis retournée pour entendre l'appel de Vivi, juste une seconde. Ca lui a suffit. Il s'est échappé. Je le tenais. Je suis furieuse.
_ Qu'est-ce qui te prend ? C'était presque fait !
Ma colère retombe en voyant son visage. Elle est essoufflée, et bouleversée.
_ Tchou... Tchoucky ! Il ne faut pas détruire Xana ! Pas tout de suite !
_ Pourquoi ?
Elle hésite, bafouille, incapable de trouver ses mots.
_ Je... J'ai vu... J'ai vu...
Une part de moi-même a envie de la secouer comme un prunier. Encore quelques minutes et tout aurait été fini, les autres auraient été ramenés dans la réalité, et Pesme... Pesme aurait été vengé. Une part de moi-même seulement. L'autre me murmure :
"Toi aussi, tu as vu quelque chose que tu serais incapable de décrire, ou même d'exprimer."
Je pose mes mains sur ses épaules et tente de lui parler de ma voix la plus apaisante, malgré l'émotion qui me secoue.
_ Tu as vu quelqu'un ou quelque chose qui ne pouvait pas se trouver là. Raconte-moi !
_ C'était Lys. Mais ce n'était pas Lys. Je... J'ai voulu prendre sa main, et...
_ Et...
A nouveau, elle hésite. Je sens qu'elle n'arrive pas à faire des phrases sur ce qu'elle veux dire.
_ Ouvres-moi ton esprit, Vivi. Transmets-moi ce que tu n'arrives pas à formuler.
Elle me transmet tout ce qu'elle a ressenti, en tenant la main de l'être. Ca m'enveloppe comme une couverture chaude. C'est... Immense. Je comprends soudain pourquoi elle hésitait tant. Comment formuler une chose pareille ?
Nous nous regardons, sans mot dire. Je jette un regard hésitant à la paroi sombre de la caverne... J'avais trouvé le moyen de détruire Xana sans détruire Lyoko, et ceux qui sont dessus. Mais tout va être à recommencer. Si près du but. Si près... Puis je renonce, et commence à remonter la pente, vers la sortie, la lumière. Vivi me suis. Elle ne dit pas un mot, mais un sourire de reconnaissance illumine son visage.
La voix de Kallisto se fait entendre.
_ Mais, les filles, qu'est-ce que vous faites ? Pourquoi vous épargnez Xana ?
Je relève la tête. Il va falloir trouver un moyen d'expliquer.
_ Kallisto, on n'est plus seuls sur Lyoko.
_ Pardon ?
_ On n'est plus seul. Il y a un... Une... Impossible de formuler ce que c'est...
_ Ce que c'est ? Intervient Vivi que sa rencontre avec l'Entité semble avoir secouée plus que moi. C'est une forme de vie intelligente, voilà ce que c'est ! Elle a le droit de vivre !
_ De vivre ? répète Kallisto. Je ne comprends pas ! En quoi, ça vous empêche de détruire Xana ?
J'essaye d'expliquer lentement, mais je ne suis pas sûre d'être claire :
_ Parce que cette chose, c'est Xana. Enfin, non, pas Xana. Une part de Xana dont il n'a pas voulu, et qu'il a rejeté. Elle cherche le moyen d'avoir une existence autonome, une existence hors de Xana et de Lyoko. On doit lui laisser sa chance.
_ Je ne vous comprends pas ! Je ne comprends rien !
Evidemment, qu'elle ne comprends rien ? Suis-je bien sûre de me comprendre moi-même ? Ma fureur et ma douleur n'ont pas diminué d'intensité. Je le ressens toujours aussi profondément, ce manque, cet arrachement, cet interminable cri en moi depuis qu'il a disparu. Pourtant, et même à cause de ça, la seule chose qui compte, à présent, c'est de protéger cet Être parfait, cet Être qui est venu vers nous...
_ C'est impossible à comprendre, Kall. Pour comprendre, il faut avoir rencontré cette chose en face, c'est.... Cette chose, c'est l'espoir, Kallisto.
Je n'ai pas trouvé d'autre mot. Celui-là s'est imposé à moi comme une évidence. La voix de Kallisto se tait. Je sais bien qu'elle ne pourra pas nous approuver. Mais, les autres ?
_ Kall, demande aux autres s'ils ont vu des apparitions d'être chers, dernièrement, sur Lyoko. Je suis sûre qu'ils sauront te répondre.
Nous sommes arrivée à la sortie de l'antre. Dehors, la bataille fait rage entre les monstres de Vivi et ceux de Xana.
_ Bon, dis-je en faisant apparaître une boule de feu dans ma main, passons aux choses sérieuses.
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Kallisto :
Je quitte Vivi et Tchoucky et cherche Lysander, Sebrich, Malik, Ayoju et Pykar.
... C'est l'espoir Kallisto...
Cette phrase résonne dans ma tête et me fais mal. Je me tiens la tête entre les mains. Plus d'espoir... il n'y a plus d'espoir pour moi. Comment vouloir de l'espoir avec moi ? Je ne suis plus rien. Je ne comprends plus rien...
Les autres ! Je les ais oubliés ! Je ne suis qu'une sale égoïste ! Les autres ont sûrement plus de problèmes que moi et eux ne sont pas là à gémir qu'ils vont crever dans je ne sais combien de temps !
"Les gars, j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle pour vous. Vous voulez laquelle en premier ? je demande.
- Euh... La mauvaise, dit Pykar.
- Ouais, approuvent Ayoju et Sebrich.
- Bon, la mauvaise : Tchoucky n'a pas réussit ou ne peut pas détruire XANA 0.2.
Quelques grognements me donnent une réponse. Je continue :
- La bonne c'est que Vivi a remarqué une "présence" non-hostile sur Lyoko 0.2 nous abordant en prenant la forme d'êtres chers pour nous. Avez-vous rencontré une chose de ce genre dernièrement ?
- Moi, lance Sebrich, quand je suis allé m'entraîner dans la forêt, j'ai vu un nuage de fumée prendre la forme d'un chat que j'aimais beaucoup. Ce chat m'a parlé et ma "redonné espoir". Après il a disparu...
- J'ai vu aussi une "apparition", raconte Ayoju, j'ai vu un tigre blanc pendant un petit moment. Ca m'a... impossible de le dire..."
Ils ont l'air d'être ailleurs en racontant ça... Cela me fais tout drôle...
" Il m'est arrivé un truc dans le genre, murmure Lysander, j'ai vu quelque chose ou quelqu'un qui ressemblait à Vivi. Mais c'était pas Vivi. Elle avait l'air... Et elle m'a dit "Où ? Où ?" avant de s'évaporer... Je ne sais pas de qui "elle" parlait mais je crois qu'elle cherche quelqu'un..."
Je me tais... Cette chose qui sort probablement de XANA 0.2 me rappelle beaucoup de choses et j'ai une impression étrange en pensant à cela...
"Et sinon, où en sont Pesme et les filles ? lance Pykar.
- Elles... Ils combattent contre des pieuvres mais c'est pas grave. Cherchez Dadmax ! Il faut l'arrêter ! S’il détruit XANA 0.2, il détruit cette chose qui peut-être peut nous aider !!!"
J'entends des approbations... J'ai du mal à tenir. J'ai du mal à comprendre ce que m'ont dit Tchoucky et Vivi...
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ChaoticPesme :
Des kilomètres de ruine, un vrai paysage apocalyptique, que l'on ne verrait même pas dans ses cauchemars... Normalement, j'aimais bien les orages, de magnifiques ballets de lumières... mais celui qui était au dessus de ma tête ne semblait pas vouloir se calmer. Déjà 1 heure que je faisais le tour de cette barrière infime, qui pourtant m'empêchait de passer, et je n'avais vu aucun passage praticable...
Mais à quoi je pensais, même si j'arrivais à entrer dans ce coton protecteur, qu'est ce que je ferais ? Si ça se trouve, cette sphère n'était même pas XANA ! Je me risquerais encore à l'approcher au péril de ma vie ?! C'est à cause de cette imprudence, si maintenant mes compagnons, et surtout Tchoucky, me croyaient mort !
Je n'osais pas imaginer ce que Tchoucky doit vivre... mais est ce que je lui manquais vraiment, j'étais peut être un peu trop... Non ! S'il y avais une chose qui m'étais interdite, c'était de douter d'elle ! Ce que nous éprouvions l'un pour l'autre était plus fort que tout, plus fort que XANA, et ça, il ne pourrait jamais nous le retirer !
Lorsque je revins à moi, je vis en regardant un peu plus haut, la lame que j'avais plantée : j'avais fait le tour du dôme sans rien pouvoir trouver.
Je sentis passer soudain un courant d'air. Un oeil normal n'aurait pas pu distinguer la silhouette qui venait en fait de me passer devant, plus rapide que l'éclair. Ce geste était comme une invitation à la suivre, malgré la petite leçon de morale sur la prudence que je venais de me faire.
Lorsqu'elle s'aperçut que je la suivais, elle ralentis le pas. Au bout de 20 minutes, elle s'arrêta enfin sur une vaste étendue bétonnée, puis elle se tourna vers moi... Non, il était mort ! Chassé, exilé de la vie ! Je l'avais vu !!
On ne se débarrasse pas de moi aussi facilement... Pesme ! dit-il d'une voix plus sombre que la nuit.

Chapitre 10 : Adieu, Aloth. Martin, bonjour.

Kallisto :
Je quitte l'ordi quelques minutes pour avaler mes médics. Je réfléchis sur ce qu'on a dit sur "L'Entité".
Si celle-ci cherche une personne, cela signifie que cette personne serais très importante pour Lyoko... Et donc contre XANA 0.2. Peut-être que...
C'est alors que j'entends :
LA MUSIQUEUUUUHHHHHHH OUIIIIIIII LA MU...
J'arrive dans ma chambre en catastrophe. Martin Leroy saute sur mon lit au rythme de la musique. Il tient mon couteau indien dans une main et s'en sert comme d'un micro...
J'éteins mon poste. Martin lâche le couteau. Voir cet enfant qui autrefois était notre "bourreau" sur Lyoko et qui maintenant ressemble à un gamin frêle sans intelligence... Je ressens alors une profonde pitié... Mais j'y pense...Si cela se trouve, c'est lui dont l'Entité à besoin !
" Martin, peux-tu venir près de l'ordi ? Je demande. Je vais t'emmener sur Lyoko...
- Lyo... Lyoko ? bafouille Martin en s'approchant de moi.
J'ajuste mon casque et me met à pianoter des notes sur mon clavier.
"Tchoucky, Vivi !!! Je vous envoie Martin Leroy ! Je crois que c'est lui que "L'Entité" cherche."
Sans attendre de réponses je colle la main de Martin sur l'écran. J'espère que c'est lui que l'Entité recherche. Martin disparaît alors dans un nuage de pixels...
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Vivi :
Le nombre de pieuvres, la difficulté qu'il y a à les vaincre... Au fond, ce n'est pas si mal. En tout cas, Tchoucky semble avoir trouvé sur quoi passer sa fureur destructrice et son désir de revanche. Les boules de feu, les tirs des frôlions et des Krabes font rage. Les créatures de Xana reculent imperceptiblement.
Tchoucky, Vivi, je vous envoie Martin Leroy. Je crois que c'est lui que l'Entité cherche.
_ Hein, fait Tchoucky en relevant la tête.
Cet instant d'inattention lui coûte cher. L'un des tentacules pourpre et or l'envoie rouler à deux mètres de là. Trop occupée sans doute à la manœuvre qu'elle a annoncé, Kallisto oublie d'annoncer combien de points de vie elle a perdu.
Vivi cesse d'articuler sa formule de création, et relève la tête. Martin Leroy... Ca se pourrait, pourtant...
Tchoucky ! Tchoucky, qu'est-ce qu'on fait ? Martin arrive !
Tchoucky ne répond rien. Elle se relève péniblement en se tenant le crâne. Le choc semble lui avoir embrouillé les idées.
Une brume pixelisée se forme à quelque mètres de là. Vivi court vers cette direction, décidée à s'emparer du nouvel arrivant, avant qu'il ait eu le temps de faire quoi que ce soit. Mais déjà la silhouette a pris corps.
Il est grand, vêtu d'un longue cape noire, qui laisse deviner une armure au métal sombre. Ses yeux sont d'un rouge flamboyant.
_ Martin ?
Un sourire mauvais apparaît sur le visage pâle et lisse. Les lèvres remuent, formulent une incantation, tendis que la main aux doigts cerclés de fer s'étend au dessus du sol.
Tous les monstres alentours, pieuvres, Krabes, Frôlions, tous s'effacent dans un nuage de pixel. Puis la main se tourne vers Vivi, qui est maintenant tout près. La voix rauque et sèche recommence à lancer l'incantation de destruction.
Hâtivement, Vivi prononce les mots qui créent une bulle de protection autour d'elle. Juste à temps. Le sol autour d'elle disparaît, l'isolant sur un îlot de roche.
Martin s'est tourné vers Tchoucky, qui s'est relevée et le fixe intensément. Il rit.
_ Trop tard, Tchoucky ! Tu ne pénètreras plus dans mon esprit. J'ai retrouvé mon savoir, et je saurais l'utiliser.
Il tend la main vers la jeune femme aux écailles bleues. Mais avant qu'il ai pu dire une parole, Vivi hurle la formule de protection. Une autre bulle entoure Tchoucky, tandis que le sol disparaît autour d'elle.
Martin regarde ses deux adversaires, désormais hors d'atteinte.
_ Vous ne perdez rien pour attendre !
Et sur ces mots menaçants, il s'éloigne en courant.
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Dadmax :
Je cours. Ma réussite dépend de ma vitesse. Je sens clairement que quelqu’un me suis. Encore ces Lyokofans. Ils sont tenaces. Je regarde autour de moi. Le sol et inégal, bizarre pour le désert. Mais ça m’arrange. S’ils veulent me suivre, ils devront passer par ici.
Je me concentre pour rassembler ma puissance. Je sens alors comme un mur qui s’abat, ou ...une barrière qui s’effondre.
’ Encore un cap dans ma transformation’.
Le temps de concentrer suffisamment de pouvoir et les autres apparaissent dans mon champ de vision. Je souris et leur fait un coucou de la main. Ma main qui se met a enfler, je lève l’autre main et voit avec satisfaction que l’autre main subit le même sort. Au bout, de quelques secondes, je n’ai plus de bras. J’ai deux gueules de dragon, le dragon d’Eclipse. Je les dirige vers le sol et fait feu. Je tire continuellement, ouvrant une brèche dans le territoire. Après une minute, un gouffre sépare les Lyokofans de moi. Pourtant je ne souris pas. Cela m’a trop retardé. Je fait volte-face et reprend ma course. Je fronce les sourcils sous le reste de douleur que m’a infligé Tchoucky dans sa colère. Elle est encore plus puissante que je ne le pensais.
Soudain je ressens une perturbation énorme. Une bataille de grande envergure. Je pousse mes sensations plus loin. Vivi. Elle affronte l’armée de Xana seule. Mais pourquoi ? J’explore, je cherche.

- Mais qu’est-ce que ?

Tchoucky est en train de remonter vers Xana. Elle va le détruire.
’ Elle est folle, elle condamne toutes les personnes sur Lyoko !’
Même si je sais qu’elle ne m’écoutera pas, je lance un appel mental :

Tchoucky, te rends tu compte de ce que tu fais ?

Pas de réponse, évidemment. Tant pis. Au moins je n’aurai pas à le faire. Je me mets alors à marcher calmement vers la tour la plus proche. Je n’ai plus rien à faire d’autre qu’attendre.

Soudain je sens qu’elle s’arrête. Elle a stoppé son attaque mentale.
’Et m****, va falloir que je m’y remette.’

Je m’apprête à courir mais je stoppe soudain. Une nouvelle présence sur Lyoko. Une présence connue, et haït. Martin. Je m’élance une nouvelle fois, pour stopper a nouveau. J’ouvre des yeux ébahis. Quelqu’un se tiens devant moi. Je parle d’une voix faible :
- Kallisto ? Mais...comment ?

Elle me souris, et me jette un regard confiant, et plus qu’amical.

Une seconde Dadmax. Ce n’est pas elle.

Quoi ? Mais si, regarde !

Non ! Ce n’est pas Kallisto ! Regarde bien. Sens tu sa présence sur Lyoko ?

Je sais qu’il a raison. Mais quelque chose en moi veut croire que c’est bien Kall qui me regarde presque amoureusement, souriante.
Elle tend la main vers moi. Je m’approche et touche ses doigts. Son regard devient grave et j’entends sa voix dans ma tête :

Regarde ce que tu es devenu.

Je me regarde. Mes brassards sont totalement noirs. Mes vêtements aussi. J’attrape une mèche de mes cheveux d’ordinaire gris argentés, désormais d’un noir de jais.
Je repose mon regard sur ses yeux. Je voix les miens en reflet. Pareils a tout sur moi. Noir. Je suis entièrement devenu comme Aloth.
L’apparition sourit une dernière fois, puis disparaît. Je lui crie de rester. Rien. Elle n’est plus là.
Je réalise alors tout ce que j’ai fait. Je tombe à genoux, et effectue un véritable exploit sur Lyoko : Deux larmes, une pour chaque œil, roule sur mes joues, et s’écrasent sur le sable numérique.

Dadmax, relève toi, il faut...

NON ! Ca suffit Aloth, j’en peux plus. J’en ai trop fait. J’ai blessé mes amis, j’ai été jusqu'à attaquer la fille que j’aime. J’arrête.

C’est trop tard Dadmax, tu n’as plus le choix. Tu ne peux plus reculer.

Deux autres larmes quittent mes yeux. Je les ferme de toutes mes forces. Je les garde ainsi pendant quelques secondes, puis je les rouvre.

Il y a une solution.

Ha oui ? Laquelle dis-moi ?

Tu dois quitter mon corps.

Quoi ? Tu sais ce qui t’attends si tu fais cela.

Oui. Mais tant pis. Je veux que cela s’arrête.

Si tu le veux vraiment. Je vais donc choisir un autre hôte.

Non. Je ne veux plus que tu m’utilises. Et parce que je ne veux pas cela pour moi, je ne te laisserai pas gangrener un autre.

Quoi ? Mais qu’est-ce que tu veux dire ?

Je ne réponds pas et me dirige lentement vers le bord du territoire. Alors que je suis à un mètre du vide il comprend, et se dresse de toute sa force mentale, me ralentissant considérablement. Mais malgré cela j’avance, centimètre par centimètre, et enfin je suis au bord de la corniche. Aloth crie de terreur, sans doute sa première vraie terreur.

Non, Ne fait pas ça !


Tremblant comme une feuille, la respiration saccadée, j’agrippe un bord côté coude de mes brassards dans chaque main. J’inspire un bon coup...et j’arrache d’un coup mes brassards, hurlant de douleur à la fois mentale et physique.
Une ombre apparaît alors devant moi. Il me ressemble comme un frère, mais ce n’est pas moi.

-Ne fait pas ça. Je t’en prie, supplie Aloth.
- Désolé.

J’ouvre les mains, laissant les deux plaques de métal détenant la vie d’Aloth glisser de mes doigts. Ils tombent. Je chancelle et tombe à genou. Je tente vainement de m’éloigner de la corniche, sachant ce qui va se passer. J’entends alors un hurlement déchirant :

GAAAAAAHHHHHHH !!!

Une gigantesque explosion se déchaîne d’un coup. L’onde de choc remonte du vide numérique, déchiquetant littéralement le territoire. Je suis projeté dans les airs et atterris à quelques centaines de mètres de là.
Je reste étendu sur le sable, sentant mes points de vie approcher de plus en plus du zéro absolu. Sans Aloth, pas de vie. Ma vue bascule. Je rassemble mes dernières forces pour lancer un dernier message mental :

Le cinquième territoire Tchoucky. Si Pesme est en vie, il est sur le cinquième...

Je ne peux poursuivre. Ma vue se brouille de plus en plus. Je vois alors un visage serein, confiant, au-dessus de moi. Elle me sourit. Puis l’obscurité de la mort prend ce qui me restait de sens.
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Tchoucky :
Vivi a créé une passerelle pour rejoindre la terre ferme. Nous y prenons pied sans échanger un mot, tandis que la voix de Kallisto, au dessus de nous, s'affole.
Je suis désolée, désolée, les filles ! Je ne le trouve plus sur l'holomap ! Il brouille son code !
_ Kallisto, calme-toi et laisse tomber. Soit c'est bien Martin que l'Entité cherche, alors, elle le trouvera, soit ce n'est pas lui, et c'est lui qui nous trouvera. Et dans les deux cas, mieux vaut rejoindre les autres. Nous seront plus forts, une fois regroupés.
Vivi hoche la tête en approbation. Nous prenons la direction de la tour de passage. Je serre les dents. Je ne sais pas si j'ai eu raison ou tort, si Kall a eu raison ou tort, mais je crois que ça ne compte plus vraiment, à présent de le savoir. La machine du destin vient de se mettre en route. Il n'y a rien d'autre à faire qu'attendre de voir ce qu'il nous réserve.
Nous avons encore pas mal de distance à parcourir avant d'arriver à la tour, quand soudain, je m'immobilise brusquement. Une voix vient d'atteindre mon esprit, si faible que j'ai peine à la reconnaître.
Le cinquième territoire, Tchoucky. Si Pesme est en vie, il est sur le cinquième...
Ca m'a fait l'effet d'une douche glacée. J'ai mis quelques secondes avant d'intégrer. Pesme. Vivant. Sur le cinquième territoire. Vivant. Dadmax... J'essaye de retenir sa pensée, mais elle se dérobe, elle faiblit, elle s'efface.
En un millième de seconde, j'oublie tout, j'oublie la guerre qui nous a opposé ces dernières heures, j'oublie la souffrance que j'ai ressenti par sa faute, et je me mets à hurler mentalement, comme si ça pouvait servir à quelque chose.
DADMAX ! NON ! NE MEURS PAS
Mais ce n'est déjà presque plus qu'un battement de vie dans ma tête. Trop tard... Trop tard...
Vivi se retourne vers moi.
_ Tchoucky ? Qu'est-ce que tu as ? Tu es pâle...
_ Dadmax. C'est fini.

Chapitre 11 : Retrouvailles, explications, réconciliation.

Kallisto :
Dadmax. C'est fini...
Le murmure que prononce Tchoucky m'explose en pleine face. Je reste quelques minutes les yeux vitreux, les bras ballants. Une voix retentit alors :
"Kall, tu... tu m'as entendu ? demande la voix faible de Tchoucky, je suis... désolée..."
J'ai l'impression que le monde vient de s'écrouler, que je suis en suspension dans le vide. J'ai mal, j'ai mal ! Je me tiens la tête entre les mains. Je tombe à genoux, je tremble... NONNNNNNN !!! Un hurlement suraigu sort du plus profond de mes entrailles et se propage dans tous les sens. J'entends vaguement Tchoucky crier via l'ordi mais je ne peux plus m'arrêter... Pourquoi ? Pourquoi c'est ainsi ? POURQUOI ???
J'en peux plus, j'en ai marre... Marre de ne rien pouvoir faire. De rester en spectatrice, impuissante à tous ce qui se passe autour de moi...
Mon cri s'éteint progressivement...
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Lysander :
Je rejoins facilement Pykar, Sebrich, Ayoju et Malik. Celui-ci marche devant. Je suis un peu honteux, je ne sais pas ce qu'il a raconté aux autres. Peu importe, nous avons déjà perdu trop de temp.

Je parviens a localiser Dadmax. Il est devant nous, à quelques mètres. Nous accélérons le pas , conscients que nous risquons de devoir nous battre. On arrive assez près pour le voir. J'ai l'impression qu'il nous fait un signe. Soudain deux énormes boules de feux jaillissent de ces bras. Pas du tout préparés à ça, nous nous mettons à couvert. Dans la précipitation, je ne vois plus Malik, Ayoju et Sebrich. Pykar s'est réfugié à côté de moi derrière une dune. A ma grande surprise nous ne recevons aucun impact. Seul un grand bruit d'effondrement résonne dans le désert silencieux...Perplexe, je regarde Pykar. Sa blague est étouffée dans l'écho du boucan que l'explosion a provoqué. Je me relève doucement et jette un œil par dessus la dune. Pour l'instant on ne distingue rien : de la fumée empêche toute visibilité. Je perçois la présence d’ Ayoju , Malik et Seb . Je suis soulagé de savoir qu'ils n'ont rien .
Nous nous regroupons, et avançons prudemment. Le territoire est comme coupé en deux. L'autre morceau est au moins a 500 M, se qui sépare les territoires par un énorme gouffre....

- Sebrich ? Tes ailes vont mieux ? Tu penses pouvoir voler ? Il faut que tu aille retrouver Tchoucky et Vivi. Informe-les de notre situation. On vous rejoindra quant on aura mis la main sur Dadmax.
Je l'interromps avant qu'il ait eu le temps de protester.
- Tu est le plus rapide. Je préfère qu'elles, heuu, je veux dire qu'ils sachent ou nous en sommes... »
Sebrich prend son envol. Je le regarde s'éloigner dans le ciel. Ayoju se téléporte avec Pykar de l'autre côté, refait la navette pour Malik. C'est à mon tour. Il parait fatigué, arrivé de l'autre côté il tient à peine sur ses jambes. Pykar et moi le soutenons. Malik ouvre la marche. J'ai l'impression qu'il m'en veut plus que je ne le croyais. Je n'ose pas me servir de mes pouvoirs pour en être sûr. Je me concentre, et cherche la présence de Dadmax . Je la trouve mais quelque chose a changé chez lui, comme si c'était une personne différente. Sa présence n'est pas tout à fait la même qu'il y à 20 mn .On dirait une sorte de conflit interne. J'aimerai aller plus vite, mais Ayoju n'en peu plus. Nous adoptons un rythme plus lent. Même si nous sommes encore éloignés de Dadmax, je perçois clairement son "activité" psychique qui croie de secondes en secondes.
Soudain c'est le silence total , plus rien. Un cri déchirant retenti. Au même moment où je le perçois, une explosion fait trembler le sol. Elle est telle qu'elle nous fait tomber par terre.

Le moment de surprise passé, nous nous relevons.
-Qu’est-ce qu'il s'est passé ? demande Pykar incrédule.
Ayoju hausse les épaules, Malik fait un signe de tête interrogateur.
-Ca vient de Dadmax. Je ne sais pas exactement quoi , mais il vient encore de se passer quelque chose. C'est tout près. Si je me trompe pas il est tout près . Il n'est plus en mouvement et il est très faible...

Nous marchons, j'ai le sentiment que maintenant nous ne le retrouverons plus. Les autres ont l'air de penser comme moi. Je n'ai pas besoin de me servir des mes pouvoir pour en être sûr .

On arrive enfin au lieu de l'explosion, facilement reconnaissable par un morceau de corniche manquant. Mon sentiment est juste, tout comme Pesme, Dadmax a disparu de Lyoko. Bonne ou mauvaise chose, aussi bizarre que cela puisse paraître c'est la première chose que je pense. Je reprends mon calme, il nous faut aviser maintenant.

Je me tourne vers Ayoju, Pykar et Malik.
-Et maintenant que fait on ??
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Ayoju :
Je regardais le trou qu'avait fait Dadmax. Il y avait maintenant un trou, un gros trou de 10 mètres de diamètre, comme si une bouche géante avait mordu sur le plateau du territoire.
- Hé bé ! Quand Dadmax part, il fait le grand ménage derrière lui !
Fou rire général. Puis des cliquetis se firent entendre. Je me retournais pour voir... 5 Kankrelats, sans doute attirés par l'explosion.
- Ah, il nous a laissé quelques miettes quand même, remarquais-je
- Sortez la pelle et la balayette ! lâcha Pykar.
- Mettons ses déchets à la place qu'ils méritent ! renchérit Malik.
Parfaitement remis de ma série de téléportations, je sortit ma lame de mon bras gauche et cabra ma queue, prêt à frapper. Pykar, Lysander et Malik se mirent aussi en position de combat. Cinq Kankrelats ? Une partie de rigolade ! A peine de quoi s'échauffer.
Un Kankrelat se prépara à tirer. Sans perdre une seconde, je fonçai vers lui, le dépassa et le trancha en deux de ma lame caudale avant même qu'il n’ait eu le temps de se retourner. Sans bouger, je fis un mouvement circulaire du bras gauche et en faucha un deuxième dans la foulée. Pendant ce temps, Pykar profite de l'inattention des autres Kakrelats pour en détruire deux à l'aide de ses lames. Malik quant à lui, fit exploser le dernier Kankrelat d'un geste de son bâton. En tout et pour tout, le combat n'avais duré qu'une dizaine de secondes.
Je me relevais et me frotta les mains, me débarrassant d'une poussière imaginaire.
- Voilà, le ménage est vraiment fait cette fois !
- Et maintenant ? demanda Lysander. Que fait-on ?
- Tu ne l'as pas déjà dis ça ? répliqua Malik.
- Disons que je n'ai pas eu la réponse que j'attendais, répondit-il.
- Ben là, franchement, je sais pas ! répondis-je.
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ChaoticPesme :
Je regardais avec stupeur le monstre que j'avais il y a des mois, bouger, parler en dehors de mon corps. Je pouvais deviner facilement comment il avait pu devenir ainsi, lui qui avait voulu être son allié, il est désormais son esclave.
- XANA t'as récupéré ?
- Oui, il m'a sauvé de l'Enfer numérique dans lequel tu m'avais ignoblement balancé en voulant te débarrasser de celui qui partageait ta haine !
- Ah oui, tu parles de ce truc qui me rongeait jusqu'aux os, qui a faillit tué celle que j'aime et qui n'aurait pas hésité à continuer son travail avec mes amis ! C’est de ça dont tu parles ?
- Tout à fait !
Il commença à lentement s'approcher de mon moi. Je sentais l'air devenir plus pesant à chaque pas qu'il faisait dans ma direction. Ce n'était pas que sa puissance soit faramineuse (bien qu'il ne paraissait rien avoir perdu de son pouvoir), mais je me sentais mal dans ma tête, le voyant en dehors d'elle. Cette longue chevelure rouge, ce teint blafard, cette maigreur caché par une armure complète flamboyante ne pouvait rien inspirer d'autre que la peur.
- XANA doit puiser ces ressources là où il peut, il m’a prit parce qu'il avait besoin de moi !
- Et... et en quoi ! disais-je, de plus en plus mal à l'aise.
- Je représente sa haine, désormais ! Et il m'a donné en cadeau tout ce territoire... est-ce qu'il n’est pas magnifique ?
- La HAINE, impossible, XANA reste une machine, il ne peut pas haïr !!
- La haine le plus puissant moteur de destruction qui existe ! La haine de XANA envers vous et les humains est la meilleure chose qu'il ait pu découvrir !
- Ca n'a pas de sens... qu'est ce qu'il fera de ses émotions humaines qui ne lui serviront plus à rien, s'il arrive à nous détruire ?
- Oh, Pesme ! Je te pensais plus intelligent que ça ! Que seraient les émotions humaines... sans un corps humain !
Je restais muet d’étonnement... XANA n'était pourtant qu'une entité numérique sur Lyoko, et mécanique dans le réel... est-ce qu'il pensais aller plus loin que ça ?
- Mais il y a un autre avantage à la vie que m'a redonné XANA... reprit-il.
Il se posta fièrement devant moi. Je n'avais pas peur, mais je ne m'habituais pas à cette sensation de malaise, qui m'empêchais presque de bouger.
- C'est que je vais pouvoir te faire payer, ce que tu m'as fait quand tu m'as rejeté !
Il leva son poing bien haut, et me frappa avec à peine un 1/10 de sa force, me projetant à 20 mètres derrière, sur le sol endommagé.
- Mais je ne le ferais pas maintenant, je tiens à ce que tous tes amis souffrent avant sous tes yeux... ne t'inquiète pas ! Ils finiront par arriver tôt ou tard... je vais même leur donner un coup de main !
Il déclara avant de disparaître :
- Il y a encore de l'Espoir sur Lyoko, mais ça ne durera pas...
L'Espoir ? Que voulait-il dire ? J'ai le sentiment que mes amis savaient quelque chose que je ne savais pas encore. Je me relevais assez facilement, ne sachant pas combien de points de vie j'avais pu perdre. Tout ce que je pouvais faire maintenant, c'était explorer encore ce "territoire", et attendre... attendre que mes amis viennent, comme le voulait Ido.
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Dadmax :
..............
Un effleurement
.............

- AAAhhhnnnnn!!!!!!

Une douleur. Une douleur mentale. A la fois difficile et ô combien rassurante.
'Si j'ai mal, ça veut dire...que je suis en vie ?!?'

J'ouvre les yeux. La lumière me force à les fermer. Je me lève doucement et je jette un regard rapide autour de moi. Le désert numérique. Je respire de façon saccadée, reprenant lentement mes repères. Je fais un pas, puis un autre, et je touche un rocher. Je murmure:

- Mais comment?

Je fouille dans mes souvenirs. Rien. A partir de la chute, après l'explosion, c'est le trou noir. Je me force un peu. Une image vague.

'Ca y est! L'entité qui avait pris la forme de Kall. Elle s'est penchée sur moi avant que je ne meurs.'

Ce constat me fait un choc. J'étais mort. Au sens propre comme au figuré. Soudain une phrase me revint en tête. Une phrase dite d'une voix douce:

"Tu as une seconde chance, ne la gâche pas."

J'ignore quand elle m'a été dite, mais je vais suivre ce conseil. Je me met alors à réfléchir à ce qui s'est passé. Cette entité, quoi qu'elle soit, m'a apparemment ressuscité. Je ne vois que cela.
Je porte machinalement ma main a mon bandeau métallique frontal...et reste bouche bée. Mes brassards sont à nouveau là. Mais il sont bien différents. Autrefois en métal bleu puis noir, Ils sont à présent en une sorte de matière ressemblant au verre. J'observe alors mes vêtements, et vois qu'ils sont a à présent d'un blanc neigeux. Je lève un de mes nouveaux brassards à hauteur de tête, pouvant ainsi m'observer en reflet, et regarde ébahis mes cheveux devenus blanc perle. Je descends mon avant bras, et remarque que mes yeux sont également blancs.

- Apparemment elle n'a pas fait que me ressusciter. Sinon comment ferais-je pour survivre sans Aloth en tête.

Je me regarde à nouveau d'un air critique.
- Qu'elle m'ai changé, ça me dérange pas, mais décidément j'aime vraiment pas le blanc.

De ce fait, il règne dans ma tête un silence reposant que je n'ai pas connu depuis six bons mois. Plus de présence indiscrète. Plus de voix me parlant au moment ou je ne m'y attends pas. Le calme.
Je respire profondément.

' Et maintenant? Je fais quoi?'

Je médite cela un moment avant de prendre une décision. Je vais aller aider les Lyokofans. S’ils m'attaquent, ce que je comprendrais sans problèmes, je n'aurais qu'à le faire à distance respectueuse.
J'essaie alors d'entrer en contact avec Lyoko. Mais pas moyen.
'Ca aussi je l'ai perdu. Bon, je vais le faire à l'ancienne'

Je scrute le paysage, et repère une tour. J'y cours.
Une fois entré, j'observe les écrans, hésitant. Je n’ais plus les super-connaissances d'Aloth à ma disposition. Juste quelques trucs indispensables.
Je m'approche du bord de la passerelle, et décide d'y aller au petit bonheur la chance. Je me laisse tomber, atterris sur une nouvelle plate-forme, et sors, toujours dans le territoire désert. Je soupire.

- Super.

J'aperçois alors quatre points noirs au loin. D'accord. Je préfère prendre mes précautions.

- Heu, opérateur? Allô?

Qui s'est? Je vois pas de nom sur l'écran.

- Kallisto non ?...Pas besoin de te le dire. Les points, à quelques kilomètres, c'est qui?

Ayoju, Pykar, Lysander et Malik.

- Merci.

Et je pars en courant.
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Lysander :
Nous nous étions enfin entendu sur ce que nous devions faire. D'un commun accort , après avoir poursuivi Dadmax, nous nous dirigeons d'un pas de course a la recherche de la tour la plus proche.

J'esquisse un sourire quand j'aperçois a l'horizon les contour de la tour. Une présence se dirige vers nous. Ce n'est pas un monstre de Xana, c'est quelqu'un de bien vivant comme nous. Je me demande qui ça peut bien être, je ne l'ai jamais encore rencontrer . Serait il possible qu'un autre groupe que nous ait accès à Lyoko ???.

Au fur et a mesure qu'on s'en rapproche, je distingue la couleur de ces vêtements qui sont blancs. Pykar lance une blague comparant le nouveau venu avec un bonhomme de neige ou un truc dans le genre. Préoccupé, je n'y ai pas fait attention. Arrivé a bonne distance pour reconnaître l'intrus, je m'arrête net. Les autres ont eu le même réflexe.

Méfiant , je le laisse s'approcher. Son attitude a changé, mais je l'ai déjà vu a l’œuvre, il est fourbe. Je sonde son esprit. Etrangement la présence noire qui m'avait repoussé la dernière fois que j'avais tenter de le faire n'était pas là .
Ayoju s'approche de lui , sa queue prête à frapper, et lui demande de s'expliquer. J'écoute attentivement son histoire. Bien que ses dires expliquent la disparition de la barrière dans son esprit , je préfère rester méfiant. A mon grand regret nous n'avons rien pour l'attacher. Je n'ai aucune envie de lui faire confiance. Après tout ce qu'il a fait, je me demande si on ne ferai pas mieux de le laisser ici.

Perdu dans mes pensées, je ne fait pas attention aux autres qui ont décidé de rejoindre Tchoucky et Vivi et de leur livrer Dadmax . Selon eux, c'est à Tchouky qu'il a fait le plus de mal et c'est donc a elle de décider de son sort. Personne n'écoute Dadmax qui tente de fournir des explications.
Je m'approche de lui et lui chuchote:
-Je n'ai aucune confiance en toi. Si tu fais un faut pas je n'hésiterai pas à m'en servir...
D'un mouvement du regard, je lui indique mon sabre qui est accroché à ma ceinture.
- ...alors tu la boucle et tu nous suis.
Nous reprenons notre périple. Dadmax résigné, marche devant nous. C'est le premier à pénétrer dans la tour.
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Tchoucky :
Nous ralentissons enfin. Ces dernières minutes n’ont été qu’une longue course ininterrompue pour rejoindre la tour de passage. Elle se dresse devant nous. Vivi y entre la première, je la suis, et nous nous laissons tomber dans le fond du puit numérique.
Une interminable volée de secondes plus tard, je pose enfin le pied sur le plateau de la tour du désert.
- Vous voilà enfin !
Sebrich est assis sur le bord, ses ailes repliées. Il ressemble à une statue, sur une façade d’église.
- Seb ? Mais que...
- Lys m’envoie vous chercher. Le voyage sera plus court à vol d’ange. Où est Pesme ?
Pesme... La voix de Dadmax raisonne encore dans ma tête.
Le cinquième territoire, Tchoucky. Si Pesme est vivant, il est dans le cinquième...
Je ne sais pas quoi en penser. J’ai peur d’espérer.
- On t’expliquera quand on aura rejoint les autres, dis-je.
Vivi me dévisage, surprise de me voir en parler si calmement. Sebrich, lui, est en train nous regarder l’une et l’autre. Je sens le cheminement de pensée qui le mène jusqu’à la compréhension. Il faut se rassembler au plus vite. Je lance un appel télépathique.
Lys, tu me reçois ?
Tchoucky ? Tchoucky, nous avons trouvé Dadmax.

Dadmax ? Oui, je me rends compte à présent, il est de nouveau là. Je l’ai pourtant senti s’éteindre... Mon cœur bondit. Si Dadmax est vivant, il sait, pour Pesme.
Lys, ne bougez pas, nous vous rejoignons !
Nous nous tournons vers Sebrich. Il nous saisit toutes les deux à bras le corps, et déploie ses ailes. Nous nous envolons hors de la tour et survolons le désert. En quelques minutes, nous avons atteint un vaste plateau, entouré de rocs.
Ils sont rassemblés au centre, Lys, Pykar, Ayoju, Seb, Malik. Dadmax est non loin d'eux. Il a une autre apparence. Quelque chose a changé en lui. Il me faut quelques secondes pour comprendre. L'absence d'Aloth. Aloth a disparu. Lui, il reste immobile. Son visage est fixe comme un masque. Les autres le regarde avec hostilité. Ayoju est le premier à relever la tête vers nous.
- Vous êtes là ? Mais... Où est Pesme ?
Je cherche quelque chose à répondre. Mais je n’en sais pas suffisamment. Je ne peux pas trouver les mots pour les rassurer avant d’être rassurée moi-même. Je n’ai pas le temps de tergiverser. Déjà, il a lu sur mon visage, observe celui de Vivi, puis se retourne et regarde tour à tour Lys et Malik.
- C’était donc ça ! Vous comptiez nous le dire quand ?
- Ayoju, attends... Commençai-je
- Attends, c’est tout ce que tu trouves à dire ?
Pykar me regarde. Ils vient lui aussi de comprendre. Il se jette sur Dadmax, le saisit par le col et se met à le secouer comme un prunier.
- Ordure ! Assassin !
Dadmax n’esquisse pas le moindre geste pour se défendre.
- Ca suffit, m’écris-je d’une voix forte.
Lysander et Ayoju ont attrapé Pykar chacun par un bras, l’obligeant à lâcher sa proie. Sebrich me regarde, hésitant sur la conduite à tenir, attendant sans doute que je la lui indique. Je m’avance vers Dadmax qui a reculé et baisse les yeux.
- Dadmax, il faut que je sache la vérité. Ne mens pas, même si ça doit me faire mal. Est-ce qu’il est vivant ?
Pas d’hostilité dans ma voix. Je fais de mon mieux pour cela. Ni rancune, ni amertume. Une légère pointe de supplication transparaît malgré moi. Il soutient mon regard sans ciller. Je ne lis en lui aucune volonté de résistance, ou de contradiction. Il est près à assumer les conséquences de ses actes.
- Je ne sais pas, Tchoucky. Je ne sais pas.
Je ne réponds rien. J’attends qu’il trouve ses mots. Les autres autour de nous se taisent, attendant ce qui va se passer. La scène est hallucinante, irréelle.
- Je ne sais pas, continue Dadmax. Je l’ai envoyé dans le cinquième Territoire. C’est un espace clos, hermétique, rien n’en sort, rien n’y entre, aucune forme de communication d’aucune sorte ne peut l’atteindre, je n’ai même pas le moyen de savoir s’il a survécu au voyage.
Je sens la peur m’envahir devant la pointe d’espoir qui vient de surgir en moi comme une vague de lumière. Toute ma raison tente d’y résister. Le cinquième territoire de Lyoko, c’est une rumeur, une théorie. Nous ne savons rien de lui, comment aurions nous pu le créer ? Mais rien n’y fait. Je sais très bien que notre subconscient a pu ajouter un cinquième territoire à l’image de nos rêves les plus oubliés. Tout ça est tellement possible !
Un pli est apparu sur le front de Dadmax. A nouveau, son regard se mets à fuir.
- Je ne voulais pas le tuer ! Juste le mettre à l’écart ! Je ne suis pas un assassin, bon Dieu ! Je ne suis pas un assassin !
Il s'efforce de rester debout, et calme, mais rester calme après ça ? Une vague de désespoir l'ébranle malgré lui. Il y résiste de toute ses forces, mais je la vois, moi. S’il savait à quel point je comprends ce qu’il ressent ! Je crois que mon réveil à la clinique a été agréable, en comparaison du sien, celui qu’il vit en ce moment. Je reste à distance, pour ne pas blesser son orgueil, mais lui envoie ce que je peux de pensées positives, encourageantes.
C’est fini. Tout va bien.
Il me regarde avec une pointe d'étonnement.
Comment peux-tu me regarder encore face ? Après tout ça ?
Les actes ne sont pas les gens. C’était pas toi. En ce qui me concerne, on a jamais cessé d’être amis. Même quand tu as...
Je ne vais pas plus loin. J’ai envie d’oublier ce qui s’est passé. D’oublier et de savoir une bonne fois pour toute.
_ Tu connais le moyens de se rendre dans le cinquième territoire.
Il hoche la tête.
_ Il faut que je t’accompagne. Sans moi, tu pourras pas revenir.
Je lutte de nouveau pour empêcher l’espoir de m’envahir. Ce serait horrible, après avoir espéré, de découvrir qu’il est bien... Je me demande si ce n’est pas pire, de ne pas pouvoir être sûre. Bon, on se calme, et on prend les bonnes décisions.
Je me retourne vers les autres.
_ Si Pesme est vivant, il faut que je le retrouve avant que l’Entité ne parvienne à se détacher de Xana, et que nous puissions le détruire. Mais je comprendrait, si vous préfériez me laisser y aller seule. Je n’ai pas à vous demander de risquer vos vies sur une incertitude.
_ On t’accompagne, répond fermement Vivi. Enfin, moi en tout cas.
_ Moi aussi, intervient Lys.
_ On y va tous. Dit Ayoju.
Une voix se fait entendre au-dessus de nos tête.
Je viens aussi.
Kallisto.
Je viens. Une fois dans le cinquième territoire, un opérateur ne vous sera d’aucune utilité, puisqu’il est impossible de communiquer avec l’extérieur. Je vous rejoins.
Je croise le regard de Dadmax. Une pointe de terreur vient de le traverser de part en part. Je sens qu’il me supplie de refuser. Mais elle a raison. Il ne sert plus à rien d’avoir un opérateur dans le cinquième territoire, et du renfort n’est pas de trop.
_ Entendu, Kall, nous t’attendons.

Chapitre 12 : Le cinquième territoire :
Kallisto :
Je tapote nerveusement sur le clavier de mon ordi. Plus de trace de Martin Leroy. Il s'est... volatilisé ! Je ne suis sûre que d'une chose : il n'est plus sur le Territoire désert... Alors où ? Mystère... Il brouille tout.
"Bon, je lance, je me virtualise dans... 10 secondes !"
Avant de rentrer toutes les coordonnées de ma virtualisation, je lance un rapide scan... Pas de Tour activée. Je pose ma main sur l'écran...
J'atterris au milieu du groupe. Tout le monde est là... a part Pesme. Je dévisage tout le monde. J'aperçois Dadmax, je souris. Puis hausse un sourcil :
"J'y comprends rien, dis-je, j'ai mal au crâne moi. Va me falloir de l'aspirine... "
Quelques sourires apparaissent. L'on me refait un rapide explicatif de la situation.
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Lysander :
Beaucoup de choses se sont passées depuis que nous sommes sur Lyoko. Ben que je ne sois pas encore blasé , j'ai du mal à m'imaginer ce qui peu encore nous arriver ... Après avoir affronté un serpent invisible, fait une chasse a l'homme, entendu le récit des combats menés par mes compagnons ,voilà qu'on fonçaient tête baissée dans un 5eme territoire qu'on ne connaissait que de nom. Même Dadmax n'était pas sur de son existence tangible.

Malgré tout, nous étions tous prêt à aller à la rencontre de Pesme. J'arrive à capter toute la détermination du groupe. Certains balaient leur doute, d'autres sont excités par la découverte du nouveau territoire. Tous ces sentiments mélangés font naître chez moi une certaine excitation.

Kallisto apparaît au milieu de nous. Cette fois nous sommes prêt. Dadmax résigné, ouvre la marche et entre dans la tour .Nous le précédons. Il s'approche du terminal, l'active , hésite un peu comme si il n'était pas sûr de la manœuvre. Tchoucky s'approche de lui et lui chuchote quelque chose. Je comprends qu'elle tente de lui faire resurgir de sa mémoire l'instant où Aloth a envoyé Pesme dans le 5eme territoire. Quelques secondes passent, puis enfin il s'active sur le clavier. Je sens quelques appréhensions. Pykar croise les doigts, Kallisto discute avec Seb et Malik.
Ayoju, Vivi, et moi attendons la suite, qui d'ailleurs ne tarde pas à arriver. L'intérieur de la tour se met a vibrer. Des panneaux coulissants montent ou descendent en s'entrecroisant. La lumière s'intensifie. Elle irradie la plate-forme. Ebloui, je ferme les yeux. J'attrape la main de la personne qui est à côté de moi. Je perçois que tout le monde a fait pareil de telle façon à ce que nous formions une grande chaîne.

Je ne sais pas combien de secondes ou de minutes se sont écoulées. Quand j'ouvre les yeux, la tour a disparu. Toujours main dans la main, nous observons les alentours. Le contraste est saisissant. Après la vive lumière dans la tour nous voilà plongés dans la pénombre. Le paysage est décrépi. On se croirait sur un champ de ruines. Des bâtiments écroulés , le sol défoncé, des arbres morts... Des orages éclatent un peu partout y compris dans notre zone, mais le plus impressionnant est cette immense barrière translucide qui accapare notre champ de vision...

Furtivement je ressent une présence, j'interroge Tchoucky du regard:
-J'essaye d'appeler Pesme par télépathie, mais il y a quelque chose, comme si ce mur pouvait bloquer ma télépathie, l'air soucieux elle fronce les yeux , Tu y arrives toi ?
-J'ai ressenti quelque chose mais ça pourrai être n'importe quoi. J'arrive à la même conclusion que toi, ce dôme m'empêche de localiser Pesme... Restons sur nos gardes.

Sebrich qui s'était envolé, revient vers nous. Apparemment, il a trouvé quelque chose. Prudemment, nous faisons quelques mètres. Toujours aux aguets, nous contournons le dôme. Arrivés à l'est de notre position initiale, il attire notre attention sur un objet planté par terre. Pas de doute c'est un bien une lame de Pesme, et a mon avis il ne l'a pas perdue. Il a dû la laisser ici délibérément. Plus ou moins inquiets, nous spéculons sur le pourquoi d'une telle manœuvre . Dadmax explique que les points entre ce territoire ne sont pas fixes , qu'il n'ait pas forcement apparu au même endroit que nous. Finalement c'est Kallisto qui émet l'hypothèse la plus valable : cette lame est une marque. Ce qui veut dire qu'il a tenté d'explorer ce territoire. Il a eu la clairvoyance de la poser ici en repère...
Nous avons maintenant la certitude qu'il a survécu au voyage. Il faut le retrouver, et cette fois-ci, pas question de se séparer.
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Tchoucky :
Pesme ! Pesme ! PESMEEEE !
Rien à faire. Ni réponse, ni présence. S'il n'y avait pas cette lame, trouvée par Sebrich, je cesserai d'y croire. D'ailleurs, qu'est-ce qu'elle prouve cette lame ? Qu'il était vivant quand il est arrivé, mais maintenant, hein, maintenant ? Dieu sait les pièges que nous réserve ce territoire de cauchemar !
Du calme. On se concentre. Il y a quelque chose sur ce territoire. Xana ? Oui, mais non. C'est différent. Et ça m'empêche d'avoir la certitude que Pesme est en vie.
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Sebrich :
Nous voilà dans un nouveau territoire, lugubre, sinistre et effrayant : que je suis content ! ! !
Après avoir vu la lame de Pesme, j’avais décidé de marcher un peu, sinon, j’aurai les jambes qui se serait transformées en guimauve. Du haut de la colline, moi et les autres regardons silencieusement la ville en bas.
-Bon, on fait quoi ? demande Pykar .
-J’en sais rien, j’ai pas la science infuse.
Je me retourne pour l’avoir en face et lui dit :
-Ah bon ?
Si Ayoju n’avait pas dit qu’il fallait trouver Pesme, je me serai ramassé une sacrée baffe mentale.
-Oui, dis Tchoucky en direction de Ayoju, tu as raison.
En la regardant partir en avant, je soufflais en pensant que j’avais eu chaud.
J’en ai pas fini avec toi Seb.
Quand j’entendis la voix dans ma tête, je sursautai et glissa sur une pierre.
-Et bien, Seb, tu crois pas que tu sera plus en sécurité en volant ? dit Malik sur un ton rigolard.


Qu’est-ce que c’est lugubre.
Depuis que nous étions parti du haut de la colline, on se trouvait maintenant dans la « ville » (enfin, si j’ose dire).
Il y a des murs a qui il manque quelques briques, certains bâtiments chancellent dangereusement quand nous passons et je paris que s’il existait des rats virtuels, j’en trouverais partout sur les murs.
-Brrrr, tremblota Vivi , j’aimerai pas vivre ici.
-Moi, peut-être, dis je en pensant. Mais seulement si on m’y met de force, et que l’on me donne des bouquins, alors là je pourrai y vivre au moins ...ouf, 8 minutes.
Personne ne rit a cette blague (et puis de toute façon, elle était assez nulle et mal construite) mais probablement aussi a cause de l’ambiance écrasante. Soudain :
-AH ! ! ! cria Lysander.
-Qu’est ce qu’il y a ? dis je en me retournant brusquement.
Il se tenais la tête.
-Il..... il arrive quelque.... Quelque chose d’énorme et de fort. Il va passer ce virage.
Devant nous, en effet, se trouvais un virage. Une ombre se forma.
-Attention, dis je en sortant mon katana, restez derrière moi.
L’ombre s’agrandissait, s’agrandissait. Maintenant, il faisait........ 40 cm de long ? ? ?
C’est alors que sorti un kankrelat.
On resta tous figés, dans la position d’attaque. Puis je me résolus à me retourner vers Lysander.
-Dis, fit-je, tu te foutrais pas de notre poire ?
-Quoi ? Mais non ! !
-Bon je l’écrase puis on avance.
J’avançais tranquillement vers lui. Bizarrement, le kankrelat ne me tira pas dessus, et ne partit pas. Je me retrouvais devant lui, et il leva ce que j’appellerai sa « tête » pour me regarder dans les yeux.
-Meurs sale cafard.
J’utilisais mon sabre comme d’une brochette, puis le leva pour mieux voir le kankrelat embroché. Je le chassa d’un coup brusque.
Je me retournais pour voir mes amis, qui avait de drôle de tête je dois dire.
-Bon, vous avancez ou quoi ?
Ils semblaient regarder quelque chose derrière moi. Comme dans un film, j’aurai dû me retourner très lentement pour accentuer le fanatisme. Mais comme j’avais horreur d’attendre, je me retourna brusquement.
-Euh, bonjour. Vous attendez le train ?
Les 5 blocks et les 3 krabes firent non de la tête.
-Bon, et bien, je vais vous laisser alors.
Je fis quelques pas en arrière, tout doucement. Puis pris mes jambes à mon cou. 5 secondes après mon formidable départ de sprint, je sentis un laser me passer au ras de l’oreille. Je faisais des pas de côté pour éviter les rais rouges meurtriers. Devant moi, Vivi avait formé une bulle de force afin de protéger les Lyokofans. Je pensais qu’elle n’allait pas tenir très longtemps. Puis j’eus une idée de génie comme on dit. Je pris mon katana, puis en passant devant le bâtiment qui était juste après la file qu’était la bande de mes amis, je fis une profonde entaille dedans. Heureusement, l’espèce d’appartement n’avais pas beaucoup de profondeur. Je m’était toujours demandé quel bruit faisait une grosse masse de brique attaché par du ciment en tombant. J’était déçu. Cela ne faisait pas beaucoup de bruit en tombant, mais par contre, quand cette grosse masse tomba juste derrière moi a 10 cm de mon dos, je l’entendis passer.
De l’autre coté de notre « barrière » de fortune, on entendis le bruit de plusieurs lasers touchant les briques.
Je me tournais vers Tchoucky.
-Bon, laissais-je passer entre mes lèvres. Que fait on, sergent Tchoucky ?
Elle semblait désemparée. Elle réfléchit, et demanda :
-Qui a du génie stratégique ?.
-Alors, je vais le faire, moi, le génie stratégique.
On se tourna tous vers Pykar qui venait de parler.
-Toi ? fis-je. Et en quoi tu t’y connais, ton père était colonel stratégique ?
-Non, répond-il, mais j’ai beaucoup joué à des FPS.
On observe tous un silence, sauf Kallisto qui pouffe de rire.
-Et tu crois, dit cette dernière après s’être repris, qu’en jouant a des jeux on peut devenir un fin stratège ?
-Ben, oui, et puis qui d’autres veut bien se proposer ?
C’est fou comme les silences sont fréquents ces temps-ci.
-Bon d’accord, repris Dadmax, et que nous proposes-tu ?
-Alors je viens de penser à des catégories. Kallisto, Ayoju, Lysander et Malik, vous serez dans la section « infiltration ». Kallsito emmènera Lysander avec son pouvoir de téléportation, vous vous téléporterais derrière les lignes ennemies pour les prendre à revers. Malik sera téléporté par Ayoju et s’occupera de transformer les monstres de l’arrière garde en squelettes lui obéissant. Tchoucky et Dadmax seront dans la section « combat de loin ». Tchoucky s’occupera de lancer des boules de feu, et Dadmax s’occupera de les copier pour en faire de même. Et Tchoucky sera aussi notre.... Radio pour communiquer entre nous.
-Votre QWOUA ? lança Tchoucky.
-Ensuite, reprit Pykar en ignorant la remarque, Vivi sera dans la section « soins et protection », elle devra protéger l’équipe de « combat de loin » et soigner ceux qui pensent avoir reçu trop de lasers. Et enfin, Seb, tu seras dans la section....
-Laisse moi deviner, dis-je : section « attaque aérienne » ?
-Comment t’as deviné ?
-Oh, une sorte d’intuition, dis-je en me grattant l’aile droite.
-Hum, bon et bien alors.....
-Attend, interrompis-je. Je vais faire d’abord un vol pour voir combien il y a d’effectifs, d’accord ?
-Euh, fit Pykar alors que j’était déjà a 4 mètres du sol.
Bon, analysons alors :
L’infanterie est composé des kankrelats
La cavalerie des krabes et des Blocks.
Et l’artillerie lourde : des mégatanks.
Je redescendis en esquivant les lasers.
-Alors ? fit précipitamment Kallisto.
-Bon, alors, il y a tellement d’effectifs qu’on se croirait au moment des soldes, dans une ville de femmes.
Il est pas difficile de savoir qui ont un petit sourire et qui me lance un sombre regard.
-Euh enfin bref, balbutiais-je, je n’ai qu’une chose a dire : ALLONS Y , ET ALLONS SAUVER LE SOLDAT PESME.

Chapitre 13 : (Ca porte malheur, alors attendez vous à de la bagarre)
Pykar :
En écoutant entre les lignes de la blague de Sebrich, j'en ai déduit que les montres étaient beaucoup... Sacrément beaucoup... Normalement, l'alarme BATAILLE SUICIDAIRE!!! BATAILLE SUICIDAIRE!!! aurait commencé à sonner dans ma tête, mais pas là... On était assez organisés.
Un petit bruit attira mon attention. Derrière le mur où on se tenait cachés, un Kankrelat apparu... Je lui donnais un coup de lame qui le fit s'envoler jusqu'à une escouade qui s'avançait vers nous. Il explosa, en détruisant un ou deux monstres et écarta les autres. Je me tournai vers le groupe "Infiltration"
"Allez-y et bonne chance!"
Puis, me tournant vers Tchoucky et Dadmax:
"Couvrez moi, je vais faire un check-up de la situation!"
Je pris mon élan pour me lancer sur la "rue". Quand j'atterris, des lasers commençaient à fuser. Quelques boules de feu vinrent en représailles. Je me planquai derrière un mur d'immeuble.
"OK, fis-je a l'attaque à distance. Allez vers le bâtiment de droite, montez d'un étage, et vous aurez une superbe vue sur le champ de bataille. Une fois là haut, ils auront plus de mal a vous viser, alors soyez pas avare en boules de feu!"
Je les vois disparaître de mon champ de vision, direction le bâtiment ci-indiqué.
"Seb? Je pars pour le bâtiment le plus a gauche. Essaie de faire écraser celui-ci sur les Kankrelats.
-OK!"
En même temps, je faisais ce que je pouvais pour ne pas abuser de ma nouvelle position de chef... Je fonçai hors du bâtiment, en attendant des nouvelles des autres.
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Kallisto :
Je saisis Lysander par le bras et me téléporte derrière l'armée de monstres. Nous atterrissons sur des décombres d'immeubles. Dissimulés par des plaques de bétons armés, nous observons attentivement l'armée.
"Nous avons une belle vue sur les Méga-tanks... lance Lysander, on pourrait les attaquer !
- Je ne crois pas... Il faudrait d'abord supprimer les petits Kankrelats qui traînent dans le coin et qui font les vigiles... Je crois qu'on doit les détruire d'abord.
- Ouais... T'as raison... Bon, je fais le côté droit et toi le gauche ? demande Lysander.
- D'accord..."
Je fais une roulade et m'élance vers un immeuble proche. J'entends un cliquetis familier. Je me colle contre le bâtiment délabré et attends le Kancrelat. Celui avance tranquillement, et ne me remarque pas. J'abat une de mes cordes avec vitesse, pas un bruit.
Bon, espérons que y'a que des Kancrelats...
Je détruis quelques Kancrelats-Vigiles avec lenteur. Ils sont bien dispersés...
J'espère que les autres s'en sortent...
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Lysander :
Après avoir écouté la tactique de Pykar , qui doit dit en passant n'est pas mauvaise du tout, nous nous mettons en position.

Kallisto s'accroche à mon bras , et en moins de temps qu'il n’en faut pour penser nous nous retrouvons téléportés dans les décombres. Bien que les megatanks soient les monstres les plus gênants, je me plis a l'observation de Kallisto. Il faut d'abord exterminer les kankrelats.

Elle s'élance sur le côté droit de l'immeuble. Je fais de même sur le côté gauche. J'évalue le nombre d'ennemis à peu près à 5. Je me concentre et lance mon sabre a l'horizontale. Il traverse les quelques mètres qui me sépare du premier monstre et le découpe en deux. Telle une scie circulaire argentée tournoyant dans les airs, il continu sa trajectoire en transperçant le deuxième. Le troisième monstre recule à vive allure, hors de portée. Je rappelle mon arme a moi. Elle effectue un virage parfait et vient se loger dans la paume de ma main. Les 3 autres kankrelats ont profité de ce laps de temps pour se regrouper et charger leur tir. J'intercepte les 3 rayons en même temps. Un est dévié dans le mur de l'immeuble voisin , l'autre se perd dans l'immensité du ciel , et le troisième tir touche mortellement un des assaillants qui explose en projetant l'un des ces alliés contre un mur qui s'écroule dessus. Je m'élance sur le survivant et lui enfonce ma lame jusqu’ à la garde dans son œil.

Je continue mon chemin. Les mégatanks que nous avions vu précédemment ne sont pas dans le coin. J'arrive enfin à faire le tour de ce satané immeuble. Kallisto arrive aussi. J'observe le ciel. J'ai l'impression qu'il s'assombrit. Un bruit familier se fait entendre d'une rue adjacente ; les ennuis vont commencer. Je regarde Kallisto et lui demande :
- Tu peux nous téléporter en haut de cet immeuble ? On sera toujours plus à couvert qu'ici. »
D'un signe affirmatif de la tête, elle s'exécute. Le temps que les mégatanks atteignent notre ancienne position, nous sommes désormais postés juste au-dessus d'eux.
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Tchoucky :
Je fais figure de tapisserie, moi, bien à l'abri, sur les lignes arrières à lancer mes boules de feux tranquillement. Un petit coup d’œil à Dadmax me permet de me rendre compte qu'il n'est pas plus satisfait que moi.
On s'ennuie ! Ca te dirais, des initiatives ? Me demande-t-il en pensée.
Non, on respecte la stratégie. Ne bouge pas.
Lys et Kall m'informent qu'ils sont en train de prendre l'ennemi à revers. Ils me donnent leur position. Je repère le bâtiment en ruine de loin et je transmet à Pykar. J'enrage. Je déteste être en sécurité pendant que les autre prennent tous les risques.
J'évalue le champs de bataille d'un oeil critique. Les effectifs de l'ennemi sont nombreux et dispersés. Si on les obligeaient à se rassembler, ça faciliterait le travail des autres.
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Vivi :
Tchoucky et Dadmax sont couverts d'une bulle de protection qui les mets hors d'atteinte des tirs de monstres qu'ils affrontent. Si Pykar voulait bien arrêter de bouger tout le temps, ce serait bien, comme ça Vivi pourrais diriger l'incantation qui protège vers lui. Ah, enfin, le voilà qui s'immobilise quelques minutes. L'incantation, vite.
Bon, Pykar est protégé. Elle va pouvoir maintenant se concentrer sur sa tâche essentielle, la création de nouveaux monstres.
Une idée lui trotte dans la tête, une idée qui sera difficile à réaliser, mais si elle fonctionnait, c'est sûr, ça rééquilibrerai considérablement les forces.
Tant pis. Essayons. Elle se concentre :
"Une pieuvre. Il faut que je fasse une pieuvre."
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Malik :
Okay, je faisait donc partie du groupe "infiltration". Je sentais quelque chose en moi me ronger : mes anciens instincts hautains, au-dessus de tout, que j'avait enterrés en arrivant sur Lyoko reprenaient le dessus.
-Bon, pensais-je, les autres s'occupent des monstres, je vais aller observer la vue de là haut, pensai-je en regardant le haut d'un immeuble de 5 étages.
Je poussai la porte et montai les escaliers.
-RAAAh, il est où Malik, râlait Ayoju. Il est sensé prendre le contrôle des monstres qu'il va détruire et il joue les abonnés absents.
Sebrich, qui survolait les alentours m'aperçu.
-Eh! Malik, tu devrais pas être avec les autres?? Me demanda-t-il.
-Tu es bien gênant, toi, dis-je.
Je me dressai et le regarda d'un air supérieur.
-Malik, tu es pas bien?
-Ecoute, retourne à ton poste, moi, je me repose, je suis crevé et j'ai pas envie de me battre. Les autres s'en sortiront sans moi.
Sebrich était sidéré, il retourna voir Tchoucky pour faire le rapport
-Malik, il est zarb', il ne veut plus combattre.
-C'est pas vrai, dit Tchoucky, qu'est ce qu'il a le Malik.
Je regardais les "petits" Lyokofans se battre.
-Je m'ennuie, je vais aller m'amuser un peu. Je descendit de l'escalier et m'approcha d'un MEGA-TANK. Je le détruisis et le transforma en zombie.
-C'est encore plus drôle, pensai-je. Finalement, je pense qu'ils ne s'en sortiront pas sans moi, ces petits Lyokofans. Je vais leur prouver qu'il ne peut y avoir qu'un seul supérieur ici, un chef, MOI!
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Tchoucky :
Malik s'énerve. Il ne supporte pas la situation. Nous sommes pris au piège, en sandwich, petits et faibles face à Xana. Il ne peut pas admettre d'être en position de défense. Je peux le comprendre, je ressens la même chose, mais qu'il mette en danger la cohérence du groupe, ça c'est inacceptable.
Bon, un coup de gueule ne servirait à rien. Pas avec lui.
- Dadmax, tu peux tenir tout seul quelques minutes, j'ai besoin de me concentrer.
Malik, c'est pas parce qu'on est à 9 contre 50 qu'on est les plus faibles. Tant qu'on se bat tous ensemble, on sera toujours plus fort que Xana, parce qu'il est tout seul, et que nous, on est amis. Nous laisse pas tomber. Tu es un de nos atouts majeurs, on a besoin de toi. Respecte la stratégie de Pykar, il faut que nos actions suivent une seule logique, quelle qu'elle soit. On a besoin de toi, Malik, bats-toi avec nous, pas contre nous !
Je sens que le l'ai atteint. Nous échangeons quelques mots et il reviens à la raison.
Il semble se calmer un peu et reprend sa place parmi les rangs. Bon, je retourne à ma fonction de lanceuse-de-boule-de-feu-qui-se-planque-pendant-que-les-autres-font-tout-le-boulot.
________________
Malice :
-Je serais le chef, avec les Lyokofans à mes ordres, quelle belle image de notre nouveau groupe, pensais je.
Soudain, je sentis Tchoucky pénétrer dans mon esprit.

Malik, c'est pas parce qu'on est à 9 contre 50 qu'on est les plus faible. Tant qu'on se bat tous ensemble, on sera toujours plus fort que Xana, parce qu'il est tout seul, et que nous, on est amis. Nous laisse pas tomber. Tu es un de nos atouts majeurs, on a besoin de toi. Respecte la stratégie de Pykar, il faut que nos actions suivent une seule logique, quelle qu'elle soit. On a besoin de toi, Malik, bats-toi avec nous, pas contre nous !

Alors, je me calma.
Tchoucky, je ne voulait pas me battre contre vous, mais que vous vous battiez pour moi!!!

Ca ne change rien, Malik, ce caractère que tu as ne te conviens pas, il a dut se passer quelque chose, non?

Cette phrase fit défiler en moi toutes mes souffrances, déceptions et colères.

Allez, je veut bien faire le psy pour toi, me dit Tchoucky, mentalement.

Je ne dirait rien, sur mon passé, au pensionnat, il y a d'abord eu la disparition de Pesme, puis, Lysander, qui m'a forcé à lui avouer la "mort" de Pesme, je lui en veut, Tchoucky. Je m'en veut de ne penser qu'à moi même, mais je pense que se serait mieux si...

Non, Malik, il n'y aura pas de chef, ici, allez, c'est clos.

Je me remis alors au combat, cet excès d'avidité ne me correspondait pas, en tout cas, plus...
-ALLEZ, LES GARS, ILS VONT MORDRE LA POUSSIERE, CES SALES BETES, criai-je.
Mauvais plan, toutes les créatures étaient maintenant tournées vers moi.
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ChaoticPesme :
Je m'étais décidé à remonter vers la cité haute, un des seuls endroits de ce territoire sombre que je n'ai pas encore exploré, même si ce fut là où j'avais "ressuscité."
C’est après avoir encore fait quelques centaines de mètres de remontée, que me décidais à me reposer un peu. Depuis que j'étais arrivé sur Lyoko, je ne m'étais pas accordé un seul instant de répit. Je n'avais rien d'autre à faire qu'attendre, c'était le moment.
Je bondis sur le toit d'un bâtiment à moitié détruit, et m'asseyais au bord. Le paysage avait beau être apocalyptique, la vue depuis ma position était fort intéressante. Cela me faisait penser à ces jeux de rôles, dans le genre Fallout auxquels je jouais à une époque, Ido aurait gardé cela en mémoire et en aurait fait profiter XANA ?... Ce n'étais pas aussi insensé que ça en avait l'air.
Il ne se passa que peu de temps avant que je ne vis au loin, des sortes d'explosions, le premier vrai signe d'activité que je voyais depuis mon arrivée.
"Mais c'est pas vrai, même ici, on peut pas être tranquille 5 minutes !?"
Je sautais du bâtiments à environ 30 mètres droit devant, et me précipitais vers ce qui ressemblait à une bataille... ça voulait sûrement dire que les visiteurs attendus par Ido étaient bien arrivés.
"Mes amis, j'arrive !!"
Je pouvais rouvrir mon esprit, mais je ne le fis pas. J'avais passé inaperçu jusqu'à maintenant aux yeux des monstres qui gardaient sûrement ces ruines que je visitais ; je devais le rester afin de bénéficier de la surprise, et pour ça, même mes amis ne devaient pas se douter que j'étais là.
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Kallisto :

Lysander regarde si les méga-tanks s'éloignent. Je suis de l'autre côté du toit. La bataille devant moi fait rage. Tchoucky et Dadmax ont du bol de pouvoir rester en arrière. Je ne vois pas Malik ni Ayoju, ils sont sûrement cachés derrière des décombres quelconques.
"Ca y est !!! chuchote Lysander, ils sont partis !!!
- T'as une idée de tactique toi ? je demande.
- Euh... T'attires les Kancrelats devant l'immeuble et moi, je les détruit. Ca te va ?
- Pas de problèmes, dis-je."
Je me téléporte en bas et cours dans une rue. Deux Kancrelats surgissent. Je les attire en gigotant mes cordes et fuis vers l'immeuble. Lysander les détruit d'en haut.
"Allez, je vais t'en trouver d'autres !!!"
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Sebrich :
Quelle bataille ! ! !
Utiliser aussi souvent mon sabre m’excitait, coupant bâtiments et monstres en rase-motte, c’était un apport constant d’adrénaline. Et quand Malik était parti sur les hauts des toits, j’ai failli foncer sur lui pour lui couper la tête en gueulant :
-SALE DESERTEUR.
Mais je m’était repris pour simplement lui parler et faire une constatation à Tchoucky. Et je repartis pour couper quelques monstres en deux. Et pour ensuite voir Malik se remettre dans la bataille.
-Sacrée Tchoucky, murmurai-je, elle arrivera toujours à convaincre les autres.
A un moment, alors que je coupais un krabe en deux, il y eu un petit tremblement de terre.
-Mais à la fin, s’exclama Ayoju derrière moi, les canalisations ont explosé ou quoi ?
-A mon humble avis, fit-je en me retournant tout en coupant un block vers le milieu, c’est quelque chose de vivant et de très gros.
Je n’avais pas tort. Derrière Tchoucky et Dadmax, une sorte de monticule de terre apparu, et en sortit une espèce de serpent « franchement » pas petit. Il faisait environ, disons 15 mètre de long, et ressemblait étrangement à un immeuble, sauf qu’un immeuble ne bougerais pas ainsi. Je le vis qui se penchait en ouvrant sa gueule vers Tchoucky.
J’entendis derrière moi, alors que je fonçais à peu près 150 km/h, Ayoju dire :
-C’estquoicetruc ?
Je fonçai tête baissé vers le serpent-immeuble, et quand je fus assez près je dis :
-Eh oh, ver de terre !!!
Quand il releva la tête, se fus pour voir passer très vite les immeubles qui était derrière lui et qui semblait le dépasser, alors qu’en fait il avait été repoussé par mon crâne, et qu’il y avait eu une sacré onde de choc avant qu’il ne se retrouve à 500 mètres de l’endroit où il se trouvait.
-OUAAH, fis-je en me tenant la tête, dès que je rentre, je me prend une valise d’aspirine.
Déjà, la bête se dépêtrait des monceaux d’immeuble dans lequel il avait atterri.
-Je m’en occupe, dis-je en direction de Tchoucky et de Dadmax qui avaient les yeux exorbités.
Je me retrouvai en moins de 2 secondes devant la bestiole, à environ 2 mètres de sa tête.
-Alors, mon joli, t’as le choix : l’aile ou la cuisse ? dis je en montra mon aile et tenant ma jambe.
Le ver de terre-immeuble ne sembla pas apprécier la plaisanterie, et sauta dans les airs pour me gober. J’esquivai rapidement, et me retrouva sur son cou, avec mon katana prêt a lui trancher la tête.
-OLEEEE ! !
Mais malheureusement, bien qu’il ressemblait à un immeuble, il était beaucoup plus résistant. Ma lame fis un rebond, et je fus propulsé en arrière. Je me stabilisa, mais quand la queue de la bête passa, elle fit un mouvement avec, je la reçu en plein ventre, et fonça dos le premier dans le bâtiment derrière moi. Heureusement, l’immeuble tint bon.
-Seb, c’est Tchoucky, dit une voix dans ma tête. Lysander m’a dit que pour faire disparaître cette chose, il faut lui trancher la langue.
-Lui trancher la langue !!! Mais quel est le (un gros bloc tomba a côté de moi et frappa avec violence un autre bloc, et cela couvrit ma voix à ce moment) qui en a décider ainsi ? Dis je avec véhémence.
Je baissai les yeux, et vit une ligne de monticules qui prenait ma direction.
-Oké, mon poto, je suis peut-être pas une poule de 40 mètres de haut, mais je suis tout aussi dangereux.
Quand il sortit de sous terre, il avait la gueule grande ouverte. Je fonçai, non pas dans la direction opposée, mais droit dans la bouche de cette monstruosité. Et me voilà, les pieds sur entre les dents inférieures, et tenant les dents supérieures fermement avec les mains. Quand il sentit qu’il ne m’avait pas avaler, la bête de 15 m de haut commença à essayer de me désarçonner en remuant dans tous les sens. Et puis, voyant que je tenais bon, elle voulu utiliser sa langue pour me repousser. Mais cette langue ne sortit pas, et il sentit qu’elle était plus courte que d’habitude. En effet, pendant qu’elle gigotait, j’avais pris mon sabre, et dis :
-Je ne met la langue qu’au deuxième rendez-vous.
Puis je fis une entaille bien nette, ce qui fit que j’attendis qu’il s’en rende compte. Et quand ce moment arriva, il disparu en pixels, et moi je me tenais à l’endroit où sa bouche se trouvait quelque secondes plus tôt. Je me résolut à retourner à la bataille, en disant :
-Pff, trop facile.
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Dadmax :
Je me poste à côté de Tchoucky. Elle lance sa première boule de feu, détruisant un monstre.
' OK , c'est parti pour la couverture'

Je copie la boule de feu de Tchoucky, et la lance. J'ouvre la main pour en copier une seconde, mais rien ne se passe.
' Ha oui, c'est vrai que je n'ai plus autant de pouvoir.'

Je fixe alors un Krabe et copie son laser. Je copie ainsi toutes les armes que je vois jusqu'à ce qu'il n'y en ai aucune que je n'ai pas copiée. Je marmonne :
- Et maintenant ? J'suis fais pour le corps à corps moi.

Je réfléchis, tout en arrêtant ou déviant les tirs.
'Idée!'
Je m'applique alors non pas à simplement dévier les tirs, mais aussi à les renvoyer sur les monstres. Ca me demande une concentration intense... qui vole en éclat lorsque j'entends une conversation mentale. C'est Tchoucky et Malik. J'éclate de rire en entendant ce qu'ils se disent. Voilà que Malik se prend vraiment pour un nécromancien en puissance. Je garde un sourire aux lèvres tout en renvoyant à nouveau les tirs.
Mon regard passe d'un monstre a un autre, d'un allié à un autre. Mes yeux se posent alors sur Kallisto.
' Qu'elle est belle.'

Cette pensée me vaut un laser en plein dans le ventre.
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Ayoju :
Je me téléporta avec Malik derrière les rangs ennemis. Mais le temps que je me débarrasse d'un Kankrelat qui gênait, il avait disparu...
- RAAAh, il est où Malik, râlais-je, il est sensé prendre le contrôle des monstres qu'il va détruire et il joue les abonnés absents.
Mais je n'avais pas le temps de le chercher: L'absence de l'un de leur camarade avait attiré l'attention des 4 autres Kankrelats du groupe.
- Désolé les gars, leur lançais-je, mais je ne suis vraiment pas d'humeur à jouer avec vous !
Sur ces derniers mots, je m'élançai , la queue cabrée et ma lame de bras sortie. Les Kankrelats essayèrent de m'arrêter avec leurs tirs, mais je les absorbais avec ma lame, me donnant de plus en plus d'allonge. 2 secondes plus tard, 4 explosions retentirent dans mon dos. Malik n'était toujours pas en vue. Par contre, je pouvais l'entendre:
- ALLEZ, LES GARS, ILS VONT MORDRE LA POUSSIERE, CES SALES BETES,
Je me précipitai vers la source du cri pour voir Malik encerclé par plusieurs dizaines de monstres. Apparemment, je n'était pas le seul qu'il avait attiré ! Sans perdre une seconde, je me téléportai au centre, à ses côtés. Je lui murmura:
- Fais moi confiance, et tout se passera bien !
Les monstres chargèrent leurs tirs avec une synchronisation épatante. Malik n'aurait jamais pu éviter tous les tirs. A l'instant exact où ils tirèrent, j'empoignai le bras de Malik et nous téléporta à notre point de départ. La dernière image du lieu me restera à jamais en mémoire: Des dizaines de lasers figés dans l'espace à quelques centimètres de nous. On l'avait échappé belle ! Une fois hors de danger, j'entendis une série d'explosions.
Ils s'étaient entretués, exactement comme je l'avais prévu !
- Et quelques dizaines de moins !
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ChaoticPesme :
J'arrivais enfin au lieu d'où provenait toutes ces explosions. Je me trouvais maintenant à une cinquantaine de mètres au dessus des combats, au bord d'une colline surplombant ce qui ressemblait à une ancienne zone d’activités, maintenant transformée en champs de bataille. J’observais d'abord comment évoluait la situation : les ennemis étaient très nombreux et le terrain, assez encaissé. Cela réclamait pour la première fois une véritable stratégie de bataille, qui était, semblait-il, remarquablement menée. Je vis Ayoju et Malik pris entre deux feux, je ne savais pas ce qu'ils pouvaient attendre, à part se faire tirer dessus, quand le félin se téléporta au tout dernier instant, faisant s’entre-tuer les monstres.
Je ne fus pas rassuré lorsque je vis Dadmax parmi eux. Mais je remarquais qu’il se battait comme un lion, jusqu'à ce que son regard se pose sur je ne sais quoi. Cet instant de distraction lui valant un tir de laser comme punition. Il devait s'être passé pas mal de choses durant mon absence. Voyant que tout le monde semblait maîtriser ses forces, je décidais d'attendre encore un peu pour intervenir. Je vis Tchoucky un peu plus loin, enchaînant boule de feu sur boule de feu, en restant à une distance respectable. Elle était très concentrée sur ses cibles, mais intérieurement, que devait-elle penser ? Continuait-elle à se morfondre, à cacher sa tristesse derrière sa colère, ou derrière ce rôle de superviseur qu'elle s'était imposée ? Il y a des fois ou j'aurais aimé être télépathe moi même...
Mais cette inquiétude n'allait plus durer longtemps. Les monstres étaient toujours aussi nombreux malgré les efforts considérables de mes compagnons, mais ils étaient maintenant regroupés. Un orage s'amoncelait au dessus de nos têtes, c'était l'occasion rêvée pour faire un coup d'éclat !
Je sortis un lame de ma main et la lança en contrebas, elle se planta sur la coque d'un Méga-Tank qui ne se rendit compte de rien, comme tout les autres. Je me dressais alors à quelques centimètres du bord de la colline, pointant deux doigts vers le ciel sombre. L'orage se mit à gronder de plus belle, et ainsi, tout les regards de mes amis se tournèrent vers l'orage. Un grand trou se forma dans les nuages noirs, accompagné de multiples éclairs. Depuis ma position, je baissai mon bras d'un geste sec, pointant alors les doigts vers la cible désignée. Un gigantesque éclair sortit de trou que j'avais créé et termina sa course, droit sur la lame plantée dans le Méga-Tank qui éclata sur le coup. L'énergie dégagée par cette attaque se répandît aux alentours, provoquant la carbonisation quasi instantanée de toute les créatures virtuelles aux alentours. Tout cela ne se déroula que le temps d'un flash aveuglant suivit de quelques secousses.
Des monstres, ils ne restaient plus que des débris calcinés au fond d'un cratère de 8 mètres de fond, sur 15 mètres de diamètre. Je jetais un rapide coup d’œil en bas. Certains de mes compagnons furent sonnés par le choc, mais tous étaient vivants. Je venais de prendre un double risque en lançant cette attaque, pour tous mes amis dont les mouvements étaient imprévisibles, et pour moi qui avait eu 1 chance sur 10 de recevoir la foudre au lieu des monstres. Je pris un peu d'élan, et sautai de mon perchoir en direction du groupe. J’atterris juste en face d'eux, sous leurs regards médusés, croyant encore voir un fantôme. Je préférais encore ne rien dire, mais j'esquissais un sourire satisfait, attendant patiemment leurs réactions.

Chapitre 14 : La nuit.
Tchoucky :
Il y a encore de la fumée dans l'air. Difficile de me rendre compte de ce qui s'est passé. Tout ce que je sais, c'est que les tirs ennemis ont cessés. Le combat est terminé.
Je m'apprête à lancer un appel aux autres pour m'assurer que tout le monde va bien quand une silhouette tombe du ciel et atterris non loin, face à moi.
Tout mon être se fige : mon cœur s'arrête de battre, mon souffle se coupe, et le message mental que j'allais émettre ne franchis pas la barrière de mon esprit.
Il est devant moi. Je refuse d'y croire. Je refuse de penser y croire. Je m'accroche à l'idée que non, que les miracles ça n'existe pas, que rien ne peux arriver d'aussi merveilleux que de le voir devant moi, vivant, indemne.
Quelques secondes s'écoulent, et je suis bien obligée d'admettre que c'est vrai, qu'il est bien là en chair et os, du moins en virtuel. Alors, c'est comme si toutes les heures où je l'ai cru mort explosaient en moi, me renversant l'âme comme un torrent furieux libéré par un barrage.
Je m'avance vers lui... Et le gifle, plutôt violemment.
- Imbécile ! Tu as fermé ton esprit à la télépathie ! Comment voulait-on qu'on te trouve ! J'étais morte d'inquiétude !
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ChaoticPesme :
J'étais à peine revenu officiellement d'entre les morts que la réalité de la situation me frappa... comme une gifle. Cela faisait presque plus mal que si dix Méga Tanks m'avaient tiré dessus en même temps.
J'aurais bien essayé d'expliquer mon comportement, mais mes arguments stratégiques ne l'aurait sans doute pas convaincue. Je me contentais simplement de baisser la tête, ainsi que mon chapeau, pour ne pas avoir à affronter son regard. Ce regard qui pouvait parfois être plus terrible qu'un oeil assassin...
Le pire, c'est qu'elle avait raison, je venais une énième fois de défier la mort comme je l'avais souvent fait, ce qui avait failli causer ma perte, une fois de plus... je ne pouvais faire autrement que comprendre ce qu'elle pouvait ressentir...
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Tchoucky :
Il baisse les yeux d'un air penaud, comme un petit garçon pris en faute. Je voudrais bien ajouter quelque chose, mais une irrépressible envie de rire m'en empêche. Il est vivant ! Tout est redevenu normal !
Je me jette à son coup et l'embrasse furieusement. Dire que je l'ai giflé ! Dire que je l'ai giflé alors qu'il m'a soigné pendant des mois...
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Malik :
Grâce à Ayoju, nous étions à présent hors de danger. Alors que nous soufflions un coup, un orage apparu.
-Bizarre, il n'est pas normal qu'il y ait un orage sur Lyoko, dis-je.
-Regarde ! S'exclama Ayoju.
Un trou venait de se former et un éclair en jaillit, il alla s'écraser quelque part, non loin. Nous fûmes tous balayés par la force de l'impact, mais, ça allait, nous n'étions pas mort. D'un coup, un homme arriva non loin.
-Ce sacré, Pesme. Il prend toujours plaisir à nous en mettre plein la vue, pensais-je.
PESME ????? Mon corps se mit à bouillir, Pesme était là. Tchoucky, tellement heureuse, ne remarqua pas ma pensée, elle avait quand même une façon bizarre de montrer sa joie de le retrouver: d'abord une gifle, une engueulade et, pour finir, un baiser.
En moi, je n'était pas heureux, je ne sais pas pourquoi, je n'était vraiment pas heureux, la raison ? Je l'ignorais.
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Kallisto :
Le bruit de la gifle de Tchoucky résonne un bon moment sur le Territoire. Pesme est revenu... Fallait le prévoir non ? Et voilà qu'après sa gifle, Tchoucky embrasse Pesme. Vraiment, je n'y comprends rien ! Je me détourne de ces "retrouvailles" et étouffe une remarque mentale. Je cherche quelque chose d'intéressant à fixer pour réfléchir. Maintenant que l'armée de XANA a été détruite, il ne manque plus qu'à trouver Martin Leroy, en savoir plus sur cette "Entité, et détruire XANA. De quoi batailler pendant un bon bout de temps...
"Dit Pykar, chuchote Ayoju, t'as pas un mouchoir ?
- Nan mais je voudrais bien une caméra là."
Ils se mettent à rire sous cape. Comme quoi, il y a un temps pour la rigolade...
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ChaoticPesme :
C'était la 1ère fois depuis qu'elle était sortie du coma... hélas, depuis que c'était arrivé, les évènements se sont enchaînés les uns après les autres, nous n'avions pu eu une seule minute à nous, pas un seul instant pour nous évader de ce monde cruel, juste le temps d'un baiser...
Je me séparais lentement de son visage, appréciant encore autant que possible, ce visage qui m'étais si cher. Mais en m'éloigner de simplement quelques centimètres, je pus apercevoir derrière elle, Dadmax.
Le traître, celui qui avait préféré la compagnie d'un programme que celle des humains. Mon expression faciale passa de la joie au mépris en quelques secondes. Si j'avais les mêmes pouvoirs que Tchoucky, je pénétrerais son âme pour le détruire de l'intérieur de la manière la plus horrible possible !!
Ma colère me poussa à exagérer même mes pensées ; il y avait sûrement une bonne raison pour laquelle il était là, en ce moment... mais je ne pus m'empêcher de me rapprocher de lui, lui balançant un coup de poing dans la figure en disant.
- On peut m'expliquer ce que cet immonde traître fait ici ?!
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Ayoju :
Tout s'enchaîna très vite: La réapparition de Pesme, son altercation avec Tchoucky, le baiser. Puis son expression changea. Elle passa du bonheur à un rictus de colère parfaitement reconnaissable. Je cherchai ce qu'avait vu Pesme pour avoir cette tête. Je n'eu pas besoin de trop réfléchir quand il s'avança vers Dadmax. Ses premières paroles se résumèrent à un joli direct du droit.
- Ouch ! Ca doit faire mal ça ! pensais-je.
- On peut m'expliquer ce que cet immonde traître fait ici ?! demanda-t-il.
Je m'avançai, tentant de lui expliquer la situation.
- Tu préfères la version longue ou la version courte ?
Rien à faire, je ne pouvais pas m'empêcher de faire une blague.
- La courte ! me dit-il d'un ton sec.
- OK ! Il s'est débarrassé d'Aloth, a fait coucou aux anges et nous est revenu sain et sauf avec un programme psychopathe en moins dans la caboche.
Pesme passa de la colère à la surprise. Il paru ensuite très gêné. Il tendit alors ça main à Dadmax pour l'aider à se relever.
- Désolé Dadmax, dit-il sèchement, si j'avais su que...
- Ce n'est rien Pesme, le coupa Dadmax. J'aurais eu la même réaction à ta place.
Finalement, tout cela se finissait bien. Tchoucky nous demanda de nous regrouper pour faire le point.
- Bon, tout le monde est vivant ?
Je fis le compte, nous étions 9, 8 si je ne comptait pas Pesme. 8!? Mon cerveau tourna à 100 à l'heure. Qui était absent ? Je me remémora les groupes: Kallisto avec Lys, Tchoucky avec Dadmax, Sebrich dans le ciel et moi avec... Malik !!!
- Personne n'as vu Malik ? demandais-je.
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Dadmax :
J'attrape la main que me tend Pesme. Il s'excuse.
'N'empêche il a un sacré direct du droit.'
Ayoju demande alors:
- Personne n'a vu Malik?

Je regarde autour de moi. Rien en vue.
'Génial, un problème en plus.'
Soudain je ressens un truc bizarre. Un dégoût profond, un sentiment de stress. Je lève brusquement la tête. Le ciel est de plus en plus sombre et à l'horizon, je vois nettement qu’il est d'un bleu tirant sur le noir.

' C'est impossible! Pas sur lyoko!'

Pykar a remarqué mon air surpris et suit mon regard. Il balbutie:
- Heu, tout le monde? Je crois qu'on a un problème.

Ils lèvent tous les yeux et les écarquillent. Quant à moi je jette de vifs regards autour de nous. Une obscurité presque totale progresse rapidement. Je, suis au moins sûr d'une chose :
Je n'aime plus du tout l'obscurité.
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Lysander :
Les derniers monstres sont balayés par la foudre. C'était donc ça le sentiment de danger imminent que je ressentais peu après que Kallisto soit partie jouer les appâts ? A peine le temps de la prévenir que tout le territoire vibre. Les répercussions de l'explosion, bien que je m'y sois préparé, me font tomber à genoux. Tout le monde se dirige vers Tchoucky. Une seule personne prend un chemin différent. Je laisse mon esprit la rattraper, Malik...Quelque chose d'autre attire mon attention , c'est l'aura de Pesme , reconnaissable entre toutes. Surpris, je me rend compte qu'il vient de laisser son esprit s'ouvrir. Je descends de l'imeuble, raccroche mon sabre a ma ceinture, dépoussière mes vêtements (plus par réflexe qu'autre chose), et m'approche des troupes. Dadmax est étendu à terre, Pykar explique à Pesme la situation.

J'écoute Ayoju signaler la disparition de Malik. Son changement de comportement est surprenant. Décidément, Lyoko ne réussit pas à tout le monde. Entre ceux qui développent des secondes personnalités et ceux qui on des excès de mégalomanie....

Je perçois une certaine surprise chez Dadmax .
Je me retourne et regarde le ciel à l'horizon. Une masse noire recouvre le ciel déjà grisâtre. Ca progresse à une vitesse folle, on dirait des chevaux noirs lancés au galop. Cette étendue nous dépasse et absorbe les dernières particules de lumière. Bientôt, une obscurité totale nous recouvre. J'essaye d'émettre des ondes positives pour rassurer mes compagnons. Je détache mon sabre, et l'active. La lame surgit en amenant avec elle une lumière argentée salvatrice.
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Malik :
Je m'étais retiré quelques instants.
- Pesme... Pourquoi ne suis-je pas heureux de le retrouver ? Marmonnais-je.
Je m'assis sur un caillou et réfléchit. Il s'écoula quelques minutes. Soudain, je sentit un changement dans l'atmosphère. Autour de moi, tout devenait sombre. La nuit tombait. Sur Lyoko? C’était impossible.
J'étais là, à me poser des questions quand une lumière étrange m'illumina le visage. Celle que j'avait en face de moi, mon amour, celle pour laquelle je vivais et ne m'était pas suicidé. J'en pleurai de bonheur. Cette réaction s'effaça bien vite. J'avait compris. Ce n'était pas elle, c'était l'Entité. Voyant qu'elle n'obtiendrait rien de moi, elle se retourna et commença à s'en aller.
- Attends, reste, je veut te voir, cette fois qui risque d'être la dernière, je veut te voir, je... je t'ai....je t'AIME!
Je m'écroulai au sol, l'Entité disparut. Je pleurais, de tristesse, cette fois-ci. C'était la première fois que je pleurai depuis six mois.
- Malik, me dit une voix.
Vivi venait d'arriver et me voyant dans cet état, se pencha pour voir ce qu'il en était de moi.
- Ca va ? me demanda-t-elle.
Je ne voulais pas l'entendre. Je continuai de dire "Je t'aime", sans arrêts.
- Malik, qu'est-ce que tu racontes?
- Je l'aime, elle était là, devant moi, mais, ce n'était pas elle, disais-je en pleurant.
Vivi savait que je parlait de l'Entité.
- Allez, Malik, l'Entité est sensée nous apporter du bonheur, non?
Je me relevai et regarda Vivi. Oui, elle avait raison. Cette vision devais m'apporter de l'espoir, elle me rappela la raison pour laquelle je dois m'en sortir avec les autres.
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Vivi :
Debout dans l'obscurité, Vivi tente de ressentir Lyoko autour d'elle. Ce territoire est différent. Il suit un cycle jour, nuit.
- Où est Malik ? Demande Tchoucky. Retrouvez Malik, vite !
Sa voix est soudain devenue étrange, comme si elle se forçait à parler sans éclater en sanglot. Bien sûr. La peur. La peur du noir. Ce n'est pas la première fois que Vivi la vois réagir ainsi.
Tout va bien, Tchoucky. Le jour va revenir.
Loin de se montrer réconforté, la jeune femme aux écailles bleues réagit avec humeur.
Vivi, au lieu de t'occuper de moi, sois gentille et va chercher Malik.
Le ton a été sec. Elle est mécontente d'avoir été percée à jour.
"Elle a honte" pense Vivi. Et sans tergiverser, elle s'enfonce dans le noir, s'éloignant de la lumière salvatrice produite pas Lysander.
Jour ou nuit, quelle importance. C'est toujours Lyoko.
Une silhouette se dessine, non loin, devant elle. Malik. Il pleure.
- Malik ?
Il faut quelques minutes pour comprendre. L'Entité vient de lui apparaître. L'Entité ?
Elle prononce envers Malik des paroles réconfortantes, mais en elle-même quelque chose s'effondre. Dès que Malik semble un peu réconforté, elle l'entraîne vers les autres. Si l'Entité est apparu, c'est que...
Tchoucky. On a un problème. L'Entité n'a pas pris corps.
La voix de Tchoucky, affaiblie, et tremblante, se fait entendre dans sa tête.
Pas pris corps ? Mais alors... Martin Leroy ?
Ce ne devait pas être lui que l'Entité cherchait.
Tchoucky ne répond rien. Vivi n'ajoute rien. Mais elles savent qu'elles se posent toutes les deux la même question.
Si ce n'est pas Martin Leroy, alors... Qui ?
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Dadmax
Le noir nous entoure rapidement. Je suis de plus en plus agité. J'entends Tchoucky nous ordonner de retrouver Malik mais je ne bouge pas d'un poil. Ce que je ressens n'est pas de la peur. Mais plutôt une aversion telle qu'elle me paralyse. Il fait encore plus noir à chaque seconde. A présent, je ne vois plus mes amis et alliés. Je recule instinctivement en distinguant un mouvement devant moi. Je fait un pas en arrière, puis un autre... et tombe dans le trou causé par l'éclair de Pesme. Je m'assois et me concentre pour me calmer.
' Ho m****, si seulement j'avais de la lumière.'

A peine ais-je pensé cela que mes brassards s'illuminent d'une lumière blanche, éblouissante. Je suis tellement surpris que je sursaute et la lumière disparaît. Cet éclair de luminosité me rassure au moins. Je me relève et remonte vers le haut du gouffre. Quand je serai en haut, j'allumerai mes brassards, mais pas trop. Autant ne pas jouer les cibles lumineuses.
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Tchoucky :
Nous avons de la lumière. Lys, et Dadmax, qui se hisse hors du trou ou il est tombé, non sans maugréer. Moi, qui ai allumé une boule de feu dans ma main. Pesme est en train de la regarder avec un air désapprobateur. Oui, je sais, elle me prend pas mal de concentration et d'énergie, mais je n'y suis pour rien, j'ai besoin de cette lumière pour tenir. De cette lumière et de leur présence autour. Je ne peux pas supporter l'obscurité, je n'ai jamais pu. Malik et Vivi nous reviennent. Malik, à la lueur de nos torches de fortune, affiche un visage bouleversé. Celui de Vivi est grave. Elle me regarde, attendant que je prenne la parole.
- Venez tous ! dis-je d'une voix que j'essaye de rendre ferme. On se rassemble et on fait le point.
Bon sang, maintenir cette boule de feu allumée est épuisant ! Mais c'est le seul moyen de rester forte, comme ils ont besoin que je le sois.
- Nous avons un problème, dis-je, une fois qu'ils sont tous autour de moi. L'Entité viens d'apparaître à Malik. C'est donc qu'elle n'a pas pris corps.
- Pas pris corps, répète Kallisto. Mais, et Martin Leroy ?
Je m'efforce de faire un sourire rassurant.
- C'aurait pu être lui. C'était logique. Tu n'as pas de reproches à te faire.
- Martin Leroy est sur Lyoko à cause de moi ! s'écrie-t-elle désespérément. Et ça ne sert à rien !
- Martin Leroy est sur Lyoko ? répète Dadmax, éberlué.
C'est vrai, on a pas encore songé à lui expliquer.
- Dites, grogne Pesme, moi aussi, j'aimerai comprendre. C'est quoi cette histoire d'Entité ?
Je leur envoie à tout deux une vision complète de la situation : Xana qu'on ne peut pas détruire tant que l'Entité n'aura pas trouvé la personne possédant le pouvoir de lui donner corps, Martin Leroy qu'on a envoyé sur Lyoko en pensant que c'était lui. Bon sang, je suis fatiguée. Trop de pouvoir utilisé en même temps. Je sens le regard de Vivi sur moi, mais je n'admettrai pour rien au monde que j'ai besoin d'aide.
- Bon, dis-je. Quoiqu'il en soit, nous n'avons plus rien à faire dans ce territoire, maintenant. Trouvons une tour et retournons sur le Lyoko dont nous connaissons les règles. Ce sera infiniment plus confortable.
Un murmure d'approbation générale. Je me tourne vers Vivi. Elle a fermé les yeux et se concentre.
- J'ai du mal à repérer la tour la plus proche, dit-elle. Tout semble en mouvement. Pesme ?
- Je n'ai pas eu le temps de repérer s'il y avait une tour, dis-je. Il y a une espèce de dôme, protégé par un champ de force, là-bas, mais je ne sais pas ce que c'est.
- Je crois que c'est ça, répond Vivi. S'il y a une tour ou l'équivalent dans ce territoire, elle doit se trouver dans ce champ de force.
- Alors on s'y rend, dis-je. Et on trouve le moyen d'y pénétrer. Moins on tardera dans ce monde d'Apocalypse, mieux ce sera.
Je m'apprête à me mettre en mouvement en signe de départ, mais Pesme me retient par l'épaule.
- Attendez. Je crois qu'il y a autre chose que vous devez savoir. Nous ne sommes pas seuls.
Il s'interrompt, visiblement embarrassé pour s'expliquer plus précisément.
- Nous ne sommes pas seul ? répète Pykar. Tu nous la joue X-Files, maintenant ?
Je rigole intérieurement. Dieu merci, il y a toujours l'humour pour s'en sortir.
- Qu'est-ce que tu veux dire ? demandai-je à Pesme. Si nous ne sommes pas seuls, qui est avec nous ?
Il hésite...
- Allons, dis-nous, tu m'inquiètes.
- Ido. Ido est sur se territoire. Xana l'a récupéré, il lui a donné un corps propre. C'est lui qui détermine les règles du jeu, ici, et... Il est assez... Remonté contre nous.
- QUOI ? S'écrit Pykar. Ido ? Tu veux dire, Ido, l'espèce de démon tout puissant avec qui tu partageais ta tête ? Celui qui, quand il s'énerve, est capable de détruire un territoire tout entier à lui tout seul ? C'est de celui-là, dont tu parles ?
- Effectivement, oui, c'est de celui-là.
- Eh bien, souffle Ayoju, en effet, c'est quelque chose qu'il valait mieux que nous sachions.
- Du calme tous ! dis-je. De toutes façons, n'en déplaise à Ido et son sens assez particulier de l'hospitalité, on ne reste pas. On trouve une tour, ou n'importe quoi d'équivalent, et on s'en va. Les choses sont suffisamment compliquées comme ça, on ne va pas se les compliquer encore.
- Tchoucky a raison, dit Vivi. Ne tardons pas, par contre, maintenant qu'on sait qu'on est surveillé, Tchoucky... Ca m'embête de te le dire, mais il vaudrait mieux... Ne pas se faire repérer.
Une main glacée m'étreint le ventre.
- Tu veux dire... Eteindre la lumière ?
- Oui. Je suis désolée. Nous avons suffisamment de pouvoir pour nous repérer dans le noir. Nous ne pouvons pas nous permettre de nous faire repérer.
Elle a raison. Je sais qu'elle a raison. Déjà Lys a cessé d'émettre sa lueur. Il ne reste que celle de la petite flamme qui vacille au creux de ma paume. Et il faut que je l'éteigne. Il faut que je l'éteigne.
Pesme, aide-moi.
Oui ? Que dois-je faire ?
Reste près de moi. Ne me quitte pas. Je tiendrais pas le coup si tu n'es pas à mes côtés.
Promis.

Avec un soupir d'effort, je referme mon poing étouffant la flamme, et l'ombre se referme sur nous comme la gueule d'un loup autour de sa proie.

Chapitre 15 : Devant le dôme.

Dadmax :
Je n'arrive pas à y croire. Martin Leroy est sur Lyoko. Sans oublier Ido qui est apparement le maître de ce territoire.
' Et je ne suis plus capable de l'affronter.'

Je soupire et décide d'allumer la lumière. Lys émet déjà une clarté par son sabre. Je me concentre, mais y met apparemment trop de volonté car c'est un dôme de lumière qui apparaît, éclairant tout à quelques mètres a la ronde.
' Trop fort.'
Je laisse filer une partie de ma volonté, et la lumière se réduit à deux lumignons.
Vivi nous ordonne indirectement d'éteindre les feux. J'hésite avant de libérer toute ma concentration.
' Black Out'.
Tchoucky a encore plus de mal que moi pour se résoudre à éteindre sa boule de feu. Je surprend involontairement sa demande d'aide à Pesme.
'Faut vraiment que je maîtrise ça. C'est pas super d'entendre toutes les conversations mentales.'
Nous nous mettons en marche en faisant attention à chaque pas.
Je ne suis pas du tout à fait à l'aise, et je sens d'autres présences que mes amis dans l'obscurité des bâtiments alentour. Je marmonne:

-Comme si on avait besoin de plus de problèmes.

Je m'apprête à en parler à Tchoucky, mais ça ne ferait qu'empirer sa peur.

Vivi, sans vouloir encore plus saper le moral des troupes, je crains que ce territoire ne nous réserve d'autres surprises.

Comment ça?

Il semblerait que Xana ou Martin ai créé des bestioles nocturnes.

Tant qu'elles ne nous attaquent pas, on ne fait rien.

'Super, je déteste regarder derrière moi.'
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Kallisto :
Marcher dans le noir, je trouve ça apaisant. Ne pas voir la tête effrayée de Tchoucky, ne pas voir ce qui se passe autour de nous.
Manque plus que les grillons et la brise de nuit...
Mes yeux s'habituent vite à l'obscurité. Mais les décombres ressemblent plus à des masses sombres qu'à des débris de béton.
Maintenant, si j'ai bien compris, Ido est de retour. Cela nous fait un ennemi de plus avec XANA et Martin Leroy. Et l'Entité, quelle est donc la personne qu'elle cherche ? Et surtout... pourquoi ?
Une main se pose soudainement sur une de mes épaules et deux voix retentissent en même temps :
"Kall, si tu continue à t'éloigner comme ça. Ido le sadique va te tuer...
Je frôle la crise cardiaque.
- Seb et Ayoju, si vous continuez à me foutre les pétoches avec votre imitation de Scream, je suis bonne pour un infarctus moi !
- Ben quoi ? demande Ayoju en s'éloignant dans la direction de Pykar.
- Si on peux plus rigoler, renchérit Seb en suivant Ayoju."
Nous avançons petit à petit autour d'immeubles grinçants et de tours de HLM branlantes. Nous approchons du dôme, plus sombre que tout autour de ce Territoire plongé dans la nuit.
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ChaoticPesme :
J'entendis des rires derrière nous, de ma vue nocturne je pus distinguer sans mal Seb et Ayoju qui s'amusaient à faire peur à Kallisto. Pour la 1ère fois depuis longtemps, j'étais pris d'une forte envie d'éclater de rire. C'était sans doute cette obscurité qui était tombée : j'adorais la nuit, même sur Lyoko un calme olympien envahissait mon âme, je ne pensais plus à rien, plus de Ido, plus de XANA... C'était sur moi l'effet qu’avait la douce béatitude de l'ombre...
Mais ce n'était pas le cas de Tchoucky, si nous avions été dans le monde réel, elle aurait eu sans doute la circulation du sang coupée depuis longtemps. Elle était agrippée à mon bras comme si elle y avait été greffée. Je la voyais légèrement trembler, c'était évident qu'elle essayait de cacher sa peur. On dirait qu'elle avait toujours quelque chose à prouver, même quand personne ne pouvait la voir. Je lui envoyais quelques pensées pour essayer de la rassurer du mieux que je pouvais.
Nous approchions bientôt de cette coque impénétrable qui recouvrait la cité basse. Je lançai alors :
- Ce n'est pas la peine d'essayer de forcer le passage ! A moins que l'un de vous ait un truc qui marche à coup sûr, on doit trouver, soit un autre passage, soit un moyen d'abaisser la barrière !
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Lysander :
C'est parti pour un autre passage. Malgré l'obscurité qui nous entoure, nous progressons rapidement, tout en inspectant minutieusement les parois du dôme. Beaucoup de monstres tapis dans la zone m'inquiètent. Ils se sont tous manifestés depuis que la nui est tombée. S’ils se mettent à attaquer, dans cette pénombre, nous aurions un sacré désavantage. J'arrive à en détecter qui nous suivent à une bonne distance, comme s’ils attendent un signal. Quelque chose trouble mes sens, ou plutôt quelqu'un. En principe, à cette distance je ne devrai pas avoir de mal a évaluer et identifier les adversaires, mais ce qui tente d'obscurcir mes pouvoirs est puissant. De plus, si j'ai encore un certain contrôle c'est parce qu'il est divisé. Je constate sans mal qu'il effectue ce genre de manœuvre sur les autres qui ne s'en apercevoivent pas, sauf Tchoucky, mais sa concentration est dirigée ailleurs.

Nous entamons notre deuxième tour "de dôme". Les monstres s'agitent. Une sorte de rassemblement. Un pressentiment m'envahit : une armée de krabes qui fonce sur nous. J'active ma lame. Les autres, surpris, me regardent d'un air désapprobateur. Rapidement je les met au courant de ma prémonition. Les krabes ne tardent pas à se montrer. Il en arrive d’en face, de notre droite et de notre gauche. Derrière nous se dresse le dôme infranchissable. Nous sommes pris en tenaille. Vivi s'approche , nous donne l'ordre de se regrouper vers elle. Elle se tient au milieu de nous. Elle créée une barrière de protection qui nous englobe tous. Les lasers des krabes ricochent sur notre protection. Je sens Vivi faiblir, elle ne tiendra pas longtemps. Les Krabes sont maintenant juste devant la bulle. Kallisto me téléporte au milieu de la mêlée, fait de même avec Pykar et Pesme, pendant que Ayoju convoit Sebrich, Dadmax et Malik. De l'intérieur de la bulle, Tchoucky canarde les assaillants. Sabre au point, je slalome entre les pattes des monstres tout en les leur découpant.

Une lumière intermittente est produite par le combat. Explosions , boules de feu, et autres effets , me permette d'apercevoir une vingtaine de monstre arriver en renfort. Quelqu'un supervise leur combat , sûrement la même personne qui tentait de bloquer nos perceptions. Tout en combattant, je tente de localiser le meneur. Il se dissimule. Il n'est pas loin. Son attention est attirée par Pesme. Je regarde aussi loin que mes yeux me le permette et découvre le temps d'un flash de lumière , sur les décombres d'un bâtiment, une imposante silhouette. Son visage blanc se distingue de son sombre costume. Ses long cheveux rouges cramoisis étalés sur ses épaules. Le temps d'une explosion, il a disparu, image fugitive d'un fantôme inconnu.
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Kallisto :
Taper sur des Krabes, pas de problèmes. Taper sur des Krabes en pleine obscurité, pas d'accord. Malgré les quelques luminosités que font les armes de mes amis, les ténèbres règnent. Je me bats du mieux que je peux. Deux Krabes m'entourent. Je saute et fait un grand écart, chacun de mes pieds frappent les Krabes et quelques coups de fouets les détruisent. Mais j'atterris sur quelque chose, autre qu'un sol de béton.
"Kall... Peux-tu enlever ton pied de ma figure ? demande Malik.
- Désolée, j'ai pas fait exprès..."
Je me cogne ou reçois encore deux ou trois Lyokofans...
Xana... la prochaine fois. Appelle EDF !!!
J'ai l'impression (en regardant un peu autour de moi) que Pesme prépare un truc. Mais à force de regarder autour de soi, on se prend un Krabe dans la tête.
Gné !!! 'commence à en avoir jusque là des Krabes !!!
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ChaoticPesme
J'avais déjà tranché un bon nombre de Krabes comme des pièces de boucherie en 10 minutes de combat. Celui qui les avait envoyé à notre rencontre avait manifestement oublié un détail : leur conférer une vision nocturne. Au loin de cela, ces créatures tiraient à l'aveuglette dans le noir, pouvant aussi bien se tirer les uns sur les autres que de toucher les Lyokofans. Je faisais malgré tout attention de ne pas buter sur mes amis à chaque pas que je faisais, et surveillais Tchoucky du coin de l’œil, qui n'avait d’autre lumière que ses boules de feu.
La rapidité extrême associée au handicap des Krabes qu’entraînait cette obscurité me permettais de m'amuser un peu avant de les disséquer en petits morceaux.
Tu m'as raté... Je pourrais t'apprendre à viser... Nan, de l'autre côté... Tu veux que je t'aide... T'y étais presque, à 3 mètres près... Mais tu le fais exprès ou quoi... étaient mes commentaires favoris, pour une fois que je pouvais me le permettre sans que beaucoup de monde ne me voit.
Je sentis soudain une présence qui me fit arrêter mes pitreries, cette aura plus sombre que la mort, je la reconnus... Esquivant, cette fois, de justesse un tir de laser. Je vis derrière un attroupement de monstres, attendant patiemment les bras croisés, Ido.
Mon sang ne fit qu'un tour en le voyant, je me précipitais vers lui, une paire de lames scintillantes dans chaque main. Mais alors que je croyais l'avoir atteint, il s'évapora comme par magie. J'entendis sa voix dans ma tête : Vous vous débrouillez plutôt bien vous autres... je devais m'en assurer avant de vous laisser aller plus loin, nous nous reverrons bientôt, j'aurais une petite surprise pour vous...
Hé bé ! Où qu'ils sont passés ?! Fit Kall, derrière moi.
Je me retournais, et constatais que l'armée de monstres que nous combattions déjà avec acharnement, avait complètement disparue... comme si elle n'avait jamais existée...
Vous avez entendue cette voix, vous aussi ? dit Malik
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Vivi :
Ils ont touts disparus. D'un seul coup. Le champs de bataille est vide.
Vivi se redresse. Les monstres qu'elle a créé et qui n'ont pas encore été détruit se rassemblent autour d'elle. Elle ne comprend pas la soudaine disparition des monstres. Un craquement se fait entendre. Tchoucky vient de rallumer une boule de feu dans son poing.
- Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, nous sommes déjà repérés ! Lance-t-elle, pour supplanter d'avance toute les répliques que Vivi pourraient lui dire.
Vivi s'approche.
- C'était Ido ? Cette voix ?
- Oui.
- OUi
- OUI.
Tchoucky, Pesme et Dadmax ont répondu tous les trois en même temps. Malik se relève difficilement d'un renfoncement ou il s'était abrité.
- Je ne comprends pas ! Pourquoi tout a disparu ? Pourquoi il nous épargne ?
Pesme a maintenant un visage grave, effrayant à la lueur de la flamme allumée par Tchoucky.
- Il ne nous épargne pas. Il joue. Il joue avec nos nerfs !
- Et bien, il n'est pas question que nous le laissions jouer plus longtemps, s'écrie Kallisto soudain.
Elle s'avance d'un pas ferme vers le Dôme.
- Je vais entrer là dedans ! Coûte que coûte !
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Kallisto :
Plus d’armée, plus de bruit. Retour au silence et au calme. Ce message mental... Une menace... Rien que ça. Ido se manifeste mais Martin lui reste muet... Que trame t-il ? Je palpe la coque protectrice et immense.
"Je vais me téléporter à l'intérieur et voir ce qu'il y a, je lance. Ca me prendra moins d'énergie qu'à Ayoju"
Je me téléporte à l'intérieur de la coque. Mais une force, énormément puissante me repousse hors du dôme et m'expulse à plusieurs mètres des Lyokofans et du dôme. Je me relève et regarde où j'ai atterris. Du sombre... Des ténèbres... Que le décor change ! Je m'apprête à partir dans la direction de mes amis lorsqu'une voix retentit dans ma tête. Elle ne prononce pas de mot distincts, mais je sens que c'est apaisant. Je reste bloquée debout. Cette voix... Je me prends la tête dans mes mains. J'ai l'impression que quelque chose de puissant approche... Ma tête tourne... Je ne sais plus ce qui se passe... Je m'effondre...
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Ayoju :
Kallisto semblait décidée à franchir cette barrière que formait le dôme. Elle disparu. Mais deux secondes plus tard, Tchoucky et Lysander dirent d'une même voix:
- Elle a été repoussée !
Je ne comprenais plus. Comment avait-elle pu être repoussée ?
- Je l'avais dit qu'on pourrait pas y pénétrer comme ça, râla Pesme. Pourquoi on m'écoute jamais ?
- Bon OK! commençais-je. Kallisto n'a pas pu entrer. Alors où est-elle ?
Apparemment, personne n'avait remarqué qu'elle n'était pas réapparue parmi nous. Il fallait bien que je sois un téléporteur pour me soucier de ça !
Lysander se concentra un court instant.
- Elle est loin de nous, annonça-t-il.
- Pourquoi elle revient pas alors ? demanda Malik.
- Je n'arrive pas à lui parler ! s'affola Tchoucky. Elle a du perdre connaissance ! Pykar ?
- Oui ? répondit-il.
- Tu peux aller la chercher ? Elle est dans cette direction, dit-elle en tendant le bras.
- Sans problèmes !
Et il partit en courant dans la direction que lui avait indiqué Tchoucky.
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Pykar :
Je fonçai comme un malade dans la direction que m'avait montré Tchoucky. Les immeubles sombres se succédaient aux ruelles encore plus sombres... Finalement, je décidai de m'arrêter histoire de me repérer. J'entrai dans un bâtiment et montai sur le toit. De là haut, je vis le dôme derrière moi et je scrutai la direction opposée... J'aperçus alors Kallisto, dans un des bâtiments alentours.
Immédiatement, je me dirigeai vers l'immeuble. Je n'eu pas trop de mal à trouver Kallisto.
"Wakey wakey, eggs and baccy!"
Kallisto ouvrit les yeux...
"Euh...quoi?
-Oh, rien, une de mes répliques préférées.
-J'ai essayé d'entrer dans la sphère mais ça n'a pas marché...Où suis-je?
-A environ un kilomètre au sud de là où il y avait la bataille...
-D'accord...
-Si tu as assez d'énergie pour pouvoir te téléporter seule, fais le. Je vous rejoindrai à pied.
-OK"
Elle se téléporta immédiatement
Je m'apprêtai à repartir quand j'entendis un bruit de pas derrière moi. Je ne bougeai pas...
Bruit de pas... Bruit de pas... Bruit de pas... Bruit de pas...
Je me retournai alors en sortant ma lame. Je vis alors que la créature derrière moi avait sorti un couteau et l'avait plaqué sur ma gorge...Mais ma lame aussi était plaquée sur la sienne. Je regardai son visage et vis la dernière des personnes que je m'attendais à trouver ici...
"Alabama?"
C'était son surnom au lycée, quand je n'étais pas encore à l'internat...Une fille superbe, mais qui ne fallait pas énerver... A la cantine, elle pouvait devenir très dangereuse avec son couteau...
"Salut" fit-elle avec un sourire.
Je ne pus m'empêcher de sourire... Notre position me rappelait ces vieux films de Hong Kong où le héros et le méchant se pointaient leurs armes l'un sur l'autre.
"Euh...fis-je. Tu pourrais pas poser ce couteau?
-Si tu poses ta lame à toi..."
Je baissai la lame. Elle baissa le couteau.
"Comment tu es arrivée ici?" demandai-je.
Mais soudain, mon cerveau, fonctionnant à 100 à l'heure se rappelant de quelque chose...
L'Entité, ou un truc du genre...
Alabama/Entité me sourit et me prit la main. Immédiatement, j'oubliais presque tout: La bataille récente, Ido et le reste...
Soudain, je me rappelai que tout le monde devait m'attendre là-bas., Je me retournai vers Alabama...
"Ecoute, il faut que..."
C'est alors que je me rendis compte que je parlais a un mur.
Elle avait disparue...
Bon, priorité aux priorités...Retrouvons les autres...
Je me mis à courir comme un fondu.

Chapitre 16 : réplicateurs

Vivi :
Kallisto est revenue. Il n'y a plus qu'à attendre Pykar.
Vivi s'est approchée de la paroi. La touche. La structure bleue de la barrière apparaît, sous sa main. Rien à faire. C'est trop solide, et pourtant... Pourtant, le salut est là, derrière, la porte de sortie, le retour dans les autres territoires, ceux qu'on connaît, ceux dont on sait les règles. Elle se tourne vers les autres, qui se sont rassemblés en contrebas.
- On va refaire le tour de ce truc.
- Ca ne sert à rien, dit Pesme.
- Je sais, mais on ne peux pas rester ici à attendre qu'Ido nous tombe dessus. Il faut bien qu'on bouge !
La voix de Tchoucky, encore imprégnée de ce ton étrange qui trahis sa faiblesse, se fait entendre.
- Elle a raison. Bougeons. Qui sait, un accident peut survenir, une brèche peut s'ouvrir. Mais ne restons pas les bras croisés à attendre, nous valons mieux que des rats dans une souricière !
Elle a dit cette dernière phrase avec un ton énervé. Ce n'est pas la meilleure façon de parler, dans ces circonstances. Il faut à tout prix empêcher le groupe de s'effondrer. Vivi s'efforce d'adopter un ton joyeux.
- Oui, bien sûr, aucune technique n'est infaillible ! Il y a bien une brèche quelque part ! Si nous ne l'avons pas trouvée, c'est que nous n'avons pas cherché. D'ailleurs... Ah Pykar, enfin !
La silhouette de Pykar vient de pénétrer dans la lumière émise par Tchoucky, Lysander et Dadmax. Sa physionomie dénote une profonde émotion.
- Je viens de la voir, dit-il.
Personne ne lui demande qui.
Un silence tombe.
- Dîtes, dis soudain Sebrich. Vous ne trouvez pas ça étrange ? Pourquoi l'Entité vient nous voir, comme ça ? Comme si on était sensé faire quelque chose pour elle ! Qu'est-ce qu'elle attend de nous ?
Les autres le regarde, ils n'y ont pas pensé. Il a raison. Vivi hoche la tête.
- Ce n'est pas en restant ici qu'on trouvera une réponse. En route.
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Ayoju :
Nous repartîmes une énième fois faire le tour du dôme. Tchoucky nous éclairait sans retenue, et je savais très bien pourquoi. Tout en marchant, je laissai glisser ma main sur le dôme, ce qui produisait une faible lumière bleue. J'étais perdu dans mes pensées : Pourquoi l'Entité nous suivait comme ça ? Si ce n'était pas Martin Leroy quelle cherchait, qui était-ce ? L'un de nous ?
Un bruit de mécanique me tira de mes réflexions. Je me concentra sur les sons qui m'entouraient, mais rien. Rien à part le bruit de nos pas et le grésillement que produisait le dôme quand ma main l'effleurait. C'est alors que le bruit me parvint une nouvelle fois aux oreilles, suivit d'un autre, puis d'un autre... Ce bruit m'était familier... Mais impossible de me rappeler où je l'avais déjà entendu. Je m'arrêtai, ce qui attira l'attention du reste du groupe.
- Qu'est-ce qu'il y a Ayoju ? me demanda Tchoucky.
- Nous sommes suivis ! répondis-je.
Ca me revenait. Ce bruit... C'était le bruit caractéristique des réplicateurs dans la série TV Stargate SG-1.
- Par qui ? me demanda-t-elle.
- Pas par qui, par quoi ! répondis-je.
Le bruit s'accentua. cette fois, tout le monde pouvait l'entendre. À l'expression de Dadmax, je compris qu'il avait compris.
- Surtout, que personne ne dégage d'énergie ! ordonna-t-il.
Tchoucky, réduisit sa lumière au minimum, avec difficulté. Mais ma vision nocturne me permit de voir nettement ce qui s'approchait : On aurait dit une nuée mouvante au raz du sol. Des milliers de réplicateurs s'approchaient rapidement de nous...
- Et moi qui a une peur bleue des araignées ! pensais-je en silence.
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Dadmax :
Bon, résumons la situation : on a une armée de réplicateurs sur le dos. Il fait nuit, nous ne pouvons pas nous permettre de faire de la lumière et ces sales bête voient la nuit.

' On est dans la m****'

Je remarque que Tchoucky n'a pas éteint sa boule de feu.

- Tchoucky, éteins ça. Ca les attire.
- Je peux pas, répond t-elle nerveusement.
- Il le faut.
- Je ne peux pas!

Je me tourne vers Pesme, ou du moins vers l'endroit où je crois qu'il est.

' Et m**** m**** m****. Pas le choix.'

- Pesme, il faut forcer Tchoucky à éteindre sa boule. Et on doit se séparer.

Les premiers réplicateurs approchent déjà.

- Que ceux qui voient dans le noir aident les autres. ON SE DISPERSE!

J'ignore s' ils suivrons mon conseil. J'ai peut-être une idée. Ces réplicateurs vont peut-être nous aider. Avant de m'élancer, je ne peut m’empêcher de lancer un appel mental :
Kall, fais attention à toi.

Je fonce vers un débris, prend appui dessus et je saute le plus haut possible. Je libère tout mon pouvoir pour faire de la lumière. Le sol est illuminé sur un rayon d'environ deux cent mètres. Tous les réplicateurs font un brusque écart et se dirigent de toute la vitesse de leur petite pattes vers moi. Continuant d'émettre de la lumière, j'atterris au sol, me relève et me met à courir. Je me dirige à grandes foulées vers le dôme et son bouclier.
'Vous voulez de l'énergie, vous allez en avoir.'

Je m'adosse au dôme en regardant les réplicateurs approcher. Peu à peu je diminue l'énergie dégagée par mes brassards afin qu'ils la confondent avec celle du dôme. Au bout d'une seconde, c'est le noir sauf a l'endroit où mon dos touche le dôme.

' Et maintenant me tirer de là sans me faire trucider par ces bestioles'
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Tchoucky :
Seule. Seule dans l’obscurité. Plus une seule présence à mes côtés, juste des bruits de batailles qui fusent d’un peu partout. J’ai envie d’appeler au secours, que quelqu’un vienne me chercher, mais pas question. Ils sont occupés à se battre et je devrais en faire autant. Qu’est-ce que je fait là, recroquevillée, à haleter de terreur ?
Une boule de feu naît dans mon poing, timide et fragile. Il y a des murs. Je suis entrée quelque part sans m’en rendre compte. L’intérieur d’un immeuble en ruine se dessine autour de moi, comme une toile d’araignée. J’ai le sentiment que ma boule de feu ne sert qu’à rendre les ténèbres plus visible. Mais il y a une présence, au dessus, à l’étage.
Toujours ma fragile lumière au poing, je gravis un escalier de fortune, le plus silencieusement possible. Je sais très bien qui je vais trouver en haut. Il faudra faire vite. Très vite. Je dois... Je dois éteindre la lumière. Mon Dieu, je dois éteindre bon sang !
Je ferme le poing, touche le mur de mon autre main pour me guider. A l’étage au dessus, la façade est défoncée, les éclairs de lumière venue de la bataille, illuminent par à coup la silhouette qui se penche au dessus de la rue.
J’aurais cru qu’il ressemblerait à Pesme, mais non. Il est massif, grand, avec une abondante chevelure rouge, ondoyante. Il me tourne le dos. Maintenant, ma fille. Maintenant. Fais-le.
- Et bien, qu’attends-tu ? murmure-t-il d’une vois douce.
Il se retourne vers moi. Une boule de feu réapparaît dans ma paume, éclairant son visage, blanc comme la lune.
- Lance, me dit-il. Fais-le. Evidement, tu n’auras plus de lumière, mais qui sais, tu arriveras peut-être à me toucher.
Je touche son esprit, dans l’espoir d’y lire ses intentions, mais il est plus verrouillé qu’une porte de cachot. Il est face à moi, maintenant, et il sourit. Un sourire qui n’a rien de rassurant.
- C’est difficile, hein ? C’est difficile de se décider à détruire ! Après, tu ne pourras plus de réfugier derrière cette innocence dont tu es si jalouse. Il faudra bien que tu admettes que tu es mauvaise, comme tout le monde.
La boule de feu tremble dans ma main. Mon seul lien avec la raison. Et je vais devoir la lancer. La lancer, et me retrouver seule dans l’obscurité, face à lui, si je ne parviens pas à le détruire.
Il fait un pas vers moi.
- N’oublie pas, ma chère, qu’avant, j’étais une bonne partie de la personnalité de Pesme. En me détruisant, ce serait comme si tu détruisait ton bien aimé. Tu y as pensé ?
Je sens malgré moi que mon bras se baisse. Je n’y arriverai pas. J’ai beau savoir que c’est fini, qu’ils ne sont plus liés l’un à l’autre, c’est plus fort que moi, je n’arrête pas d’y penser. Avant, il était Pesme, du moins une part de lui.
Il fait encore un pas vers moi, et avec un rictus effrayant, lève son bras, armé d’une faux, pour me frapper.
MEURS !!!!
Le cri mental a jaillit de ma tête presque sans que je m’en rende compte.
Le ciel s’ébranle et la terre s’effondre. Tout les murs autours de nous sont secoués par la violence de la pulsion destructrice que je viens d’émettre. J’ai traversé le mur qui protégeait son âme et suis à l’intérieur. Je vois avec ses yeux. Je vois...
Il est toujours debout. L’attaque aurait du détruire son esprit, mais la concentration que me demande la boule de feu qui m’éclaire m’a empêcher de la diriger correctement. Toute mon énergie est partie dans cette attaque. Je n’arriverait pas à en lancer une deuxième. J’ai mal visé. Xana. L’entité. J’ai eu le temps de voir. J’ai eu le temps de voir, dans son esprit... J’ai compris ! J’ai tout compris !
Il faut que j’avertisse les autres, mais impossible d’émettre le moindre message. Je ne parviens même plus à tenir debout. Ido s’avance vers moi. La dernière chose que je vois avant de perdre conscience, ce sont les ombres que ma boule de feu projette sur son visage.

Chapitre 17 : Espéranza.

Malik :
J'avais vu Tchoucky entrer dans cet immeuble, je me demandait ce qu'elle faisait. J'entrai à mon tour dans l'immeuble. Il faisait noir. C'était gênant. J'entendit un bruit.
-Tchoucky, me dis-je, il lui est arrivé un truc.
Je passai dans une autre salle et là... Stupeur : une forme humanoïde se tenait face à moi. Tchoucky était à terre.
- Qui es-tu? Criai-je.
- Je suis Ido.
- Tu ne m'inspires pas confiance. Tu veux tuer cette fille?
- Exactement ! Tu comprends vite.
- Désolé, vermine, mais je ne tiens pas à ce que tu tue Tchoucky. Je veux retourner sur terre et elle est indispensable pour ça.
Je pris fermement mon bâton et le tendis vers Ido, laissant jaillir une grande flamme de lumière.
- JE NE VOIS PLUS RIEN, hurlait Ido.
Je prit Tchoucky et m'enfuit.
Ce Ido éveillait en moi mes caractères négatifs, ce n'était pas bon. Tchoucky s'éveilla enfin.
- Malik, qu'est-ce que?
- Je t'ai arraché aux griffes d'Ido. Ils ne me plaît pas, celui-là.
- Bon, il est temps de rejoindre les autres, non ? Me dit Tchoucky.
- Ouais, allons-y.
Alors, nous partîmes rejoindre les autres qui étaient en train de se battre.
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Ayoju :
La bataille faisait rage... et je ne bougeait pas. Ma peur des araignées avait repris le dessus et me clouait sur place. Ces bestioles devaient me prendre pour un élément du décor vu que j'étais immobile comme une statue. Et vu que je ne dégageais aucune énergie, elles me contournaient simplement, ce qui renforçait ma peur.
Sebrich, ne voyant pas où il allait, fonça droit sur moi.
- Att... criais-je.
Trop tard. Il me percuta, me faisant tomber au milieu de ma pire phobie. Instinctivement, ma queue frappa et coupa une bestiole en deux. La petite explosion attira celles qui étaient aux alentours, soit plusieurs dizaines. Je n'avais plus le choix, il fallait que j'affronte ma peur. Je me relevai en appréhendant la suite des évènements. Mais je me résigna et frappa la plus proche créature. Son explosion me fit le plus grand bien. Je continuai à frapper encore, et encore. Plus je détruisait de "réplicateurs" plus ça me donnait du courage: Je surmontais ma peur! Je la détruisais!
En quelques secondes, j'avais nettoyé l'espace qui m'entourait. Je m'approchai de Sebriche, que le choc avait sonné.
- Merci Sebrich ! lui dis-je.
- De rien, me répondit-il machinalement. Mais pourquoi me remercies-tu ?
- Disons que grâce à toi, j'ai remporté une bataille contre moi-même !
- Là, je n'y comprends plus rien, dit-il en se relevant. Au fait, où es-tu ?
J'avais complètement oublié qu'il faisait nuit. Ma vision nocturne me permettait de voir tout le monde, comme s'ils avaient un panneau lumineux indiquant "Je suis ici !".
- Tu peux voler ? lui demandais-je.
- Heu, oui ! répondit-il, hésitant. Je crois !
- Je suis juste devant toi. Pourrais-tu me porter ? Je vais te guider !
- Mais comment va-t-on se débarrasser des réplicateurs ?
- Tu oublies que j'ai un cinquième membre. En plus, si on fonce sur un obstacle, je nous téléporterais !
- OK !
C'est ainsi que nous nous retrouvâmes tous les deux, volant à rase mottes, balayant tous les réplicateurs sur notre passage et moi le guidant.
Les réplicateurs qui se trouvaient sur notre route n'avaient pas la moindre chance de s'en sortir, ils explosaient juste après !
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Kallisto :
A chaque pas, j'écrase un réplicateur. A chaque pas, un CROUIK sort de sous mes pieds. On se croirait dans une fourmilière. Il y en a des milliers !!! Mais l'attaque de Dadmax avec sa lumière les dirigent tous vers le dôme. Tous les réplicateurs s'écrasent ou explosent sur le dôme. Les quelques restants sont impitoyablement écrabouillés sous nos pieds.
Après nous être de nouveaux réunis. Je remarque que Tchoucky n'est pas vraiment en super forme. Malik la soutient. J'ai l'impression qu'il s'est passé un truc grave... Pendant que Pesme et Lysander parlent à Tchoucky, je vois que Dadmax est en mauvais état. Je m'approche de lui. J'entends vaguement Tchoucky dans mon esprit :
Kall, il faut que je te parle en privé, c'est urgent !
Ca peut pas attendre ? Tu peux me le dire plus tard, attends un peu que nous soyons en sécurité, au cas ou ces bestioles reviennent !
Je ferme mon esprit... Mais qu'est-ce que j'ai encore fait comme boulette moi ? Je m'agenouille à côté de Dadmax et lui dit :
"Dis donc... C'est plutôt à moi de te demander de faire attention."
Il se met à rigoler. un rire jaune, c'est facile à savoir pourquoi. Tchoucky se met alors à parler au groupe. Je ne l'entend pas bien, c'est sûrement une explication vaseuse sur le dôme et les attaques répétées...
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Tchoucky :
Ils ne sont pas partis. Ils sont toujours là. Je ne sais pas où, mais ils y sont, c'est sûr. Tout le monde à l’air intact, ouf. Mais combien de points de vie avons nous perdus ? Impossible de le déterminer. Nous rejoignons les autres. Il me regardent étrangement. Je réalise que je suis en train de marcher dans l’obscurité sans lumière. Serai-je guérie ? Non, ce n’est pas ça. C’est juste que les ténèbres qui m’entourent me paraissent soudain très lumineux. Je viens de voir la vraie obscurité en face.
- Tout le monde est là ?
Je balaye le groupe du regard. Dadmax, Ayoju, Pykar, Sebrich, Vivi, Kallisto, Lysander, Pesme, et Malik derrière moi. Nous sommes au complets. N’attendons pas la prochaine attaque.
Kall, il faut que je te parle en privé, c’est urgent.
Ca peux pas attendre ? Tu me le diras plus tard, attends que nous soyons en sécurité.
Elle est en train de soutenir Dadmax, qui semble avoir du mal à se remettre d’un choc. Bon, c'est là sa priorité, et je peux le comprendre, mais bon sang, non, je ne peux pas attendre !
Non, Kallisto. Maintenant.
Rien à faire, elle m'a fermé son esprit. Par contre, comme un voile qui se lève, toutes les émotions des autres, peur, rage, nervosité, toutes ces choses auxquelles je ne pouvais plus prêter attention, obnubilée comme je l’étais par la peur du noir, me reviennent en pleine face. Mon Dieu, j’ai été si peu présente, si peu efficace...
- Je vous dois des excuses, murmurai-je, pour vous avoir entraîné dans ce piège.
Je vois toutes les têtes esquisser un mouvement, toute les lèvres s’ouvrir pour articuler des phrases du genre « mais non, bien sûr que non. » Je ne leur en laisse pas le temps.
- Je dois vous dire, à tous, merci de m’avoir suivis jusqu’ici, sans hésiter, malgré toutes les erreurs que j’ai pu faire. Et même si pas mal de choses compliquées se sont produites depuis que nous sommes arrivés sur Lyoko, même si des différents nous ont plus ou moins opposés, merci d’être restés. Vous êtes tous les meilleurs amis qu’il m’ait jamais été donné d’avoir. Et rien ne compte plus pour moi que de parvenir à vous ramener tous sain et sauf sur terre.
- Ecoute, Tchoucky, m’interromp Sebrich, c’est bien aimable à toi de nous dire tout ça, mais ce n’est ni l’heure, ni le lieu...
- Au contraire, Seb, au contraire. C’est plus que jamais l’endroit et le moment.
Je me retourne vers Kallisto et l'appelle, à voix haute, cette fois :
- Kall, il faut que je te parle maintenant. Il faut que je te parle avant la prochaine attaque.
Cette fois elle lève les yeux. Tout le monde se tait autour de moi. Ils ont senti, au ton de ma voix que ce que j’avais à dire était grave.
- Kall, la dernière fois que nous avons été sur Lyoko, quand tu as été entraînée loin de nous par une tornade, et que j'ai du envoyer Dadmax te chercher...
Elle se redresse et me coupe d'un ton sec :
- Je ne veux pas en parler !
Il fallait s'y attendre. Pas le temps de la ménager, mais j'essaye de parler d'une voix apaisante, pour atténuer la dureté de ce que j'ai à dire.
- Alors c'est moi qui vais en parler. Quand nous sommes arrivés sur Lyoko, nous avons créé Xana avec notre subconscient. Chacun a mis en lui une part de sa personnalité. Et toi, tu y as mis le doute.
Ses poings se sont serrés, je remue des souvenirs douloureux.
- C'est pour ça, ajoutai-je qu'il t'a attiré dans son antre la dernière fois, pour trouver le moyen de gérer ce sentiment illogique qui faisait des bugs dans son programme.
- Arrête !
Elle s'est mise à crier, les mains devant ses oreilles.
- Je ne veux plus entendre parler de ça ! Il avait des doutes ! J'aurais pu l'aider ! J'aurais pu le rendre humain ! Et j'ai échoué ! J'ai échoué !
- Ca t'aurais coûté la vie, Kall.
- Peux importe ! J'aurais pu en faire quelque chose d'utile, de ma vie !
- Kallisto ! C'est toi qui a créé l'Entité ! C'est toi qu'elle cherche.
J'aurais préféré le lui annoncer autrement, mais je ne veux pas la laisser s'enfoncer dans l'hystérie. Elle s'interromp et me regarde. Je profite de son silence pour expliquer, très vite.
- Pour survivre, Xana a du se scinder en deux. La part humaine de lui-même, celle que tu avais créé, est devenue l'Entité. C'est toi qu'elle cherche maintenant, toi seule peux l'achever.
- Moi ? C'est impossible ! Et comment ferais-je ?
Je la regarde gravement. Si déterminée, si courageuse... Si fragile. J'aurais préféré que ce soit quelqu'un d'autre.
- On doit te laisser seule, dis-je.
Ma voix se casse malgré moi. La laisser seule, ici, dans ce monde de cauchemar...
- On doit te laisser seule pour qu'elle te trouve. On restera tout près. Si tu as le moindre problème, tu pourras nous appeler. Mais on doit te laisser seule. Pour qu'elle puisse te trouver.
Dadmax s'est soudain redressé, comme s'il entendait seulement maintenant tout ce que j'avais dit avant.
- Tchoucky ! C'est pas possible que ce soit Kall, c'est forcément quelqu'un d'autre.
- Qui d'autre Dadmax ? Nous avons tous rencontré l'entité !
- Tous ? Ce n'est pas possible ! Il y a forcément quelqu'un d'autre qui ne l'a pas rencontré ! Sebrich ?
- Je l'ai rencontré dans la forêt, avant que tu nous rejoignes à la tour.
Il regarde autour de lui d'un air désespéré.
- Pesme, toi, tu ne l'as pas rencontré, toi !
- Heu... Je crois que si... Enfin, si c'était bien ça !
- Ayoju ?
- Je l'ai rencontré dans le désert, pendant qu'on te poursuivait.
Il se tourne vers moi.
- Toi ! Tu ne l'as pas rencontré, toi !
- Si. Juste après notre arrivée sur Lyoko.
Il secoue la tête, refusant l'évidence, et cherche encore sur les visages qui l'entoure, mais rien à faire, nous l'avons tous rencontré...
- C'est impossible ! C'est impossible !
Je cherche les mots qu'il faut pour le calmer, mais la voix de Kallisto me devance. Elle est inhabituellement sereine.
- Dadmax, c'est bien moi et personne d'autre. Je le sais depuis le début. Je ne m'en rendais pas compte, mais je l'avais senti. Dés notre arrivée sur Lyoko. Non. Je crois même que je le savais déjà avant. J'attends ce moment depuis six mois.
Elle s'est mise à sourire, d'un vrai sourire heureux qui illumine la nuit.
- Je vais enfin la voir. Moi aussi je la cherchais. Laissez-moi seule, elle va venir. Je suis si heureuse !
Je me sens envahie d'une nouvelle chaleur, à la voir ainsi. Cédant à une impulsion subite, je l'entoure de mes bras et la serre fortement contre mon cœur. Puis je m'écarte, et pose une main douce, mais ferme, sur l'épaule de Dadmax, pour le forcer à s'éloigner.
- Nous restons tout près, dis-je. Appelle-nous au moindre problème.
_________________
Kallisto
Ils sont partis... Je suis désormais seule. Seule dans ces ruines modernes virtuelles. Autour de moi tout paraît détruit et indéfiniment obscur.
Une plainte aiguë sort soudain des bâtiments alentours. Je ferme les yeux et les rouvre...
Une jeune fille émerge des ténèbres. Elle a les cheveux longs et blancs. Dont deux mèches de devant s’arrêtent à sa taille. Elle porte une longue robe noire et un brassard ivoire à chaque bras, un bustier et une ceinture blancs d’où sort un pan de tissu avec le signe de XANA peint en rouge... l’Entité...
Elle ne me parle pas, mais me fixe avec ses yeux couleur de brume. Un visage impassible où aucune émotion ne passe. Nous restons ainsi, l’une en face de l’autre sans savoir qui brisera le silence en premier. Une voix douce et profonde s’élève dans le ciel de Lyoko :
« Enfin... Désormais j’ai ma forme qui m’est propre...
Je la regarde, oui... je me souviens ! Cette vision floue ! Maintenant, que l’Entité à sa forme, elle va nous aider à détruire XANA... Mais...
- Mais... Que va t-il t’arriver quand nous aurons détruit XANA 0.2 ?
Ma voix oscille entre le grave et l’aigu. J’ai du mal à parler. L’Entité se rapproche de moi, prend ma tête entre ses mains et murmure :
- Il arrivera ce qu’il devra arriver...
Elle parle prophétiquement. Quel autre mystère peut donc encore l’entourer ? Je pose mon ultime question :
- Pourquoi moi ? Et pas les autres ?
- C’est le destin, c’est ainsi..."
Elle lâche délicatement ma tête et recule. Elle se concentre et lance comme un appel mental. Aussitôt, le groupe arrive au triple galop et stoppe net en voyant Entité. Pykar, Malik et Ayoju arborent un regard effaré. Tchoucky, Pesme et Vivi gardent un visage sérieux. Sebrich et Lysander regardent les réactions des autres. Dadmax fixe l’Entité comme s'il cherchait quelque chose en elle. L’Entité sourit, un pâle mais chaleureux sourire :
"Je peux désormais vous aider. Je vais détruire le dôme..."
Ne laissant personne parler, elle s'éloigne vers la coque noire et jusque là indestructible...
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Lysander :
Désorganisés suite à l'apparition des araignées tout le monde s'éparpille. Sabre laser éteint pour ne pas les exciter. La diversion de Dadmax a déporté bon nombre de troupes ennemies ailleurs. Je sens que la bataille fait rage. Tchoucky s'éloigne. Un groupe d'araignée converge sur moi. Si j'active mon arme maintenant je risquerai de me faire repérer. Je pars en courant. D'un coup de pied, j'envoie valser un insecte mécanique dans le ciel. Les autres me poursuivent. Arrivé à bonne distance, je lance mon arme au loin. D'une pression mentale, j'appuie sur l'interrupteur. L'émission d'énergie soudaine attire bon nombre de créatures. A distance, je fait tournoyer ma lame dans les airs, ce qui me permet de toutes les détruire sans me faire remarquer.

Je retourne prudemment vers le dôme. Je sens que Tchoucky est différente : sa panique a laissé place à quelque chose d'autre..
J'observe le dôme, impossible à différencier d'un bâtiment normal dans l'obscurité et pourtant tellement "imposant".
Mon attention se fixe entre le duel verbal de Tchoucky et Kallisto. Finalement elles arrivent à s'entendre. Je vois bien que tout le monde n'est pas d'accord avec le fait de laisser Kallisto seule. Mais au fond j'ai le pressentiment que Tchoucky a raison, et pour le moment elle ne s'était jamais trompée.

Eloignés de quelques mètres, nous guettions le signe de Kallisto. Dadmax, tendu, ne reste pas en place. Personne n'ose dire quoi que ce soit. Après de longues minutes interminables, je ressens enfin un appel mental. Tchoucky est plus rapide que moi. Nous nous précipitons vers Kallisto.
L'Entité se tient aux côtés de notre amie. Malgré la pénombre, j'arrive à distinguer sa ceinture blanche, et ses brassards. J'essaie de ne pas laisser paraître ma surprise, et j'attends la suite.

"L'Entité" s'approche du dôme. Je sais bien que nous n'avons pas ses pouvoirs, mais je suis quand même curieux de savoir comment elle va s'y prendre pour ouvrir le dôme. En demi cercle autour d'elle, nous l'observons. Un silence religieux s’est instauré de lui même. L'Entité pose sa main gauche sur le dôme. Je sens qu'elle se concentre . Son poing droit vient s'abattre sans un bruit contre la paroi. N'importe qui aurait pu se casser la main, mais au lieu de toucher le mur il passe au travers. Son bras est enfoncé jusqu’au coude. Elle contracte ses membres, s'aide de sa main gauche pour s'appuyer, comme si elle peinait à faire ressortir son autre main. Sous nos yeux un épais morceau du dôme se détache du reste de la structure. Elle le lance au loin, mais au lieu d'entendre le "boum" caractéristique d'un objet qui tombe, le morceau se désintègre en l'air.

L'Entité nous regarde. Elle entre par le trou qu'elle a construit, suivi de Kallisto. Je regarde Vivi y entrer. Lentement je m'approche et franchi le seuil de cette nouvelle aventure.
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Vivi :

Le dôme s’est ouvert. Par cette ouverture, c’est bien plus que de l’air doux et apaisé, qui sort. La présence d’une source de données essentielles, plus forte encore qu’une tour, se fait sentir. Vivi sourit malgré elle de bonheur. Le salut est là, tout près, à portée de doigts. Nous allons sortir de ce maudit territoire ou plus rien n’a de règles. Retourner sur le vrai Lyoko, où plus rien, non, plus rien, ne nous empêchera de détruire Xana. L’Entité est entrée la première par la brèche. Kallisto est derrière elle. Vivi s’avance pour passer en troisième...
L’intérieur du dôme est différent de ce qu’on en voit à l’extérieur. La nuit n’est plus ténébreuse, c’est un ciel presque bleu qui nous surplombe. Un silence apaisant et tranquille, règne au milieu d’une vaste cité aux murs gris-bleu, non plus en ruine, comme au dehors, mais intacte. Une ville endormie, une ville sanctuaire.
- C’est... C’est tellement... Commence Vivi.
- Magnifique, achève Lysander pour elle.
- Mouais, et ça grouille sûrement de pièges. Dit une voix maussade derrière eux.
Pesme vient de franchir la brèche, suivit par Tchoucky. Son visage est dur et fermé. Il a beau avoir raison, Vivi ressent un mouvement d’humeur, d’être ainsi dérangée dans sa contemplation.
Tchoucky, c’est quoi son problème à Pesme ?
Il n’a pas confiance en Elle. réponds mentalement la jeune femme aux écailles bleues.
Elle fait un discret mouvement du menton envers l’Entité.
Bien sûr, c’est compréhensible. Mais ça n’empêche pas Vivi de se sentir presque insultée, d’apprendre qu’on puisse se méfier d’un être aussi parfait.
Dis-lui de ma part que..
Non, je ne lui dirais rien, d’abord parce que je lui ai déjà fait la morale moi-même, ensuite parce que tu ne peux pas le forcer à apprécier les êtres virtuels, après ce qu’il vient de subir.
Tchoucky a raison, c’est sûr, mais la raison ne peut rien contre l’agacement qui naît en Vivi. Par défi, elle s’approche de l’Être.
- Entité, dit-elle, as-tu un nom, par lequel nous pourrions t’appeler ?
La voix douce comme un vent du soir se fait entendre.
- J’ai celui que vous aller me donner. Choisissez ce qu’il vous plait.
Tchoucky s’est avancée en souriant.
- Que dirais-tu si nous t’appelions Espéranza ?
- Je trouve ça très joli, murmure l’Entité doucement.
- Je trouve le choix judicieux, approuve Lysander.
- Humpf, fait ChaoticPesme, qui ne se défait pas de son air renfrogné.
Les autres ont passé la brèche à leur tour. Ils admirent le décor.
- Espéranza, décide Kallisto. Ce sera ton nom.
- C’est un nom qui me plait beaucoup.
Quelle douceur dans sa voix ! Un sourire de bonheur pointe malgré elle sur les lèvres de Vivi. Elle se tourne vers Lysander qui sourit aussi. Elle a envie de rire, sans trop savoir pourquoi.
Soudain, le sourire de Lysander se fige, et son visage se ferme. Il regarde Tchoucky, qui a elle aussi pris un air grave.
- Déjà... Murmure-t-elle.
Dadmax s’approche. Il est tout aussi sérieux que les deux autres.
- « Il » est loin ?
- Assez loin, oui, murmure Lys, le visage crispé par la concentration.
- Il ne bouge pas. Dit Tchoucky. Il reste immobile face à nous. Quelque part dans cette direction.
Elle désigne de la main la grand rue de la cité grise, qui mène à une vaste sphère noire...
- C’est notre chemin, dit Vivi. Il faut qu’on se rende là, si on veux sortir d’ici.
- Il nous attend, murmure Tchoucky.
Pykar a dégainé joyeusement ses sabres.
- Je ne sais pas vous, mais moi je trouve très impoli de faire attendre les gens.
- J’approuve, renchérit joyeusement Sebrich.
- Les garçons, du calme, interviens Tchoucky. S’il nous attend ainsi, c’est parce qu’il sais qu’il est capable de nous vaincre tous sans problèmes.
- Il est seul ? demande Pesme.
- Seul. Pas de monstres. Pas d’outils. Il va nous affronter seul.
Un frisson qu’elle n’aurait sans doute pas voulu laisser voir lui échappe malgré elle.
- Il est heureux. Il va bien s’amuser. C’est un jeu, pour lui.
Elle se tourne vers les autres.
- Il s’attend à ce que nous l’attaquions, tous ensemble. Nous allons nous disperser. Chacun va se rendre à la sphère noire par un chemin différent. Il faudra bien qu’il choisisse sur qui concentrer son attention. Ceux qu’il choisira de viser devront tenir le plus longtemps possible, le temps que les autres parviennent jusqu’à Ido, et profitent de l’effet de surprise pour le neutraliser. D’accord ?
- Ca semble tenir la route, dit Vivi.
Malik, resté isolé dans un coin, a une moue dubitative.
- Mouaip. Et si ça ne réussi pas, ta stratégie, tu as un plan de secours ?
Tchoucky affiche un sourire malicieux qui jure avec la gravité de la situation.
- Oui. Mon préféré. Le plan I.
- Le plan I ? répète Malik. C’est quoi ça, le plan I ?
- Improvisation totale !

Chapitre 18 : Ido.
Tchoucky :
Plan I comme Incroyablement stupide. Murmure une voix non loin de moi, tandis que nous commençons à nous disperser.
- J'ai entendu ça, Ayoju ! Claironnai-je avant de disparaître dans une ruelle.
La situation est grave, mais je me sens joyeuse. L'Entité a pris corps. Plus rien ne nous empêche de détruire Xana, à présent. Et Pesme est vivant. Il a beau faire nuit, autour de moi, je ne me sens plus aucune raison d'avoir peur. Ce sera dur de vaincre Ido, mais on va le vaincre, forcément, le destin a besoin d'un équilibre, et la chance doit nécessairement tourner en notre faveur.
Je cours dans une ruelle étroite et la remonte. Rien ne s'oppose à mon passage. On dirait qu'Ido focalise son attention ailleurs. Je ne devrais pas tarder à le rejoindre. C'est tout droit, devant moi, toujours tout droit. J'aperçois enfin, à la vague lueur bleue nuit qui tombe du ciel, l'extrémité de la rue. J'arrive au bout, enfin...
Ce n'est pas possible ! Au lieu de la sphère noire, devant moi, c'est l'extrémité du dôme, et la brèche par ou nous sommes arrivés !
J'ai couru toujours tout droit, et pourtant mes pas m'ont ramenés à mon point de départ !
Un instant, je me demande si j'ai perdu la raison. Je fait volte face et recommence à courir le long de la ruelle. Je re-parcours le même chemin vers la sphère noire. Tout droit. Toujours tout droit.
J'aperçois à nouveau l'extrémité... Et me retrouve une nouvelle fois à mon point de départ.
J'entends mentalement quelqu'un au loin, quelqu'un qui rit, qui rit de ma stupéfaction.
- Ah, mais c'est très drôle, ça, Ido ! Vraiment très drôle !
Je ferme mon esprit, n'en garde qu'une petite partie active, et me répète "Droit devant, toujours droit devant". Puis je recommence à courir dans la ruelle. Mais à reculons cette fois ! Et toujours me concentrant sur mon mantra "Droit devant, toujours droit devant ".
La ruelle s'élargit autour de moi. Je la quitte à reculons, et me retourne... Ca a marché. Je ne suis pas revenue à mon point de départ. Je suis sûr une petite place déserte. Un sourire de triomphe naît malgré moi sur mes lèvres. Je me dirige vers la ruelle qui me fait face, afin de continuer toujours tout droit.
L'air semble ondoyé un instant, et je vois, éberluée, le chemin qui se dédouble. J'ai maintenant deux ruelles en face de moi, toutes deux semblables. Impossible de deviner laquelle est l'originale, et laquelle est la copie. Quelle direction prendre à présent ?
Je ferme les yeux et recherche la présence d'Ido. Je sens autour de moi les autres, éparpillés dans la ville. Lys est devant. Vivi est quelque part à mon niveau. Pesme et Dadmax sont un peu en arrière... Ido est là, juste là, je le sens comme si je le touchait. Sans regarder, je m'avance à reculons vers la ruelle d'où sa présence émane, et continue mon mantra "Tout droit, toujours tout droit."
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Vivi :
Vivi frissonne. Est-ce la pâleur des murs de la rue déserte dans la pénombre ? Elle se demande d’où lui vient ce soudain malaise. Et le réalise. Lyoko est en tain d’ondoyer étrangement, autour d’elle.
- Que...
Avant qu’elle n’ait pu le réaliser, ça apparaît devant elle. Une intense couche de néant vient de percer un mur, et grossit, grossit, attirant en elle tout ce qui l’entoure. Des fragments entiers de murs sont entraînés. Vivi sent ses pieds glisser sur le sol. Elle se cramponne à l’embrasure d’une fenêtre, mais l’attraction du trou noir est de plus en plus forte. D’une voix tremblante elle se mets à articuler sa formule de création. Mais les pans de sols sont attirés par le trou noir avant qu’elle n’ait eu le temps de les achever. Elle sent sa main glisser peu à peu. Il ne reste qu’une solution. Dangereuse. Tant pis, à Dieu va. Elle lâche le rebord de la fenêtre, et se laisse entraîner. Sa chute se fait rapidement, de plus en plus rapidement. D’un brusque coup de pied, elle prend appui sur le mur et se jette sur le côté. La vitesse de sa chute aidant, elle rebondit loin, très loin. Malheureusement pas assez loin pour quitter le champ d’attraction. Elle a juste le temps de se cramponner à un pallier, avant de retomber. Cette fois, plus rien ne peux la sauver.
Deux bras qui la saisissent, un sensation d’évaporation. Vivi ouvre les yeux. Elle se trouve sur un toit. Ayoju la relâche.
- Merci.
- N’en parlons plus.
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ChaoticPesme:
Je n'aimais pas trop cette idée de nous être dispersés, dans ce véritable labyrinthe que constituait cette version améliorée de la cité haute en ruine. Le plan de Tchoucky était une épée à double tranchant. Ido pouvait être surpris de nous voir débarquer de tout les côtés, comme, au pire, il pouvait tous nous éliminer un par un en nous retrouvant chacun notre tour dans les ruelles de la cité basse. Le fait de savoir les autres, surtout Tchoucky, livrés à eux mêmes pendant ce temps ne m'enchantait guère, je savais bien qu'ils n'étaient pas des bébés qui avaient chacun besoin d'un chaperon, mais c'était Ido...
Je me faisais du souci pour rien, ce monstre de sadisme n'aurait jamais eu l'intention de s'en prendre individuellement à nous, il manquerait le plaisir immense de nous voir tous ensemble exprimer nos souffrances dans d'horribles cris. Qu'est-ce que je pouvais parfois être négatif...
Mais il n'y avait pas que ça, il y avait aussi cette entité qui avait maintenant son propre corps, je ne lui accordais que le bénéfice du doute car elle nous avait ouvert le dôme. Mais une créature issue de XANA, même si elle représentait l'espoir, qui nous a montré des illusions, tout ça pour pouvoir se fabriquer un corps, était-elle vraiment digne de confiance ?
Mais pour l'instant, il fallait me concentrer sur l'objectif. L'aura de combat de Ido était tellement puissante que moi qui n'avais aucune réelle capacité mentale, pouvais la sentir.
Je m'arrêtai un instant, recevant le nuage de poussière que je traînais derrière moi, dû à ma grande vitesse.
L'air se mit à onduler autour de moi, comme si je me trouvais dans un aquarium. Je me sentis devenir léger, trop léger, beaucoup trop ! J’étais en train de me soulever du sol, des petits cailloux étaient entraînés avec moi, comme si la gravité dans mon espace venait subitement d'être inversée. Je commençais mon ascension forcée vers les cieux numériques du Territoire, mais j'essayais de garder mon calme. Je lançais, depuis les airs, une de mes lames de toutes mes forces qui réussit à se planter sur le toit d'un bâtiment. Etant symbiotiquement liée à moi, je pus, au pris d'un immense effort mental, à stopper ma chute, et à me ramener jusqu'à cette lame qui me servait maintenant de crochet. L'inversion de l'attraction était de plus en plus forte, tellement le béton sur lequel mon arme était plantée, commençait à craqueler. Au bout de quelques minutes, j'étais près de lâcher prise, quand l'air autour de moi redevint normal, me laissant lourdement retomber.
- C'est à ça que tu t'amuses, Ido ?
Car c'était lui, pas de doute possible. Je me relevais et rangeais mon arme dans mon corps. Parce que j'avais dû me rattraper sur le toit, autant que cela me serve à quelque chose. Pour arriver plus vite jusqu'à LUI, je pouvais sauter de toit en toit. J'espère que les autres n'auront pas trop de mauvaises surprises comme ça...
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Lysander :
L'idée de Tchoucky est assez saugrenue. Je m'attendais à tout sauf à nous disperser, mais pourquoi pas...

La ville est presque agréable à regarder sans l'obscurité au quelle j'ai été confronté à l'extérieur. Sans perdre une minute, je m'élance dans ces rues. Je tente de localiser mes compagnons. On dirait qu'il sont à des kilomètres. Pourtant de l'extérieur j'aurai jurer que l'intérieur du dôme ne serai pas si étendu.

Au lieu de me perdre dans les méandres des villes je la "survole" sautant de toit en toit. Je vais toujours tout droit, bien que je ne sache pas où se trouve Ido, je me dirige sur la plus grosse source d'énergie que je détecte.

Toujours en courant, j'entends comme un craquement. Le sol se fissure et une sorte de pilier en sort juste devant moi, me faisant perdre mon équilibre. Je tombe. Je fait quelques mètres en chute libre avant de réagir. J'active mon sabre et l'enfonce dans la paroi de l'immeuble. La lame puissante ne reste pas figée dans la roche, elle continue sa descente. Néanmoins, le frottement contre le mur freine ma chute. Arrivé brutalement à terre, je fait une roulade et me redresse. Je cherche mon ennemi, un pilier ou autre chose qui sort du toit d'un immeuble, je n'appelle pas ça une coïncidence ...Un autre craquement. Juste le temps d'éviter trois pics rocheux qui ont fait irruption de terre, dans le but commun de me transformer en brochette. Je suis irrité : comment faire pour lutter contre ça ? Me rendre invisible ? Il me faudrait pouvoir savoir où est mon ennemi pour le lui suggérer...Et hélas ce n'est pas le cas.
Toujours méfiant, je reprend ma route en longeant les immeubles. Bien que je me sente observé je n'arrive pas à détecter sa position. Toujours redoutant un attaque, je suis désemparé lorsque le sol se remet à trembler. Je suis entre deux immeubles. Les secousses se font de plus en plus violentes. Les bâtiments implosent sur eux-mêmes . Si je ne cours pas très vite, je risque d'être enseveli. L'éboulement sur les talons, je cours, j'accélère, je concentre toute mon énergie dans mes jambes. Je débouche enfin sur une petite place. Je me retourne, et vois les décombres des immeubles. A l'autre bout de la ruelle, posté sur les décombres tel un conquerrant, j'aperçois Ido avec un sourire amusé.
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Dadmax :
Nous pénétrons dans le dôme. Tchoucky propose un plan qui me paraît bien risqué. Mais bon, c'est elle qui commande. Avant de partir, je lance à l'Entité:

- Au fait Esperanza, je n'ai pas eu le temps de te remercier la dernière fois qu'on s'est vus. Alors je le fait maintenant : merci de m'avoir donné un seconde chance. A part pour la couleur blanche, tu m'as rendu un grand service.

Je m'engage dans une rue en finissant :

- Maintenant j'ai une dette envers toi.

Je souris en avançant tranquillement entre les immeubles. Soudain mon sourire disparaît. J'ai sentis la trace d'un dégagement d'énergie. Le décor change alors autour de moi. Devant moi se dresse un mur apparemment bien réel. Autour de moi trois autres murs apparaissent et commencent à se rapprocher. Je touche l'un deux. Il est aussi solide que s'il était réel.
Je regarde vivement autour de moi, en l'air, et au sol. Aucun échappatoire. Je commence à m'inquiéter sérieusement. Je tente de sauter pour passer par dessus un mur, mais ils s'étendent alors en hauteur.
' Et m****. Comment je me sors de ça moi?'

Je me concentre pour analyser chaque parcelle de ces murs. Il ont forcément un défaut...
'Trouvé!'

- Je sais que tu m'entends Ido. Alors regardes bien : je sais comment abattre ces murs.

Il ricane, visiblement peu convaincu. Je lance d'un voix méprisante:

- Abruti. Ton pouvoir est basé sur la nuit. Et je dispose d'un bon moyen de repousser l'obscurité.

Je libère un globe de lumière qui grandit, m'entoure. A son contact, les murs m'entourant disparaissent. Le globe s'étend jusqu'à couvrir la rue de sa clarté. Je l'entends presque fulminer.
'Espérons que les autres ont autant de chance que moi.'
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Pykar :
J'étais en train de foncer dans la ville à la recherche d'Ido. Je le sentais, qu'il nous narguait...
"Ok, murmurai-je pour moi-même... Tu veux rigoler, on va être deEEEEEEUAAAAAHHHHHHHHHHHHH!!!"
Je n'avais pas le temps de comprendre que je m'écrasais contre la façade d'un immeuble...sur laquelle je me tenais debout...
"C'est quoi ce délire?"
Je vis alors que la gravité était modifiée... Je me tenais à la verticale...
"OK, Pykar, garde ton sang fr...surgelé. Vois le bon côté des choses, maintenant, tu pourras jouer à Spiderman pour de vrai!"
A peine avais-je fait cette réflexion que la gravité se renversa carrément...
"WWWWAAAAAHHHHHHH!"
J'étais en train de m'envoler. Alors que j'approchai du toit, je réussis à m'accrocher à une fenêtre... Si je lâchais prise, je "tombai" dans le ciel...
La gravité se renversa une troisième fois, et je fus projeté sur un immeuble en face...
"Aie! Ca va durer longtemps, c'te partie de Ping-pong?"
J'eus alors le réflexe de briser une fenêtre avec ma lame. Je me jetai dedans au moment où la gravité s'inversa de nouveau vers le ciel. Je fus scotché au plafond de l'appartement... Je réussis à ouvrir la porte.
La gravité se renversa et je descendis un escalier en suivant le mur... Finalement, j'arrivai devant la porte d'entrée. Elle donnait sur une immense rue. La gravité se renversa a nouveau, et je fus projeté dans la rue, jusqu'à me trouver hors de l'effet de champ de ce truc.
"Wow!, j'aimerais pas recommencer ça tous les jours!"
Je repartis vers le centre.
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Espéranza :
Kallisto marche devant moi, silencieuse. Elle a peur. La rue est silencieuse, et ça ne lui paraît pas naturel.
- S'il n'y a pas de bruit, c'est parce que nous sommes loin des autres. Lui dis-je.
Elle se retourne et sourit.
- Je sais.
Nous continuons à avancer et arrivons sur une place. Nous la traversons, essayons d'atteindre l'autre côté. Mais plus nous avançons, plus la ruelle d'en face recule. La place s'allonge autour de nous, s'étend, s'étire. Kallisto, affolée, tente de repartir en arrière. Mais la ruelle de derrière recule. Nous sommes maintenant isolées sur une place immense qui s'allonge au fur et à mesure que nous cherchons à en sortir.
Je retiens Kallisto par le bras avant qu'elle ne panique.
- Viens.
Je tends la main vers le sol. Un trou se creuse, grandis. Nous nous enfonçons dans le tunnel ainsi formé, et nous éloignons de la place.
- Où allons-nous, Espéranza ?
- Nous remontons vers le centre, comme ton amie Tchoucky l'a demandé.
- Mais... Ce tunnel est si étroit.
- Tu n'as aucune raison logique de t'inquiéter. Je sais le chemin.
- Pourquoi es-tu si froide, Espéranza ?
- Froide ? Je n'en ai pas conscience.
Je remonte la main vers le haut et crée une ouverture au dessus de nos tête.
- Tu vas continuer seule, à présent.
- Pardon ?
- Tu vas remonter en surface. Je m'arrangerai pour brouiller ta fréquence et Ido ne te sentira pas venir. Et moi je vais m'éloigner, pour le tromper.
- Mais...
- Fais-le. C'est ainsi qu'il faut faire.
Elle hésite, puis remonte par l'ouverture. Je m'éloigne en réfléchissant à la manière de brouiller Ido.
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Malik :
Je marchai dans le dôme quand une silhouette apparut. Je la reconnut aussitôt : celle d'Ido. Il fit un geste et d'un coup, il lança une boule de feu ou je ne sais quoi et elle s'embrasa à côté de moi, projetant mon ombre sur le sol.
-IMBECILE, criai-je, TU ME FAIT DE LA LUMIERE, AINSI, JE TE VOIX MIEUX...
Mon souffle fut coupé quand j'aperçu mon ombre se lever et s'avancer dangereusement vers moi.
-Haheuuuuuuu!!! Oula, si Ido est capable de trucs dans ce genre, on va pas s'en sortir.
Je pointai mon bâton vers l'ombre et j'envoya un éclair. Il passa au travers et s'écrasa contre un mur. Cet acte laissa mon ombre indifférente.Elle n'avait rien, contrairement à moi qui était plié en deux, une grosse tache noire sur mon ventre: j'avais reçu la douleur et la souffrance de mon ombre à sa place.
Elle en tout cas, ne se privait pas de cet avantage: elle me donnait des coups comme c'était pas permis.
Pendant ce temps, Dadmax, voyant que j'était en difficulté, s'approcha de moi et de mon ombre en furie, il tendit le bras et, une lumière extrêmement puissante jaillit de son brassard, faisant disparaître mon ombre. Je me tournai vers lui.
- Merci, murmurais-je, haletant et souffrant comme un martyr.
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Ayoju :
Je courais depuis une dizaine de minutes, l'intérieur du dôme contrastait énormément avec le reste du territoire: Tout était en parfait état ! Je parcourait une ruelle étroite depuis le début quand soudain, elle s'élargit. Plus large, mais toujours aussi longue : Je ne voyais qu'un petit point lumineux au bout !
Sans quitter le bout de la rue des yeux, je me mis à courir. Très vite je me rendit compte que quelque chose clochait. Ca faisait 5 bonnes minutes que je courais à pleine vitesse et le bout de la rue semblait toujours aussi loin. Pris soudain d'un doute affreux, je décidai de me retourner.... pour voir l'endroit où la rue s'était élargie. Je n'avais pas bougé d'un centimètre ! J'étais complètement déboussolé. Une voix se fit entendre le ton ironique:
- Tu ne sortiras jamais de cette rue !
Je réfléchis deux secondes et souris. Je répondis à Ido, car c'était bien lui:
- Tu as oublié un petit détail Ido !
Et je me téléportai tout simplement à l'entrée du dôme. J'avais échappé au piège d'Ido !
Alors que je prenait un autre chemin, je vis devant moi une vision de cauchemar : Vivi, semblant sur le point d'être aspirée par un trou noir ! Je ne réfléchis même pas aux risques, je me téléportai jusqu'à côté de Vivi, la pris dans mes bras et me téléportai à nouveau hors de danger. Tout cela en moins de 5 secondes !
- Merci ! me dit-elle.
- N'en parlons plus ! lui répondis-je.
Cette fois-ci, se serait avec Vivi que j'irais faire un coucou à Ido !
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Sebrich :
Je courais, inexorablement vers le centre. Personnellement, je trouvais que c’était une bonne idée de se séparer. Car, je pense que si on reste ensemble, Ido n’aurait qu’à faire tomber un immeuble sur notre tronche pour en finir.
Mais, une chose me torturais depuis le début : Quels pouvoirs avait Ido ? Pouvoir de création, ou de destruction ? De disparition ? Et puis m****, je verrai bien en temps voulu. C’est pas la peine de me faire du mouron pour ça.

A mesure que j’avançais, j’avais comme une impression de lourdeur. Mais après quelques minutes, je commençais à m’affoler vu que j’avais de plus en plus de mal à soulever mes pieds. J’eus l’idée alors d’utiliser mes ailes pour me donner un peu moins de poids, mais rien qu’en les soulevant, je sentis qu’ils faisaient à mon humble avis 50 kilos.... chacun.
Maintenant, j’était à genoux, empêchant ma tête d’aller faire un bonjour au sol. J’entendis alors un rire, un rire qui me donnait plus envie de trembler que de sourire.
-Et bien, je crois que j’ai la réponse à ma question, fis-je pour moi-même.
Le bâtiment qui était le plus près de moi se mis à s’écrouler sur lui même. Je le vis alors, droit devant moi, avançant aussi sereinement qu’il était possible, et peu être même un peu plus.
-Alors, fit-il tout sourire. Qu’est ce que ça fait d’avoir l’impression de peser 400 kilos ?
-Ca me donne l’impression d’avoir les genoux enflés.
-A ce que je voit, on a de l’humour, répliqua-t-il en rendant son sourire moins grand.
On se contempla 15 secondes.
-Je te propose un marché, dit-il en reculant. Tu arrives jusqu’à moi, et je remettrais la gravité à son attraction normale. Sinon, je l’augmenterai encore jusqu’à ce que ton cerveau soit trop lourd pour ta boite crânienne, et s’écrase sur le sol. Alors, qu’en dis tu ?
Pour toute réponse, je me remit debout.
-Aah, c’est très bien d’avoir su se relever, mais sauras tu avancer tes pieds sans trébucher ?
A mesure qu’il parlait, j’avançais résolument. Il était quand même à 10 mètres.
-Allez, allez. Ne me dis pas que tu est déjà fatigué ? ricana-t-il quand je mit un genoux à terre a environ 6 mètres de lui. Bon, pour te donner du courage, je vais un peu augmenter la pesanteur.
J’eus comme un choc.
-Oh pardon, je me suis un peu précipité, maintenant tu fais pas loin de 600 kilos. Bon, ben je crois que tu ne saura plus te ......
Malgré cela, je relevai mon genoux, et continuai à avancer. Plus j’avançais, plus j’allais vite. A 4 mètres, j’allais comme si je courais. Je sortit précipitamment mon sabre de son fourreau, et courus jusqu’à Ido en criant.
Quand je fus à 1 mètre de lui, j’abatis mon sabre en gueulant :
-MEURS ! ! !
Je trébuchai, après avoir frappé dans le vide.
-Mmmh, impressionnant, dit la voix d’Ido dans mon dos. Comment as tu fais cela ?
-Quand on a vraiment envie de tuer quelqu’un et que l’on haït, haletais-je, on peut faire preuve de choses incroyables. De plus, le personnage que je suis est très fort.
-Très bien. Un marché est un marché. Je ne te tuerais pas... enfin, pour l’instant.
Je sentis comme une présence qui ne fut plus là. Je restais 2 minutes à terre, reprenant des forces, puis me relevai assez facilement avec une force d’attraction normale, pour reprendre ma route vers le centre.
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Tchoucky :
Toujours à reculons, je cours dans la ruelle et je sens que j'atteint mon but. Lys est toujours quelque part tout près de moi, mais Vivi a été retardée, elle est avec Ayoju, quelque part... Ce sont Malik et Dadmax, qui sont les plus proches. Je sort de la ruelle et me retourne.
Je suis devant la sphère noire, qui illumine les murs bleus de la ville d'une lumière d'éclipse. Je vois sa silhouette, grande et mince, massive, debout devant moi. Il m'attend, sa faux à la main. Plus le temps d'attendre. Cette fois, je ne peux pas me permettre de le rater.
MEURS !
Mon attaque mentale s'enfonce en lui, balayant tout sur son passage. Mais avant que j'ai pu atteindre le cœur de son âme, une violente douleur me prend aux tempes. Je n'ai que le temps de fermer mon esprit avant que toute l'énergie destructrice que j'ai lancée ne me revienne en pleine face.
Je me sens soulevée du sol par une force invisible, et me retrouve suspendue, à mis chemin entre la terre et le ciel, incapable de bouger bras et jambes. Ido relève la tête vers moi et sourit.
- Trop tard, gamine ! Il ne fallait pas rater ton coup, la première fois. Depuis, j'ai pu apprendre à te contrer.
Lysander vient de surgir d'une ruelle. Il se précipite vers nous. D'un geste désinvolte, Ido tend le bras vers lui. Le sol se met à reculer sous les pieds de notre Jedi, qui court en vain, sans parvenir à nous rejoindre.
Une intense lumière nous inonde. Dadmax vient d'arriver, Malik sur ses talons. Aussitôt, des créatures humanoïdes formées de boue jaillissent du sol pour l'affronter. Kallisto, surgissant de derrière un immeuble, bondit devant eux pour leur prêter main forte. Seule ? Où est Espéranza ? Je sens les autres qui se rapprochent, Pykar, Vivi et Ayoju. Pesme progresse de toit en toit, mais je ne peux l'apercevoir.
De là où je suis, je vois toute la ville, et au loin, l'horizon, un petit liseré de rouge y transparaît. L'aube...
Ido tourne la tête vers moi. Nous devons toujours être télépathiquement liés, il semble qu'il ait entendu ma pensée. Un imperceptible changement se fait en lui. D'hilare, son visage devient dur. Il empoigne le manche de sa faux.
- Bon. On s'est assez amusés comme ça.
Je comprends soudain. L'aube. Son pouvoir est fondé sur l'ombre. Il ne doit pas être aussi puissant en plein jour. Sans rompre le lien entre son esprit et le mien, je recule en moi, et lance un message suffisamment court pour qu'il ne puisse pas l'intercepter.
Résistez ! Résistez jusqu'à ce que le jour se lève !
Je peux encore percevoir un peu ses pensées. Il attend que Pesme soit là, pour nous achever l'un après l'autre devant lui, et moi en dernier. Il ne veut pas le tuer, il veut le faire souffrir. Souffrir atrocement...
Je m'agite en vain, dans ma bulle antigravitationnelle. Je rage. Je suis impuissante. Je ne peux rien faire.

Chapitre 19 : Le jour se lève.
Lysander :
Il est là. Au début, je pensais qu'il me regardait, mais en fait son attention est focalisée sur Tchoucky. Elle semble être enfermée dans un cocon invisible. Je m'élance dans sa direction, je ne peux pas la laisser dans cet état. Je fonce droit en direction de Tchoucky, mais quelque chose cloche : le sol bouge comme s’il était vivant. Plus j'avance, plus il recule, comme si j'étais sur un immense tapis roulant. Je perçois que les autres sont déjà là. En même temps, j'intercepte le message de Tchoucky. Il faut donc retarder Ido le plus longtemps possible... Pour le moment c'est moi qui le suis.

Je fais volte face, cours dans le sens du sol, et m'éloigne de Tchoucly et Ido. Je prends une impulsion et grâce à mes pouvoirs, je me propulse dans les airs. J'oriente ma course en direction de l'immeuble le plus proche, et atterri sur le toit. Je réussi à capter l'attention de Ido en lui envoyant mon sabre. Il l'esquive aisément avec son immense fourche. De retour en ma possession, je me met en position de défense, la lame pointée vers mon ennemi. Son sourire moqueur ne quitte pas son visage. Il commence vraiment à m'agacer, je ne pensai pas devoir m'en servir, mais maintenant je n'ai plus trop le choix . Je pousse l'interrupteur sur la troisième position et une deuxième lame argentée surgit sur le "dessous" du pommeau de mon arme. Même pas impressionné, Ido se précipite sur moi. Il manque de me couper un bras avec sa faux. Il est très rapide. Il fait soudain surgir des monstres. Avec un petit enchaînement, j'en arrive à bout assez rapidement. Il revient à la charge. Je pare son premier coup et tente de le transpercer en faisant pivoter mon sabre de telle façon que la première lame dévie sa faux et que la seconde lui transperce le ventre. Hélas ma lame n'est pas assez longue et s'arrête à quelques centimètres de lui. D'un violent coup de pied, il se dégage et m'envoie contre un muret. Je me ressaisi et fais tournoyer mon sabre qui tourne si vite, que les deux lames ce confondent en une seule. Tout ce qu'on peut voir, c’est une sorte de roue argentée qui tourne devant moi. Ido ne paraît pas inquiet. De ma main libre, je fais léviter des décombres, et les lui lancent à pleine vitesse. Il les évite tous avec sa faux. Je profite de ce moment d'inattention pour fondre sur lui et lui lancer mon sabre. Il tournoi dans les airs à l'horizontale. Ido, trop occupé à dévier les décombres, s'aperçoit trop tard que le projectile étincelant lui fonce dessus ; ce dernier le découpe proprement en deux.

Je n'en reviens pas moi même. J'ai réussi à découper Ido ! Je ressens toujours son attraction sur Tchoucky. Etrange, l'effet de sa prison aurai dû disparaître avec sa mort . Je reprends mon calme, et appelle mon sabre laser à moi. A ce moment précis, le sol bouge. Non c'est une ombre. Je regarde au-dessus de moi et vois Ido qui s'esclaffe. Je comprends... je me suis fait berné ! Il s'est simplement servi d'un clone qu'il avait générer avec son pouvoir sur les ombres. Désemparé, je le vois fondre sur moi. La main tendue, je sens le contact rassurant de mon arme. Pfiou ! Heureusement que j'ai eu le réflexe de la rappeler. Le choc est rude. Je pare sa première attaque et recule. Sa faux revient à la charge, je ne peu que me défendre. Je tente une parade, mais il anticipe. Soudain, je sens mon corps s'élever en l'air. Je n'ai plus prise avec le sol ! Tant bien que mal je tente de me raccrocher à quelque chose. Il en profite pour donner un coup d'une rare violence qui me fait perdre mon sabre des mains qui au lieu de s'envoler, tombe à terre. D'un mouvement de sa faux, Ido l'envoie en direction de mes compagnons. J'espère que ça n'aura blessé personne.
Je suis à plus de cinq mètres du toit de l'immeuble. Je me concentre et canalise mon énergie dans mes mains. Mes doigts crépitent d'une lueur bleue, et je relâche toute cette énergie d'un coup sur mon ennemi. Les éclairs que j'arrive à produire franchissent en un clin d’œil la distance qui nous sépare et viennent s'écraser contre le sombre costume d'Ido. J'ai l'impression qu'il les absorbe sans rien ressentir. Complètement vidé, je sens l'attraction qui reprend un cours normal... Non, pas complètement... Mon corps devient lourd, très lourd ! Le toit de l'immeuble se rapproche à grande vitesse. Je canalise mes dernières force et tente de me créer une sorte de bouclier psychique. Quoiqu'il advienne, je n'arriverai pas à éviter le toit, donc autant rendre l'impact moins douloureux. Je ferme les yeux, le choc est tel que je passe à travers le toit. Mon bouclier à tenu bon. Je n'entends plus rien, résiste et perfore encore un étage. Je n'ai plus aucune notion de distance, et mon bouclier se désagrège. Avec beaucoup d'efforts, j'ouvre les yeux. Ma jambe fait un angle bizarre mais je ne la sent pas. Je souri, finalement je m'en sors pas si mal.... Je lève les yeux sur Ido. Celui-ci fait un grand sourire. Tout en s'élevant par les trous que j'ai personnellement créés, il défonce méticuleusement avec sa faux toute la structure de l'immeuble. Les pierres tombent. Je ferme les yeux. Tout est noir...Je sombre...
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Kallisto :
"Lysander !"
Le cri s'est échappé de nous tous en même temps. L'immeuble s'est effondré sur lui. C'est pas vrai ?! Pourquoi faut-il que Ido soit... Je cours dans sa direction pendant que Malik et Vivi s'activent à faire une armée avec les monstres de boue. Je saute en hauteur et assène un coup de pied retourné à Ido... qui me l'attrape, me saisit ensuite par le cou et me soulève d’une main. Je ne gigote pas pour ne pas aggraver mon cas. De son autre main, il plante ses ongles dans ma joue et ricane :
« Je vais te faire regretter d’avoir fais naître l’Entité... »
Avec une extrême lenteur, Ido enfonce ses ongles et me griffe profondément la joue. Il recommence le même rituel en gardant un rictus sadique. Mon visage se crispe sous la douleur. J’entends vaguement quelqu’un hurler. Ma vue se brouille...Il continue de me labourer le visage...
Espéranza... Da...
« Tu résistes bien... Tant mieux, je peux te faire souffrir plus longtemps, grince Ido. »
Ses ongles continuent de sillonner mon visage. Il me serre en même temps le cou comme pour m’étrangler. Je n'arrive pas à me téléporter... Je ne vois plus rien !
"Tu es bien faible..." J'ai l'impression qu'on me jette à terre. Je sens un pied me taper puis... Du noir...
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Dadmax :
Lorsque Ido relâche Kallisto, je voie nettement les traces sur son visage. Lorsqu'il lui flanque un coup de pied, je vois rouge. Un cri de rage sors de ma bouche. Le terrain, la rue, puis toute l'avenue est inondée de lumière. Je m'élance vers Ido en hurlant ma rage. Des monstres se dressent devant moi mais je leur passe littéralement au travers. Je bondis sur Ido et lui décoche un violent direct en pleine face. Il recule légèrement sous l'impact. J'en profite pour lui placer un coup de pied qui le repousse quelques mètres plus loin. Je me penche sur Kall.

- Kall. Kall tu m'entends?

Je sens qu'elle est presque morte. Mon visage se durcit alors qu'une énergie puissante et connue me parcours. Je me relève et fais face à Ido. Lorsque je m'adresse à lui, ma voix à des accents métalliques :

- Tu n'aurais pas dû t'en prendre à elle.

Ido ouvre de grands yeux.
- Aloth n'était-il pas sensé être disparut ? dit-il avec ironie.
- Aloth est mort. Mais il m'a apparemment laissé un souvenir à retardement.

Je me précipite vers lui. Mon premier coup est fulgurant. Il l'arrête malgré tout et porte lui aussi un coup. Je le détourne difficilement et enchaîne. Le terrain retentit de nos coups et de nos interceptions. Même si pour le moment je tiens le rythme, je sens qu'il est sensiblement plus fort que moi. Je concentre toutes mes pensées sur l'image de Kall, puisant mes pouvoirs dans ma colère.

- Tu fatigues on dirait... fait Ido avec sarcasme.

Soudain il s'empare de mon poing droit et me flanque un coup à l'estomac, puis un aux côtes. Il pivote autour de moi en tenant mon bras et j'entend nettement le craquement lorsqu'il me le brise. Il me frappe à nouveau, cette fois aux jambes, et je tombe à genou. Il m'attrape par les cheveux et me tourne face à mes amis. Il parle calmement :

- Tu m'as amusé. Maintenant regarde une dernière fois tes amis. Je vais te tuer.
- J'suis déjà mort une fois.

Je tend ma main valide derrière moi et je murmure:
- Nuage acide

L'attaque de Kallisto se matérialise dans ma main sous la forme d'une boule verte. Cette boule explose, et Ido me projette au loin en lâchant un chapelet d'injure.
Je m'écroule au sol et reste immobile.
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Malik :
J'avait assisté à la chute de Kallisto et maintenant à celle de Dadmax. Ca ne pouvait plus durer, je m'approchai de Ido et, avec assurance et sérénité, cachant ma peur immense, lui dit:
- Je suis ton prochain adversaire, tiens toi bien.
Ido éclata d'un rire sadique et froid. Il fit léviter des pierres venants de toutes les directions et les assembla pour former un couloir.
- Je suis dedans, retentit la voix d'Ido.
- TU VA VOIR, ENF***, criai-je.
J'entrai en courant dans le couloir et arrivai à une intersection : 4 couloirs partaient vers le nord, le sud, l'est et l'ouest. Je pris celui à l'ouest et abouti au bout du couloir, et STUPEUR : je lévitais avec le couloir. Ido étais en bas. Son ombre devint immense. Je pus le voir faire un geste avec sa faux et son ombre engloutit le couloir et le fit disparaître. J'entamai alors une longue chute suivie d'un crash. Je me relevai et envoya un éclair grâce à mon bâton. Re bellotte : il fit venir des pierres, les assembla et fit s'engouffrer l'éclair dedans qui ressortit par l'entrée et me frappa violemment.
- Ce n'est pas fini, dis-je.
Je fonçai alors sur Ido qui, grâce à un magnifique jeu d'ombres, fit sextupler son ombre. Il en avait six désormais, devenues énormes. J'étais frappé par la peur.
-Tu... ne ... m'auras ... pas avec tes feintes, Ido.
En fait, si. Il m'eut. Il m'entoura de pierres et forma une grande tour autour de moi et la fit s'écrouler. Une fois cela fait, il retira les pierres et les éparpilla.
-Je...... n...ne suis....pas ........mort, murmurai-je.
-Je ne vais pas te tuer.
Voilà, j'était KO à mon tour. Les autres, je compte sur vous.
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Sebrich :
Je regardais Tchoucky dans les airs. Puis mon regard tourna vers l’amas de béton fumant où quelques minutes avant se trouvait un bâtiment où Lysander avait foncé dedans. Puis je déplaçai ma vue en direction de Kallisto évanouie avec Dadmax pas loin. Quand il avait commencé, j’ai été quand même vachement ébloui par la lumière qu’il avait produit. Et après cette rapide vue de la situation, je sortis mon sabre doucement, en disant :
- Bon, a mon tour.
Ma course en direction d’Ido était rapide, et à côté de moi luisait mon katana en fendant l’air. Quand j’arrivai devant Ido, je pensais qu’il aurait au moins un peu de mal à parer mon coup. Mais non, il leva juste sa faux. Mon sabre très coupant percuta son manche en bois qui avait l’air très fragile, mais résista, et fis une sorte de petite poussée qui m’envoya valdinguer quelques mètres plus loin. Je me rétablis dans les airs et atterri.
- Penses-tu pouvoir me battre ?
- Peut-être pas te battre, fis-je en relevant les yeux vers lui, mais au moins t’affaiblir un peu.
Là, il éclata de rire.
- Crois tu qu’un misérable oiseau comme toi réussira à m’affaiblir ?
- Arrête de causer, et bats toi.
Je déployai mes ailes noires de jais, et partis à toute vitesse vers ce personnage qui me riait au nez. Je voulu le pourfendre simplement et proprement, mais sa faux me fit dévier. Mon corps passa à côté, et il me fit un coup de coude dans le ventre. Je finis ma course en traînant par terre. Quand je me relevai, il n’était plus là.
- T’est où sale monstre ?
- Je dirais : derrière toi, fit une voix dans mon dos.
Je n’eue même pas le temps de me retourner que je ressentis une douleur dans les ailes : il me les avait cassé, le salaud !
- Encore, pensais-je, mais qu’est-ce qu’ils ont après mes ailes ?
Je me retournai pour lui envoyer un coup de sabre dans l’épaule, mais il se baissa. Puis avec le paume de sa main, m’envoya dos contre un mur plusieurs mètres plus loin. J’eus le souffle coupé, et je restai assis là, car le temps de retrouver un peu de souffle, 1 demi-heure serait passée.
Et je le regardais, les yeux dans le vague, en train de décimer le reste de mes amis.
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Pykar :
Ido était enfin en vue... Il me faisait face et me regardait avec un sourire narquois.
"Te voilà enfin...
- Alors c'est toi qui t'amuses à me transformer en balle de ping-pong avec les immeubles?
- Ca t'a plu?
- .....(pas de réponse)
- Prépare toi à ta fin..."
Un contre un. Ca semblait équitable. Je chargeai et me préparai à lui donner un coup de lame à la tête...Ma lame fendit l'air...et fit un tour complet. Il avait réussi à baisser la tête avec une célérité impressionnante. Je continuai à essayer de frapper mais il réussissait à esquiver à chaque fois...
"Ah, tu veux jouer à ça?"
Je me reculai alors, pris appui sur le mur et me lançai sur Ido... Bien sûr, il esquiva. Mais en gardant mon élan, je réussis à lui re sauter dessus. Je lui attrapais le bras droit.
"T'as perdu!" fis-je.
Mais soudain, il tourna le bras et me projeta derrière lui sans me lâcher. Je m'écrasai au sol. Puis soudain, il me fit tournoyer en l'air comme dans un lancer de marteau. Quand il me lâcha, je fus éjecté, je passai a travers une fenêtre et m'écrasai dans un appartement avec un CRASH atroce. J'y perdis connaissance.
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Ayoju :
Tchoucky prisonnière, Lysander sous un immeuble, Kallisto et Dadmax KO. Ido prenait un malin plaisir à nous éliminer un par un. Cette situation était intenable. Je fulminai. Moi qui, habituellement, prenais tout à la rigolade, refis connaissance avec un vieux sentiment : la colère. Mais la colère avait du bon. Comme je l'avais vu avec Dadmax, elle pouvait décupler le forces.
Je poussai un cri, ce qui étonna le reste du groupe. Je m'élançai vers Ido. Evidemment, il m'attendait, le sourire aux lèvres. Je le voyais préparer sa faux, croyant se débarrasser rapidement de moi. Mais alors que la lame allait s'abattre sur moi, je me téléportai. Je réapparu juste dans son dos, ma lame caudale prête à frapper. Je contractai ma queue mais, à quelques millimètres de son dos, apparu soudain sa faux, bloquant net mon coup.
- Joli ! Tu as failli me surprendre !
Je me téléportai un seconde fois, évitant de justesse sa contre-attaque. Là, il me chauffait vraiment les oreilles ! Je sortis ma lame énergétique et sauta droit sur lui.
La suite du combat ne fut qu'une successions d'attaques et de parades. Je me téléportai sans arrêt pour éviter ses coups tandis qu'il évitait sans effort apparemment les miens. Ma rage avait beau décupler mes forces, je brûlai mon énergie à la vitesse grand V. Je me retrouva finalement à genoux deux mètres devant lui, haletant, tentant désespérément de me relever. Mais rien à faire, je ne pouvais plus bouger. Ido se rapprocha lentement de moi, savourant ce moment.
- Déjà fatigué Ayoju ? lança-t-il. Je me suis à peine échauffé !
Il étais maintenant juste à coté de moi. Il leva sa faux, la lame bien alignée au-dessus de mon cou.
- Adieu !
Et il abattit sa faux... dans le sol ! Son petit discours m'avait permis de récupérer juste assez pour une dernière téléportation. Mais je n'avais pas pu aller assez loin. Je m'était caché derrière un tas de gravas une dizaine de mètres plus loin, tellement épuisé qu'Ido ne pouvait pas me détecter.
Le round Ayoju VS Ido était fini: J'avais perdu !
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Vivi :
- Ayoju ! Ayoju !
Vivi appelle, entre deux incantations, mais il ne l'écoute pas. Il ne cesse de se téléporter, et se téléporter encore, s'épuisant sans penser plus loin que le bout de ses moustaches.
Tant pis, pas de temps à perdre. Quand Ayoju aura dépensé toute ses réserves, il faudra qu'elle ai créé suffisamment de monstres pour prendre le relais. Elle annone et annone. En relevant la tête, elle croise le regard de Tchoucky dans sa bulle.
Vivi, courage. Le soleil est bientôt levé !
Vivi sent la force de Tchoucky qui l'envahit et la réchauffe, mais ça n'empêche pas le désespoir de pointer.
On y arrivera pas. Il est trop fort.
Il va nous maintenir en vie, Vivi. Il va nous maintenir en vie jusqu'à ce que Pesme arrive, il ne nous tuera que devant lui.
Pesme ? Mais il va être là d'une minute à l'autre.
Pas vraiment. Je lui ai envoyé un message... Heu... Disons qu'il ne va pas me pardonner de sitôt, mais ça va le maintenir un temps sur une mauvaise route.

Une pointe d'inquiétude se fait entendre dans la pensée de Tchoucky, et Vivi ne peut s'empêcher de rire intérieurement.
"Ah, ces deux-là, quelle paire !"
J'AI ENTENDU CA, VIVI !!!!
Avant que Vivi n’ai pu répliquer, Ayoju réapparaît non loin d'elle. Il est épuisé.
"A moi"
En vrac, elle précipite sur Ido tout ce qu'elle a eu le temps de créer. Méga tanks, Pieuvres, Krabes. Elle ne quitte pas du regard Tchoucky, toujours suspendue entre ciel et terre.
"S'il ne peux nous tuer tous, il se contentera d'elle. il faut la sortir de là. Il faut déconcentrer Ido, le temps de la libérer"
Elle sait ce qu'elle doit faire, mais c'est de loin l'idée la plus folle et la plus idiote qu'elle ait jamais eu. Elle se précipite sur Ido, lui saisi tles bras. Surpris par la stupidité de l'attaque, le démon ne prend pas le temps de se défendre. Les mains autour des poignets du monstre, Vivi prononce alors la formule du sommeil qui répare. Les yeux d'Ido se voilent quelques secondes. Un bruit de chute. Tchoucky vient de retomber sur le sol. Vivi se précipite sur elle, la relève et l'entraîne loin du combat.
- Très ingénieux, Vivi, mais tu viens de me donner des forces en plus dit Ido.
Il lève sa faux, et en quelques seconde, l'armée des monstres alliée est décimée. Ido rit, rit au milieux du carnage. C'est alors que la douce lueur orangée du soleil se répend sur la ville, faisant scintiller la faux, et les carcasse de monstres détruits.
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ChaoticPesme :
Une lumière plus intense parvenait enfin jusqu'à mes yeux, ainsi dans ce territoire, la nuit et le jour était géré presque comme sur Terre. Ce qui m'amenai à me poser une question : pourquoi tout ce que créait XANA ressemblait plus ou moins à ce que l'on pouvait voir dans le monde réel... est-ce qu'il avait l'intention d'y venir lui même, si son désir de domination pouvait devenir une réalité ? Ou, faisait-il cela simplement pour nous montrer qu'il connaissait beaucoup mieux notre monde qu'on aurait pu l'imaginer ?
J'étais arrivé plus tôt sur le terrain du combat, ma méthode de déplacement était très rapide. Mais je reçu un peu plus tôt un message mental de Tchoucky (semblait-il), m'appellant à l'aide à environ 500 mètres du combat. Bien que rien ne prouvait maintenant que ça n'aurait pas pu être un traquenard de Ido, j'y suis tout même allé... et évidemment, je n'ai trouvé sur place qu'un bâtiment à moitié délabré. Ca ne pouvait être que lui qui m'avait envoyé ce message, voulant jouer avec moi avant même que je ne sois sur place. J'avais ainsi perdu de précieuses minutes qui auraient pu être fatales pour mes amis. Comment est-ce que je pouvais me laisser berner aussi facilement ? J'accélérais mes sauts de toits, et j'arrivais enfin au milieu de l'arène ouverte.
Comme je m'y attendais, il m’attendait, portant fièrement une faux sur son épaule. J'observais les alentours, je ne voyais pas Lysander ni Malik. Dadmax, Pykar et Kallisto étaient à terre, Ayoju n'était pas tellement blessé, mais il ne tenait plus debout. Puis je vis de l'autre côté de la bataille, à l'abri des regards des autres, Vivi qui emmenait Tchoucky au loin. Ses mouvements étaient peu sûr, elle semblait étrangement ankylosée.
Ce monstre avait osé toucher à elle, il allait le payer cher... très cher !
Je sortis une lame de ma main qui se mit à prendre une couleur rouge écarlate. Elle s'allongea lentement pour devenir une large épée. Je refis rapidement la même technique avec mon autre main...
- Bloody Swords !
Je fonçais enfin sur lui sans me poser de questions, la rage au ventre. Au niveau de la vitesse nous étions presque à égalité, mais il semblait à chaque fois anticiper un quart de seconde à l'avance chacun de mes coups, lui donnant toujours un léger avantage. Quand il eut suffisamment de temps pour riposter, il me taillada littéralement la joue droite de son instrument de mort, je pus cette fois lui rendre la monnaie de sa pièce en lui assénant une double entaille en pleine figure. Pour la première fois, je l'entendis crier de douleur en face de moi, mais ses blessures se cicatrisèrent dans l'instant, aussi rapidement que je les avais faites. Nous continuâmes notre combat acharné, alors qu'il prenait peu à peu le dessus sur moi, ma rapidité ne pouvant plus me sauver de tous ses coups, face à toute la haine qu'il arrivait à déployer en combat. Au bout d'un moment, le soleil commença à vraiment pointer son nez, il déclara alors :
Tu t'es vraiment rouillé sans moi... il est temps d'arrêter de jouer !
Je me sentis soudain défaillir, il me souleva à l'aide de ses pouvoirs à 1 mètre du sol, puis me projeta contre un mur, qui ne se brisa pas. Il me martela alors à distance plusieurs fois dessus, jusqu'à ce qu'il cède sous les coups répétés de mon propre corps. Il lâcha son emprise, non sans m'avoir relevé d'une dizaine de mètres, pour me laisser m'écraser le sol rocailleux. Je refis le tour du champ de bataille de ma vue troublée... c'était fini... il avait gagné.
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Tchoucky :
En dépit de la sensation d'ankylosement que m'a laissée mon immobilisation forcée, je suis intacte. Et je suis la seule, d'ailleurs. Vivi est épuisée par la création des monstres, Ayoju par ses téléportations, les autres sont tous blessés, et Lys gît, quelque part sous les décombres. Seule certitude, nous sommes encore tous en vie. Et le jour se lève. Avec lui Ido va devenir vulnérable, je le sais.
C'est alors qu'une silhouette noire bondit dans l'arène. Pesme ! Déjà ? Son regard balaie le champs de bataille et son expression prend un air d'intense fureur .
Deux longues lames apparaissent dans ses mains et il se précipite vers le démon à la faux. Je hurle. Le sommeil qui répare de Vivi a donné à Ido de nouvelles forces. Mais Pesme n'entend pas. Le duel se passe à une telle vitesse que j'ai de la peine à le suivre en visuel. Je l'entend surtout mentalement. Ido panique, il n'en montre rien à Pesme, mais il panique. Son pouvoir disparaît au fur et à mesure que la lumière crois.
Il va tous nous achever, sans plus rechercher ni subtilité, ni amusement. il va nous abattre avant de nous laisser reprendre des forces. Et nous sommes trop vulnérables pour nous défendre.
- On doit se replier, maintenant !
- Se replier ? Me réponds Vivi d'un ton épuisé.
Je me précipite vers les ruines sous lesquelles j'ai vu Lysander disparaître. Mais un bruit de choc m'interrompt. Ido vient d'envoyer Pesme valdinguer au loin. Mon Dieu, pourvu que... Non, Pesme se relève, amoché, mais vivant, et capable de tenir sur ses jambes.
Bon, du calme, ma fille. Priorité à Lys, qui est toujours sous les décombres.
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Ido :
Je fis disparaître ma faux de mes mains. Il était temps que j'y mette fin, je me sentis faiblir au fur et à mesure que ce maudit astre artificiel se levait. XANA ne m'a jamais fait confiance, c'était un moyen de précaution pour être sûr que je ne me rebellerais jamais. Mais ce n’était bien qu’un maigre prix à payer, comparé à ce qu’il m’avait donné, en plus de ma vengeance.
Je n'aurais pas cru que je doive arrêter si tôt ce combat dans lequel je ne m'étais pas amusé autant depuis que j'avais combattu Aloth, enfermé dans cette carcasse qui me servait d’hôte. J'ai tout de même été bien déçu par Pesme. Alors comme ça, c'était tout ce qu'il pouvait déployer quand je n'étais pas dans sa tête pour lui donner ce qui lui faisait sa force... Ca me fait presque de la peine de le voir aussi minable, arrivant à peine à tenir debout à la fin de notre petit échauffement. Je me demandai où sa petite amie, ainsi que la fille aux allures de sorcière, pouvaient bien avoir disparus, mais de toute façon elles ne représentaient plus une menace. C'est dommage, j'aurais bien voulu remercier cette dernière, pour cette énergie qu'elle m'avait offerte sans le savoir.
Un tableau des plus enchanteurs se dressait devant moi : voir ainsi tout ces adversaires hors de combat, incapables de lever le petit doigt, à la merci de mon moindre caprice. Mais je commençais à ressentir le contact désagréable de cette lumière orangée dans mon dos, il valait mieux que j'en finisse maintenant. Tant pis pour mes humeurs et mon désir de faire souffrir, je me devais d'offrir leurs données à XANA au plus vite. Je pourrais toujours les tourmenter autant que je le voudrais après...
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ChaoticPesme :
Ce combat avait duré une éternité... Je me relevai en faisant une grimace de douleur, contemplant d'un oeil trouble le désastre : Sebrich était adossé contre un mur, les ailes brisées, inutilisables ; Kallisto était étendue sur le sol, le visage couvert de balafres. Elle avait souffert plus que les autres, suite à une crise de sadisme aiguë qu'avait eu Ido. Lys se trouvait sans doute entre la vie et la mort, la moitié d'un bâtiment s'était effondrée sur sa tête. Les armées de créatures virtuelles formées par Vivi et Malik avaient été balayées avec plaisir par le monstre ; Dadmax avait l'air de s'être battu comme un lion jusqu'à la dernière seconde, mais il était aussi amoché que beaucoup d'autres. Ayoju n'était pas blessé, mais il avait abusé de son pouvoir de téléportation en esquivant coup sur coup les attaques de Ido, il tenait encore debout, mais il n'avait presque plus d'énergie. Quand à Tchoucky, elle était maintenant hors de ma vue, emmenée difficilement par Vivi... une constatation qui m'aurait bien réjouis si la situation n'était pas aussi désespérée...
Mais où était donc passée cette Entité qui était sensée veiller sur notre espoir dans les moments les plus difficiles, où est-ce qu'elle était alors nous avions tous besoin d'elle, pourquoi elle n'était pas là ?!
Après notre bataille, le terrain ressemblait à un grand champ de ruines, là où se trouvait encore des bâtiments en bon état.
J'aperçus au loin, Tchoucky qui se précipita vers les décombres sous lesquels devait se trouver Lysander. Personne d'autre n'avait plus, ni la volonté, ni la force de combattre... notre sort semblait être réglé...
J'avais pourtant observé une chose étrange : plus le soleil se levait, plus l'aura de combat de Ido faiblissait... serait-ce possible qu'un être aussi puissant, n'ait que pour seule faiblesse la lumière, même artificielle, du soleil, tel le vampire que j'avais été la première fois sur Lyoko ? Alors tant pis, je me risquai. Nous n'avions plus rien à perdre...il fallait que je tente le coup... Je m'avançai vers le monstre en boitant, qui esquissait un rictus sadique, satisfait de voir notre écrasante défaite. Je reçus soudain un message mental qui était empli de panique, Tchoucky.
Ne fait rien d’irréfléchi, on a plus aucune chance !
Je sais Tchoucky, je sais...
Je me trouvais encore à 3 mètres de lui, m'avançant très lentement.
- Alors... tu as gagné, Ido !
- Merci de t'en être rendu compte, j'ai pris beaucoup de plaisir à vous battre, mais tout amusement a une fin !
Ca commençait bien, il fallait que je monopolise toute son attention.
- Et qu'est... ce que tu comptes faire ensuite ?
- Vos données personnelles que je recueillerais viendront compléter l'immense base de données de XANA. Grâce à vous, il pourra envahir en un rien de temps, envahir tous les réseaux de votre monde, sans difficultés !
- Alors c'est vrai, tu es devenu l'esclave de XANA, disais-je en me rapprochant toujours, celui qui exécute ses quatre volontés sans rechigner !
- C'est tout à fait ça ! Il m'a redonné la vie, la possibilité de me venger, des créatures virtuelles à gouverner comme j'en ai envie et un terrain de chasse ! Tout ce que je peux désirer, il me l'a offert !
- Et quand il n'aura plus du tout besoin de toi, tu crois qu'il te gardera encore longtemps ?!
- Qu'est ce que j'en ai à faire ! J'ai déjà réalisé tout ce que je voulais, je ne suis plus enfermé dans cette carcasse qui est la tienne, si je disparais, ça aura était un plaisir d'avoir servi celui qui dominera le monde...
Lorsque je m'approchai suffisamment près de lui, il me saisit de sa puissante main pour le cou et me souleva à quelques centimètres du sol.
- Il me reste encore à m'occuper de tes amis après toi, j'espère que tu t'es préparé à souffrir, ça va être très lent et douloureux...
- Pas... autant que ce que toi... tu vas subir !!
Il me lâcha immédiatement, me laissant retomber lourdement. Je venais de lui planter une lame dans son armure. Ayant attiré toute son attention, il ne s'était douté de rien. Cette lame spéciale avait la capacité d’absorber en elle une très grosse quantité d'énergie une fois plantée. Il essaya de la retirer, mais elle restait désespérément en place. Pour la première fois depuis qu'il était remonté des tréfonds de ma personnalité, je sentais la panique s'emparer de lui... Mais cette lame ne ressortirait pas avant d'avoir absorbé toute sa vie. La faiblesse face à la lumière du jour l'empêchait de se libérer de mon piège. C'était mieux que tout ce que j'avais pu espérer.
- Je peux encore te faire ent... entendre raison. Si tu voulais nous aider à...
- Tu connais déjà ma réponse... je l'ai déjà dit, je n'ai pas de regrets, juste un espoir : celui que XANA vous tuera tous dans les pires souffrances... à ma place... Je te hanterais jusqu'à... ton... dernier... souffle... Pesme...
Il devint plus translucide que la mer des tropiques, pour finir par disparaître sans presque laisser de traces, si ce n'est une sorte de plaque magnétique... la lame resta pendant quelques instants en lévitation, puis retomba en résonnant sur le sol bétonné.
- Adieu Ido, et cette fois, pour de bon...
Je ne sombrai pas dans l’inconscience, mais mes jambes ne purent pas me maintenir debout une seconde de plus. J'étais épuisé, vidé, arracé, mais quelque part, soulagé. J'aperçus vaguement Dadmax se pencher au dessus de moi, mais je n'avais plus la force de remuer les lèvres.
- Pesme, ça va ?!

Chapitre 20 : La fin du 5e territoire.
Vivi :
Ca n'a duré que quelques secondes. Un bref, très bref instant de paix, suffisamment long pour que Tchoucky achève d'extraire Lys des éboulis sous lesquels il est coincé. Suffisamment long pour permettre à Dadmax de se traîner jusqu'à Pesme et l'aider à se relever. Pas assez longtemps pour permettre à Tchoucky de demander s'il va bien.
Ca a été imperceptible, d'abord. Comme le bruit lointain d'un éboulis. Qui devient peu a peu une certitude, une sensation glacée. Tchoucky, qui vient de ranimer Lys, relève les yeux.
-Vivi, qu'est-ce qu'il y a !
Prise d'une intense douleur, la jeune fille porte la main à ses tempes.
- Ca s'effondre ! Tout s'effondre !
Malik, au loin vient de tendre le bras.
- Regardez !
Derrière eux, la sphère noire s'est mise à luire de rouge.
- Ca va imploser, crie Vivi. Le territoire va imploser.
- Logique, répond Tchoucky. Ido en était le cœur...
- Logique ? répète Vivi. C'est tout ce que tu trouves à dire ?
Mais la jeune femme aux écailles bleue ne répond pas. Elle lance un appel mental.
Tous à la sphère, immédiatement ! Que ceux qui sont capables de marcher portent les autres.
- A la sphère ? Hurle Pykar. Elle va exploser d'une minute à l'autre !
- C'est la seule porte de sortie ! Il faut l'atteindre avant qu'elle soit détruite. Dadmax, je te charge de ramener tout le monde dans le Lyoko normal. Vivi, soutient Lysander.
- Quoi ? Où tu vas ?
- Il faut bien que quelqu'un ramène Espéranza, non ? Je suis la seule encore capable de courir !
______________
Dadmax :
Tchoucky s’éloigne. Ramener tout le monde. Elle en a de bonnes elle. J'ai déjà du mal à marcher.

- Ayoju, Vivi, aidez Lys.

Tout en soutenant Pesme, je me penche et attrape le bras de Kall. Je la hisse difficilement et la cale sur mes épaules en utilisant mon bras cassé pour la maintenir. Ce qui me vaut une décharge de douleur. Quel est l'abruti a dit qu'on ne ressentait rien sur Lyoko?
Je jette un regard vers les autres. Vivi et Ayoju portent Lys, aidés par Malik qui est à peu près, à part mon bras cassé, dans le même état que moi. Je marche aussi vite que je le peux en boitant. Pesme reprend des forces plus vite que moi et à mi-chemin, c'est lui qui me soutient. Malik s'adresse à nous tous d'une voix presque paniquée :

- On aura pas le temps!
- Prends ma place, ordonne Vivi.

Elle se dresse et murmure une incantation. J'ignore ce qu'elle fait, mais le globe paraît un peu moins instable.

- Ca va nous donner quelques minutes de plus, dit-elle.

Nous y sommes presque. Plus qu'une dizaine de mètres. Le sol tremble de plus en plus. Nous traversons et nous nous retrouvons entourés d'écrans, comme dans une tour. Je m'approche d'un écran et pose ma main. Le programme m'identifie et je tape le code. Je vais l'activer lorsque Pesme s'exclame:
- Hey! On attend Tchoucky!

Je me tourne vers lui et lui lance un regard grave.
- Désolé Pesme, elle m'a ordonné de nous ramener, et je vais suivre son ordre.
Il fait volte face pour sortir.
- Tu es trop faible Pesme. Tu ne ferais que la retarder. Je vais laisser le passage ouvert derrière nous. A présent, elle ne peux plus compter que sur elle.

Il fronce les sourcils. J'active le programme, le verrouille pour qu'il reste ouvert. Un trou dans le vide se forme. Je m'approche de Pesme, comme pour le convaincre...et le pousse à travers le passage. Il bascule dedans et disparaît. Tous les autres me regardent scandalisés.
- Franchement, vous croyez qu'on l'aurait convaincus?

Ayoju esquisse un sourire dépourvu de joie et traverse à son tour, suivis de Malik avec Lys. Je fais glisser doucement Kall par le trou.
'A moi.'
Avant de passer, je regarde derrière nous.
'Où es-tu Tchoucky?'
J'hésite un instant, croisant le regard de Vivi qui elle non plus n'a pas encore traversé, puis je lui prend fermement la main et plonge dans le globe.
Tout devient blanc pendant quelques secondes, puis le décor redevient visible. Nous sommes dans une tour, une tour de Lyoko! Je souris malgré moi.
'On a réussi.'
Je me sens envahi d'une intense lassitude, comme si tous ces combats, ces courses, m'envoyaient un contre-coup de fou. Malgré mon inquiétude pour Tchoucky, je ne peux m'empêcher de sombrer dans l'inconscience.
________________
Tchoucky :
Je ne sens pas sa présence. Bon sang, je suis incapable de sentir sa présence. Elle n'est pas humaine. Je ne peux pas sentir sa présence. Je n'ai qu'un moyen de la retrouver, c'est de retourner à l'endroit où elle a laissé Kallisto. Les murs autours de moi se fissurent et s'effondrent. Des crevasses se creusent dans le sol. Je bondis entre les fragments du sol encore intacts.
- ESPERANZA !!! EZPERANZA !!!
C'est là, devant moi. Un grand trou dans le sol. Le trou dans lequel elle s'est enfoncée. Il s'éboule, Tant pis.
Je me glisse à l'intérieur et tousse. La poussière me prends là la gorge.
- Espéranz... Theu ! Theu ! Ezpéranza !
Je cours dans ce tunnel obscur étroit.
Elle est là. Devant moi. Immobile comme une statue.
- Espéranza, viens. On s'en va !
Je l'empoigne par le poignet, et l'entraîne.
Elle me suit docilement, sans dire un mot. Sortir d'ici, vite. SORTIR D'ICI !
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ChaoticPesme :
Je me relevai encore difficilement. Nous étions sur une plaine aride, une tempête de sable était visible dans le lointain. Nous étions à nouveau sur Lyoko, dans un territoire que l'on commençait à bien connaître. A priori, s'en était fini des trop mauvaises surprises de Ido, c'était à nouveau bien à XANA que nous allions devoir faire face.
Ido... j'avais oublié pendant un instant la situation de crise qui s'était déclarée presque tout se suite après sa disparition. Il était le 5ème territoire, il ne faisait qu'un avec lui. Dès qu'il eu rendu l'âme, l'immense cité était devenue instable sur le plan structurel. J'avais à moitié raison, la sphère noire qui se trouvait en son centre n'était pas XANA. Mais le cœur de Ido qui était aussi le noyau de commande du territoire, ce qui lui permettait d'exister. Mais maintenant, qu'allait-il arriver ?
A deux mètres au-dessus de moi, j'observais un trou noir de 8 mètres de diamètre, par lequel Dadmax m'avait poussé. Je le voyais se refermer à vue d’œil. Chaque secondes qui passaient réduisait les chances de ceux qui restaient de pouvoir sortir. C'est quand j'observais enfin, mes compagnons autour de moi que je fus pris d'une soudaine panique : Ayoju, Kall, Lys, Dadmax, Vivi, Sebrich, Malik... Tchoucky manquait à l'appel, mais qu'est-ce que je faisais encore là à attendre qu'elle disparaisse ?!
Je m'apprêtais à sauter dans le trou qui n'en finissait pas de rétrécir, lorsque je sentis deux bras m'enserrer le torse de toutes leurs forces.
- Hé Pesme, on t'a évacué en premier, c'est pas pour que tu y retournes !
- Fiches-moi la paix Malik ! Tu ne me retiendras pas !
J'allais l'entraîner avec moi, lorsqu'un autre de mes compagnons me sauta au cou, essayant par tout le moyens de me retenir.
- Tu devrais écouter ce qu'on te dit, pour une fois ! Si t'y vas, tu ne seras rien d'autre qu'un boulet ! s'écria Ayoju
Voyant que je me débattais toujours, se fut Pykar, qui s'en mêla le dernier. J'étais tout juste trop faible pour pouvoir résister plus d'une minute à une telle pression. Trois de mes amis venaient ainsi de se jeter sur moi pour m'empêcher de risquer une nouvelle fois ma vie pour tenter de sauver celle que j'aimais... Ils me lâchèrent enfin, lorsque je commençai à me fatiguer en tentant de m'opposer à l'inévitable. Je devais la laisser faire ; seule...
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Espéranza :
Tchoucky me tient le poignet et me fait sortir du tunnel. Je ne comprends encore que peu cette motivation de survie... Le Dôme se détruit encore un peu plus. La fumée et la poussière montent vers le ciel devenu gris aux intonations rouge sang. Nous courons, évitons tous les décombres et immeubles sur le point de tomber sur nous. Tchoucky à l'air affolée, apeurée... Je ne comprends pas. Nous nous cognons contre une paroi du Dôme. Je me place devant Tchoucky et murmure :
"Ne pose pas de questions..."
J'avance une main, une boule brillante en sort et s’étale sur la paroi. Elle prends la forme d'une porte blanche aux reflets azur. J'avance et prends Tchoucky par la main. Nous avançons dans la porte. Du blanc... puis l'intérieur calme d'une Tour de Lyoko. La porte disparaît après notre passage. Certains lyokofans nous regardent avec des yeux ahuris... pourquoi donc... Je me détache de Tchoucky et m'agenouille aux côtés de Kallisto.
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Lysander :
Noir, bizarre. On dit toujours que lorsqu'on meurt, on voit défiler sa vie. Hé bien je ne vois rien ... Cette impression de flottement, c'est pas si désagréable. Hooooooooo de la lumière, un ange... Ca doit être le paradis...

Je sens qu'on me porte. Les anges sont vraiment formidables. J'aime les anges...Je ne sais pas combien de temps passe, peu importe.

Le paradis est flou, c'est une certitude. Les paysage défilent sous mes pieds qui traînent. Je ne reconnais rien. Deux anges me portent. Je n'arrive pas ouvrir les yeux plus que ça. Je les referme.

Une sensation apaisante s'empare de moi . Une douce chaleur parcourt mon corps : je suis bien. Je sens que je récupère mes forces. J'ouvre un oeil, puis l'autre. Je suis adossé à l'intérieur d'une tour. Tous les autres sont devant moi et ont l'air d'être plus ou moins en forme. Toujours un peu sonné, je n'arrive pas à formuler une question...Comment est-ce que je suis arrivé ici ? La dernière chose qui me revient en tête ce sont les débris de l'immeuble qui m'ensevelisse. Je me demande pourquoi tout le monde est accroché à Pesme... Soudainement Tchoucky et Espéranza apparaissent de nulle part. Quelle journée ! Je regarde ma jambe, et suis content de voir qu'elle a retrouvé une forme normale. Pas le temps de m’extasier beaucoup plus, quelque chose cloche... des pulsations....
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Pykar :

Je vis Tchoucky et Esperanza apparaître d'une porte venue d'on ne sait où. Bon, voila qui est bien. On profite du passage dans la tour pour se régénérer. Déjà l'état des autres s'amélioraient à vue d’œil.
Si j'avais bien calculé, tout ce qui restait comme gros problèmes, c'était Martin.
Broum broum...
"Hein?"
Broum broum...
"C'est quoi ce..."
BROUM BROUM...
Des pulsations.
Non, finalement, on a DEUX autres problèmes...
"Oh non, mais c'est pas vrai! On peut même pas avoir une seule petite minute de repos bien méritée!!!!!!!"

Chapitre 21 : Xana attaque.
Vivi :
Lysander a repris connaissance. Tchoucky s'est dégagée des bras de ChaoticPesme qui la serrait contre lui à l'étouffer. Malik écoute, inquiet.
- Où ? demande simplement Tchoucky.
Vivi ferme les yeux. Elle ressent les pulsation, sur tout Lyoko.
- Territoire banquise, Tchoucky.
- Bon, dit Sebrich, on s'y rend.
- ON NE BOUGE PAS ! Non mais vous avez vu l'état dans lequel vous êtes, tous ?! On ne sortira pas de cette tour avant que vous soyez tous régénérés.
Ayoju s'est approché du terminal de la tour. Il pianote quelques instants sur le clavier, et se connecte aux principales chaînes de télévision du monde.
- Pour l'instant, rien de changé dans le monde réel.
- Va l'aider, Vivi. Toi aussi Pesme. Essayez de pirater les fichiers de Xana pour connaître sa stratégie, et voyons si on peut le retarder depuis ici.
Vivi s'approche et contemple l'écran par dessus l'épaule d'Ayoju. Elle le guide dans ses manipulations pour percer les mécanismes de Lyoko. La stratégie de Xana fini par s'afficher.
- Il est en train de puiser l'énergie nécessaire pour faire exploser une usine pétrochimique, du côté de Toulouse.
- Vous vous sentez capable de faire en sorte qu'il mette plusieurs heures avant d'avoir l'énergie nécessaire ? Demande Tchoucky.
- On va essayer.
- De toutes façons il n'y a rien d'autre à faire, grogne Pesme en passant en revue l'état des troupes.
Les ailes de Sebrich sont dans un sale état. Dadmax est toujours évanoui. Malik, Pykar et Ayoju semblent avoir repris des forces, mais Lysander émerge seulement. Kallisto guéris petit à petit. Les striures qui couvre son visage blanc et rond s'effacent peu à peu. Non, impossible de se battre pour l'instant.
En combinant leurs efforts, les trois amis parviennent à pénétrer dans le programme de Xana et y implanter un virus.
- Ca devrait tenir quelques heures. Déclare fièrement Ayoju.
- Pourvu que ça suffise, murmure Vivi.
Elle tourne le regard vers les autres, qui se régénèrent lentement. Si lentement.
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ChaoticPesme :
Attendre... toujours attendre... je m'asseyais sur le sol lumineux de la plaque supérieure de la Tour et étendais mes jambes de tout leur long. J'avais envie de crier que nous devrions nous diriger vers cette Tour activée au plus vite et en finir une bonne fois pour toute avec XANA. Nous avions déjà eu une chance inouïe de nous sortir du 5ème territoire après l'écrasante défaite que nous venions d'essuyer. Mais manifestement, tous mes compagnons n'auraient pas été de mon avis, et certains d'entre eux n'auraient même pas été capables de me répondre, plus particulièrement Dadmax, qui "dormait" toujours, d'un sommeil agité.
Je n'avais vraiment rien à faire... Et cette Entité, que Tchoucky avait sans doute sauvée d'une mort certaine (si on pouvait parler de "mort" pour un programme), en valait-elle vraiment la peine ? Ma méfiance naturelle m'empêcher de lui faire confiance. Mais puisque Tchoucky avait risqué sa vie pour la sauver, je lui accordais pour l'instant le bénéfice du doute. Je m'étais allongé au sol, jouant à faire voltiger le plus haut possible, une de mes lames au dessus de ma tête, malgré les conseils de Tchoucky. Au bout de quelques minutes, j'arrêtais ma jonglerie et fis glisser mon chapeau sur mes yeux. Je lançais une dernière fois ma lame qui termina sa course en plein milieu de la cible lumineuse que formaient les cercles concentriques de la planque inférieure.
Et de 10 points ! déclarais-je sans que personne ne comprenne.
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Dadmax :
Je suis réveillé par un bruit plus que désagréable. Celui de mon avant bras, reprenant sa forme habituelle, c'est à dire en alignement avec le reste du bras. J'ouvre doucement les yeux. Deux pensées me viennent immédiatement à l'esprit: "Comment va Kall", puis "Où est Tchoucky ?"
Je jette un regard autour de moi et vois la réponse à une de mes questions. Tchoucky est là, discutant avec Esperanza. Je cherche une réponse à ma deuxième question et vois Kall. Mais, étant mal placé, je ne peux voir son visage. Je prend donc appui sur la paroi de la tour et me redresse. Son visage si beau reprend peu à peu son apparence habituelle.
'Ouf...quelle histoire. Et dire que c'était parti pour être une simple patrouille de routine.'
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Kallisto :
Pendant que Pesme joue aux fléchettes version Lyoko. Pendant que Pykar, Malik et Sebrich inventent de nouvelles blagues, que Dadmax "roupille" en rêvant de je ne sais quoi et que Vivi et Ayoju trafiquent sur le clavier de la Tour... Tchouky pense "avec" Espéranza. A quoi ? Je suis pas télépathe moi ! Mon visage durcit puis reprend sa souplesse d'antan. Moi qui pensait garder une ou deux cicatrices... Enfin bref ! Un bruit et une voix pâteuse me tire de ma réflexion. Dadmax vient "d'émerger" et me regarde. Remarquant l'amélioration de notre état de santé, Tchoucky se lève :
"Bon, maintenant que tous le monde à l'air en forme, partons pour la Tour !"
Quelques grognements retentissent puis tout le monde se lève lentement. Nous descendons chacun notre tour du plateau supérieur et sortons dans le Territoire Forêt. Après un "jogging" de quelques minutes, nous re-rentrons dans une Tour et passons dans le Territoire Banquise, là où la Tour est activée. Un iceberg géant se dessine au loin et la minuscule silhouette d'une Tour au halo rouge aussi.
"Et c'est repartis pour un tour, lance Sebrich.
- Je te le fais pas dire... renchérit Ayoju."
Pesme passe devant et observe l'iceberg :
"Mouais... Je le sens mal là...
- Je ne crois pas que cette Tour soit seule, elle est sûrement gardée, soupire Espéranza".
Sous un signe de Tchoucky, nous reprenons la route.
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Ayoju :
A peine Esperanza avait-elle fini sa phrase qu'un bruit familier me parvint aux oreilles.
- Des bouboules ! annonçais-je aux autres.
On avança un peu et tout le monde pu voir les 6 MégaTanks qui gardaient la tour.
- On se fait une pétanque ? me demanda Sebrich.
- Manque plus qu'un cochonnet, répondis-je. Tu en as un toi ?
Nous nous étions arrêté pour discuter, mais pendant ce temps, le reste du groupe avançait toujours.
- Continuez comme ça, cria Pykar, et on commence la partie sans vous !
Cette remarque nous rappela à la réalité. A un tel point que nous nous retrouvâmes, Sebrich et moi, à courir au devant des MégaTanks, qui nous avaient justement remarqué.
- Que le match commence ! dis-je.
Le MégaTank de tête fut le premier à exploser. Normal, vu qu'il ne s'attendait pas à ce que je cours droit sur lui. Une explosion attira mon attention: Sebrich venait d'en détruire un second. Les autres MégaTanks ne firent pas long feu. Le reste du groupe nous avait rattrapé et s'en était occupé en quelques secondes.
- Déjà ? Je n'ai même pas eu le temps de m'échauffer ! se plaignit Pykar.
Tchoucky, Vivi et Espéranza restèrent perplexes.
- Ce n'est pas dans les habitudes de XANA de laisser aussi peu de monstres, annonça Tchoucky.
- Oui, continua Espéranza. Cela cache certainement quelque chose....
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Lysander :
Le blanc éclatant du territoire de la banquise contraste énormément avec les ténèbres que nous avions affronté il n'y a pas si longtemps. Les Mégatanks arrivent, et tout le monde se prépare. Je m'apprête à dégainer mon sabre, mais ma main ne rencontre que du vent. Depité, je me souviens que je l'ai perdu en combattant Ido, et d'après ce que j'ai écouté le territoire n'existe plus. J'ai l'air malin moi maintenant ! Un jedi sans sabre laser... il faut que ça n'arrive qu’à moi... Je crois que je l'ai pensé un peu trop fort, Tchoucky à un air embarrassé, et je sens une certaine moquerie chez Dadmax même s’ il essai de ne pas la montrer.

Je me concentre et fais apparaître des étincelles du bout de mes doigts. Je réalise seulement que je n'aurai pas besoin de m'en servir : les Mégatanks sont déjà pulvérisés.
Bien que un peu embêté par la perte de mon sabre, je me remis en route avec les autres. Cette petite bataille a redonné un peu confiance à tout le monde, même si toutes les blessure physiques que Ido nous avaient infligé ont disparues. Le goût amer de la défaite me restai encore au travers de la gorge... Non . C'était surtout le fait de ne pas avoir réussi à aider mes amis à un moment aussi critique.

Pykar, en tête de la marche, s'arrête soudainement. A quelques mètres devant lui, un gamin est apparu. Il dégage une aura de haine qui me donne le tournis. Deux silhouettes se distinguent derrière lui. Au fur et à mesure que je tente de dévisager leurs traits, ceux ci se font de plus en plus précis. Stupéfait, j'aperçoit une copie conforme de Dadmax et de moi même aux côtés du sombre inconnu.
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Pykar :
On en avait fini avec ces Mégatanks...
"Ouf! En route pour la tour."
On fonçait un petit peu quand soudain, il apparut :
Les yeux rouges, grand, avec sa cape noire. Je n'avais pas besoin de ne pas l'avoir déjà vu sur Lyoko pour le reconnaître...
Martin...
Martin Leroy...
Il était là, souriant d'un air narquois, et l'air encore plus puissant que jamais.
"Bienvenue, et félicitations pour être allés aussi loin. J'avais peur que les autres vous aient tués et qu'ils me privent du plaisir de le faire moi-même..."
Je pensai qu'on trouverait difficilement plus dur qu'Ido, mais Martin avait l'air lui aussi surpuissant.
"Ok, d'accord..."murmurai-je pour moi-même.
C'est alors que surgirent de derrière lui Dadmax et Lysander...
Je regardai derrière moi, pour voir que Dadmax et Lysander étaient aussi derrière moi.
Je fonçai sur l'autre Dadmax...
...qui se changea immédiatement en une copie conforme de moi-même...
"Oula!"
Je chargeai l'autre moi en espérant que les autres sauraient me reconnaître

Chapitre 22 : Les pouvoirs de Martin
Tchoucky :
Je regarde Martin qui me sourit d'un air goguenard. Malik s'est avancé vers les créatures, qui ont aussitôt pris sa forme. Les autres restent immobiles, interdits. Deux Malik et deux Pykar... Comment les distinguer ?
Les créatures fondent sur nos amis, qui esquivent leurs coups avec peine. Elles sont rapides et fortes. Malik et Pykar ont peur de frapper, ne sachant plus s'ils affrontent l'ennemi ou l'allié.
Je soutient le regard de Martin et lui rend son sourire.
- Que tout le monde ferme les yeux !
En entendant mon ordre, les autres me regardent interdit. Je leur souris.
- Avez-vous confiance en moi ?
- Bien sûr ! réponds un bel ensemble de huit voix.
- Alors fermez les yeux et laissez moi voir pour vous.
Sans plus discuter, il s'exécutent, et je leur envoie à tous ma perception du champ de bataille, et tout ce qui fait la différence entre nos amis, humains, sensibles, nerveux, et ces froides créatures qu'ils affrontent. Guidés par moi, toujours les yeux fermés, ils se déploient autour d'elles.
- Pas toi, Espéranza. Tu restes derrière moi.
- Mais...
- Tu restes ! dis-je fermement.
Tu ne comprends toujours pas. Je t'ai expliqué, pourtant.
Je sais, Espéranza. Mais nous avons fait tout ce chemin pour te donner une vie à toi, ce n'est pas pour que tu la risque inutilement.
Mais je ne cesse de te l'expliquer depuis près d'une heure. Tout ce que je voulais, c'était cesser d'appartenir à Xana, et rejoindre Kallisto. Maintenant, ce que je veux, c'est la protéger.
Et de quelle façon, Espéranza ? En risquant ta vie ? Tu as tout à découvrir. Kallisto a besoin de toi pour bien plus que cela. Elle est à la fois ta mère, ta sœur et ta fille. C'est de ton amour, qu'elle a besoin.
De mon amour...

Je soupire. Je n'ai pas le temps de m'attarder sur ce débat mental qui dure depuis près d'une heure. Je ne partage pas la méfiance de Pesme à l'égard d'Espéranza, mais je dois reconnaître que je le comprends. Comment réagit-on face à l'Inhumanité ? Comment lui explique-t-on ces notions si imparfaites que sont les sentiments ?
Entourées pas nos amis, les créatures polymorphes ont pris l'apparence de Sebrich et d'Ayoju. Le faux Sebrich déploie ses ailes noires et s'échappe de la mêlée en prenant son envol, donnant au passage de grand coup de sabre que Kall et Lys parviennent à esquiver. Ils n'ouvrent toujours pas les yeux. Ils me laissent les guider. Pesme lance une de ses lames dans la direction que je lui ordonne. Le faux Sebrich, touché, vacille et va s'effondrer sur le sol. Cependant, Ayoju affronte son double, lame contre lame. Je dirige Pykar et Malik contre le polymorphe, qui recule imperceptiblement... Change de forme, et prend celle de Pesme.
Je remonte le regard vers Martin.
- Ne me dis pas que tu essayes de me troubler par des méthodes aussi naïves !
Le polymorphe blessé est également en train de se transformer. C'est Vivi, qu'il copie à présent. A genoux, il commence à créer un essaim de frôlion.
- Cette fois, Espéranza, tu peux intervenir. Mais reste à distance. J'aurait du mal à gérer le combat, sinon.
Espéranza lève la main, et les frôlions ennemis se détruisent au fur et à mesure qu'ils approchent de mes compagnons. Le faux Pesme pose des difficultés. Il est puissant, très puissant. Il lance ses lames aussi vite que la pensée. Un instant de distraction de ma part, un seul, et quelqu'un n'aura pas le temps d'esquiver. Il faut que je l'oblige à changer encore de forme.
Je me précipite sur le terrain. Les autres, toujours paupières closes me laissent passer. Je me précipite sur le faux Pesme, qui me regarde venir d'un air un peu interdit. Je souris. En copiant nos pouvoirs, ces choses copient aussi nos faiblesse. Une boule de feu apparaît dans ma main. Bon, il n'est pas question d'hésiter, ce n'est pas lui. Il lui ressemble beaucoup, mais c'est juste une créature de Xana. Mon projectile l'atteint en pleine poitrine. Seigneur, ça m'a quand même fait un coup au cœur ! Je ne vais pas me faire avoir par les pièges stupides de Martin, quand même !
Le polymorphe se métamorphose, il diminue, se couvre d'écailles, de griffes, de long cheveux bleus... En quelques secondes, me voici face à moi-même. Je m'observe... Je suis assez jolie, si ce n'est cette lueur meurtrière, dans mon regard. Une boule de feu apparaît dans ma main ainsi que dans celle de l'autre. Nous restons à nous toiser. Je me connais suffisamment pour savoir qu'elle n'attaquera pas. Elle va attendre que je vienne et profiter de mon attaque pour m'abattre. Et si elle est aussi têtue que moi, elle pourra rester là des heures, sa boule à la main, sans faire le premier pas. Il faut pourtant que je la force à le faire...
Mais il n'y a bien qu'une chose qui pourrait... Et je ne sais pas si j'en suis capable.
Elle me regarde avec ses yeux bleu gris, si semblables aux miens. Elle m'attend. Il faut y aller.
Pesme, je vais faire quelque chose de très bizarre, mais je t'en supplie, fais moi confiance.
Que... Quoi ?

Je concentre mon énergie et me retourne vers Pesme, le bras levé, prête à lancer ma boule de feu sur lui. Ayoju rouvre les yeux en poussant un cri.
- Tchoucky ! Qu'est-ce que tu fait !
Mais l'autre a été plus rapide. Oubliant toute stratégie, impulsive, elle se jette sur moi, tord le bras qui tiens la boule de feu, pour sauver Pesme. Elle ne se protège plus. Je n'ai plus qu'à lever l'autre main, pour sectionner l'artère jugulaire de mes griffes acérées.
Je vois mon visage s'agrandir de stupeur, et mes yeux bleu gris deviennent vitreux. Lentement, l'autre se pixelise et disparaît. Je reste face à ce visage, si semblable au mien, qui s'efface peu à peu.
Je suis tombée au sol dans mon élan. Je suis sonnée. Lys s'agenouille près de moi.
- Ca va, Tchoucky ?
- Comme quelqu'un qui vient de se tuer soi-même.
Je relève les yeux, soudain. L'autre polymorphe est en train de marcher sur Espéranza. Il a pris la forme de Kallisto. Espéranza le regarde s'approcher, la main levée. Elle hésite pour la première fois.
Elle hésite. Elle doute. Je peux donc enfin pénétrer son esprit. Je lui envoie ma vision, je la fait voir avec mes yeux.
Ce n'est pas Kallisto, Espéranza. Ce n'est pas elle.
Un imperceptible mouvement de main et le polymorphe disparaît. Espéranza tourne un regard presque affolé vers nous, trouve la vraie Kallisto puis me regarde.
Je crois que je suis en train de comprendre, Tchoucky.
Bienvenue parmi les humains et la complexité de leurs sentiments.

Ayoju s'est redressé, et fait face à Martin.
- Bon. Où en étions nous ?
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Pykar :
Les deux monstres polymorphes sont morts...
"Cool!"
Il ne restait plus que Martin...
Il nous regarde avec un sourire genre "Vous l'aurez voulu, je vais m'occuper de votre cas moi-même..."
Il était resté hors du combat pendant tout ce temps, donc, il n'avait pas trop de blessures.
En guise d'introduction, il tendit son bras en avant, murmura une quelconque formule que je n'entendis pas très bien...
Je vis apparaître quelque chose à l'autre bout du petit terrain...
"GAFFE!"
Les autres s'écartèrent à temps: Une gigantesque entaille fut tracée sur le sol, comme si une épée géante avait fendu l'air juste à ce niveau là. Si les autres étaient restés, ils seraient sûrement tranchés en deux à l'heure qu'il est...
"Bon, je suis prévenu, au moins..."
Il tendit la main, et une entaille se traça dans le sol. Elle partait pile dans ma direction.
"WOAH!"
Je me jetai sur le côté, évitant de justesse le coup...
Il commençait déjà à lancer des "épées" aux autres...
"Continuez de bouger sans arrêt !" fis-je.
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Malik :
Ah! Ah! Enfin un adversaire intéressant, Martin Leroy. Il fit, d'un geste, une grande entaille dans le sol. Il veut jouer à la magie? Il ne peut y avoir qu'un sorcier ici (je ne compte pas Vivi, c'est une amie), donc, Martin doit mourir. Je me lançai à l'assaut. Arrivé à 3 mètres de lui, je sentis ma force me quitter, je reculai alors. Les autres se lançaient à l'attaque de front.
- C'EST INUTILE, criai-je, IL PEUT VOUS AFFAIBLIR CONSIDERABLEMENT.
Frein activé direct, tout le monde fit marche arrière.
Je pris fermement mon bâton et me lançai à l'assaut de Martin avec le peut d’énergie qu'il me restait...
Un éclair traversa le champ de bataille, il vint exploser sur Martin.
- OUAIS, je l'ai eu ce sale type.
la fumée s'évapora et ... Martin n'avait rien!!! Il se déplaça à une vitesse vertigineuse, d'un coup, il fut derrière moi. il commença à réciter une incantation.
- Désolé, on peut s'entendre, tu sais, j'aime le mal, je peux me joindre à toi (je suis fayot).
Rien n'y fit, il récitait toujours son texte.
Soudain, il fut déconcentré, Ayoju venait de lui mettre un coup de queue, j'eu juste le temps de m'échapper qu'il revenait à l'assaut. ce combat était dur, très dur...
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Ayoju :
Ne pas s'approcher de Martin, OK. Sauf que je ne peux pas attaquer à distance moi ! Malik avait lancé un éclair sans succès. Une demi seconde plus tard, Martin était derrière lui. Peu importe s'il ne fallait pas s'en approcher, je devais agir. Je me téléportai et attaquai avec ma lame caudale. Je voulu l'attaquer une seconde fois, mais je me sentais faiblir secondes après secondes. Martin se tourna vers moi.
- Toi, le minou, tu m'énerves !
Il tendit le bras vers moi. Une étrange sensation m'envahit, mais je ne remarquai rien de spécial.
- Que m'as tu... allais-je lui demander.
J'interrompis ma phrase quand je vis ce qui montait sur mes jambes : Des dizaines d'araignées, venues de nulle part. Paniqué, je me mis à m'éloigner de lui en courant, me frappant le corps afin de me débarrasser de ces bestioles. J'avais beau me téléporter, elles étaient toujours sur moi. Je n'y comprenais plus rien. J'avais l'impression de vivre un cauchemar.
- Enlevez moi ces saloperies ! criais-je aux autres.
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Dadmax :
Je suis des yeux Martin qui vient de réapparaître derrière Malik. Ayoju le frappe et Martin lui fait face. Une chose étrange se produit alors. Ayoju se met à gesticuler dans tous les sens, à se téléporter. Il s'écrie:

- Enlevez moi ces saloperies!

'De quoi parle t-il?'
Je cours vers lui en sentant le regard de Martin se poser sur moi. Je suis sur le point d'atteindre Ayoju lorsque que je sens une présence qui me glace le sang. Je pivote lentement sur moi-même et recule d'un pas, les yeux agrandis par la terreur. Une main surgit de la mer numérique et s'accroche au bord du territoire. Une main suivie d'un avant bras ganté d'un métal noir. Sous mes yeux horrifié, Aloth se hisse et prend pied sur la glace. Je recule à nouveau d'un pas.

- Non! C'est...c'est impossible!

Il s'avance vers moi avec un regard de haine et me lance d'une voix sèche:
-Sale traître. Je te faisais confiance. Sale traître.

Je recule de plus en plus, oubliant les autres, ne pensant même pas à me servir de mes pouvoirs.
'Ho mon dieu.'
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Sebrich :
On avait Martin devant nous, faisant comme si c’était lui le patron. Si j’avais une barre de fer à la main, il ferait moins le fier. Mais c’est vrai que c’est plus pratique un sabre bien coupant. Je me préparai à l’attaquer, espérant que cela sera plus palpitant que la dernière fois, et Ayoju s’enfuit devant lui en criant :
-ENLEVEZ MOI CES SALOPERIES.
Là, j’en avait ras le bol. Je me dirigeai droit vers lui, puis lui foutu une baffe digne d’une actrice de « sous le soleil » ou un autre bêtise du genre.
-Quoi, fis-je en le regardant à terre, ne me dis pas que pour le combat crucial, tu te défiles ?
-DES ARAIGNEES , DES CENTAINES D’ARAIGNEES, criait-il.
-Quoi ? Où ça, où ça ? dis-je précipitamment. J’ai horreur de ces trucs.
-Elles... elles ont disparus, répondit-il.
Je regardais partout autour de nous, puis je me tournis en direction d’Ayoju.
-Dis, tu te foutrais pas un peu de ma poire par hasard ?
-Seb, dis Lysander à quelques mètres derrière moi, je crois que Ayoju a vu la chose dont il a le plus peur.
-Ben, ça nous fait un point commun alors. Et comment ça se fait qu’il ai vu ça ?
-C’est sûrement Martin qui a fait ça.
-Ho mon dieu.
Je me tourne vers Dadmax qui reculait, l’air horrifié.
-Et ben tien, voilà la série qui continue.
Et en me tournant vers Martin, je vis qu’il tendait la main dans ma direction, un sourire mauvais aux lèvres.
-Oh oh.
Je sentis comme une impression de lourdeur de l’air. Je portai mes mains à ma gorge. Je respirai encore, mais ma tête me dicta que je ne savait plus respirer. Mourir étouffé, je n’ai jamais aimé. Se noyer alors que l’air n’était pas loin au dessus de nos têtes, cela donnait une désagréable impression d’impuissance. Et je mis à genoux, suffoquant au milieu d’une bataille.

Chapitre 23 : les pouvoirs de Vivi.
Lysander :
Les clones ont disparus grâce à l'étonnante intervention d'Esperanza et à la ruse de Tchoucky.
La force de Martin est surtout brutale, quelque chose cloche. Visiblement, il n'utilise pas toute sa puissance.
Ayoju s'écarte de la bataille, complètement apeuré. Je le regarde. Ca ne lui ressemble pas de fuir ! Sebrich s'approche de lui et lui envoie une gifle magistrale.
Je commence à comprendre, ce sont des illusions que Martin créé pour l'effrayer ! Le temps d'en aviser Sebrich, je perçoit un grand trouble chez Dadmax. J'essaye d'atteindre son esprit. Je peux y lire clairement le doute, la peur et un sentiment de panique grandissant. Puis mon attention est attirée par Sebrich à genoux, en train de suffoquer.
La situation devient compliquée. Tchoucky et Pesme tentent de s'approcher de Martin, mais de nouveaux polymorphes surgissent. Je me concentre sur l'esprit de Sebrich qui est de plus en plus critique.

Je m'immisce dans son cauchemar. Tout est y semblable que sur Lyoko sauf qu'il n'y a plus personne. Il est seul. Je regarde Sebrich droit dans les yeux, je lui fait comprendre que l'air que nous entoure n'est pas nocif. S’il ne veut plus se faire avoir par les illusions de Martin, il doit s'en sortir seul. Toujours en train de suffoquer, il n'a pas l'air de comprendre où je veux en venir. Seb, tu ne peux pas mourir d'asphyxie sur Lyoko, c'est impossible ! Il n'y a pas d'air !
Ma phrase a l'air de l'avoir fait réagir. Il se redresse, inspire un grand coup et expire violemment, comme pour dégager quelque chose de coincé dans sa gorge. Je m'extirpe de son esprit.
Je ne perds pas de temps et recommence la même opération avec Dadmax. Comme pour Sebrich, le lieu est identique, mais au lieu d'être seul, Dadmax est attaqué par Aloth qui le combat avec frénésie, enchaînant coups de poing et coups de pied. Dadmax, qui est paralysé de peur, ne réagit même plus.

Je m'approche des combattants. J'apparais à leurs yeux tel une apparence fantomatique. Aloth ou plutôt une sorte de souvenir, ne me vois même pas. Je chuchote aux oreilles de Dadmax :
- Secoue-toi ! Aloth n'est plus, tu l'as déjà vaincu une fois. Il ne peut plus venir te terrifier. Tu dois le battre là où c'est le plus difficile, dans ta tête !!!
Bien qu'il n'ait aucune réaction, je sens que je l'ai troublé.
- Comment ? Comment faire pour le tuer ? J'ai tout essayé ! Je suis même mort !
Il est résigné, ça s'entend.
Je me concentre un peu plus, et cherche dans son esprit la "scène" où il détruit Aloth. Je la trouve sans trop de difficultés et je fait en sorte que ce souvenir remonte en lui.
Visiblement ça marche, il reprend un peu confiance. Le Aloth créé par Martin vacille. Il s'estompe lentement. Plus Dadmax reprend courage en lui, plus le cauchemar s'efface.

Je quitte ma forme spectrale et reprend possession de mon corps, Sebrich s'est joint à Tchoucky et Pesme qui affrontent les nouveaux polymorphes. Vivi , Kallisto , et Pykar se regroupent pour prêter main forte aux autres. Je me joins à eux.
Dans la confusion, personne n'ose attaquer son voisin de peur de toucher un ami. Comme la première fois, nous fermons tous les yeux, Tchoucky se concentre pour nous indiquer lesquels sont les ennemis, et lesquels sont les alliés.
Grâce à elle, je perçois les répliques avec netteté. Soudain, la connexion télépathique s'affaiblit et disparaît.
Je rouvre les yeux pour voir une "Vivi", main sur l'épaule de Tchoucky qui a glissé à terre, désormais inconsciente. Trois Pesme, (dont le vrai, je suppose), fous de rage, détruisent le clone responsable.
Je me reconcentre et me focalise sur les "auras" des polymorphes que j'ai gardé en mémoire. Sans Tchoucky, le combat risque vite de tourner à notre désavantage.
Un peu en retrait, je rentre dans une demi-transe, je m'approche de l'esprit d'un de nos ennemis, je l'oblige à attaquer ses ailes. Je rouvre les yeux pour voir un "Malik" se faire arracher le bras par un "Sebrich", une "Kallisto" carbonisé par une boule de feu d'une "Tchoucky" qui vient de prendre forme.
Martin regarde de loin le carnage, sans comprendre. Mes véritables compagnons profitent de la scène, agrémentée par les commentaires de Pykar.
Des quatre polymorphes, deux survivent. Ils commencent à changer de forme. Sebrich lance son sabre, qui transperce le premier monstre et le fait disparaître, Pesme crible le second avec ses lames acérées.

Nous nous retournons vers Martin. Il a un regard mauvais. Il écarte les bras et commence une incantation. L'incantation de destruction.
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Espéranza :
Il va les détruire. Je le comprends en quelque seconde. Il va les détruire et je n'ose plus bouger. Il y a de nouveaux mouvements en moi, tous plus contradictoires les un que les autres. Je veux sauver Kallisto, mais je veux aussi préserver ma vie, pour mieux veiller sur elle. Que dois-je faire ?
Je coure vers Vivi et Malik, qui, retirés à l'écart tentent vainement de ranimer Tchoucky.
- Vivi, Martin est en train de prononcer son incantation de destruction.
Vivi relève la tête. Trop obnubilée par la nécessité de réveiller Tchoucky, elle avait cessé de prendre garde à ce qui se passait sur le terrain. Elle se redresse et crie quelque chose.
Par bonheur, l'incantation qui protège est bien plus courte que celle qui détruit. Une bulle d'air doré entoure chacun de nos amis, tandis que le souffle annihilant fait disparaître la glace autour d'eux. Anonnant à toute vitesse, Vivi recrée un plateau de glace sur lequel il est possible de se battre. Martin se tourne vers elle et tente de l'affaiblir par son incantation qui prend l'énergie. Mais la bulle d'or qui entoure chacun des Lyokofans est une protection sûre.
- Surtout, crie Lysander au loin, ne le regardez pas dans les yeux. Sans quoi, il réveillerait vos pires cauchemars
N'ayant plus d'autres recours, Martin se tourne vers les pics de glace qui se dressent derrière lui. Il prononce une nouvelle incantation, et aussitôt, la glace s'anime pour former de nouveau polymorphes. Deux. Puis quatre. Puis six...
Je me tourne vers Vivi :
- Tu dois avoir un pouvoir équivalent à celui-là.
- Moi, me répète-t-elle.
- Tu n'as donc pas vu ? Martin possède les même pouvoirs que toi, mais dans le sens inverse. Tu peux plonger ce que tu touches dans un sommeil qui guéris, lui peut plonger ceux qu'il regarde dans un cauchemar éveillé. Tu peux créer, lui peut détruire. Tu peux protéger, lui peut affaiblir. Et s'il a le pouvoir de créer de la vie à partir de la glace...
- Je devrai pouvoir créer le la glace à partir de la vie, achève Vivi.
Elle regarde le terrain. Les polymorphes sont facile à reconnaître, à présent. Ce sont ceux qui ne possèdent pas d'aura protectrice.
- Je n'y arrive pas. Je n'ai pas de formule, pour ça. Je n'en trouve pas.
- Parce que tu as peur. Détruire, pétrifier, c'est un pouvoir dont tu ne veux pas. Concentre-toi. C'est le seul moyen de sauver nos amis.
Je la sens hésiter, elle ne parvient pas à venir à bout de sa réticence. Malik se joint à moi.
- Fait un effort, Vivi. Tu peux tous nous sortir de là !
Elle ferme les yeux et cherche.
Je ne peux rien de plus qu'attendre. Mais l'attente fait naître en moi des pensées compliquées. Je ne comprends pas ce qui m'arrive. La créature que j'ai tué n'était pas Kallisto, je le sais, mais j'en suis remuée jusqu'au fond de moi-même. Je ne sais pas comment assumer cela.
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Kallisto :
Des monstres polymorphes ! Rien que ça ! Voilà une manière bien de chez Martin pour nous désorienter.
Je suis restée en arrière pendant le début du combat mais maintenant que Espéranza deviens de plus en plus humaine... Les monstres qui me font face ont désormais repris les formes respectives de Sebrich et de Lysander. Heureusement, nous avons enfin le moyen de les distinguer de nos vrais amis. Heureusement qu'ils ne prennent que nos formes. Si ils se mettaient à prendre les formes de...
Enfin bref ! Je m'avance et évite le faux Lysander et son sabre laser. Un saut périlleux arrière et j'atterris sur le double de Sebrich, boulette ! Il essaye de me transpercer avec son sabre. Je me téléporte plus loin. Finalement, après quelques pirouettes et esquives, Pykar touche le faux Lys qui disparaît... J'appelle Vivi pour qu'elle crée des Frôlions. Nous avons besoin de renfort pour contrer le faux Sebrich. Mais elle semble concentrée sur quelque chose. Espéranza et Malik se tiennent près d'elle, et ne prenne plus garde à nous. Mais qu'est-ce qu'il font ? Il va falloir nous débrouiller tous seuls.
Martin Leroy est allé se poster sur le dessus un iceberg. Il est entouré d'une aura protectrice rouge comme la Tour. Je le fixe... et dire qu'il y a peu c'était un enfant sans un savoir ni une compréhension. Je le revois chanter sur la Star Ac' avec mon couteau à la main... Quelques bruit suggestif m'informe que Sebrich et Lysander ont vaincu le polymorphe qui reprend la forme de Vivi et forme des pieuvres avant de disparaître. L'autre polymorphe lui, sous la forme de Pesme, s'attaque au vrai Pesme et à Dadmax. Un coup cinglant dans mon dos m'indique la forme du polymorphe nouvellement créé... Dadmax.
"Bon, les répétitions, je commence à en avoir jusque là moi ! Je hurle à ce double. Va voir ailleurs !"
Le double me fixe d'un regard éteint, un regard mort. Qui me rappelle étrangement... Pas envie de réfléchir ! Je fonce sur cette copie qui copie ma téléportation, se place derrière moi et m'assène un violent coup de pied. J'essaye de l'attraper mais la copie me donne des coups à répétitions.
"Sale double !!! Retourne d'où tu viens !!!"
Je me mets à tourner sur moi-même, mes cordes tournant autour de moi à une vitesse fulgurante, le double se fait toucher deux ou trois fois puis disparaît. J'étouffe un 'ouf' et me retourne pour aider Sebrich et Pykar sur les pieuvres de la fausse Vivi.
’Commence à me fatiguer... A quand les 35 heures sur Lyoko ?
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ChaoticPesme :
J'ai voulu m'attaquer directement à Martin. Chaque fois que je l'approchais, il me repoussait avec son pouvoir de destruction. J'ignorais pourquoi, mais j'avais refusé que l'on me protège à l'aide d'un sort de Vivi (en fait, j'étais resté juste assez longtemps en place, pour que ce sort me distingue de mes clones), malgré tout, j'étais quasiment immunisé contre la plupart des sorts de Martin. Sans doute, était-ce parce que j'étais déjà mort une fois. Mais le problème était cette sorte de champ de force à polarité négative avec lequel il se protégeait de toutes nos attaques physiques. Il valait mieux dans ce cas le frapper d’une manière plus subtile, et à bonne distance. Je fis un bond en arrière pour m'éloigner de lui, et profitais du premier instant de distraction de sa part pour sortir trois petites lames de ma main droite, et les lançai sur Martin. Elles vinrent à toute vitesse se planter dans son armure sans le blesser. Il rit dès qu'il s'en aperçu.
- Je te croyais plus malin que ça Pesme ! Ce n'est pas tes petits jouets qui vont m'arrêter !
- Ces "petits jouets", non, mais peut être ce qu'ils vont devenir !
Bloody Slash
Je fis un geste sec de la main, comme pour donner une gifle. Mes trois lames plantées dans la protection de Martin se mirent à scintiller brièvement d'un bleu azur avant de soudainement s'agrandir de 2 mètres, transperçant ainsi de part en part le sorcier noir.
Il y eu un blanc de quelques secondes dans la bataille, le temps que j'aille vérifier le cadavre présumé afin de confirmer notre victoire. Mais je m'aperçus rapidement que mes lames avaient disparues, l'armure de Martin était intacte.
Je n'eu pas le temps de faire volte face pour prévenir mes amis qu'il se releva en un éclair, et sépara l'iceberg en deux, ne laissant qu'un gouffre béant entre nous, et précipitant prématurément quelques monstres de Vivi dans le vide. Je sentis bientôt que je perdais mon équilibre, la glace se dérobant sous mes pieds. Je commençais une chute vers un abîme dont je ne pouvais voir le fond, me rattrapant au dernier instant à l'aide d'une lame transformée en épée que j'enfonçais aussi profondément que possible dans l'épaisse couche de glace... il me fallait de l'aide, et vite...
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Dadmax :
Je me relève. Quand Lysander m'a libéré, je suis tombé à genoux. Je me dresse et m'élance dans le combat. Je frappe tous les clones, quelles que soient leur apparence. Je m'approche peu à peu de Martin. Il commence alors à marmonner et j'entends Esperanza dire ou penser que c'est la formule de destruction. Je commence à rassembler mes forces pour me protéger tout en tendant l'oreille, mais soudain un champ de force nous entoure et le territoire disparaît pendant un instant.
'Heu...impressionnant quand même.'

Je recommence à avancer vers Martin quand je vois Pesme s'attaquer à lui. Je m'arrête et me concentre. Mes brassards se mettent à luire et je sens un nouveau pouvoir me parcourir. Je répète alors fidèlement les paroles que Martin à prononcées plus tôt. L'énergie s'accumule en moi alors que je continue de réciter. Je lève les bras vers Martin.
'Ca va me pomper toute mon énergie ça.'

Je m'apprête à lancer le "sort", lorsque Martin fend le glacier en deux et Pesme tombe dans le vide. Je stoppe mes incantations. Il est toujours en vie, je le sens. Mais il ne le restera pas longtemps.

- Et M****!

Je bondis vers Martin. Dirigeant toute l'énergie accumulée, je lui assène un violent coup de pied qui le projette à quelques mètres de là. Je me jette littéralement à terre et tend le bras vers Pesme, puisant mes dernière ressources pour copier une corde de Kall.

- Pesme! Accroche-toi!
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ChaoticPesme :
Une corde... je crus d'abord que c'était Kallisto qui avait pris le risque de s'aventurer au-dessus de ce gouffre, mais j'entendis la voix qui était celle de Dadmax. Tant pis, je du abandonner ma lame sur place pour me hisser jusqu'au bord du précipice, ce n'était pas grand chose, mais mes armes et moi étions liées, cela me faisait comme si j'abandonnais une partie de moi même. Mon regard croisa celui de Dadmax... je pus lire dans ses yeux que toute trace, même infime d'Aloth en lui avait disparue, il était vraiment redevenu comme avant, avant que ce programme assassin ne s'empare de lui. J'eus un peu de mal à ravaler ma fierté, moi qui le considérais encore un peu comme un « ami qui n'en était plus vraiment un », je ne pus lui dire qu'un seul mot, mais qui voulait beaucoup dire :
- Merci !
- T'aurais fait la même chose !
C'est vrai, mais il a peu de temps, je me demande si je l'aurais fait aussi...
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Pykar :
Pesme est sauvé de justesse par Dadmax. Ouf! Toutefois, ce combat commence à s'éterniser...
"OK, tant pis pour les conséquences...chargez!!"
Je pris pour cible un des polymorphes qui se changea en une copie conforme de moi-même...
"CHARGEEEZ!!!"
Il se mit a courir vers moi lui aussi...Il leva ses lames à ma portée...
SWING - CLASH - DANCE - SEPARATE - SWING - CLASH - SPIN - CLASH - LOCK - TWIRL - SEPARATE
Ca dura encore comme ça pendant environ sept secondes...
...puis, je fis une roulade qui me fit arriver derrière lui...Un quart de seconde plus tard, il n'avait plus de tête. Le reste de son corps se dévirtualisa.
"Hipi ki yay!"
Je ne pus m'empêcher de faire ce commentaire avant de me jeter de nouveau dans la bataille.
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Vivi :
Asté... Asté aro... Non, ce n’est pas ça. Impossible d’y arriver. Un pouvoir qui change la vie en glace. Rien que d’y penser, elle en frissonne. Asté.. Asté...
Les bruit de la batailles la trouble, l’empêchant de se concentrer. Et les incantations de Martin l’embrouille. Asté aroles entaé... Quelle est la suite ?
Tchoucky gît toujours à terre. Elle s’agite dans son sommeil. Malik, penché sur elle la secoue sans parvenir à la réveiller. Asté aroles entaé na ba...
Des pieuvres, créées pas les « Vivi » artificielles s’avancent vers eux. Espéranza les détruit au fur et à mesure qu’elles approchent. Asté aroles entaé na ba... Il manque un mot, juste un. Soudain, l’un des polymorphes qui affronte Kallisto (la vraie) prend la forme d’Espéranza. Elle lève la main pour détruire, mais la vraie Espéranza est sur elle en quelque enjambées, lui immobilise les mains et l’entraîne hors du champs de bataille.
Espéranza s’éloigne de plus en plus. Entaé.. Plus qu’un mot bon sang.
Asté aroles... Deux cordes soudain lui saisisse la gorge. Une Kallisto vient de surgir près d’elle. Deux Ayoju entourent Malik, qui tient toujours le corps inerte de Tchoucky dans ses bras. Asté aroles entaé na ba djérof !
- Asté aroles entaé na ba djérof !!!!
Elle a crié ces mots à moitié étranglée. Aussitôt la sensation d’étouffement disparaît. Elle se retourne. La « Kallisto » est devenu glace, ainsi que les deux Ayoju.
- Tu as réussi Vivi ! S’exclame Malik.
- Oui... Oui.
C'est fait. La formule est trouvée. Le pouvoir de changer la vie en glace. Elle le tient entre ses main. Et à présent, il faut faire usage de ce pouvoir, de ce pouvoir-là... Parce qu'il faut faire reculer Martin.
D’un pas ferme, elle s’avance sur le champ de bataille. Tant pis pour les scrupules, la peur. C'est à elle, maintenant, de changer la donne, de faire tourner la roue.
- Asté aroles entaé na ba djérof !
Polymorphes et pieuvres retournent à leur aspect de glace au fur et à mesure qu’elle avance. La bataille se fige sur son chemin. Elle avance comme un souffle d'air glacé, ce genre de souffle d'hiver qui crée des étoiles sur les vitres, tant leur froid est saisissant.
- Asté aroles entaé na ba djérof !
Elle ne l'a prononcé que deux fois. Ca a suffit. Martin se retrouve seul. Maintenant, il tend la main vers elle.
- Si je dois perdre, tu tomberas avec moi.
Vivi regarde ses mains. Elle s’est avancée sur le champs de bataille sans s’entourer d’un halo de protection, et plus le temps d’en faire une. Martin commence déjà à formuler l’incantation de destruction :
- Masténa mor esté...
- Asté aroles entaé na ba djérof ! Hurle Vivi
Le reste se passe très vite. Le corps de Martin se fige, se couvre d’un épaisse couche de glace, pendant que le sol se fissure au pied de Vivi qui trébuche, perds l'équilibre.
-Vivi ! Gaffe !
Deux bras la saisissent par la taille, ceux de Dadmax. Il bondit, et l'entraîne sur l'autre côté du ravin tandis que le sol continue à se fendiller. Dans sa hâte il heurte violemment la statue figée qu'est devenu Martin. Celle-ci bascule dans la faille, et disparaît dans la noirceur des flots numériques.
Le sol s'arrête aussitôt de trembler. Vivi par contre, est secouée de frissons.
- Ca va ? lui demande Dadmax.
Sans répondre, Vivi enjambe les crevasse et retourne à l'endroit où est allongée Tchoucky, qui reprend connaissance.
- Tchoucky ! Tu sens encore la présence de Martin ?
La jeune femme aux écailles bleues fronce les sourcils.
- Non. Je ne le sens plus. Vous l'avez...
- Non ! Crie Vivi. Enfin... Pas exprès.
- Du calme. On avait pas le choix. Allons désactiver cette tour, à présent.

Epilogue(s) :

Dadmax :
C'est fini. Et cette fois bien fini. Je récapitule mentalement: Aloth est mort, Ido est mort et Martin est mort. Il ne reste plus que Xana, et si j'ai bien compris, il ne survivra pas au retour dans le passé.
Nous nous dirigeons tous vers la tour. Alors que nous sommes à une dizaine de mètres d'elle, une véritable tempête s'agite dans ma tête.
' J'y ai renoncé une fois et ça ne m'a servit à rien. Je ne vais tout de même pas renouveler mon erreur.'

Vivi entre tranquillement dans la tour. Je l'entends presque s'avancer sur la plate-forme. Je n'ai plus beaucoup de temps.
'Bon sang, j'affronte Aloth, Ido, super Martin Leroy et je suis incapable de dire trois mots. Allez on respire et on y va.
Je m'approche de Kallisto. Elle fixe la tour. Je l'appelle d'une voix calme mais plus douce que d'ordinaire:

- Ca va Kall?
- On va rentrer chez nous et on a sauvée Esperanza. Alors ça ne peut pas aller mieux.

'J'espère que si.'

-On rentre, oui. Mais avant il y a un truc que je dois mettre au point.

Je me place face à elle et dépose un léger baiser sur ses lèvres. Elle reste immobile. Je me recule légèrement et lui lance un regard interrogateur.

- Je t'aime Kallisto.

Je continue de l'interroger du regard.
' Fais quelque chose, dis quelque chose mais s'il te plaît ne reste pas immobile.'
_____________________
Kallisto :
En temps normal, je me serais enfuie. Mais voilà, j’adopte la position «Bloc de glace» qui est bien plus difficile à tenir. Je reste immobile croyant peut-être me fondre dans le paysage.
Fuir, fuir... Tu ne pense qu'à ça ! Affronte ! Et parle !
Je brise le silence (glacial) qui s'était installé :
"Je t'aime Dadmax"
Un sourire passe quelques secondes sur mon visage. J'expire intérieurement. J’ai avoué.
Je regarde la Tour en coin : Vivi est sûrement en train de monter sur la deuxième plate-forme . On va rentrer chez nous, oublier les ennemis qui nous ont pourri la vie et penser à autre chose que Lyoko et XANA. Mais que va devenir Espéranza ? Encore une question qui s'incruste dans ma tête...
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ChaoticPesme :
Ca y est, le cauchemar était fini, ces instants de tristesse, de désespoir, de haine, tout cela ne seront que de mauvais souvenirs une fois revenus dans le passé. Nos plus grands ennemis étaient vaincus pour de bon. Pourtant, je n'éprouvais aucune joie, mon air grave ne voulait pas se détacher de mon visage, il me collait à la peau. La vision de Dadmax faisant ce qu'il devait bien finir par arriver avec Kallisto devrait pourtant me réjouir, mais rien à faire. Tchoucky s'avança vers moi, elle me regarda dans les yeux. "Qu'est ce qui ne va pas ? Parles m'en !" est la question que je lis dans son regard. Je ne sentis pas sa présence dans ma tête, elle voulait savoir de ma propre bouche se qui me tracassais.
- Ne t'en fais pas, c'est rien...
- Pesme, tu peux tout me dire, tu le sais ! Je te connais suffisamment pour savoir quand tu as un problème !
J'hésite en quelques instants, puis...
- C'est Martin...
- Il est mort, qu’est ce qu’il te faut de plus ?
- Là dessus, pas de doutes ! Mais justement : ce n'était pas comme tuer un monstre de XANA, ou une créature malfaisante comme Ido, ni comme ce que Dadmax a dû éprouvé quand il s'est débarrassé d'Aloth... Martin était un humain, un garçon perturbé... pour une fois, j'aurais voulu que l'on trouve autre chose que le combat.
- J'ai l'impression que ce n'est pas ça qui te dérange le plus !
- Tu as raison... il était aussi très jeune... normalement, tout le monde aurait droit à une seconde chance...
Elle vit que je commençais à devenir nerveux, elle enroula ses bras autour de mon cou, pour me rassurer, me dire que c'était fini. Il n'y aurait plus de XANA. Plus de danger autre que ceux de la vie...
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Tchoucky :
Bien sûr, je ne peux rien faire de plus. Rien faire que l'embrasser et lui envoyer des pensées apaisantes. Je sais très bien qu'il a raison. Mais je sais aussi qu'on ne pouvais rien faire d'autre. Rien ne serait arrivé si j'avais choisi de tuer Martin, la première fois, au lieu de lui supprimer son intelligence. Pourquoi ne l'ai-je pas fait ? Parce que, comme vient de le dire Pesme, tout le monde à droit à une seconde chance et que j'ai voulu la lui laisser. Il pouvait choisir de vivre. Je lui avait laissé suffisamment de conscience pour qu'il fasse ce choix.
Mais ça, bien sûr, je ne peux pas le dire à Pesme. Il est bien assez nerveux, comme ça. C'est la première fois que je le vois si fragile. Et je ne l'en aime que plus.
Tchoucky ! Je suis prête à composer le code ! appelle Vivi dans ma tête.
Je me détache Pesme pour regarder Espéranza.
- C'est le moment, Espéranza. Il faut que tu quittes Lyoko.
Espéranza sourit.
- Merci. Merci à tous.
Kallisto s'avance.
- Tu sais où aller, au moins ?
Le visage blanc et presque translucide s'illumine d'un sourire.
- On se reverra, Kallisto. Très bientôt.
Elle nous regarde tour à tour, son regard est comme une eau fraîche et apaisante.
- Adieu. Je ne vous oublierai jamais.
Elle s'approche d'un câble de Xana, le saisit et disparaît.
Et voilà. C'est terminé. Il va falloir retourner dans cet hôpital, devant ces infirmières...
Maintenant, Vivi, vas-y.
La sphère blanche jaillit de la tour et nous inonde...
*
**
*
Il fait froid, dans ce taxi.
Le chauffeur range son véhicule sur le bas côté et se tourne vers moi.
- On y est, ma petite dame. C'est la dernière clinique de Valence. Après, il n'y en a plus aucune. On pourras faire le tour des cabinets de dentistes, si vous voulez.
Je le regarde d'un air éberlué. Que fais-je ici ?
- Eh ! Demoiselle ! Vous allez bien ?
Je jette des coup d’œil autour de moi. C'est impossible ! Je suis revenue à Valence. Les arbres sont roux, c'est l'automne. Je suis revenue à cet instant là, cet instant précis, avant que je découvre...
Oui, le retour dans le passé m'a ramené avant l'attaque, la première attaque, avant l'attaque que Xana a dirigé contre moi.
Le chauffeur de taxi s'est retourné. Il a l'air inquiet.
- Eh, ma p'tite dame ! Vous avez l'air de vous sentir mal ! Je vais chercher le docteur ?
- Je... Non ! Non, je vous remercie. Tout va bien. Tout va très bien.
Tout va bien ? Pas encore sûr. J'ouvre la portière et sors du taxi.
- Pourriez vous m'attendre ici ?
Il hausse les épaules en rigolant. Ca doit faire la soixantième fois que je lui demande ça. Je m'avance vers la clinique.
Tout est exactement à la même place. La même réceptionniste, les mêmes plantes vertes à l'entrée. Cette fois je ne m'arrête pas pour demander le chemin, je m'avance directement vers la chambre 117.
Elle est vide.
Le lit porte encore la trace du corps qui y était assis et un livre de lecture pour enfant traîne sur le sol.

Il est là, assis sur son lit, un livre à la main. Il gémit, en tentant de déchiffrer les pages.
- Un chien... Cours... Il... Fait... Chaud...
- Martin, appelle-je doucement.
Il lève vers moi un regard, puis se redresse, me fond dessus, et m'empoigne les deux bras !
- Empêche-le ! Empêche-le de me broyer la tête !


Je tire le cordon pour appeler l'infirmière. Une jeune fille asiatique pénètre dans la chambre.
- Bonjour, dis-je. Je cherche Martin Leroy, c'est bien sa chambre ?
La jeune fille écarquille les yeux.
- Bien sûr. Je ne sais pas où il est passé. Il était là, il y a cinq minutes. Attendez, je vais essayer de le retrouver.
Elle ressort. Je ne la rappelle pas. Je vais la laisser chercher en vain. Ma main sert le livre de lecture que j'ai ramassé.
C'est cette vie-là que tu aurais retrouvé. Un hôpital tranquille. Des infirmières aimables. Plus de parents pour t'exploiter.
Je sais. Mon intelligence, cette foutue intelligence qui m'a empêché d'avoir une enfance normale, il a suffit que je la perde pour être enfin tranquille.
Tu savais, n'est-ce pas ? Tu savais dès le départ, que ça se terminerait comme ça.
Je savais que je mourrais. J'ai toujours accepté de payer de ma propre vie la création de Xana. Je pensait que tu me tuerais la première fois. Je n'ai cessé de te provoquer, de tout faire pour me faire haïr.
J'ai bien vu; mais pourquoi ? Pourquoi Xana ?
Il est l'inaltérable perfection.
Martin. Et si on songeait au pardon ?
Le pardon ?
Le pardon, oui. Ce machin qu'on a inventé pour que les blessures guérissent, et que les souvenirs demeurent sans détruire.
Tu te fiches de moi ? Ma vieille, tu es en train de te parler à toi-même. Tu peux me faire dire que je te pardonne si tu veux. Tu peux me faire dire n'importe quoi.
Non, il faut que ça ai l'air de pouvoir sortir logiquement de ta bouche, pour que j'y crois. Allons-nous rester ennemis même après ta mort ?
C'est vrai qu'à toi, il reste encore pas mal d'années à voir s'écouler lentement, interminablement. Les passer à haïr mon souvenir, ce ne serait pas très agréable...
Tu peux rire, Martin. je te pardonne. Je te pardonne tout. La peur, la douleur. Je te pardonne pour Ido, je te pardonne pour Aloth, pour Pesme, Kall, Dadmax, pour tous les autres. Je te pardonne. Tu n'avais que 13 ans. Tu as souffert autant que nous. J'arrête là. Je fait la paix avec ta mémoire.
L'infirmière est revenue dans la chambre, interrompant ma réflexion.
- Mademoiselle, c'est inquiétant, nous ne trouvons plus Martin nulle part il a disparu. Je vais voir dans le parc.
Elle ressort. Je me rends compte que je suis assise sur le lit, le livre de lecture dans la main.
- Il fait beau dehors, dis-je à mon souvenir. Froid, mais beau. Tu devrais plutôt essayer de sortir, te changer les idées.
Je glisse le livre dans mon sac et je quitte la chambre.
C'est bien terminé, cette fois. Nous sommes revenus six mois en arrière. Xana ne s'est pas créé de super calculateur pour l'héberger. Et pour survivre seul sur le net, il lui aurait fallut l'énergie psychique de Martin. Xana a été effacé. Cette fois plus de doute.
- Eh bien, mademoiselle, me lance le chauffeur de taxi goguenard. Vous avez trouvé ce que vous cherchiez ?
Je lui lance un sourire, mon premier depuis bien longtemps.
- Pourriez-vous me conduire au café net le plus proche ?
M'assurer que les autres vont bien, et leur dire que c'est fini.
L'automne, quelle belle saison...
_____________________
Dadmax :
Je suis perdu dans la contemplation de Kall quand j "entends" Vivi:

Tchoucky! je sui prête à composer le code!

Je suis la conversation a suite de laquelle Esperanza disparaît dans un câble.
'Ca me rappelle quelque chose'
Une pensée fugitive m'effleure: Esperanza à le même pouvoir de téléportation qu'Aloth. Si elle est l'emblème de l'espoir, Aloth était peut-être celui de la haine et du désespoir.
' De toute façon ça n'a plus aucune importance.'

Je croise le regard de Kall au moment ou le flash apparaît et je lui adresse un franc sourire.

*
**
- Londres, terminus.

Ces mots sont les premiers que j'entends lorsque le décor redevient normal. Je suis dans le train qui m'amène en Angleterre. J'ai remonté le temps de presque six mois.
Je baisse les yeux et les pose sur le carnet où sont écrites les bases du programme de connexion avec Lyoko auquel je viens de réfléchir avec Aloth. Je me lève et descends du train. Je reste un moment immobile sur le quai, à observer le carnet.

- Good morning, Are you Dadmax?

Je tourne la tête, Cathy se tient à un mètre de moi.
- Yes, I'm Dadmax. And you?
- My name is Cathy.

Je souris. Elle me propose de la suivre et je le fait. Je pense fugitivement à Tchoucky. Je me demande comment elle va réagir en s'apercevant qu'elle possède encore la télépathie. Puis, une autre image se place dans mon esprit.
'Ces six mois vont êtres bien longs sans Elle'

Je ricane presque en pensant à la tête de Sandy lors de notre proche discution sur les relations amoureuses.

Marchant tranquillement, un léger sourire aux lèvres je passe devant une poubelle. Je tend le bras et lâche mon carnet.
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Malik
Une grande lumière blanche nous engloutis tous. Je tombai alors dans un profond sommeil.
Je me réveillai, assis sur un siège, la musique à fond qui hurlait : « UN MONDE SANS DANGER !!!!!
-C’est pas fini, oui ?? hurla mon père en frappant violemment la porte, ON VA TE METTRE EN PENSION !!!!!
« Nooooooooooooon, pas la pension, je ne veut pas quitter celle que j’aime..., pensais-je »
Je coupai vite la musique et fis le point.
« Alors, on est il y a 6 mois, avant que je n’entre en pension, une semaine exactement. Normalement, l’attaque visant Tchoucky n’aura pas lieu, tout le monde est chez soi, et Martin.... Qu’est-il devenu, est-il mort en disparaissant avec ou est-il chez lui, amnésique comme avant ?? Les autres sont-ils bien rentrés ? Que de questions sans réponses, mais si, il pouvait y avoir une réponse : le forum. »

Je me connectai et... personne, il fallait s’en douter ils doivent récupérer en ce moment.

Un cliquetis retentit, mes parents m’avaient bouclés dans ma chambre.
-COMME CA, ON EST EN SECURITE DE LA MOINDRE C******E VENANT DE TOI !!!
Je ne voulait pas faire de bêtises, je ne voulait pas partir.

Des heures s’écoulèrent, mes parents discutaient de mon sort.

« Allez, je veut pas partir, pitié... »
La porte s’ouvrit, mes parents avaient un large sourire.

- Notre verdict.................................... tu ne pars pas.

Des larmes coulèrent sur mes joues, des larmes de joie.

« Finalement, notre périple sur Lyoko a eu du bon, pensai-je, vivement la prochaine aventure, euh, non, quand même pas .
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Sebrich :
Un flash blanc.
Je m’attendais à me retrouver en train d’attendre ma mère en plein début de printemps, et non pas à me retrouver devant mon bureau avec une feuille de mot de vocabulaires de néerlandais devant moi.
Je me levai de ma chaise, en disant :
-C’est quoi ce binz ?
Je regardais la date à mon calendrier, qui m’informa qu’on était 3 semaines après le moment où je me suis battu contre Martin avec un balai. Donc, j’allais devoir encore repasser 6 mois que je connaissais. Pas cool
-Eh, 2 minutes. Je vais pouvoir réussir mes examens, vu que je sais ce qu’il faut exactement étudier. Et je pourrai aussi éviter les farces que l’on va me faire. Finalement, c’est cool.
Mais une chose me manquait : quand je posais ma main sur ma hanche, je la trouvais horriblement vide de sabre, et la sensation que mon dos était plus grand et qui se terminais par 2 ailes me manque aussi. Et puis, du point de vue du temps, c’est dur de se dire que tout cette histoire n’a jamais eu lieu, et qu’elle n’arrivera jamais.
-Bon, tant pis, fis-je avec un haussement d’épaules.
Je retournais à ma feuille, et dis en la mettant devant mes yeux :
-Alors, pour demain, je devrai savoir ça, ça puis ça, etc. etc............
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Ayoju
Un Flash Blanc. La sensation de ne peser plus rien. Puis le retour... dans ma chambre !?
- Hein ?
Je couru regarder le calendrier. Il affichait le mois d'Octobre. Moi qui m'attendait à revenir que quelques semaines en arrière.... On était revenu 6 mois plus tôt. Je jette un coup d’œil à ma montre: 13h35.
- N'oublie pas d'aller au supermarché cet après midi ! me crie ma mère.
Pas le temps de vérifier si les autres sont là. Je prends mon manteau et sort faire quelques courses.
Une fois rentré, j'oubliai complètement de me connecter à MSN. Ce ne fut que quand je voulu surfer un peu que je m'en souvint. Avec empressement, je me connectai à MSN pour savoir si les autres allaient bien. Personne. J'allai sur le forum.... Personne non plus.
- OK, ne panique pas ! me disais-je. Ils n'ont sans doute pas eu le temps de se connecter. On verra demain.
Je regardai une seconde fois le calendrier.
- Mince ! Demain, interro surprise ! m'exclamais-je.
J'esquissai un sourire. Finalement, le retour dans le temps avait du bon: Je serai le seul de ma classe à savoir ce qui allait se passer les 6 prochains mois. Un atout considérable ! Une seule chose m'était pourtant inconnue: Qu'était devenue Espéranza ?

Pykar :
Le flash blanc se dissipait peu à peu...
Je me vis alors en train de faire une recherche sur mon ordinateur...
Premier réflexe, je regarde la date...pour constater que le retour vers le passé venait de me renvoyer six mois en arrière.
Immédiatement, je lance une nouvelle recherche: Un internat pas cher et plus cool que celui où j'étais. Il ne me fallut pas plus de dix minutes pour le trouver.
"C'est surtout la Porsche qui va me manquer, tiens..."pensai-je ironiquement.
Le lendemain, mes parents vinrent m'avertir qu'ils allaient devoir me mettre dans un internat. Et là j'annonce comme une fleur:
"Ah, ben c'est cool, tu sais, j'ai un de mes amis qui va devoir y aller aussi... Je pourrais pas aller dans le même internat que lui?"
Ici, il faut m'imaginer avec un air innocent et de petits yeux larmoyants...(OK, OK, c'est super dur à imaginer, si vous y arrivez pas, je ne vous en voudrai pas...)
Le lendemain, requête acceptée...
Trois jours plus tard, j'étais dans un super internat, où je sentais que tout irait bien pour les six prochains mois...
Une semaine plus tard, sur les conseils d'un mystérieux indicateur, un gang d'une ville de banlieue aurait volé une Porsche dernier modèle à un certain prof de sport...
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Lysander :
Douleur, un flash qui me traverse avant de s'évanouir. Martin qui tombe dans les abîmes. Heureusement Vivi est sauve, je sens le trouble qui pèse sur la conscience de Pesme. Je le comprends mais c'était un accident, nous n'avons pas voulu cela . Bien malgré moi je pense que c'est la meilleure chose qui est pu arriver à Martin, car finalement, il est parti avec ce qu'il avait créé.

Nous reprenons notre chemin en direction de la tour, nous sommes tous conscients que cette fois ci le périple touche à sa fin. J'appréhende un peu : dans un sens l'aventure que nous venons de vivre ici m'a enrichi quelque peu, m'en a apprit un peu plus sur moi-même. Je sais que de retour sur terre ça ne sera plus comme avant.

Tous regroupés sur la dernière plate-forme de la tour, j'observe Vivi qui entre le code. La tour vrombi, une immense lumière blanche nous enveloppe et nous dévore.



Les lumières s'allument, le générique défile sur l'écran. Perplexe, je me frotte les yeux. Je regarde autour de moi : la salle est à peine pleine, les gens se lèvent pour aller vers la sortie. j'émerge comme d'un long sommeil. Je regarde les noms défiler sur l'écran. La musique aussi me rappelle quelque chose. Je sors du cinéma complètement désorienter. J'ai l'impression de déjà vu. Je monte dans ma voiture et passe le temps du trajet à réfléchir. Comment se fait t-il que nous soyons remontés si loin dans le temps ??? J'arrive enfin devant la maison. On dirait que ça fait une éternité que je l'ai pas vu ! Je rentre sans faire de bruit. Instinctivement, je vais à l'ordinateur et me connecte sur le forum.
Je branche Msn, Vivi est connectée et m'interpelle:

Vivi dit :
Lys ! Où tu étais ?

Lysander dit :
Au cinéma.

Vivi dit :
Six mois ! Nous avons remonté le temps de six mois, Lys.

Lysander dit :
Je sais. Ca donne le vertige.

Vivi dit :
C'est mieux ainsi.

Tchoucky a rejoint la conversation.

Tchoucky dit :
Il n'y a que vous deux ? Et les autres ?

Vivi dit :
Ne te fais pas de soucis. Ils doivent se remettre de leur émotions.

Tchoucky dit :
C'est fini. Tout est fini.

Lysander dit :
Tu es sûre ?

Tchoucky dit :
Oui, c'est sûr cette fois-ci. Xana n'existe plus.

Lysander dit :
Désolé, je ne peux pas rester. On m'attend.

Epuisé et soulagé de savoir qu'elles allaient bien, un peu honteux d'avoir coupé court à la conversion, car la seule chose que j'ai vraiment besoin c'est de me reposer et de ne plus penser à rien. Je m'affale sur mon lit pour me laisser happer par un sommeil réparateur.
---------------------
Vivi :
L'écran en bas affiche la date et l'heure. 13h30. 29 octobre.
Six mois. Nous avons remonté six mois en arrière !
Vivi se redresse et se retourne. Sa chambre est telle qu'elle était six mois auparavant. Bien sûr. Le retour dans le passé à tout effacé, jusqu'à la toute première attaque, celle dirigée contre Tchoucky.
Elle se dirige vers la fenêtre, l'ouvre en grand et absorbe à goulées profondes l'air froid de l'hiver précoce. Qu'il est bon d'être en vie, saine et sauve, et dans le monde réel.
Elle reprend place sur son siège et se connecte à Msn. Personne encore. Elle ne bouge pas et attend. Attend. Attend. Un petit message sonore enfin. Lys !
"
Vivi dit :
Lys ! Ou tu étais ?

Lysander dit :
Au cinéma.

Vivi dit :
Six mois ! Nous avons remonté le temps de six mois, Lys.

Lysander dit :
Je sais. Ca donne le vertige.

Vivi dit :
C'est mieux ainsi.
"
Un autre tintement. Tchoucky se connecte.
"
Tchoucky a rejoint la conversation.

Tchoucky dit :
Il n'y a que vous deux ? Et les autres ?

Vivi dit :
Ne te fait pas de soucis. Ils doivent se remettre de leur émotions.

Tchoucky dit :
C'est fini. Tout est fini.

Lysander dit :
Tu es sûre ?

Tchoucky dit :
Oui, c'est sûr cette fois-ci. Xana n'existe plus.

Lysander dit :
Désolé, je ne peux pas rester. On m'attend.

Tchoucky dit :
OK. Lys... Merci pour tout. Merci.

Vivi dit :
Merci, Lys.

"
Tchoucky reste seule dans la fenêtre de conversation. Vivi sourit malgré elle. C'est l'heure ou aurait du se déclencher l'attaque, et elle est là. Bien réveillée. Bien vivante.
"
Vivi dit :
Et la clinique ? Martin Leroy ?

Tchoucky dit :
C'est terminé, Vivi. Tout ira bien désormais.

Vivi dit :
Toi ça va ?

Tchoucky dit :
Ca va, Vivi. Eteins l'ordinateur et va te promener. Profite. Nous sommes en vie.
"
Vivi sourit. Tchoucky a raison. Il faut vivre. Avant de se déconnecter, elle entend un dernier tintement. ChaoticPesme vient de se connecter.
Elle éteint l'ordinateur.
"Ils vont avoir bien des choses à se dire, après six mois."
_________________
Kallisto :
Un flash blanc. Un sourire qui s’efface... Tout s’efface...


Un plancher froid et lisse. J’ouvre les yeux assez difficilement. J’ai le corps ankylosé, comme si je venais de faire un parcours du combattant avec une enclume sur le dos. Je me lève et regarde autour de moi : ma chambre. Mon fauteuil est à côté de moi, mon ordinateur ronronne. C’est pourtant étrange, les meubles ont changés de place et tout à l’air changé... J’allume mon poste de radio :
Bonjour chers auditeurs ! Nous sommes le 29 octobre et il est... CLIC !
J’éteins. Nous avons fait un retour dans le passé de 6 mois !
Mon regard se pose alors sur un coin sombre de ma chambre. C’est là où Martin Leroy était recroquevillé sur lui-même en serrant mon oreiller. J’ai un petit pincement au cœur. Je l’aimais bien Martin, même s’il était la cause de beaucoup de maux, je l’aimais bien...
« C’est ainsi... On ne peut combattre son destin... »
Cette voix ! Je me retourne... rien.
Je deviens folle, j’entends des voix ! Enfin... J’espère que... les autres ont bien « atterris ».
J’ai mal à la tête à cause de ce qui est arrivé sur Lyoko...
Mon ordinateur émet un bruit étrange. Je me retourne et ce que je vois alors me cloue littéralement sur place :
Une main puis un bras sort lentement de mon écran d’ordinateur comme s’il était un miroir d’eau. Une tête, un corps et enfin deux jambes. La silhouette pose un pied sur le sol, on dirait qu’elle flotte. Deux yeux couleur de brume me fixent intensément...
« Mais que... je bafouille.
- Je me suis échappée de Lyoko... me coupe la voix douce d’Espéranza.
- Mais comment ? Et que fais-tu maintenant ?
- Je peux me déplacer de dimensions en dimensions... Puisque XANA et Lyoko ont disparus, je voyage sur le Net et je souhaite veiller sur toi. »
Elle me regarde quelques minutes puis souris, avant d’être aspirée par l’écran de l’ordinateur.
Maintenant, que « l’aventure » est finie. Je peux reprendre une vie a peu près « normale » et ainsi, éviter des erreurs. Comme à mon habitude, je m'installe sur le balcon, et regarde les nuages gris s'amonceler dans le ciel. Une petite phrase résonne dans ma tête :
On rentre, oui. Mais avant il y a un truc que je dois mettre au point...
Un petit sourire naît sur mes lèvres. Puis une rafale de vent glacée me « réveille ».L'hiver arrive bien vite. Peut-être que le temps va vite passer... J'espère que c'est vrai...
______________
ChaoticPesme.
J'étais devant mon écran d'ordinateur, comme à mon habitude. Bizarre, si le retour vers le passé avait marché correctement, je devrais me trouver à l'hôpital, au chevet de Tchoucky, et m'apercevoir avec joie qu'elle allait bien. Je regardai ma montre avec curiosité, presque 14h 45, mais ce qui me frappa le plus, fut la date : nous étions carrément revenus 6 mois en arrière. D'après un rapide calcul, je serais embauché à la clinique dans quelques jours. Je n'avais pas à m'en faire.
Est-ce que c'était vraiment fini ? Plus de Lyoko, plus de XANA, et maintenant, plus de Martin. Mais est-ce qu'il n'allait pas encore se passer un événement grave qui nous mobiliserait tous une fois de plus ? Mais il semblait que cette fois, toutes les conditions avaient été réunies pour qu'une telle chose ne se reproduise pas de sitôt. Si tout se passait bien, je ne devrai pas avoir la désagréable surprise de trouver Tchoucky dans un lit de la clinique. Quand j'y pensais... toutes ses épreuves que nous avions traversées ensemble, avec l'aide de nos amis, n'avaient fait que renforcer notre amour. Le plus dur, maintenant, allait être d'attendre la fin de la semaine, date du décollage de mon avion pour Paris...
Pour l'instant, une petite voix dans ma tête me conseillait de me connecter à MSN, il valait mieux s'assurer de tout le monde allait bien. De plus, je voulais être sûr à 200 % que toute cette histoire depuis le début n'avait pas été le fruit de mon imagination débordante.
Mais après tout, même si tout cela n'avait été qu'un songe, où il y avait eu des hauts et des bas, je suis sûr que nous l'avions tous fait... ensemble.


FIN

Merci à toute l’équipe :
Pesme, notre source d’idée numéro 1
Dadmax, notre source d’idée numéro 2
Ayoju, notre spécialiste scientifique
Pykar, notre bout en train n°1
Sebrich, notre bout en train n°2
Kallisto, notre philosophe
Malik, notre oreille attentive
Lysander, notre admin à nous.
Sans oublier la sergent chef Tchoucky.

Merci également à :
Freakdream, Lyanne, Missg, et Scrat, nos concurrents
Lumi, notre correcteur officiel.
Vivi, notre lectrice principale et donatrice de nom.
Kizuna, notre critique littéraire attitrée
Tolkien, Eddings, et tous nos autres inspirateurs.
Et un grand merci au forum Yumi2004, sans qui rien n'aurait été possible.


Tchoucky
02/05/05 à 14:51
Chapitre 1 : Résurrection(s).

*
ChaoticPesme :
- Pesme ! On a besoin de toi !
- Ouais, j'arrive !
Pesme ; cela faisait presque 6 mois que j'avais été embauché dans ce service en tant qu'infirmier, et déjà, tout le monde ne m'appelait plus que par mon surnom.
6 mois, c'est le temps qui me séparait maintenant de l'aventure irréelle que nous avions passé, moi et mes amis, sur Lyoko. Cela avait été sans doute l'expérience la plus étrange et la plus dangereuse de ma vie... et pourtant, cela me manquait un peu.
6 mois que je travaillais à la clinique Saint Etienne de Toulouse. Cela aurait pu à la longue, me faire oublier cette étonnante histoire, (tout du moins les parties les plus désagréables !) mais le destin, dans son infinie cruauté, s'était chargé de me la rappeler...
Chambre 254, deuxième étage, elle était allongée, les yeux fermés, dans ce lit que je croyais bien être sa dernière demeure... Tchoucky.
Pendant tout ce temps, depuis que j'étais ici, elle avait été dans le coma. Presque tous les jours, je voyais sortir de sa chambre des visiteurs qui étaient surement ses parents et son frère. J'avais bien conscience qu'ils ne me connaissaient pas, ni qu'ils aient jamais entendus parler de XANA ou de quoi que ce soit qui concernait Lyoko... Mais je n'osais pas leur parler, ni même croiser leur regard.
Je ne donnais quasiment plus de nouvelles à personne et j'avais également maigri ces derniers temps, car je n'avais plus d'appétit... Je profitais souvent des pauses pour passer la voir, ne serait-ce que 5 minutes, et aussi pour m'occuper d'elle du mieux que je pouvais avec mon peu d'expérience, c'était tout ce que je pouvais faire...
Je pris une chaise qui traînait dans un coin de la chambre et m'asseyai à côté du lit. Je plongeais mes yeux dans les siens au travers de ses paupières fermées, peut être dans l'espoir que mes pensées puissent atteindre son esprit.
Je me souvins d'une chose qui m'avait marqué sur Lyoko : cette expression de colère qu'elle avait eu lorsque j'avais détruit la première Tour. C'était cela que je voulais retrouver, pas plus ; je voulais la revoir se mettre en colère, la revoir pleurer, rire, et sourire... Je voulais la revoir vivre, est-ce que j'en demandais trop ?!
Je regardais ma montre, elle indiquait 13h 33, j'étais resté plus longtemps que d'habitude à ses côtés, il valait mieux que je retourne m'occuper des autres patients avant que l'on ne remarque mon absence prolongée. Je me dirigeais vers la porte et jetais un dernier regard derrière moi.
"Accroches-toi, Tchoucky.... Accroches-toi !"
_________________
*
Dadmax :
Une série de bip stridents me sort de ma bienheureuse torpeur. Je baille, m'étire, regarde ma montre...

- M**** ! Déjà huit heures ?

Je bondis sur mes pieds et me prépare à toute vitesse. Vingt minutes plus tard, je sors en trombe de la chambre où je dors et dévale l'escalier. Je me précipite vers la porte et crie en sortant :

- Cathy? I'm going to school! Bye !
Cathy? Je vais en cours! Bye!

J'entends vaguement un "Okay", et je cours jusqu'à l'arrêt de bus. Le bus est là, et je monte. Je me dirige vers le fond, selon mon habitude, m'assois et ferme les yeux.
Voilà six mois que je poursuis mes études ici, en Angleterre. Je souris en pensant à Cathy qui a accepté avec promptitude de me loger jusqu'à la fin de l'année.

"Bon, le planning d'aujourd'hui : informatique, anglais, physique et quatre heures de contrôles. Pfff! "

Sans oublier, programmation et piratage en fin de journée! fait Aloth.

Je ne réagis même pas en entendant sa "voix". Je m'y suis habitué. Cela fait six mois que je partage ma tête avec lui sans que personne ne le sache. Nous devenons de plus en plus complices. Une véritable symbiose.

Penses-tu que notre programme est au point?

Oui. Plus que quelques fignolages et le transfert par liaison sera prêt.

Je passe mentalement en revue tous nos piratages. Ca fait un peu plus de cinq mois que j'ai réussi à reproduire une liaison avec Lyoko 2.0. Pour surveiller Xana. Et aussi parce qu'il me serait impossible de rester sans rien faire avec un programme tel qu'Aloth dans la tête.

Le bus s'arrête devant le lycée. Je descends et me dirige en soupirant vers les classes. Une heure d'informatique pour lycéens. Autant dire une heure de sommeil en plus.

*
**
En fin d'après-midi:

A peine rentré, je dépose mon sac, prends mon ordinateur et monte dans "ma" chambre. J'ouvre mon outil de travail désormais quotidien et pianote mon mot de passe. La connexion est établie. Je m'apprête à commencer la mise en place du programme lorsque la porte de la chambre s'ouvre.

- Hello ! Dis Sandy.

Sandy est la petite soeur de Cathy. Elle a mon âge et me tourne autour. Je pourrais facilement la qualifier de surperbe si sa vue ne me rappelait pas un souvenir qui m'est douloureux.

- Ha, salut Sandy... heu, hello Sandy. How are you? dis-je maladroitement.

- Fine, thanks.
Bien merci

Elle me fait un clin d'oeil puis quitte la pièce. Je pousse un long (très long) soupir, puis me remet au travail après avoir fermé la porte.
Au bout de deux heures de pianotage, je m'arrête et contemple avec fierté l'écran. Ca y est. Il n'y a plus qu'à tester.
Je sors une boîte de dessous mon lit, l'ouvre, et y prends plusieurs câbles de liaison. J'ai dû pirater un système de vente pour obtenir ce matériel. Il coûtait trop cher.
Je relis un coté des câbles à l'ordi, et fixe les électrodes à mes poignets et tempes. Je vérifie du coin de l'oeil que la porte est bien fermée, puis j'active le programme. De puissantes décharges énergétiques me parcourent soudainement le corps, me faisant crisper les mâchoires de douleur.
Puis le décor se brouille. Le transfert s'effectue.
Voila, j'y suis, je suis sur Lyoko.

Mon apparence ici n'a pas changée. Toujours les mêmes habits, la même tête, les mêmes pouvoirs.

"Bien, ça marche. Et maintenant, on rentre."

Je me dirige vers une tour proche. Tout en marchant, je regarde autour de moi. Le désert. Rien que du sable à perte de vue. J'entre dans la tour et monte sur la plate-forme supérieure. J'allume l'écran et commence à forcer le système.
Le système se débloque sans trop de problème, mais soudain une fenêtre s'ouvre et affiche un message :

PROGRAMME SUPPRIME

Je vérifie, mais ne trouve aucun programme désactivé ou supprimé. Troublé, j'enclenche tout de même le transfert. Une seconde plus tard, me voilà de retour dans le monde réel.

Bien, nous sommes fixés, ça marche.

Je me demande tout de même quel était ce programme.

Ca nous ne le saurons jamais.

Malgré cette histoire, c’est empreint de fierté que je quitte ma chambre.
________________
*
Tchoucky :
Mise en action imminente. Activation des données. Démarrage définitif dans 23h. Cible désignée...

Je hurle. Un long hurlement s'échappe de moi. Un cri interminable. Une voix de femme. Une voix humaine. Ma voix.
Je touche mon visage. Il est couvert d'électrodes. Il y a une aiguille dans mon bras. Où suis-je ?
En face de moi, une porte s’ouvre. Deux femmes en blouses blanches entrent. Je m’arrête de hurler et les regarde. Elles me fixent avec des yeux stupéfaits. Je me rends compte que je suis assise sur un lit d’hôpital. Qu’est-ce que je fais dans un hôpital ?
- Mademoiselle H*** ? risque une des infirmières.
Mon nom. Oui, je me souviens de mon nom. Je me souviens de qui je suis. Je me souviens de tout. Valence… Martin Leroy.
- Où suis-je ?
- A la clinique Saint Etienne.
- A Toulouse ?
- Oui.
Elles n’ont pas bougé. L’une doit avoir quarante ans environ. L’autre un peu plus de mon âge.
- Qu’est-ce qui m’est arrivé ?
Elles se regardent avec hésitation. Puis la plus vieille reprend la parole, très doucement, comme si sa voix pouvait déclencher la fin du monde.
- On vous a retrouvée inconsciente dans un train. Vous ne vous souvenez pas de ce qui s’est passé ?
Non. Mais ce n’est pas difficile à deviner. J’ai subi une attaque. Xana… Je devais avertir les autres.
- Avez-vous le téléphone ? dis-je soudain. Il faut impérativement que j’avertisse quelqu’un de quelque chose.
A voir leurs visages, on dirait que j’ai dit quelque chose d’incongru.
- Mademoiselle H***, vous ne pouvez pas…
- Ecoutez, je laisserai le docteur m’examiner ensuite, mais s’il vous plait, il faut que je téléphone, c’est important. Combien de jours ai-je dormi ?
Elles se taisent. J’ai peur, soudain. Puis…
- Mademoiselle. Ca fait six mois.
Six… Ce n’est pas possible, j’ai mal entendu. J’arrache les électrodes de mon visage, et l’aiguille de mon bras, me lève et cours à la fenêtre. La Garonne s’écoule devant moi, et la prairie des Filtres s’étale à mes pieds. Au lieu des feuilles mordorées de l’automne, ce sont des bourgeons qui couvrent les branches dénudées des arbres. Non. Non. NON !
Une main se pose sur mon épaule.
- Mademoiselle…
Je hurle.
- Ne me touchez pas !
Elle a un mouvement de recul. Je me précipite hors de la chambre. Il faut que je m’échappe d’ici. Il faut que je sorte de ce cauchemar. Ce n’est pas possible. Ce n’est pas possible. JE NE VEUX PAS QUE CE SOIT POSSIBLE !
Je cours dans un dédale de couloirs, folle, perdue. J’entends qu’on me poursuit. Je vais me réveiller, ça ne peut pas être la réalité. Soudain, deux bras me saisissent par derrière et m’immobilise. Je hurle et me débat. Mais une voix familière raisonne dans mes oreilles.
_ Tchoucky… Tchoucky…
_Pesme ? Pesme, c’est toi ?
Je me retourne et cesse de me débattre. Mais il ne me lâche pas les bras pour autant. Nous restons un instant à nous dévisager, figés par la stupeur. Il me regarde comme s’il avait vu la lune tomber à ses pieds. Non. Il me regarde comme s’il avait vu un fantôme, une revenante. C’est donc vrai. J’étais morte. Je ne cherche plus à fuir, à présent. Mais des larmes coulent sur mes joues.
_ Oh, Pesme, je t’en supplie, dis-moi qu’il ne s’est pas écoulé six mois…
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ChaoticPesme :
Je ne savais pas quoi lui dire. Six mois qu'elle était dans un état léthargique, et voilà qu'elle apparaissait devant moi comme une hallucination due à mon manque de sommeil. Je voulus d'abord la serrer dans mes bras, mais ses larmes me retenaient ; elle paraissait traumatisée par son long sommeil... Elle n'avait pas dû faire que de beaux rêves.
_ Pesme, dis-le moi !! Insista-t-elle.
Cette phrase me tira de ma réflexion. Je m'apprêtais à parler, quand j'entendis un petit nombre de pas pressés se diriger vers nous. Je jettai un coup d'oeil rapide autour de nous : à quelques mètres à droite devant nous, une chambre était ouverte, je n'avais pas le choix...
_ Viens ! lui dis-je en lui empoignant la main.
Nous nous précipitâmes à l'intérieur de la petite pièce, heureusement vide, et je fermai la porte derrière nous. J'entendis alors dans le couloir des gens passer devant la porte sans s'arrêter.
_ Ca va ! Ils sont partis !
Maintenant, comment annoncer à Tchoucky qu'elle avait bien dormi pendant six longs mois, elle qui semblait déjà si troublée ?
_ Il s'est passé... Un long moment, depuis qu'ils t'ont amenée ici... Les médecins n'ont pas pu déterminer la raison de ton état.
_ Et... Tu as veillé sur moi pendant tout ce temps ?!
_ Du mieux que j'ai pu...
Je vis à nouveau des larmes couler sur ses joues, mais cette fois, c'était des larmes de joie, j'en étais sûr. Elle commença :
_ Pesme, je voudrais te dire...
_ Non, pas la peine de me remercier maintenant, il faut encore que je te sorte d'ici !
J'enlevai rapidement ma blouse blanche et la lui tendis. J'étais sûr que la supercherie fonctionnerait, mais il valait mieux que je ne l'accompagne pas pour le moment, j'avais maintenant des affaires à récupérer.
_ Descends par les escaliers de secours à droite au fond du couloir, ensuite, essaye de ne croiser le regard de personne !
_ Tu ne viens pas ?!
Je sentais qu'elle n'était pas rassurée, mais qui sait comment réagirait le personnel de la clinique s'il venait à la retrouver. C'était le plus important. Je sortis un papier d'une de mes poches et y griffonai mon adresse et une ligne de bus régulière qui y passait.
_ Ne t'inquiète pas pour moi ! Je ne peux pas te résumer ce qui a pu se passer en 6 mois, mais tu pourras utiliser mon PC. Je te rejoindrai plus tard !
_ Tu comprends que je ne préfère pas t'expliquer ce qui m'est arrivé pour que je me réveille aussi brutalement, je préfère en être sûre avant !
_ Je comprends !
J'entrouvris légèrement la porte de la chambre.
_ Y a plus personne, vas-y !
Elle hésita un instant et me toisa du regard, puis elle partit rapidement en direction de la porte menant aux escaliers de secours.
Quel idiot ! Au moment où elle avait le plus besoin de moi pour la réconforter, je n'ai rien trouvé à lui dire ! Quel idiot !!
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*
Tchoucky :
Ca fait deux heures que je pianote sur ce clavier. Je crois que j’arrive au bout de ma recherche. Je laisse mon regard vagabonder autour de moi, et observe la chambre ; une hallebarde, des épées sur les murs et dans le coin de la pièce un crâne en résine, ridiculement coiffé d'un bonnet en laine bleu, rangé là, je pense, faute d'une place ailleur... Pesme a des goûts "particuliers" pour sa décoration.
J’ai trouvé une carte de France, sur une étagère. J’observe les croix que j’ai tracées. Toutes concentrées en un seul point… Je tourne les pages du manuel de géo, cherchant une carte plus précise, une carte de Bourgogne.
Un bruit de pas dans le couloir. Je me redresse, sur la défensive.
_ Du calme, Tchoucky, c’est moi !
Pesme entre dans la chambre, avec l’air triomphant de Jules César entrant dans Rome après la conquête de la Gaule.
_ J’ai réussi ! J’ai tout récupéré.
Il me tend un paquet. J’y trouve les vêtements que je portais lors de mon voyage à Valence, et, toutes mes affaires.
_ Tu as réussi à retourner dans cette clinique, et à reprendre tout ça sans te faire repérer ? Comment tu as fait ? … Heu, non ! Réflexions faites, j’aime mieux pas savoir !
Il rit et son regard tombe sur la carte que j’ai étalée, et le manuel de géographie.
_ Qu’est-ce que tu fais ?
_ J’ai cherché sur le net les archives des journaux des six derniers mois.
_ Ah.
Son visage est redevenu grave. J’ajoute vite, avant de lui laisser le temps de dire quoi que ce soit.
_ J’ai repéré une série d’événements étranges. Des vols de matériel inexpliqués dans des camions de transport. Des cas d’amnésie passagère. Et toujours dans le même coin.
_ Et alors ?
_ Alors ? Je sais que ces incidents sont de discrètes attaques de Xana.
Je me tais, pour lui laisser le temps d'encaisser. J'essaye de lire sur son visage sa réaction, mais il est impénétrable. Seul son silence indique qu'il m'a bien entendue. J'attends.
_ Tchoucky, me dit-il enfin. C'était il y a six mois. Xana n'existe plus.
Je ne réponds pas, je continue à attendre.
_ Je veux dire... Nous avons remonté le temps et tu as supprimé le programme piège. Donc, en pratique, Xana n'as jamais existé.
Comme je n'ajoute rien, il semble commencer à douter de ce qu'il dit.
_ Tchoucky, Xana n'as jamais existé, n'est-ce pas ?
Je m'efforce de parler doucement, comme pour atténuer la gravité de mes paroles :
_ Xana existe toujours. Quand j'ai vidé Martin Leroy de son intelligence, j'ai placé son énergie psychique dans les tours de Lyoko. A cause de cette énergie, Lyoko a survécu au retour dans le passé, et Xana avec. C'est ce que j'ai découvert en allant à Valence, voir Martin. Je voulais vous avertir... La suite, tu la connais mieux que moi.
Je sens qu'il voudrait dire quelque chose, ou faire quelque chose, mais je m'éloigne de lui. Je ne veux pas être réconfortée maintenant. Si je me laisse m'effondrer, je ne sais pas si je serais capable de me relever.
_ Ces incidents, reprends-je très vite, sont des attaques lancées depuis internet. "Il" s’en est servi pour reconstruire un supercalculateur pour l’héberger. Et maintenant, il est prêt.
_ Comment sais-tu ça ?
_ Parce que ça fait six mois que je rêve que je suis Xana.
Il se tait, puis regarde la carte de bourgogne, ou je me suis remise à tracer des croix.
_ Il n’y a rien dans ce coin. Juste un bled qui s’appelle Gueugnon. Ce nom me dit quelque chose…
_ C’est là qu’habite Lys. Il en avait parlé, un soir sur msn, j'ai réussi à trouver son adresse.
Je sors de mon sac l’étui qui contient ma carte bancaire.
_ Mes parents doivent me chercher. Il faudrait que ce soit toi qui ailles m’acheter le billet de train.
Il repousse la carte d’un revers de main.
_ Par le train, c’est pas le plus simple. Il vaut mieux que nous prenions la voiture.
Je range mon étui en essayant de dissimuler ma joie. Jamais je n’aurais osé lui demander moi-même de m’accompagner. Quand toute cette histoire sera finie, je… Je quoi ? Rien de tout ce que je pourrais faire ne rachètera ce qu’il a fait pour moi, durant ces six dernier mois. Rien. Même si je devais y passer la vie entière…
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*
Dadmax :
Le lendemain, je me réveille, regarde ma montre, et m'aperçois avec horreur que j'ai oublié de brancher mon réveil.

- ET CH***!!!

Je me lève, me prépare, et sort en trombe. Ayant raté le bus, je me précipite vers le métro. Je descends l'escalier quatre à quatre, et entre de justesse. Je m'écroule sur une place assise, tout à l'avant. Je rêvasse, lorsque mon portable se met à vibrer. Un message automatique venant de mon ordinateur.

'Xana s'est activé.'

Tout à coup, le métro fait une embardée. Je suis projeté à terre. Les gens hurlent. Xana essaie de faire dérailler la rame.
La deuxième embardée est bien plus forte que la première. J'effectue un vol plané et passe à travers la vitre avant. J’atterris lourdement. A peine ai-je relevé la tête que je suis cogné de plein fouet par le côté de la rame, qui déraille. Je hurle de douleur et perds connaissance.

*
**

Je rouvre les yeux. Ma vue est trouble. Je n'arrive pas à bouger. Je vois alors un câble a proximité. Une fumée, caractéristique du passage de Xana, s'en échappe. Je rassemble mes forces et m'en empare. Je suis le signal dans le câble. Quelques instants plus tard, je sens que je reparais. Je n'y vois presque plus rien. Sentant une douleur au côté, je baisse les yeux. Un bris de verre de la taille d'une main s'enfonce dans ma chair. Je l'attrape et tire vivement dessus. Le morceau sort, m'arrachant un cri.
J'ai de plus en plus de mal à rester éveillé. J’entends vaguement la voix d'Aloth.

Courage Dadmax, je vais activer l'implant mental de Tchoucky. Mais il faut que tu tiennes.

Je résiste du mieux que je peux à la torpeur qui m’envahit, jusqu'à ce que je l' "entende" lancer un appel à l'aide mental. A ce moment-là, je sombre dans l'inconscience.
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*
Tchoucky :
Une brume matinale couvre la route. Je serre les mains contre le volant. Elles sont glacées. J'ai conduit toute la nuit, sans m'arrêter.
_ Je ne voudrais pas être déplaisant, Tchoucky, murmure Pesme, mais j’ai l’impression qu’on tourne en rond.
Je lui jette un regard en coin et reviens sur la route embrumée.
_ Je croyais que tu dormais.
_ Eh bien non. Dis-moi… Tu sais vraiment où tu vas ?
_ Je te l’ai dis, je reconnaîtrai l’endroit quand j’y serai. Mais pour l’instant, je n’ai que de vagues images imprécises.
_ Laisse-moi conduire. Tu auras besoin de te reposer.
_ J’ai dormi six mois, répond-je. Je me suis bien assez reposée.
Et soudain, comme une gifle, CA me tombe sur le crâne. Je porte les mains à mon front. La voiture fait une embardée violente. Pesme a saisi le volant, nous empêchant de verser dans le fossé. J’arrête la voiture.
_ Ca va ? Qu’est-ce qui t’est arrivé ?
Je le regarde, figée. C’est impossible. Impossible. Mais en même temps, qu’est-ce qui est encore impossible, dans ma vie, depuis six mois ? Je tente l’inconcevable.
Chaotic, entends-tu mes pensées ?
Il sursaute, et me regarde avec un air ahuri.
_ Co… Mais comment…
_ Je ne sais pas…
Je tremble, et ce n'est plus de froid. Je ne suis pas sûre d’avoir envie…
_ Essaye de te servir d’un de tes pouvoirs sur Lyoko. Dis-je. La projection astrale…
Il ferme les yeux, puis les rouvre.
_ Ca ne marche pas. C’est seulement toi.
_ Chaotic, gémis-je, qu’est-ce qui m’arrive ? Je ne suis pas sensée être télépathe en dehors de Lyoko.
_ Arrives-tu à lire mes pensées ?
J’essaye mais n’y parviens pas.
_ Non, ça ne marche pas, j…
Je n’achève pas ma phrase. C’est revenu. CA hurle dans mon crâne. CA hurle mon nom.
Tchoucky ! Aide-moi ! Je reçois l’image, la grange, oui, elle m’est familière, et la douleur…
_ Dadmax… Murmurai-je.
_ Quoi ?
_ Dadmax. Il est en danger. Il est gravement blessé ! Et je sais où
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*
Dadmax :
J'émerge lentement. Ouvrir les paupières me demande un réel effort tellement je suis faible. Je peux à peine bouger. Je jette un regard circulaire et flou sur l'endroit où je me trouve. C'est une grande salle. Peut-être un entrepôt. J'essaie de me redresser, grimaçant de douleur. Alors je le vois. Un pilier. Non, pas un pilier, une sorte de tour miniature, entièrement composé de matériau divers et variés.

'Xana'

_ Dadmax !

Cette voix... Un visage apparaît dans mon champ de flou.

_ Tchoucky. Dis-je d'une voix faible.

Le visage de Pesme apparaît à côté. Ils s’accroupissent et observent ma blessure avec un dégoût non dissimulé.

_ Tu peux marcher ? Me demande Pesme.
_ Si tu m’y aides, oui.

Il me prend le bras et le passe par-dessus sa nuque pour m’aider à me remettre sur mes pieds. En me relevant, je pointe un doigt vers la tour informatique.

_ Là… C’est Xana.

Tchoucky se retourne et contemple cet amas de pièces reliées entre elles.

_ Il faut le détruire, dit-elle. Maintenant.

Je réponds, la voix hachée par la douleur lancinante qui m’irradie.

_ Non… ça ne … servirait à rien. Il… pourrait en…reconstruire d’autres comme ça.

Je vois clairement que l’idée de ne pas le détruire ne lui plaît pas. Mais pas le choix. Elle se tourne vers nous, puis s’approche et prend mon autre épaule.

_ Allons-nous-en, dit-elle.

Nous nous dirigeons clopin-clopant vers l’extérieur et je jette un dernier regard à la tour représentant Xana.
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*
ChaoticPesme :
Dadmax était en piteux état. Je lui avais bien proposé de l'amener dans l'hôpital le plus proche ("proche", façon de parler, vu que nous étions en pleine cambrousse !), mais il s'obstinait à refuser. Je voyais que Tchoucky avait un peu envie de le forcer, mais quand je regardais à nouveau la blessure, et le sang qui continuait à couler... Le forcer ne ferait qu'empirer les choses.
Nous le conduisîmes directement à ma voiture, l'installant sur la banquette arrière de la manière la moins douloureuse possible. Je m'installais au volant et Tchoucky sur le siège à côté. Nous nous regardâmes pendant une minute, ne sachant pas encore où nous pouvions l'emmener.
_ Ca va pas être facile de trouver un médecin, dans ce bled... Lançais-je
Suite à ce que je venais de dire, elle se mit soudain à réflechir.
_ Tchoucky ?
_ Un bled... mais oui, Pesme, t'es un génie !!
_ Moi, c'est vrai ?!... Pourquoi ?
Elle sortit un papier de sa poche.
_ J'ai l'adresse de Lys sur moi et j'ai remarqué en venant ici un panneau qui indiquait Gueugnon à quelques kilomètres d'ici, j'avais complètement oublié !
_ D'accord, tu m'indiques la route, on fonce !
En un 1/4 d'heure, nous étions arrivé au lieu dit. J'entendais parfois Dadmax pousser de petits cris de douleur, mais quand nous fûmes arrivés près de chez Lysander, Tchoucky dû le sortir de la voiture en douceur : il s'était encore évanoui... J'espérais que mes maigres compétences en médecine pourraient stopper l'hémorragie.
Je frappai alors à la porte.
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Lysander :
Tranquillement affalé dans le fauteuil en train de lire, la musique comme seule compagnie, la maison pour moi tout seul pendant la semaine, quelle idée géniale que mes parents avaient eu de partir en vacances. On ne savoure jamais assez ces instants de calme.

J'allais commencer le chapitre suivant quand mon attention se focalise sur l'extérieur, je m'approche des grandes portes-fenêtres de la salle. Une voiture vient de tourner dans la cour, et s'immobilise juste en face des fenêtres. Apparemment, ils sont deux. La voiture m'est totalement étrangère, encore des gens qui se sont perdus....

On frappe. J'ouvre la porte, à ma grande surprise, ils ne sont pas deux mais trois, enfin, à ce que je vois, plus pour très longtemps. J'observe une jeune femme qui supporte un garçon qui visiblement est blessé. L'autre garçon se tient devant moi, l'air inquiet.

Je suis surpris quand la jeune femme se présente comme étant Tchoucky. Celui qui est blessé, c'est Dadmax, et, enfin, le conducteur, Pesme. J'ai plein de questions qui me trottent dans la tête, mais le plus urgent c'est de faire soigner Dadmax.

Je me précipite sur le téléphone. Celui-ci m'en empêche. Je ne comprends pas très bien pourquoi. Je regarde tour à tour Pesme et Tchoucky, je finis par hausser les épaules et par raccrocher...
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*
Tchoucky :
Lysander et Pesme ont allongé Dadmax sur le divan. Il gémit doucement. Le linge que j'ai appliqué sur la blessure pour arrêter l'hémorragie est déjà entièrement rouge.
_ Il me faut d'autre linge, dit Pesme à Lys. Et de l'eau bouillante, du fil solide, et des aiguilles.
Lys le regarde stupéfait.
_ Tu vas le recoudre toi-même ? Tu as déjà fait ça ?
_ Non, mais depuis six mois que je bosse dans une clinique, j'ai eu le temps d'observer comment on faisait.
Dadmax redresse vers eux un visage dur.
_ On n'a pas d'autre choix, de toute façon, souffle-t-il entre deux spasmes de douleur.
Restée à l'écart, je les observe. Dadmax est différent. Ce n'est plus l'adolescent chaleureux et dynamique dont je me souvenais. Il se dégage de lui une froideur, une dureté que je ne lui reconnais pas. Mais peut-être est-ce moi qui grossit tout. Pesme aussi est différent. Tout est différent. Jamais je n'aurais cru que tant de choses pouvaient changer, en seulement six mois. J'ai encore le vertige de tous les journaux qu'il m'a fallut lire, et de tout ce qui se passait... Quand je dormais.
Quand je n'étais pas là. Quand j'étais figée, immobilisée dans l'esprit de Xana, tandis que le monde continuait hors de moi, à tourner sans m'attendre. Et maintenant, que dois-je faire ? C'est comme atterrir dans une autre dimension, comme découvrir un monde parallèle semblable au mien, mais dont ma présence aurait été effacée.
Six mois... Six mois qu'ils s'habituent à vivre sans moi, à se passer de moi. A quoi suis-je encore utile, à présent ? C'est pire que de ne plus exister, c'est ne plus exister et en avoir conscience.
Stop. Arrête ça. Arrête ça tout de suite ! Tu as mieux à faire que de gémir sur ton sort.
Je m'approche de la fenêtre et ferme les yeux.
Ayoju.
Je cherche son esprit, l'appelle.
Pykar.
Il se dérobe, je le poursuis et tente de le pénétrer avec douceur.
Eclipse.
Impossible de le joindre. Il m'est totalement fermé. Tant pis.
Vivi.
Elle est distraite, lointaine, mais je parviens à la toucher.
Kallisto.
Elle se ferme, dès qu'elle me perçoit. Je l'effleure sans la brusquer, pour être sûre qu'elle m'entende.
Malik.
Il est facile à atteindre, à croire qu'il m'attendait.
Sebrich.
Il est si loin, si loin. Mais je parviens a l'atteindre.
C'est Tchoucky qui vous appelle. Xana est vivant. Xana a survécu. Il faut que vous m'aidiez à le détruire. Connectez-vous dès que vous pourrez.
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Pykar :
Ah! ça, pour une surprise, franchement...
Deux jours après mon aventure sur Lyoko, mes parents m'apprirent qu'ils devraient partir pour une date indéterminée à l'étranger, et qu'ils devraient me mettre à l'internat. J'aurais au moins espéré quelque chose du genre de Kadic (ou de Lakanal, a dépend). Eh bien même pas! Mais parents ayant trouvé pas mal d'argent, j'ai été intégré à (tenez vous bien, roulement de tambours)...

L'INTERNAT "STE MARIE DE LA REDEMPTION"! (cymbales)

Cool...
Enfin, bref, un mois après Lyoko, je me retrouvais paumé au milieu de fils de snobinards avec noms à rallonge (genre Hector De-La-Pierre-Qui-Brille), avec des bonnes soeurs super sévères, de profs pires que d'habitude, sorties limitées le week-end, Internet limité et MSN interdit, pas de réseau pour mon portable, etc...
En bref, après un mois passé à l'internat, je n'avais que cette pensée en tête :
"Faut que je sorte d'ici."
Ca m'a pris environ 4 mois depuis que j'ai eu cette pensée (donc 6 mois après Lyoko) pour planifier mon évasion. Mais au bout de toutes ces semaines insupportables, j'étais sûr d'y arriver. J'avais mon plan.

Un jour, où on allait à la piscine dans le cadre du cours de sport. Notre prof était un prof comme j'en n’avais jamais vu ! Il roulait en Porsche, il était apparemment bourré de fric et il était super sadique.
On arrivait aux vestiaires : Une vingtaine de cabines individuelles.
"OK, fit le prof. Prenez vos maillots, laissez vos sacs ici et allez vous changer."
Tout le monde entra dans les cabines... Sauf moi.
Quand le prof était entré dans la sienne, je fonçai sur son sac personnel, je pris tout ce que je pouvais, clés de voiture, portefeuille, clés diverses, et je filai.
Evidemment, Monsieur le Prof n'était pas venu comme nous, en bus, il ne se laissait jamais aller à de telles bassesses: Il venait toujours dans sa Porsche. Elle était dans le parking. Je désactivai le système d'alarme, rentrai, et, espérant que je pourrai conduire (j'avais pas mon permis et j'avais juste 16 ans...), je démarrai. C'est alors que le prof qui m'avait vu partir paru à la porte...
J'aurais voulu avoir un appareil photo.
Car voir un prof en maillot, debout devant une porte, regarder avec une tête absolument indescriptible un élève s'enfuir dans sa bagnole de luxe avec toutes les options... Enfin, je vous laisse imaginer le tableau.
J'écrasai le champignon et fonçai en me dirigeant vers l'autoroute. J'avais emporté le max de choses dans mon sac de sport et dans mon sac à dos. J'en sorti le CD de Reservoir Dogs et, tout en m'éloignant de cette ville contenant cet internat maudit, je mis la chanson titre:

That was the Partridge Family's "Doesn't Somebody Want to be Wanted?" Followed by Edison Lighthouse's "Love Grows (Where My Rosemary Goes)" as K-Billy's Super Sounds of the Seventies weekend just keeps on truckin'.

Yeah!
Looking back, I'm on the track for a little green bag.
Got to find just the kind I'm losing my mind.
Out of sight in the night, out of sight in the day.
Looking back, on the track gonna do it my way.
Out of sight in the night, out of sight in the day.
Looking back, on the track gonna do it my way.
Looking back.


Une heure plus tard...
Je m'étais arrêté à une station service d'autoroute en regardant tout ce que j'avais maintenant :
- Une Porsche dernier modèle avec en plus un GPS et un lecteur DVD (Quand je vous disais que ce prof se prive de rien)
-Plusieurs jeux de clés (maison, boite aux lettres, etc...)
-Une carte bleue dont je ne connaissais pas le code
-Environ 3000 euros en liquide (Dans le portefeuille du prof...wow)
-Un carnet d'adresses contenant entre autres l'adresse de la résidence de vacances du prof (Je saurai au moins où me loger)
-Mes CD audio.
-Mon baladeur
-Mes économies (environ 100 euros)
-Des vêtements
-Quelques DVD
-Et autres...
Bon, ça commence bien. J'avais aussi laissé mon portable à l'internat, il n'aurait servi qu’à me faire tracer.
Je mangeais donc quelques trucs de self service quand soudain, je fus pris de vertige, et une voix connue m'appela dans ma tête...
"C'est Tchoucky qui vous appelle. Xana est vivant. Xana a survécu. Il faut que vous m'aidiez à le détruire. Connectez-vous dès que vous pourrez."
J'ouvre les yeux.
Toute l'aventure de Lyoko me revient en tête...
...
....
.....
......
A ma montre, il est 10h30.
Je ne reste pas sans rien faire.
Je branche le GPS de ma voiture pour regarder où je suis et où est la ville la plus proche.
"Paris - 10 km"
Je mets le contact et fonce en direction de la ville.
"...Et c'est reparti pour un tour ! "
_______________________
*
Kallisto :
Je suis assise sur mon lit, dans ma chambre.
"Tu peux remettre ton T-shirt. On dirait que ton état s'améliore..." annonce le médecin.
_ Cela fait 4 mois que tu n'es pas allée au Collège, ma fille, dit mon père, tu vas pouvoir y retourner...
_ Encore une semaine et votre fille sera totalement remise, sourit le médecin.
Cela fait 4 mois que je reste recroquevillée dans ma chambre. Après mon "aventure" sur Lyoko 0.2, je me suis mise à avoir des flashs de cette épreuve... Je hurlais, je faisais des crises à tous moments (du beau milieu de la nuit jusqu'aux exams en classe) et j'ai finit par... Passons.... Il y a 4 mois exactement. Mes parents ont alors appelé un psychologue et un médecin. N'arrivant pas à "sonder" et à "comprendre" mes actes, le psychologue a abandonné. Seul le médecin pu faire un diagnostic direct et clair : "Crise psychologique aiguë et déprime grave dû à un choc émotionnel trop fort..."
S'ils savaient tous... Depuis, je prends des cours par correspondance et je reprends très doucement le chemin de la guérison... Mais ils reviennent toujours... Ces souvenirs, ces images, ces paroles... Ils reviennent mais sont moins douloureux...
Le médecin et mon père quittent ma chambre avec douceur...
C'est alors que j'entends dans mon esprit une voix ô combien connue : Tchoucky...
C'est Tchoucky qui vous appelle. XANA est vivant. XANA a survécu. Il faut que vous m'aidiez à le détruire. Connectez-vous dès que vous le pourrez...
Quelques images apparaissent alors dans ma tête : XANA dans sa coquille... Ma vision... Mes amis.
Je me lève péniblement et me dirige vers mon ordi qui n'a pas servi depuis longtemps...
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Ayoju :
J'étais penché sur ma copie, en pleine réflexion. Je relisais pour la 5ème fois au moins la question: Calculer l'intégrale de la fonction f(x) sur l'intervalle donné I. Une question toute bête, mais qui posait de nombreux problèmes. Je griffonnais depuis 2 heures sur mes feuilles de brouillons des dizaines de calculs, cherchant par tous les moyens à trouver la bonne réponse. Je passais mon partiel de mathématiques, le seul que j'avais à passer au deuxième semestre. Et je bloquais sur cette question ! Commençant à me décourager, je débutais la rédaction de mon calcul sur la copie. Je ne m'attendais certainement pas à entendre quelqu'un me parler !

C'est Tchoucky qui vous appelle. Xana est vivant. Xana a survécu. Il faut que vous m'aidiez à le détruire. Connectez-vous dés que vous pourrez.

Interloqué, je me redressai et regardai autour de moi, cherchant qui avait parlé. Mais tout le monde avait le nez fixé vers sa copie.
"Voilà que je me prends pour Jeanne d'Arc" pensais-je. 'J'entends des voix !"

Mais le message était passé. Je recopiai à la hâte le reste du calcul ainsi que la réponse, que je savais être totalement fausse, mais bon, j'avais pas le temps de chercher l'erreur. Je me levai, rangeai mes affaires et sortit de la salle en omettant presque de rendre ma copie tellement cela me perturbait.

Une fois dehors, je me repassai une fois de plus le message que Tchoucky m'avait donné : XANA avait survécu ! Ces trois mots me firent frissonner, et pourtant on était au début du printemps. Mais ce n'était pas un frisson dû à la température _qui était plutôt agréable_ mais un frisson de peur. Les souvenirs refirent surface : le soir où j'allai sur le forum, puis me retrouvai comme par magie sur Lyoko. Puis les nombreuses aventures que je vécus là bas sans oublier que j'avais failli y rester ! Je réfléchissais tellement que je fus surpris d'être déjà devant chez moi. Sans perdre une seule seconde - la pratique aidant - je sorti mon trousseau de clés et ouvris la porte. Personne. Rien d'étonnant : Mes parent étaient tous deux partis voir ma soeur à Paris.

J'entrai dans ma chambre et bougeai la souris. Cela faisait des semaines que mon ordinateur était allumé pour permettre un accès quasi permanant à mon ftp. Je m'installai dans le siège et lançai Internet. J'avais reçu du courrier, de Tchoucky comme je m'y attendais. J'ouvris le mail et lu le message. Deux minutes plus tard, je faisais ma valise et partais en direction de la gare la plus proche pour prendre le premier train à destination de Chalon-sur-Saône, la ville la plus proche de l'adresse de Lys.
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Malik:
Je rentrais au pensionnat où mes parents m'avaient placé à cause de ma mentalité de "cinglé". Il faut avouer que ce n'est pas intelligent de mettre à fond la musique de Code Lyoko et de regarder tout le temps les épisodes (exemple de Lyokophile bien forgé).
Ils m'avaient envoyés vers Paris, dans une pension où personne ne connaissait Code Lyoko et où ils me prenaient tous pour un échappé d'asile qui réussit à être premier de sa classe. Donc, je rentrais, quand une voix résonna dans ma tête :

"C'est Tchoucky qui vous appelle. Xana est vivant. Xana a survécu. Il faut que vous m'aidiez à le détruire. Connectez-vous dés que vous pourrez."

Oh, là, là, Malik, t'es vraiment malade dans ta tête.
Puis en me connectant sur le forum, j'eus un sursaut d'intelligence:
M****!!! C'était Tchoucky qui me contactait, mais, comment elle a fait ? Je dois contacter qui ? Mon cerveau était vraiment au ralenti.
Encore un sursaut : Mais oui, Lyoko2.0, XANA , Sebrich, Tchoucky, Dadmax et tous les autres, c'était eux que je devais contacter.
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Vivi :
Que de monde, dans le métro ! Il est pourtant 11h ! Enfin, elle ne va pas se plaindre. Elle rentre plus tôt, aujourd'hui, pour cause d'absence de son prof de philo. Mine de rien, ça fait du bien, un peu de temps libre imprévu, comme ça.
C'est Tchoucky qui vous appelle...
Elle sursaute et relève la tête. Personne autour d'elle ne semble avoir entendu, et pourtant, elle n'a pas rêvé. Cette voix, elle la connaît.
Xana a survécu. Xana est toujours en vie. J'ai besoin de vous pour le détruire. Connectez-vous dès que vous pourrez.
Ca l'a traversée comme une vague. Une femme, près d'elle, la regarde d'un drôle d'air. Quelque chose doit transparaître sur son visage. Elle détourne le regard, comme elle l'a toujours fait.
Xana... Lyoko...
En six mois, elle a eu le temps de se convaincre que tout cela n'avait jamais existé, que ce n'était qu'un rêve. Et pourtant...
J'arrive, Tchoucky. Compte sur moi.
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Sebrich :
Que la vie est longue.
Je rentre chez moi, dans la voiture de ma mère. J’ai un ami avec moi, qui a passé la dernière heure à fumer un pétard en me disant « Ne dis rien à personne, hein ? » Sans être agressif, carrément sur le ton de la conversation. De toute façon, il le dira lui-même quand il aura des problèmes. AAAh, et dire qu’il y a 6 mois, j’avais l’impression de faire un film d’action. Que ces bouffées d’adrénalines me manquent !
D’un coup, une autre fréquence de pensées extérieures pénètre dans ma tête, et mon cerveau peut décoder une voix familière, que j’ai entendu il y a 6 mois, justement à travers des baffles d’ordinateurs, mais là, j’ai franchement l’impression que c’est à travers une radio qui reçoit un truc de loin.
-C'est….. Tchoucky qui …..appelle. Xana….. vivant. Xana … survécu. Il ….. vous m'aidiez …. le détruire. Connectez-vous …. que vous pourrez.
Le peu que ce message télépathique qui m’avait été transmit tant bien que mal fit naître en moi deux sentiments : la peur… et l’excitation.
Enfin, je vais pouvoir revoir les Lyokophiles, avec qui je laisse tomber mon image de dépressif aimant la solitude en gars sachant savoir poser de bonnes anecdotes en plein combat.
-Tu dois aller aux toilettes ?
Je regarde enfin ma mère qui a remarqué mes petits sauts, faut dire que ça fait bouger toute la voiture.
-Non, je suis juste impatient de retourner à la maison.
La maison, puis la porte qui s’ouvre, ensuite la porte du bureau et enfin l’ordinateur. C’est a peu près tout ce que je vis en environ 4 secondes. Je me connecte enfin.

Tchoucky
02/05/05 à 14:54
Chapitres 2 : Affrontement verbal et compte à rebourt.

ChaoticPesme :
Nous étions dans une chambre. Tchoucky était restée dans le salon.
J'avais le fil, l'aiguille, et tout le nécessaire, à ce qu'il me semblait, pour faire ce qu'il fallait pour Dadmax. J'étais vraiment hésitant, j'avais parfois assisté à des opérations, mais opérer quelqu'un... C'était autre chose. Je me tournait vers Lys.
_ Tu es sûr que tu veux rester ?
_ Ben... Vaut mieux, au cas où t'aurais besoin de moi !
En le regardant dans les yeux, je croyais pouvoir deviner qu'il était aussi peu rassuré que moi, mais il fallait nous y mettre le plus rapidement possible.

Chaque minute qui passait était plus longue que la précédente. Une demi-heure, et je n'avais recousu que la moitié de la blessure. Lys, à côté de moi, semblait tenir le coup, mais je sentais une certaine tension émaner de lui. Je retirais immédiatement mes mains, quand je voyais que mes gestes devenaient trop imprécis... A ce rythme, nous en avions encore pour un moment.

_ Ciseaux !
_ Ciseaux !
C'était le dernier mouvement, peut-être le plus stressant de tous. Nous n'avions pas d'anesthésiant, c'était une vraie chance que Dadmax ne se soit pas réveillé...
Ca y est, nous pouvions enfin nous détendre ! Je le vis bouger légèrement, on aurait dit qu'il sentait déjà de petits picotements. Après tout, je n'étais qu'infirmier.
_ Lys, tu m'aides à le porter au divan ?
_ Tout de suite !
Avant de soulever Dadmax par les bras, je pris son pouls rapidement, pour m'assurer que son rythme est normal...

Je ne sentais rien... Ce qui signifiait bien que Dadmax n'était plus vraiment lui-même...
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Lysander :
Je ne comprends toujours rien à la situation. Comment Dadmax s'est-il mis dans un tel état ? En tout cas, grâce à l'intervention de Pesme, il paraît aller mieux.

Toujours autant de questions, et très peu de réponses. Visiblement, c'est pas le moment : Pesme, en train de prendre le poul de Dadmax, fait une drôle de tête. Finalement, pour la millième fois de la journée, je me résigne à conserver toutes ces questions pour moi.

Nous redescendons Dadmax sur le divan du salon. Tchoucky est dans la pièce, comme dans une sorte de transe. Non, ce n'est pas ça, plutôt en grande concentration... Elle paraît exténuée, comme si elle avait couru un marathon.

Au moment où je me décide à poser les questions qui me passent par la tete, Pesme me devance.
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Tchoucky:
Une voix me ramène à la réalité :
_ Eh, Tchoucky !
Pesme a fini. Je m'approche de lui. Sur le divan, Dadmax a de nouveau perdu connaissance.
_ Comment va-t-il ?
_ Comme quelqu'un qui vient de se faire recoudre artisanalement. Mais si on ne le bouscule pas trop, ça devrait aller. Tchoucky... Il y a quelque chose que je dois te montrer.
Il soulève le poignet du blessé, et le tend vers moi.
_ Essaye de prendre son pouls. Tu vas comprendre.
Je saisis le poignet inerte, presse mes doigts contre la veine, puis le repose, et cherche sur le cou. Rien. Aucune pulsation. Rien. Je regarde Pesme. Il a lu la fic de Dadmax, "Programme Aloth". Donc il sait aussi bien que moi ce que ça signifie.
_ Et m***** ! M'écrie-je.
_ Et oui ! Je ne te le fais pas dire !
Je m'accroupis près du divan.
_ Désolée, Pesme, mais là, il va falloir que je le bouscule.
_ Je vais vous laisser.
_ Non. Reste.
J'envoie à Dadmax une pensée pleine de volonté pour le réveiller. Il ouvre les yeux. Ces yeux... Comment ne l'ai-je pas reconnu plus tôt, ce regard de métal ?
_ A qui suis-je en train de m'adresser ? demandé-je.
_ A moi ! Réponds "Dadmax", avec un air ironique.
_ Et ce "moi", qui est-ce ? Dadmax ou Aloth ?
_ L'un ou l'autre... Quelle importance ?
C'est une chose de découvrir qu'un de ses amis est possédé par un programme informatique incontrôlable. C'en est une autre d'entendre la choses confirmée par la bouche de ce même ami, ou plutôt de ce même programme. Je serre les poing, sous le divan.
_ Pour moi, ça a une importance capitale ! dis-je.
_ Pour toi... répète Aloth.
Il s'en moque, évidément. Qu'est-ce que ça peut lui faire, à cette tête de circuit imprimé, que j'éprouve de l'amitié ou non ?
_ Aloth, murmuré-je.
Pas la moindre réaction. Impossible de percevoir ce qu'il pense, il me ferme son esprit. Il y a six mois, peut-être, j'aurais pu quelque chose. Mais là, c'est trop tard. Beaucoup trop tard. Ce n'est plus Dadmax. Ce n'est plus mon ami. ll n'y a plus qu'une machine... Serre les dents, ma fille, et surtout ne te mets pas à pleurer. Ne pleure pas devant Aloth.
_ Aloth, reprends-je sur un ton sec et ferme, comment va-t-on retourner sur Lyoko ?
Il me fixe avec un air goguenard.
_ Qui va retourner sur Lyoko ? Toi ? Eh bien bonne chance, et n'oublie pas de m'indiquer comment tu t'y es prise.
_ Ne joue pas avec moi, Aloth. Je sais que tu as réouvert un passage. Je le sais, parce que... Parce que c'est ça qui m'a réveillée.
_ Réveillée ? répète Aloth sans comprendre.
Je regarde Pesme. Celui-ci hausse les épaules.
_ Dadmax était parti faire des études en Angleterre. Il n'a pas été mis au courant de ton coma.
C'est donc ça. Je me retourne vers Dadmax/Aloth/ou-peu-importe-qui.
_ J'ai été attaquée par Xana, dis-je.
Il sursaute, ce qui lui arrache un gémissement de douleur.
_ C'est impossible ! dit-il. Si Xana t'avais attaqué, je l'aurais su immédiatement.
_ Je sais. Xana subit une surveillance dérangeante depuis six mois. Une surveillance très difficile à contourner. A cause de cette surveillance, il n'a pas pu me tuer, comme il en avais l'intention. Il s'est contenté de me faire dormir. Longtemps. Et puis, récemment, une brêche a été ouverte entre Lyoko et le monde réel, et... Je me suis réveillée.
Le visage de... Je-ne-sais-plus-exactement-qui est maintenant plus fermé qu'une porte de prison. Il ne dira rien, pas un mot, ne me livrera rien. Je lui parle sans la moindre précaution, sans la moindre aimabilité.
_ Aloth, je veux que tu me ramènes sur Lyoko.
_ Non.
Le silence tombe entre nous. La tension qui règne est palpable, l'air s'est soudain chargé d'électricité. Lys, sans comprendre, s'est approché.
_ Je retournerais sur Lyoko, dit enfin Aloth. Mais seul. Je ne peux pas m'encombrer, ni de toi, ni de la bande de gamin que tu as appelé en renfort.
_ Ton hôte est l'un de ces gamins, Aloth.
_ Ca ne compte plus. Plus à présent.
Respire. Ne pleure pas devant cette chose. Oh, Dadmax, où es-tu parti ?
_ J'irais sur Lyoko, Aloth. Avec ou sans ton aide, j'irais.
Il se redresse, au prix d'un suprême effort, et me toise du regard.
_ Fais-ce que tu veux, mais évite de te mettre sur mon chemin.
_ Et toi, réallonge-toi. Tu dois ménager ton hôte.
Je le force à se réallonger. Il est trop faible pour me résister, mais me lance un regard glacial. Je suis à présent penchée sur lui.
_ Ecoute-moi, ALoth. Je sais que ça t'es complêtement égal, et je sais que tu ne l'as pas fait exprès, mais si je suis en vie aujourd'hui, c'est uniquement grâce à toi. Alors, quelque soit les différents qui nous opposent, merci.
Je me redresse et m'éloigne. Bon, mon téléphone portable est dans mon sac, mais je n'ai aucune idée du nombre d'unité qui reste dedans. Et je vais avoir besoin de beaucoup de temps.
_ Lys, puis-je utiliser ton téléphone ?
Sans mot dire, Lys, qui a vraissemblablement renoncé à comprendre la scène qui vient de se passer, m'indique l'emplacement de l'appareil. Je décroche le combiné et compose le douze.
_ France Télécom, service des renseignements, bonjours. Votre demande concerne quelle ville ?
_ Bonjour mademoiselle, j'aimerais le numéro d'une clinique à Valence. Je ne connais pas le nom, seulement l'adresse. Oui, j'attends...
Quelques minutes plus tard, une voix aux accents des île tente aimablement de répondre à mes questions.
_ Un patient nommé Martin Leroy, dites-vous ?
_ C'est cela. Il était dans votre clinique il y a six mois. C'était la chambre 117.
_ Ah oui, je me souviens. Un cas d'amnésie inexpliquée. Vous êtes de la famille ?
_ Je... Je suis une connaissance de Martin. J'ai été... Disons absente pendant six mois, et je voudrais avoir de ses nouvelles.
_ J'ai bien peur de ne pas pouvoir vous renseiger, mademoiselle. Les parents de Martin l'ont retiré de la clinique il y a deux mois. Je crois qu'ils avaient l'intention de le faire consulter par un éminent hypnothérapeute, à Paris.
_ Un hypnothérapeute ? Vous savez lequel ? Heu... Je veux dire, vous savez s'il a bonne réputation ?
_ Il s'agit de docteur Esteranzi, un pilier dans son domaine. Ne vous faites pas de souci, Mademoiselle, Martin est entre de bonnes mains.
_ Je vous remercie, Madame, au revoir.
Je raccroche.
_ Maintenant, Lys, j'aurais besoin de me connecter à msn.
_ Pesme y est déjà, répond Lys en désignant du menton le coin où est l'ordinateur.
Je m'approche.
_ Ca y est, ils sont tous connectés ?
_ Presque tous.
_ Alors, quand ils seront tous là, tu pourras dire à ceux qui se trouvent actuellement en région parisienne que j'ai une mission pour eux. Retrouver Martin Leroy.
Je croise le regarde de Pesme. Pas besoin de lire dans ses pensée pour voir qu'il désapprouve cette idée.
_ On n'a pas le choix. Martin est le seul à pouvoir nous faire accéder à Lyoko, tant qu'Aloth refuse de le faire.
_ Encore faudrait-il qu'il se souvienne comment s'y prendre...
_ Je sais. Mais c'est notre seule piste, pour l'instant. Au fait, pourrais-tu me trouver l'adresse du docteur Esteranzi, hypnothérapeute de son état ?
_ Je vais essayer.
_ Hum, hum, fait Lys dans mon dos.
Je me tourne vers lui et me force à sourire.
_ Tu devrais t'assoir, Lys. L'histoire que je m'apprête à te raconter est particulièrement longue.
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*
Ayoju :
Arrivé à la gare, on m'annonça que le prochain train qui passait à Chalon-sur-Saône serait là dans une heure au minimum. Je payai le ticket et profitai du temps d'attente pour aller retirer un peu de liquide, histoire de me faire moins repérer.
Un bruit venant de mon estomac me rappela que j'était parti tellement vite que je n'avais encore rien mangé. Je me dirigeai donc vers la petite épicerie présente dans la gare. Je pris un sandwich et une viennoiserie pour dessert ainsi qu'une petite bouteille d'eau. Une fois à la caisse, mon regard fut attiré par le gros titre en première page du journal, posé là: "Disparition d'un patient à la clinique Saint Etienne de Toulouse."
- Vous me mettrez le journal aussi, déclarai-je à la caissière.
- Ca vous fera 15,43€ monsieur.
Je sortis un billet de 20€ et remerçiai la caissière. Une fois dans le hall, je regardai le tableau annonçant les départs puis l'horloge placé au dessus de ce dernier. Il me restait cinq minutes. Je me rendis sur les quais, mon sac de voyage sous le bras. J'allais lire le journal quand le haut parleur cracha :
"Le train en provenance de Nancy et à destination de Lyon, arrivée dans 2 minutes !"
C'était mon train ! Le temps que je passe par les souterrains pour aller sur le bon quai, il était déjà en phase de ralentissement.
Je me hâtai et rentrai in-extrémis avant la fermeture des portes. Une fois installé, je dépliai le journal et lu l'article qui m'avait interpellé.
" Une patiente de la clinique Saint Etienne, à Toulouse, a disparue hier soir sans laisser de trâce. La jeune femme était, d'après les médecins, dans un état comateux depuis plusieurs mois. La police menant l'enquête privilégie la thèse de l'enlèvement, suite à l'absence d'un infirmier le soir-même."
"Voilà qui est étrange", pensai-je. "Xana pourrait y être mélé que ça ne m'étonnerai pas."
Je passai le reste du voyage à lire et à relire l'article dans ses moindres détails. Un description de la disparue était présente ainsi qu'une photo. Je failli m'étrangler en la regardant. La photo était en noir et blanc et légèrement floue, mais le visage était reconnaissable. C'était Tchoucky !
"Chalon-sur-Saône, 5 minutes d'arrêt" annonça le haut parleur.
Plus le temps de réfléchir. Je sortis du train tellement boulversé que je failli oublier mon sac !
Une fois dehors, je sortis mon portable et cherchai dans le répertoire le numéro que Tchoucky m'avait laissé dans son mail. Plus qu'à attendre qu'on vienne me chercher....
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Lysander :
Quelle journée bizarre ! Je suis complêtement perdu. Je n'essaie même pas de parler. Visiblement, je suis devenu invisible. Entre l'atelier couture, la séance téléphonique, le spiritisme, un type qui a plus de poul, ca fait beaucoup....

Alors que je ne l'espérais plus, Tchoucky commence à me raconter la raison du pourquoi de tout cela.
J'écoute tant bien que mal son histoire, son coma, son évasion de l'hôpital avec Pesme, l'attaque de Xana contre Dadmax...

Je reste bloqué. Je n'écoute plus ce qu'elle me dit. Xana ??? Oula ! Mais elle débloque ? Comment un personnage de fiction pourrait devenir reel ? Je dois faire une tête bizarre. Je tente de bafouiller quelque chose, plus ou moins énervé :

_ Heu... Attends, tu me dis que tu a fait tout ce chemin, parceque Xana aurait attaquer Dadmax ici ? Dans le fin fond de la campagne ?? Et moi je m'apelle Luke Skywalker......

Je ne sais plus quoi dire. Je regarde tour à tour Tchoucky, Dadmax_ ou Aloth si j'ai bien compris_ et enfin Pesme...

Je soupire , et me résigne, la tension etait deja assez palpable , mais là, elle est écrasante ....

La surprise et l'énervement passés, je fini par demander :
_ Et qu'est-ce que je peu faire pour vous aider ?
Je le dit avec assurance. Mais, au fond, je ne suis encore pas tres convaincu. De toute facon, je n'ai plus que ça à faire.
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Tchoucky :
Ce qu'il peut faire pour nous aider ? Mais il en a déjà bien assez fait, en nous ouvrant sa porte !
_ Je ne te demande rien, Lys, même pas de me croire. Seulement, n'attends pas de moi une histoire plus rationnelle. Je n'en ai pas.
Il hausse les épaule. C'est un peu trop à la fois pour lui, et je le comprends. Le silence tombe entre nous. Soudain, une sonnerie brise le silence. Mon portable.
Je croise le regard de Pesme. J'ai tout de suite pensé à mes parents, mais ce n'est pas leur sonnerie. Je m'énerve à chercher dans mon sac, puis décroche enfin.
_ Allo ?
_ Tchoucky ? demande une voix que je n'ai pas entendu depuis bien longtemps.
_ Ayoju ? C'est toi ?
_ Je suis à la gare de Chalon sur Saône... J'ai reçu ton appel... Il y a ta photo dans le journal...
Bon, voilà autre chose.
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ChaoticPesme :
Je me détournai de l'écran de l'ordinateur et écoutai la conversation qui m'arrivait par fragment et par l'intermédiaire de Tchoucky. Ayoju avait des informations qui nous concernaient :
En effet, la disparition de Tchoucky de la clinique avait été trop soudaine pour passer inaperçue. De plus, comme j'avais moi-même disparu peu de temps après, il semblait bien que la presse voulait faire monter la pression en m'implicant dans cette affaire comme un ravisseur potenciel.
Je haïssais d'avance me faire remarquer, mais là, c'était le bouquet !
Mais plutôt que de m'apitoyer sur mon sort, j'écoutai le suite de la conversation. Ayoju avait débarqué à la gare de Chalon sur Saône, n'ayant pas pu se déplacer autrement qu'en train, il se trouvait à 70 kms d'ici.
Après avoir briévement consulté, sur le net, une carte de la région, je me levai du siège et repris clefs et papiers que j'avais posés sur un coin de table.
- Tchoucky, dis-lui de rester dans le coin, je vais le chercher !
- Mais...
- Toi, tu as des instructions à donner... et Lys, il vaut mieux que tu restes aussi !
Je pris les devants, car je voyais bien que Tchoucky n'aurait pa aimé rester seule avec Aloth/Dadmax... si Dadmax était toujours dans ce corps. Je n'attendis pas plus longtemps, sortis de la maison et entrai dans ma voiture ; je restai une minute à réflechir au volant.
Pourquoi est-ce que je mettais à parler aussi durement ? Ce n'était pas comme d'habitude... je ressentais une colère contenue, pas celle de Ido, car il n'existait plus ; non... c'était ma colère, qui se transformait peu à peu en haine vicérale... envers XANA.
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*
Tchoucky :
Il est parti sans que j'ai eu le temps de réagir. C'est idiot, mais j'aurais préféré...
Ce n'est pas le moment d'être égoiste. On en a bien assez demandé à Lysander comme ça.
Je jette un oeil inquiet du côté d'Aloth. Toujours allongé, il garde les yeux fermés. Il a besoin de récuppérer, mais méfiance. Ca a beau être le corps de Dadmax, Aloth a des pouvoirs que je ne soupçonne même pas, et il n'hésitera pas à nous écraser s'il en a besoin.
Je prends la place de Pesme devant l'ordinateur, et sur msn. Ils sont tous là à présent, ils discutent de la situation que Pesme leur a expliqué. Je remarque un papier, près du clavier. L'adresse de l'hypnotérapeute ! Il l'a trouvé !

"
Tchoucky dit :
Qui se trouve actuellement du côté de Paris ? Trocadéro, si c'est possible ?

Kallisto dit :
Moi.

Malik dit :
Je suis en région parisienne, mais pas à Paris même.

Pykar dit :
Je suis dans un cybercafé à Odéon.

Tchoucky dit :
Pykar, je voudrais que tu te rende au 244 Bvd des Capucines, voir le docteur Esteranzi, hypnothérapeute de son état. Il me faudrait l'adresse actuelle d'un de ses patients : Martin Leroy.

Pykar dit :
.......

Tchoucky dit ;
Il faut que vous me trouviez Martin Leroy, et que vous l'obligiez à se connecter avec moi sur msn. Il est le seul à pouvoir nous ramener sur Lyoko et nous devons y aller. Xana lancera une attaque dans...
"

Je m'arrête de taper, et relève les yeux vers Lys.
_ Quelle heure est-il ?
_ 15h10

"
Tchoucky dit :
Dans très exactement 2H et 50 minute.
"
Lys qui a lu par dessus mon épaule, émets un sifflement.
_ Ouah ! Quelle précision ! Quelle genre d'attaque ?
_ Je ne sais pas. Je ne sais même pas qui ou quoi cette attaque visera. Tout ce que je sais, c'est qu'un compte à rebourd a été déclanché juste avant que je me réveille, c'est à dire il y a vingt heure et dix minute. Je n'ai plus qu'à calculer le temps qui nous reste.
______________
*
Dadmax :
Malgré la douleur, j'ai les idées claires. J'ai volontairement laissé Aloth répondre à Tchoucky. Il est plus doué que moi pour lui tenir tête. Je ne veut pas l'impliquée.

Aloth, combien de temps avant que je soit retabli ?

Même si la suture est de piètre qualité, ca a arrêté l'hémorragie. Je vais pouvoir accélérer ton organisme. Tu devrais être sur pied dans quelques heures.

Il faut que je soit en état d'aller sur Lyoko dans deux heure et cinquante minutes au plus tard.

Je sais. Laisse moi faire ce que j'ai à faire.

Je garde les yeux fermés pour plus de crédibilité mais j'entend nettement la porte s'ouvrir et se fermer.
'Que se passe t'il?'
_________________
Après un peu moins d'une heure de route, j'arrivais enfin sur le parking de la gare. Il était bondé, et j'eus quelques difficultées à trouver une place. Quand je descendis de la voiture, je me rendis bêtement compte que je n'avais qu'un vague souvenir du visage d'Ayoju, tel qu'il était sur la photo qu'il avait mise le forum. Je n'avais pas de portable, j'étais donc dans l'impossibilité de demander des détails à qui que ce soit.
Je me dirigeais vers le hall de la gare, tout aussi bondé que le parking, armé seulement de ma vue et de ma chance pour trouver notre ami.
Mais après vingt minutes de recherche infructueuse, je me résignai à faire une pause. J'allai m'asseoir à une petite table devant la façade d'un petit café de la gare. Je voyais de nombreux visages défiler en face de moi, mais pas un seul ne me rappellait Ayoju...
Je fus soudain légèrement bousculé à ma table, suite à cela, nos regards se croisèrent... un jeune adulte aux cheveux bruns, courts, avec des lunettes.
Je fus soudain pris de vertiges, je revis au travers d'un flash, la photo d'Ayoju sur le forum... c'était lui ! Voyant que je me tenait la tête des deux mains, il s'approcha de moi.
- Ca va aller ?
Je relevais lentement les yeux vers lui.
- Ayoju ?
- Euh... on se connaît ?!
- C'est moi... Pesme !
- Pesme ?! C'est toi qui est venu me chercher ?!
- Comme tu vois !
- Question : tu veux bien m'expliquer cette histoire, tu fais dans l'enlèvement maintenant ?^^
- Je te raconterais ça sur la route ! Pour l'instant, on y va !
Il me suivit jusqu'à la voiture sans trop se poser de questions.
Mais comment se faisait-il que j'ai eu ce flash... tout comme Tchoucky j'étais supposé n'avoir aucun pouvoir hors de Lyoko...
Mais en fait, c'était logique : une partie de moi avait disparue sur Lyoko, Ido. D'une certaine manière, je restais connecté à ce lieu virtuel.
Mais je ne croyais pas que, comme Tchoucky, je fût capable de maîtriser ce pouvoir.
____________
*
Pykar :
Un Hypnothérapeute? J'ai jamais confiance en ce genre de type, mais si c'est notre seule chance de retrouver Martin, je dois la saisir. Je regarde ma montre. Je préfere ne pas aller là bas seul (qui sait ce qui m'attend)et je finis par taper aux seules personnes que je pouvais rejoindre à temps:

"Pykar dit:
Kallisto, tu peux me donner ton adresse? Tu te mets devant chez toi, je viens te chercher et on va voir ce Dr Machin.

Kallisto dit:
OK

Malik dit:
Et moi, je peux essayer de m'approcher le plus possible du Boulevard des Capucines, Vous me contactez dés que vous sortez pour savoir ou on se retrouve.

Pykar dit:
OK"

Vingt minutes plus tard...
"Elle est a qui, cette Porsche?
-Tu tiens vraiment à le savoir?"
Je tentai de me frayer un chemin parmi la circulation parisienne. Kallisto regardait sur le GPS où on se trouvait. Environ trente minutes plus tard, nous étions au 244 Boulevard des Capucines.
On entra dans l'immeuble. Quelques escaliers nous menèrent devant une porte marquée: "Docteur Esteranzi Florian, Hypnothérapeute diplomé" Je sonnai. Pas de réponse. Je pris la poignée... qui se détacha de la porte et tomba par terre...
"Qu'est ce qui se passe? demanda Kallisto
-J'en sais rien, mais je le sens pas!"
Je poussai la porte. Le docteur était debout dans un couloir, avec une poignée de porte dans sa main.
"Bonjour, petits enfants, ca va? Regardez le beau jouet que j'ai trouvé!
-Docteur? risquai-je
-Vous voulez jouer au docteur? C'est une bonne idée. Regardez comme..."
Ce type était completement barjo. Ca me rappelait quelque chose... Je foncai sur l'ordinateur...Encore allumé. Je lancai le logiciel de fichage des patients et je tapais dans une case de recherches "Leroy, Martin". Le dossier s'afficha alors:
Une page blanche avec un signe de Xana dessus.
"C'est bien ce que je pensais, fis-je à Kallisto. Xana veut trouver Martin avant nous.
-Ce doit être lui qui a rendu le docteur completement fou... Il devait savoir qu'on était a sa recherche et il veut effacer les pistes.
-En tout cas, il a réussi.
-Désespère pas, monsieur le Surgelé. Normalement, tous les docteurs doivent garder des dossiers materiels de leurs patients."
Elle commenca à ouvrir les tiroirs de dossiers à L.
"Oh, regardez, c'est plein de jouets!" fit le Docteur Esteranzi en ouvrant une boite de premiers soins.
"Leroy! J'ai trouvé!"
Kallisto posa un dossier sur la table. Je le lus avec elle.
"Leroy Martin, 14 ans, Adresse: 25, Rue de Versailles, Paris 16eme. Joli travail!
-J'apelle Tchoucky pour lui dire, fit Kallisto.
-Oh, le beau jouet tout brillant, regardez comme il est bien fait!"
Le docteur s'avanca vers nous en brandissant un scalpel. Je le lui pris es mains et il s'assit par terre en pleurant.
"Mon jouet, rendrez moi mon jouet, bouhouhouhouhouhouhouhouhouhou!
-Ce type est un danger public, j'apelle l'ambulance.dis-je.
-Si ca se trouve, il était déja un danger public quand il était normal. On sait jamais avec ces hypnotiseurs"
Je décrochai le téléphone du bureau et je composai le 15.
"Allo?
-Les Urgences? Je suis au 244 boulevard des Capucines. Un docteur est devenu completement fou et doit avoir besoin d'assistance médicale.
-Tres bien, nous arrivons!"
Je raccrochai et on partit. Kallisto se chargea d'appeler Malik. Il était environ 16:00
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*
Dadmax :
Je regarde l'horloge: 16h. Je me demande ce qui va passer à dix-huit heure. J'enrage de ne rien pouvoir faire.

Aloth? Combien de temps?

Là, tu peux marcher, mais pas de coup d'eclat ou tout sera à refaire.

Je me lève doucement, en prenant garde à ce que ni Lysander, ni Tchoucky ne me remarque. Je m'approche de mon sac que Pesme m'a enlevé lorsqu'on est arrivé. Il est dechiré. Je verifie à l'interieur et retiens un grognement. Mon ordinateur est H.S . Donc, plus accès au programme de liaison. Il n'existe plus que sur l'ordinateur fixe de Cathy.

- Qu'est-ce que tu fais, fait la voix de Tchoucky dans mon dos.

' Hé merde'
Sans même m'en rendre compte je marmone:
- Tu sais, je commence à me demander si on a bien fait d'activer son implant mental.

Je me retourne. Tchoucky à les yeux écarquillés. Je me maudit interieurement. J'ai dû parler trop fort.
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*
Tchoucky :
Implant mental ?
Je reste figée, à le dévisager. C'est donc lui. Il m'a mis quelque chose dans la tête, qui réacitive la télépathie...
Un temps de silence, le temps d'encaisser. Il est maintenant plus immobile qu'une statue de sel. Il attends que je sois revenue de ma stupeur, que je réagisse.
Je me jette à son cou et le serre contre moi.
_ Dadmax ! C'est toi ! C'est bien toi !
Il se détache de moi avec brusquerie. On dirait qu'il s'est déjà bien remis de sa blessures. Les pouvoirs d'Aloth, sans doute.
_ Oui, c'est bien moi. Mais ça ne change rien à ce qu'à dit Aloth. Je ne veux pas que vous retourniez sur Lyoko. C'est trop dangeureux.
_ Mais enfin, Dadmax, même avec Aloth dans la tête, tu vas avoir besoin d'aide...
_ Je ne veux impliquer personne, Tchoucky. Personne ! Surtout pas toi. Tu sors de l'hopital, d'après ce que j'ai compris.
_ Et toi, tu as beau récuperer plus vite que la normal, tu n'es pas non plus au mieux de ta forme. Tu ne t'en sortira pas seul.
_ Mais je ne suis pas seul.
Je me tais un instant, cherche mes mots, et lui parle de ma voix la plus douce.
_ Si vous teniez à vous débrouiller seuls, tous les deux, pourquoi m'avez-vous mis cet implant dans la tête ? Et pourquoi m'avoir appélée au secour ?
Il ne réponds rien et se rassied. Son regard change, et je sens que je me trouve de nouveau face à Aloth.
_ Dégage, toi ! Dis-je d'un ton haineux, ce n'est pas à toi que je m'adresse.
_ Ce n'est pas en t'en prenant à moi que tu les retrouveras, Tchoucky.
_ Retrouver quoi ?
_ Les six mois que tu viens de perdre. Tu es aveuglée par tes démons. Nous ne t'emmenerons pas sur Lyoko.
Je serre les poings. Ne t'énerve pas. Il faut les convaincre. L'un ou l'autre. Encore 1h et 40 minute...
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*
Lysander :
Une fois Pesme parti, la maison se retrouve plongée dans le calme. Un calme étrange après le debut de cette drôle de journée.
Je m'éloigne de la salle où Dadmax comate. Tchoucky, toujours à l'ordinateur, ne fait pas attention à moi. j'en profite pour aller grignoter un morceau dans la cuisine , un peu de calme me fera pas de mal.

Je réfléchi à tout ça, Lyoko, Xana, Dadmax, Tchoucky, Pesme, beaucoup d'un coup , je ne sais plus vraiment que croire, et, à certains moment, j'ai l'impression d'etre ailleurs, comme si on m'avait catapulté sur la lune.
J'ai le sentiment que ma tête va exploser. Je regarde les minutes s'égrener à l'horloge, ca me calme.
Puis, soudain, la maison reprend vie. Au moment où la pendule indique 16h30, j'entends des voix dans la salle à manger.
Lentement, je jette un oeil par la porte. Je vois Tchoucky dans les bras de Dadmax. Celui-ci la rejette brutalement. Je tente de comprendre ce qu'ils se disent , j'hésite à entrer, visiblement Tchoucky est en colère..

Tout ce que j'arrive àcomprendre, c'est que Tchoucky a perdu quelque chose, que Dadmax, ou Aloth suivant l'humeur, lui aurait volé...
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*
Dadmax :
Elle serre les poings. Je la comprends. Je dois l'énerver au plus haut point. Mais je ne dois pas faiblir. Je parle calmement.

- Je suppose que tu as apellé les autres?
- Oui, repond-t-elle.
- Qui ?
- Pykar, Malik, Sebrich, Ayoju, et Kallisto.

A ce dernier nom, je relève la tête. Pas Kall. Je me lève brusquement.

Aloth!

C'est okay, tu es comme neuf.

Je pousse un soupir. Enfin.

- Ecoute-moi bien, Tchoucky. Quoi que tu dise, ce n'est plus votre combat. Je ne vous emmenerai pas sur Lyoko, et cette fois je compte détruire définitivement Xana.

Le ton que j'emploie est ferme, et je lis clairement la surprise sur son visage. D'ordinaire c'est Aloth qui parle comme ca.
Je me detourne et m'éloigne. Je sort mon portable qui, par miracle, est intact, et je compose un numéro. Juste avant d'appeller je lance:

- Ho, Tchoucky, au fait, cesse de t'en prendre constamment à Aloth, tout-à-l'heure c'est moi qui lui ai demandé de répondre à ma place.


Je porte le mobile à mon oreille. Quelqu'un décroche.

- Allo?
- DADMAX!!! WHERE ARE YOU ?
Ou es-tu?
- S...Sandy?

J'éloigne précipitamment le portable pour éviter que le flot de paroles ne me brise les oreille. En le rapprochant, je perçois quelques paroles qu'on pourrait traduire par: Inquiétude, Complêtement dingues ou sans prévenir.
Je du élever la voix.

- Sandy! Sandy chut up!

Elle se tut.

- Sandy, I must to speak whith your sister.
Je dois parler avec ta soeur.

A l'autre bout du fil, j'entends un grognement de rage, puis la voix de cathy se fait entendre.

- Dadmax? Where are you?
- Paris.
- What?
- Cathy, I need your help
j'ai besoin de ton aide
- But,
-Please Cathy.
- Okay. What must I do?
Que dois-je faire?
- Switch on your computer and make what I say
Allume ton ordinateur et fais ce que je dis.


Je lui donne des manoeuvres preécises, parfois difficilement traduisible, puis la remercie. Je m'excuse, et je raccrochai. A présent, je pouvai avoir accès au programme de l'ordinateur de mon choix. Je n'ai plus qu'a attendre le bon moment. Mais ce serait bien qu'il arrive vite, ce moment. Il est déjà 17h.
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*
Ayoju :
Chaotic m'ammena à sa voiture, une petite Twingo rouge. Il ouvrit et je m'installai sur le siège passager. En posant mon sac sur la banquette arrière, je remarqua des trâces rouges sur la moquette grise, dont une plus grosse que les autres. Cela devenait vraiment inquiétant. Remarquant mon expression, Chaotic commença les explication tout en démarrant.
- Bon, je te fais le topo de la situation: Tchoucky vient de finir sa nuit "forcée" grâce à Dadmax, qui a été récompensé pour ce geste.
- Heu... traduction ?
- Xana a plongé Tchoucky dans un sommeil artificiel durant 6 mois. Dadmax l'a réveillée et Xana l'a remercié en l'abîmant un peu.
Je décelais une légère pointe d'ironie dans ses derniers mots.
- Vous l'avez emmené à l'hôpital le plus proche, je supposes.
- Pas du tout ! Et je penses qu'il vaudrait mieux qu'il te dise en personne pourquoi.
- Je sens que je vais apprécier !
- Oh là, c'est sûr ! Tu vas t'éclater !
Ces paroles encourageantes m'en dirent long. Mais si j'étais là, c'était pas pour une sinécure. L'aventure commençait tout de même plutôt mal. Je commençait à appréhender la suite des évènemments.
- Tu as l'air bien pensif.
- Je réfléchissait à ce que tu m'avais dis. J'ai l'impression que ça commence encore plus mal que la première fois.
- Tu t'inquiètes pour Dadmax, hein ?
- Oui.
- Ne t'en fais pas ! Il est comme neuf !
J'explosai :
- Comme neuf !? Non, mais tu as vu la tâche qu'il a fait sur ta banquette arrière ? Ne me dis pas qu'il est indemne !
- Bon, calme-toi. Je voulais te ménager, mais apparemment, c'est raté !
Il souppira.
- De toute façon, il aurait bien fallut te le dire à un moment ou à un autre: Dadmax a gardé un trace de notre "petite" aventure : Son programme dans la tête.
- Tu veux dire Aloth !? Aloth est resté en lui ?
- Oui.
Je me tus, encaissant la nouvelle. D'un autre côté, ça expliquait beaucoup de choses. Notemment le message de Tchoucky. Si Dadmax avait gardé Aloth, Tchoucky pouvait bien être télépathe dans le monde réel ! Mais alors...
- Dis moi, est-ce qu'il n'y a que Dadmax et Tchoucky qui ont gardé des séquelles ? Est-ce que nous aussi...
- Apparemment non, me coupa Chaotic. Je ne sais pas pourquoi, mais seul Dadmax et Tchoucky ont gardés des séquelles. Ah ! On est arrivé !
Chaotic tourna et entra dans une petite coure. Une fois, la voiture arrêtée, il coupa le contact et descendit. J'attrapai mon sac et sortis moi même du véhicule. Je suivis Chaotic jusqu'à la porte qu'il ouvrit sans même prendre la peine de frapper. Apparemment, il y avait du monde... Des éclats de voix nous parvenaient. Une dispute ?
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Tchoucky :
Plus de nouvelle depuis le dernier coup de fil de Pykar, pour me dire qu'ils ont trouvé l'adresse de Martin. Je trépigne sur place.
"Toujours rien ?" Demande Sebrich sur msn.
Je tape nerveusement.
"Rien"
Bientôt 17h30. Mais qu'est-ce qu'ils fichent, bon sang ! Qu'est-ce qu'il fichent ?
Derrière moi, j'entends Dadmax raccrocher son téléphone. J'ai essayé d'écouter la conversation du mieux que je pouvais, mais mes connaissances en anglais et en informatique n'ont pas été suffisantes pour suivre. J'ai laissé tomber. Mais pas abandonné. Je me retourne vers lui.
_ Bon. Xana attaque dans 30 minute, on ne sait pas qui, on ne sait pas où. Tu as l'accès au programme, mais c'est moi qui suis devant l'ordinateur, et je n'ai pas l'intention d'en bouger pour te laisser la place. Que fait-on ?
_ Le mieux, ce serait que tu me laisses aller sur Lyoko, sans discuter.
_ Le mieux, ce serait que tu me laisses t'accompagner, sans discuter.
Je parles d'une voix calme, mais intérieurement, je panique. Il ne cédera pas. Il ne cèdera pas, et il n'est pas question que je le laisse aller seul là bas. S'il devait lui arriver quelque chose, je ne pourrais plus me regarder dans une glace. Je suis la plus vieille, je suis responsable. Je ne dois pas le laisser y aller seul.
_ Vous n'oubliez pas, tous les deux, lui dis-je, que sur Lyoko 2, il n'y a pas de dévirtualisation. Perdre tous ses points de vie, c'est être définitivement effacé.
_ C'est bien pour cela que je refuse que tu y envoies Kall et les autres.
Vingt-cinq minute.
_Tchoucky. Laisse-moi la place.
Sa voix est devenue plus glaciale que le blizzard.
_ Non. Toi, dis-moi comment ouvrir le programme de virtualisation. Je ne bougerais pas d'ici.
Nous restons un instant à nous toiser. Puis il s'éloigne. Je reste sur la défensive. Je ne crois pas qu'il abandonne si facilement. Lys s'approche de moi. Pauvre Lys. Je n'aimerais pas être à sa place !
Tchoucky ! Au sec....
Je pousse un cri en portant la main à mes tempes. Ca m'a ébranlé le crâne. Je met quelques secondes à comprendre le message que je viens de recevoir. Mon Dieu ! Pesme !
Lys s'est précipité sur moi, il semble paniqué par ma soudaine crise.
_ Tchoucky ! Qu'est-ce que tu as ?
Je suffoque :
_ Pesme ! Il m'appelle, il est en danger !
Je n'aurais jamais du le laisser repartir, avec toutes ces histoire dans le journal. Mais qu'est-ce que je fiche sur ce siège à attendre ?
_ Tu as une voiture ? demandé-je à Lys.
_ Heu... Fait Lys.
Sans attendre, je cours vers la porte d'entrée, l'entraînant à ma suite.
C'est alors que j'aperçois, par la baie vitrée, une twingo rouge qui entre dans la cour... Avec Pesme au volant, et Ayoju, sur le siège de gauche.
Je me retourne. Dadmax s'est rué sur l'ordinateur, et commence quelque manips.
Et m**** ! Sans plus réfléchir, je me jette sur le cable électrique et l'arrache de sa prise.
Devant Dadmax, l'écran devient noir. Il se relève, furieux.
_ Rebranche cette prise immédiatement !
Je hurle, maintenant, sans plus me soucier d'être calme.
_ Attaque ou pas attaque, tu ne retourneras pas sur Lyoko seul !
_ Ho, qu'est-ce qui se passe, ici ? Fait la voix de Pesme, qui vient d'entrer.
Cette voix redouble ma fureur. Je n'arrive pas à croire qu'Aloth ai pu me faire ça, imiter sa voix pour me tromper !
_ Je me fiche de savoir à qui je parles ! De toute façon, personne n'ira sur Lyoko seul ! Personne ! Et tu peux me donner toutes les raisons que tu veux, je n'ai pas passé six mois dans l'esprit d'un programe meurtrier, à l'entendre penser, établir toutes les stratégies les plus meurtrière qui soit, pour laisser mes amis se jeter dans la gueule du loup ensuite ! Tu crois pouvoir t'en sortir seul ? TU N'AS AUCUNE IDEE DE CE QUI T'ATTENDS LA BAS ! C'est l'intelligence de Martin Leroy, qui nourrit Xana, en ce moment ! Il s'en est servi pour évoluer ! Les règle sur Lyoko sont chamboulée ! Je sais qu'il crée de nouveaux monstres, plus meurtrier que jamais ! C'est une armée qu'il faut envoyer sur Lyoko, une armée ! Tu n'as aucune chance en franc tireur.
Derrière moi, Lys dit quelque chose du genre "Tchoucky, Dadmax, calmez-vous..." Mais je ne l'écoute pas, je continue à hurler.
_ Et surtout, Dadmax, ne te cache pas derrière ALoth ! Je me fiche de tout ce qu'Aloth peut me dire ! Il n'existe pas ! C'est un personnage de fic que tu as inventé ! La seule chose qui l'a rendu réel, c'est le programme piège de martin Leroy, qui transforme l'énergie, psychique. Tu m'entends, ALoth, c'est tout ce que tu es ! De l'énergie psychique !
_ Et alors, me réponds la voix froide d'Aloth. Ca ne compte pas !
_ Pour toi, Aloth, ça ne compte pas ! Tu n'as pas d'avant, ni d'après, mais tu n'as pas le droit d'entraîner Dadmax la dedans ! Il a une vie, lui, des parents, une famille, un avenir. Il existait avant que toute cette histoire commence ! Tu n'as pas le droit de risquer sa vie comme ça, comme un coup aux échecs ! Je ne te laisserai pas faire !
Et soudain, un son m'interrompt. La pendule du vestibule s'est mise à sonner. 18h. L'heure de l'attaque.

Tchoucky
02/05/05 à 15:01
III Où l’on parle d’une porshe et de plusieurs autres choses.

Kallisto :
"Alors !!! Ils avancent ou quoi ??? hurle Pykar pour la énième fois.
- T'avais qu'à prendre une autre voiture qu'une Porshe, répond Malik, une plus... et moins...
- Oh ça va !!! C'est pas ma faute si Paris est plein d'embouteillages à cette heure là !"
Ils se disputent pour la cinquième fois. Que j'ai mal au crâne... et ses flash... Je regarde dehors par la vitre : Tout est toujours triste et pressé... Cette première sortie depuis 4 mois me dégoûte.
"Allez Pykar ! Ca avance enfin... dit Malik avec autorité
-T'es pas le chef ici, c'est moi qui conduit... alors CHUT !"
Et on redémarre...

Arrivés devant le 25 rue Versailles, Malik regarde sa montre avec anxiété :
"Hum, 17 h 55... Espèrons que ses parents soit pas là."
Nous montons au 2ème étage... Pykar tourne la poignée et entre avec douceur... Nous n'entendons rien... Je referme la porte et m'avance dans le couloir et débouche dans une pièce ressembalnt à un salon très richement décoré... Un enfant regarde un couteau de cuisine avec curiosité.
"Pykar, Malik... c'est Martin Leroy là-bas..."
L'horloge du salon sonne alors six heures du soir... Toutes les prises électriques se déclenchent alors et libèrent une incroyable quantité de courant dans toute la pièce. Les flux électriques se dirigent tous sur Martin Leroy qui, effrayé par toute cette énergie, ne bouge pas. Je plonge sur Martin pour lui éviter l'attaque mais je le manque de peu et me coupe le poignet avec son couteau. Pykar et Malik l'attrapent mais Pykar se prend l'attaque. Sur mon ordre, Malik s'enfuit avec Martin vers la voiture. Les flux électriques s'éteignent... Je me relève et m'avance vers Pykar. Il a l'air très mal en point...
"Tu croyais que je mourrais comme ça ? me lançe Pykar, j'ai du caoutchouc sur moi... Je me suis juste pris quelques brûlures... Ouille !"
Je l'aide à se relever tout doucement.
"Bon, Pykar... Je crois que tu vas devoir te soigner.
- Ouais, mais bon, c'est pas trop douloureux... Allez, en route vers la voiture."
Après un petit parcours assez dur. Je ramène Pykar dans la porshe. Il s'assoie et démarre avec difficulté. Malik lui, invente une histoire quelconque pour impressionner Martin Leroy. J'essaye d'arrêter le sang de couler de mon poignet... C'est dur et la vue du sang me met très mal à l'aise...
"Bon, dis-je, je préviens Tchoucky et nous allons chez moi pour se connecter sur MSN et pour nous soigner."
Nous partons en trombe.
_________________________
*
Pykar :
"C'est là!"
Je freinai devant la indiquée par Kallisto. 10 minutes de route de plus. Je m'arrêtai et sortis. Kallisto ouvrit la porte, Malik emporta Martin, et on entra. Je me dirigeai vers le téléphone pour contacter Tchoucky et pour lui dire qu'on était arrivés.
"Allo? fit la voix de Tchoucky
-Tchoucky, ici Pykar. Mission accomplie, la Team Paris à récupéré Martin.
-Super! Vous allez bien?
-Parfaitement.Kallisto s'est ouvert le poignet, Martin est KO, je crains qu'il ne soit trop dérangé interieurement pour programmer quoi que ce soit, et je me suis pris envrion 2.000 volts. ET NE ME PARLE PAS DE PLAT PYKAR RECHAUFFE A L'ELECTRICITE!
-J'en avais pas l'intention...
-C'est ca, ouais.
-Ca va, fit Kallisto. Personne est là pour l'instant."
Elle avait bandé son poignet artisanalement. Mais ca avait l'air d'aller mieux.
"Bon, on réveille Martin et on te l'amène sur MSN. A toute.
-Hé, att..."
Trop tard, j'avais déja raccroché.
Malik remplit un seau d'eau et le lanca sur Martin Leroy qui s'éveilla net.
"Euh, bonjour? Qui êtes vous? On va a une fête?
-T'en fais pas, on veut juste que tu rencontres quelqu'un, fit Malik. Et t'en fais pas pour la flaque, ajouta-t-il en voyant l'air de Kallisto. Je nettoierai après.
On amena Martin devant l'ordi et on lanca MSN. J'attendais...
...
..
.
Pas de Tchoucky connectée.
"Oups?
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*
Lysander :
Pesme est rentré avec Ayoju déjà depuis quelque minutes. Dans un sens, je suis content de les voir. Je commencai à me sentir mal à l'aise avec Tchoucky et Dadmax pour seule compagnie. Il faut dire que l'ambiance entre eux n'est pas au mieux ...

Je raconte à Pesme et Ayoju la brêve altercation entre Tchoucky et Dadmax, pour qu'il ne soient pas etonnés de trouver l'ordi débranché. J'espère qu'il ne vont pas continuer à démonter la maison comme ca...

Le téléphone de Tchoucky se met à sonner. Comme d'habitude, je me tiens un peu à l'écart et donc je ne comprends pas tout ce qui se dit. Ayoju et Pesme se sont rapprochés. Je m'avance vers Dadmax, qui écoute visiblement avec attention.

_ Tu as l'air guéri... Pourquoi cette enguelade avec Tchoucky ?
Il me regarde. Enfin, je crois. Je ne sais même pas s'il m'a écouté. Je laisse tomber, et m'approche de Tchoucky. A mon avis, ce sont de bonnes nouvelles qu'elle vient de recevoir. Je m'apprete à le lui demander (depuis le début de la journée, j'ai l'impression de ne poser que des questions).

Elle racroche son téléphone, un peu frustrée. Elle dit à Pesme et Ayoju que le groupe de Paris a réussi a récupérer Martin, que Kallisto et Pykar sont blessés, qu'elle ne sait pas si c'est grave, qu'elle n'a pas eu le temps de dire a Pykar que l'ordinateur est hors service et que celui-ci l'attend probablement sur msn... Je souris interieurement. J'ai réussi à comprendre pas mal de chose, quoique je ne connaisse pas de Martin, sûrement le Martin psychopathe dont Tchoucky m'a parlé.... Ha ! Bah voilà ! Je ne comprends plus rien de nouveau ! Si il est dangeureux pourquoi avoir été le chercher ?

Au risque de paraître énervant, je pose la question :

_ Excusez-moi, mais j'ai du mal à saisir... Heu, enfin, j'ai une question..... Pourquoi avoir été chercher ce Martin, si il est dangeureux ? Je ne comprend pas bien où vous voulez en venir ???
Je n'attends pas d'avoir une réponse, et regarde Tchoucky :
_ Sinon, pour l'ordi, tu compte le laisser débranché encore longtemps ? J'ai cru comprendre que Pykar devait te parler sur msn, je ne vois pas pourquoi tu ne pourrai pas. Si tu as peur de Dadmax, nous sommes trois garçons suffisament fort pour veiller un malade...
Je suis assez fier de moi. Le sentiment d'avoir enfin compris quelque chose, c'est assez gratifiant. De plus, je pourrai etre enfin un peu utile ...
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Dadmax :
En entendant la question de Lysander, j'éclate d'un rire sans joie. Il me regarde sans comprendre. Je réponds juste :
- Lysander, dis toi que le malade est en pleine forme à présent, et capable de vous battre tout les trois sans problème.

Sans ôter le sourire sarcastique de mon expression, je me dirige vers les restes de mon ordinateur portable. J'ai besoin d'éléctrodes, et je ne peux pas récuperer les miennes. Je vais devoir en bricoler.
Je sens le regard inquisiteur de Tchoucky dans mon dos. Tout en travaillant, j'ai un déclic. Je me redresse et m'exclame involobntairement:

- Mais quel con!

Un bel ensemble de regard surpris. Un beau froid. Mais je m'en fiche. J'ai la solution. Je sors mon téléphone portable, lui jette un regard d'excuse, et commence à le démonter. En bidouillant le téléphone et le PC portable, je vais peut-être réussir à me connecter au réseau de stockage des programmes.
Soudain je m'arrête. Ca ne va pas passer inaperçu, et j'ai besoin de cinq minutes de tranquillité. Je réfléchis un instant et envisage une possibilité.
Je m'assoie en tailleur, et ferme les yeux. C'est la première fois que je fais cela. Et ça ne va pas être facile.

' 3,2,1, go!'

Je me concentre pour capter chaque pensées, chaque reves et autres de la ville...et les renvoie tous en même temps à Tchoucky. Un cri de surprise et de douleur retentit dans mon dos.

' feu vert'.

Je me penche sur mon projet et m'active aussi vite que je le peux.
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*
Tchoucky :
Mais si je n'éconnomise pas ces huit cents euros, je ne sais pas.... C'est ta faute ! Ne me regarde pas avec ces yeux, je sais que... Il m'a regardée, j'en suis sûre, il m'a vue ! Comment vais-je... Et si nous décidons d'ouvrir le marché, nous risquons de laisser passer... Mais la racine carrée de trois doit être enlevée du dénominateur... J'y vais ou j'y vais ou j'y vais pas ? Je risque tout dans un coup de dé si j'y vais... Une mesure de farine, une de lait, ah non, zut, je ne me rappelle plus ! J'ai pas été à la hauteur. Je sais pas ou j'ai fait l'erreur, mais j'en ai fait une...
Au secours ! Taisez-vous ! Taisez-vous ! Trop de pensées ! Trop de pensées ! Taisez-vous ! J'ai un océan de paroles dans la tête. Je ne sais plus où est le haut et le bas, si je marche sur la tête ou les mains. Mon Dieu, mais arrêtez de crier, tous !
Des murmures, des gémissements. De l'angoisse à n'en plus finir ! Trop de pression, trop de stress, trop d'espoirs à la fois, trop de contradictions ! Où me mettre, pour échapper à tout ça ? Je cours sans savoir où je vais, je repousse les mains qui tentent de me saisir. Je crois que j'ai heurté quelque chose, il y a des bruits de verres brisés mais je n'arrive pas à voir, je n'arrive pas à entendre, il y a cette cacophonie dans ma tête, mon Dieu, j'ai mal, j'ai mal ! Des milliers de tonnes de paroles qui écrasent mon âme ! Je ne veux pas mourir étouffée ! Je ne veux pas ! Laissez-moi, laissez-moi, taisez-vous, s'il vous plait !
Je suis tombée. Il y a du sang sur ma main, j'ai dû m'écorcher quelque part, je sens vaguement la coupure avant que le flot furieux ne m'emporte à nouveau.
Elle est belle, quand elle est en colère ! Pourquoi faut-il qu'elle soit si orgueuilleuse ? J'en ai assez, ils se moquent toujours de moi, j'en ai assez, faut que ça cesse. Il y a une solution, je suis sûr qu'il y a une solution. Je dois trouver la solution. Ah trouver une lampe qui aille avec les rideaux ! Je vais bien finir par y arriver ! Mais, mon Dieu, mais qu'est-ce que c'est cette histoire ? Où diable je me suis laissé embarqué, moi ? Qu'est-ce qu'il faut faire ? Qu'est-ce qu'il faut faire ? Qu'est-ce qu'elle a ?
Tchoucky ? Tchoucky, tu m'entends ? Si tu m'entends, essaye de me répondre !

Pesme. Pesme me parle. Pesme m'appelle. Je dois lui répondre. Je n'y arrive pas. Je n'arrive pas à penser. Il se tait. Non ! J'ai besoin de cette voix ! Ne te tais pas ! Je t'en supplie, ne te tais pas !
Tchoucky ? Continue à me parler ! Tu m'entends ?
Oui. Je t'entends. Je m'accroche à lui de toute mes forces pour reprendre pied. Je t'entends, Pesme. N'ai pas peur. Je vais fermer mon esprit à toutes les autres voix, mais s'il te plait, continue à me parler, ça me donne de la force...
________________
*
ChaoticPesme :
Que lui arrivait-il ?! En fait, j'avais bien une idée, en voyant le petit sourire discret que Aloth (ou Dadmax, je sais plus, de toute façon ils devenaient pareil !) affichait. Je n'avais pas le temps de m'occuper de lui. Je tentais de soutenir mentalement Tchoucky qui était tombée au sol et qui s'était recroquevillée sur elle-même.
Elle s'était écorchée aux bras et aux mains avec des vases qu'elle avait basculés avant de tomber. J'ignorais totalement ce que Aloth/Dadmax était en train de lui faire. De plus, Lys et Ayoju étaient littéralement paralysé, suite à cette réaction si brusque. Malgré cela, je m'agenouillai à côté d'elle, me concentrant sur mes pensées aussi fortement que je le pouvais.
- Tchoucky !! Je sais que tu m'entends ! Accroches-toi !
C'est ce que je n'ai cessé de te répéter chaque fois que j'étais à ton chevet !
Je t'en prie, ne me laisse pas seul maintenant !
Je n'ai pas veillé sur toi pendant tout ce temps pour te voir "mourir" une deuxième fois !! Bats-toi !

J'espérais que mes pensées pouvaient encore l'atteindre. Je commençai à comprendre se qu'elle pouvait ressentir, quand l'un de nous était en danger, sur Lyoko, le lourd fardeau qu'elle devait supporter quand quelque chose allait de travers. Elle se disait surement que c'était de sa faute... Mais elle n'aurait jamais du se rendre responsable ! Ca n'aurait jamais du arriver !!
Peut-être étaient-ce ces dernières pensées qui avait fait leur effet, mais elle cessa de se tortiller et les cris de douleur cessèrent également. Je me précipitais sur sa main pour sentir son pouls... Ouf ! Elle était en vie, mais elle s'était évanouie. Je me revelai, et mon regard croisa pendant un instant celui d'Aloth qui bidouillait je ne sais quoi... et en fait je m'en fichais.
- Euh, Pesme... tout va bien ?! hésita Lys
- Ouais, tout va bien...
Non, ça n'allait pas du tout. A ce moment, j'eus un nouveau flash...

"Il matérialise une des lame d'Eclipse et se prépare à lui ouvrir la gorge. J'entend alors un cri à la fois de désespoir et de fureur. C'est Pesme :

-TCHOUCKY!!!! NON!!! "


Ce souvenir fit bouillir mon sang en quelques instants. Je me dirigeai calmement vers l'homme programme et lui empoignai la gorge avec force, puis je le plaquai contre le mur derrière lui. Je lui dis, de ma voix la plus sinistre :
- Tu ne la feras pas souffrir une troisième fois... Cette fois, c'est terminé...
_____________________
*
Kallisto :

" Euh Kall ? C'est normal ? me demande Pykar en regardant l'écran de mon ordi avec inquiétude.
- Euh... non, on dirait pas. Ca veut dire qu'il s'est passé un truc... et qu'on l'a raté...
Je fixe l'écran sans comprendre. Pourquoi Tchoucky n'est-elle pas connectée ? Pourquoi ? Un bruit de porte qui s'ouvre me ramène à la réalité.
" M**** ! Mon père !!! dis-je à Malik et à Pykar. Allez vous cacher dans mon armoire, vite !
- Ma fille ? tu es là ??? dit mon père en ouvrant la porte. Tiens ! Tu es debout ?"
Martin, Malik et Pykar viennent de se glisser furtivement dans mon armoire. Ouf !
" Ah mais !!! Vous me faîtes quoi ? crie la voix étouffée de Martin dans l'armoire.
- Ma fille ? D'où viennent ces voix ? demande mon père.
- Oh ! Rien Vati ! C'est les voisins, je répond en me tortillant sur place."
J'entends un ricanement étouffé venant de l'armoire puis un soupir...
Mais qu'est-ce qu'ils les fait rire ???
"Ma fille, j'ai eu des mauvaises nouvelles, venant de ta grand-mère. Alors Moi, ta mère et ton frère allons partir chez elle durant 4 jours. Nous allons sans toi car ton état ne t'autorise pas encore les longs voyages en auto. Tu sauras te débrouiller ?
- Oui Vati ! Ne t'inquiètes pas ! J'y arriverais ! dis-je.
- Bien, je prends les bagages et j'y vais. Au fait, tes médics sont dans la cuisine. Ne fais pas de bêtises...
- Bien Vati !!! Au revoir !"
Il quitte la pièce, j'attends qu'il parte puis rouvre mon armoire... Pykar s'est emmêlé dans mes vêtements, Malik tripote une chaussure et Martin gazouille comme un bébé...
"Bon, vous avez entendu mon père ! On a 4 jours pour se sortir de notre bourbier !"
Ils sortent de l'armoire et Pykar revient à L'ordi.
__________________
*
Dadmax :
Pesme me plaque au mur et m'y maintient fermement.

- Tu ne la feras pas souffrir une troisième fois... C'est terminé.

Je souris en reconnaissant les intonations de sa voix.

- Tiens, Ido. Ca fait longtemps. Content de te revoir, d'autant que nous n'avons pas eu le temps de finir notre combat.

Ce n'est évidement pas moi qui parle. Mais je reprends la parole:

- Mais bon, ce n'est pas le sujet. Tu ne veux pas que je fasse un nouvelle fois souffrir Tchoucky? Très bien. Mais toi.... c'est autre chose.

Je saisis son poignet et le serre avec force, le lui broyant presque. Malgré cela, et je doit lui rendre honneur pour son entêtement, il ne lâche pas.
Je souris alors et lui décoche un crochet du droit tout en tirant sur sa main. j'ai déja experimenté que lorsqu'on frappe à deux endroits, la victime relâche toute pression.
L'effet est celui escompté, et il me libère. Par mesure de "sécurité", je lui assène un violent revers du poing qui le projette à terre.
Je me précipite sur l'ordinateur et me saisit des éléctrodes artisanales. J'enfonce presque celles de mes tempes et attache en même temps les deux pour les poignets. Ayoju se preécipite vers moi mais je l'envoie faire un joli vol plané. Tchoucky, qui vient de rouvrir les yeux et se redresser, me regarde et je lance:

- Gagné.

J'appuie simplement sur la touche décrocher de mon portable, et le flux arrive. Je tombe à genou sous la décharge en serrant les dents. Bien sûr, ce n'est pas le matériel haute-technologie que j'ai utilisé pour le test. Au bout d'une minute, le décor se brouille enfin.
Lorsqu'il se reprécise, je suis sur Lyoko. Je ne peux retenir un profond soupir de contentement. Je me sens beaucoup mieux ici.

Soudain, j'entends un bruit connu derriere moi. Un bruit qui me mets hors de moi.

-HOoo. C'est pas vrai! Soupiré-je.
________________
*
ChaoticPesme :
Je me relevai difficilement, essuyant de ma main endolorie un filet de sang qui coulait au coin de ma bouche. J'étais partagé entre la joie et la haine.
Tchoucky venait de se réveiller, Ayoju était aussi mal en point que moi, et maintenant Dadmax était bien parti sur Lyoko comme il le prévoyait... Maintenant, que faire ?
Les autres étaient aussi inquiets a propos de ce que Dadmax venait de dire.
- Pesme, il a parlé de Ido... dit faiblement Tchoucky
- Non, ce n'est rien, il a tort... ça n'était pas Ido, il est mort et enterré...
Je regardais autour de moi, et une autre chose me sauta aux yeux :
Où était passé Lysander ?!

Tchoucky
02/05/05 à 15:02
IV) Sur Lyoko.

*
Lysander :
Tchoucky se met à crier. Pesme se précipite vers elle. Je reste près de Dadmax.
Ce cris me fait froid dans le dos. Heureusement que Pesme est là, étant médecin, il pourra s'occuper d'elle. Pris au depourvu, je n'ose pas bouger. Ayoju est tout aussi stupefait que moi.
Je ressursaute quand Pesme crie à son tour. Je n'ai pas le temps de dire "ouf" qu'il empoigne Dadmax par le col.
Une conversation surréaliste se déroule devant moi. Je n'ai pas rêvé. Dadmax ou Aloth vien d'appeler Pesme Ido. Qu'est-ce que c'est encore, cette histoire ?
Je m'approche, résolu à les separer , d'autant plus que j'ai l'impression que Dadmax est bien décidé à briser le poignet de Pesme. Je n'ai pas le temp de faire un mouvement que Pesme ce retrouve projeter contre le mur , Ayoju qui a réagi avant moi se retrouve à suivre la meme trajectoire que Pesme....dans le mur.

Ne sachant plus quoi faire, je me dirigire vers les deux blessés.
Dadmax sort toute une artillerie électronique. Ceci n'augure rien de bon.
Je rechange de cap et me dirige sur lui, bien décidé à l'empêcher de faire quoique ce soit. Je l'empoigne à bras le corps, complêtement surpris... Mon corps est traversé par une décharge électrique !
Pour la énieme fois je ne comprend pas ce qui arrive. Ma tête tourne, je sens tous les poil de mon corp se herisser. Je tente vainement de lâcher, mais la décharge est tellement intense que mes muscles sont contractés, je ne peux rien faire. Je me sens happé, je n'entends plus rien , il n'y a plus que le noir et le silence...

Je ne sais pas combien de temps s'est ecoulé.
Je me sens bizarre, completement désorienté. J'ai du mal à ouvrir les yeux, enfin, pour je ne sais quelle raison. C'est une sorte d'appréhension ...
Mes paupières s'ouvrent lentement. Tout ce que j'arrive a dire, c'est WHOUAAAAAAAAAH !
Tout est vert, comme une immense forêt. Non, pas comme, c'est une forêt ! Là, c'est sûr, je ne suis plus dans mon salon.
Mon cerveau fonctionne à cent à l'heure. Je me remémore tout ce que Tchoucky m'a raconté. J'ai presque honte d'avoir douter d'elle et de sa parole...

Toujours un peu desorienté, je m'observe. Je porte des bottes noires, un pantalon bleu nuit, une ceinture argentée à laquelle pend un cylindre d'environ 6 ou 7 cm, un interupteur à trois position comme seul agrément.
Incrédule, je me rends compte que je ne suis pas seul. A environ trois mètres de moi se tient Dadmax, qui n'a pas l'air vraiment content de me voir...






*Portrait
_______________
*
Tchoucky ;
Lys ? Lys ? Lys, tu m'entends ? Lys, s'il te plait, réponds-moi !
Je suis restée figée, immobile, au milieu du salon dévasté, incapable du moindre mouvement, ni de la moindre parole. Incapable de faire la moindre chose à part appeler mentalement.
Lys ! Lysander !
Je suis au bord des larmes.
Je sais que c'est inutile. L'implant mental qu'Aloth m'a mis dans le crâne n'est pas assez puissant. Et Lysander n'est plus dans le monde réel. Je le sais, mais je ne peux pas l'admettre. Tout mon être s'y refuse.
C'est ma faute. Uniquement ma faute. Sans moi, Lys serait tranquillement assis dans ce salon, ce salon serait intact, il y profiterait de son temps libre, ignorant tout de Lyoko 2, Aloth, et Martin Leroy. Sans moi, il serait en sécurité.
_ Lys... Lys... me mets-je à appeler à voix haute, comme si ça pouvait changer quelque chose.
_ Il est parti, Tchoucky, murmure Pesme d'une voix blanche. Il est parti.
Ayoju se tourne vers moi.
_ Que fait-on, maintenant ?
Bien sûr. C'est à moi de répondre à cette question. Je tente de calmer la panique qui s'est emparée de moi à l'idée de savoir Lys là-bas, seul face à Aloth, et Dadmax, inconscient du danger qu'il court, près à risqué sa vie et peut-être celle des autres pour parvenir à ses fins, puis j'attends, comme d'habitude, que mon instinct me dicte la conduite à tenir.
Mais aujourd'hui, ma voix intérieure est muette comme une tombe. Je n'ai aucune idée de ce qu'il faut faire.
_ Que fait-on, Tchoucky ? Répète Ayoju.
_ Je ne sais pas... Je ne sais pas...
Je me suis mise à sangloter nerveusement.
_ Je ne sais pas ce qu'il faut faire. On dois aller sur Lyoko, mais je n'ai aucune idée de la façon dont on va s'y prendre. Il y a six mois, j'aurais su. Il y a six mois, j'aurais trouvé les mots qu'il fallait pour retenir Dadmax, et j'aurais réussi à protéger Lys, mais aujourd'hui, je ne fais que des erreurs, je rate tout ! J'ai... J'ai l'impression qu'on m'a vidé la tête.
Mon désespoir semble les déstabliser tous les deux. Ils comptaient sur moi pour les tirer de là, pour débloquer la situation, mais le fait est que je ne suis pas à la hauteur.
_ Je suis désolée. Je suis désolée.
Désolée, Pesme. Désolée pour les six mois que tu as perdu pour rien. Je ne le méritais pas. Je suis dépassée, déçue de moi-même.
Je me suis laissée glisser à terre. Ayoju s'approche de moi. Il se déplace avec difficulté, le coup que lui a porté Dadmax a du l'abîmer. Malgré cela, il s'accroupit près de moi, et passe un bras réconfortant autour de mes épaules.
_ C'est pas interdit, Tchoucky. C'est pas interdit d'être déboussolée quand on se réveille après six mois et qu'on retrouve tout différent. C'est même étonnant que tu n'ais pas craqué plus tôt. Ne t'inquiète pas pour Lys, il se débrouillera. On va avertir les autres et chercher une solution tous ensemble.
Les autres. Martin Leroy. J'avais oublié.
_ Martin est incapable de tenir un raisonnement, à l'heure actuelle. Si seulement j'arrivais à me connecter télépathiquement à Lyoko, je pourrais tenter quelque chose, mais là...
Je m'interromps soudain. Ca vient de déferler en moi.

Tout est vert comme une immense forêt. Non pas comme, c'est une forêt ! L, c'est sûr, je ne suis plus dans mon salon.
Mon cerveau fonctionne à cent à l'heure , je me remémore tout ce que Tchoucky m'a raconté. J'ai presque honte d'avoir douté d'elle et de sa parole ...


Ce n'est pas une vision, pas un flash, c'est...
_ Pesme ? Mais qu'est-ce que...
_ Tu voulais une liaison à Lyoko, la voilà, me répond Pesme avec brusquerie, le visage crispé par la concentration. Quoi que tu compte en faire, fais-le vite, parce que c'est dur à maintenir.
Sans poser plus de question, je cours au cable que j'ai arraché de sa prise, et le rebranche. L'ordinateur se met en route avec une lenteur exaspérente. Je me faufile dans l'esprit de Pesme pour consolider le lien entre Lyoko et lui. Je le sens se détendre. Mon intervention lui permet de réduire ses efforts. Enfin, me voilà connectée à msn.

"
Pykar dit :
Tchoucky, enfin ! Mais qu'est-ce vous fichiez ?

Tchoucky dit :
Pour te résumer en une phrase, Dadmax s'est barré sur Lyoko en emmenant Lys avec lui.

Tchoucky dit :
Martin est devant l'ordi ?

Pykar dit :
Oui, mais n'espère pas grand chose. Il ne sait même plus écrire son nom.

Tchoucky dit :
Maintenez-le, surtout.
"

Je retourne à Pesme, et au lien vers Lyoko.
_ Ca risque de te faire mal à la tête, le préviens-je.
Il me rassure d'un sourire. Je tire sur le lien. Cherche. Cherche. Et trouve.
L'énergie psychique de Martin. Stockée là où je l'ai mise. Je me concentre pour la garder attachée à moi, et, de l'autre côté, crée un lien vers l'esprit à la dérive de Martin.
Un effort supplémentaire, et nous voilà tous unis dans une seule matrice mentale. Moi, Pesme, Martin et Lyoko. J'entends la voix de l'ex Annonyme qui raisonne, comme après un long sommeil.
Que ? Où suis-je ?
Ne bouge pas, Martin. SI tu brise la matrice, tu redeviendras ce que tu étais avant, un idiot.

Oh, c'est toi ? Qu'est-ce que tu me veux ?
Ce sourire goguenard, cette hauteur. Pas de doute, c'est bien lui. Il va falloir être brusque. Ce gamin n'a peur de rien, même pas de mourir.
Martin, tu vas nous recréer le programme avec lequel tu nous avais virtualisé. Et tu vas nous expliquer comment il fonctionne.
Pouquoi le ferais-je ?
Parce que Dadmax est sur Lyoko, décidé à détruire Xana. Tu veux sauver Xana ? Moi, je veux sauver Dadmax.
Et si je refuse ?
Si tu refuses ? Eh bien...

Je fais reculer Pesme dans un coin de mon esprit, place ce que je peux de moi devant lui pour le protéger et rouvre d'un coup toute les fenêtre que j'ai réussi à refermé apèrs l'attaque mentale d'Aloth. Le flot de paroles écrasant déferle dans la matrice. Concentrée sur Pesme, que je dois maintenir à l'abri, je parviens à y résister. Martin Leroy, lui, prend tout de plein fouet. Il se mets à hurler, et à gémir. Je referme toutes les vannes.
Eh bien, Martin ?
Serrant les dents, le petit génie commence à pianoter sur son clavier. J'ai gagné. Merci Aloth. Je tape sur mon propre ordinateur.
"Sebrich, Vivi, ne vous éloignez pas. Vous allez être les premiers à plonger.
Je me tourne vers Ayoju.
_ Toi aussi. Attendez-nous. On vous rejoins dés qu'on aura appris comment ça fonctionne.
__________________
*
Ayoju :
- OK ! répondis-je à Tchoucky.
Je m'approcha de l'ordinateur de Lys. Respirer était un enfer. J'avais du me casser quelques côtes lorsque Dadmax m'avait projeté contre le mur. Enfin, une fois sur Lyoko, je serais comme neuf !
- C'est comme la dernière fois ? demandais-je.
Mais je n'eu pas le temps d'entendre la réponse. Tout devint noir et je n'entendis plus aucun bruit. J'avais perdu conscience.
Quand j'ouvris les yeux, je remarqua que le décors avait changé. "Transfert effectué Tchoucky !" lançais-je mentalement. Je fis un rapide constat de mon apparence. Apparemment, j'avais exactement la même apparence que le première fois: Ouïe super développée, bonne vision nocture (qui ne m'avait pas beaucoup servit la dernière fois) et ma lame caudale, souple et meurtrière ! C'est alors que je remarqua une nouveauté: Un "machin" était fixé à mon avant-bras gauche. Alors même que je me demandais ce que c'était, il s'activa de lui-même. Une lame de lumière bleuté apparue, longue de 60cm environ.
- Ah ! Te voilà Ayoju !
Je sursautai et me retournai précipitament pour voir qui avait parlé pour me retrouver nez à nez avec.... Vivi !
- Ne me refais jamais ça ! OK ? J'ai eu la frousse de ma vie !
Elle non plus n'avait pas changé d'apparence. Son bustier, ses gants,... Tout était là ! C'est alors que je remarqua quelqu'un derrière Vivi.
- Tu dois être Seb ! Enchanté, moi c'est Ayoju ! lui dis-je d'un ton amical.
- Salut ! C'est la première fois que je viens ici. Ca fait tout drôle !
- On ne s'y fait jamais ! répondis-je.
Je remarqua alors son apparence. Une paire d'aile noire dans le dos, de long cheveux châtain. Un ange.
- Dis donc, t'es pas mal comme ça !
___________________________
Tchoucky :
D'une voix hachée, Martin explique les commandes à utiliser pour maîtriser le programme de virtualisation. Il est de plus en plus hargneux dans son ton. Sa colère m'inquiéte. Je brise la matrice aussitôt que tout est expliqué, le rendant à son état lymphatique d'avant.
"Il faut qu'un de nous reste dans le monde réel pour rammener à temps ceux qui perdront trop de point de vie." tapé-je sur le clavier.
"Moi." réponds Pykar.
"Très bien".
Je pianote les coordonnée que m'a expliquée Martin.
Transfert Kallisto.
Transfert Malik.
"Ils sont partis, me signale Pykar."
_ Bon, fait Pesme, je crois que c'est à nous.
Il s'approche de l'écran. Je le retiens par la main.
_ Attends. Avant il faut que je te parle. Je n'aurais sans doute pas l'occasion de le faire avant un bout de temps.
Il me regarde, un peu surpris. Je commence sans lui laisser le temps de contester.
_ Pesme, je n'oublierai jamais tout ce que tu as fait pour moi. Et je m'en veux terriblement des souffrances que ça a du te coûter.
Il tente de balayer mon discours d'un revers de main, mais je ne m'interromps pas.
_ Laisse-moi parler, c'est important. J'imagine sans peine ce que tu as dû endurer. Si j'avais été à ta place et toi à la mienne, je serais certainement devenue folle. Mais c'est fini, à présent, je suis là, et je n'ai pas l'intention de disparaître. Non, laisse-moi finir. Une fois sur Lyoko, on ne sait pas ce qui peut nous arriver. Il se peut qu'on soit séparer. Et il se peut... Il se peut que tu te retrouve face à Dadmax.
Je sens sa main se crisper dans la mienne, à l'évocation de ce nom. J'ai bien fait d'aborder le sujet. Ses yeux brillent d'une fureur incommensurable.
_ Je sais que tu es en colère. Je le comprends. Mais je te le demande, ne laisse pas cette colère t'emporter. Promets-moi que, quoi qu'il arrive, Dadmax restera en vie.
_ Tchoucky...
_ Promets-le. Je vais avoir besoin de toi plus que jamais.
Il serre les dents. Je mets tout ce que je peux de supplication dans mon regard.
_ Tu sais qu'il t'a presque tuée ? Finit-il par prononcer d'une voix sourde. Deux fois.
_ C'était Aloth.
_ Pas la deuxième fois.
Il tremble maintenant de rage contenue. Je prends son autre main, ouvre mon esprit, et lui transmet ce que j'ai en moi de plus fort et de plus doux, mes sentiments pour lui. Si ça, ça ne l'apaise pas, je ne sais pas comment l'apaiser.
_ Pesme, le seul responsable de tout ça, c'est Martin Leroy. Personne d'autre. Je te demande de me faire cette promesse.
Il paraît hésiter, puis lâche, comme à contre-coeur :
_ Je te promets que Dadmax restera en vie.
_ Et toi aussi, par la même occasion, ajouté-je.
Il sourit. Moi aussi. J'aurais encore mille chose à lui dire, mais je n'ai pas le temps. Plus le temps que de serrer sa main dans la mienne, quelques seconde, avant d'appuyer sur la touche "Entrée", et que le flux d'électricité nous emporte tous deux.
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ChaoticPesme :
En me réveillant, la première chose qui me frappa fut la magnificence de la Forêt de Lyoko. Un paysage qui ne pourrait jamais exister nulle part ailleurs, surtout pas sur terre.
Je ne fis pas vraiment attention à ceux qui étaient déjà présents, même au nouveau venu dans cet univers virtuel, Sebrich. Je me contentai de hocher la tête lorsqu'ils me saluaient.
J'étais encore concentré sur ce que m'avait dit Tchoucky avant. Et surtout, j'étais préoccupé par une sensation bizarre, venant de ma nouvelle apparence.
J'étais toujours habillé dans le même style de ma dernière visite, mis à part que je n'étais habillé que de noir, toujours avec un grand chapeau plat.
http://bloody-rain.soliloquise.com/galleries/anime/001%20(2).jpg
Je n'avais plus armes à proprement parlé, mais lorsque je serrai un des mes poings, une lame courte et scintillante en sortit. J'appréciai ce changement, cela correspondait mieux à mon état mental...
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Malik :
Je me réveillai dans un endroit qui semblait être une forêt. Après 5 minutes de réflexion, je me dis ça ressemble à Lyoko. A mes côté, Kallisto n'était toujours pas réveillée. Je ramassai un bâton qui avait une forme bizarre et le pointa vers un arbre.
"Tu t'y crois trop, Malik," me dis-je dans ma tête, mais, l'arbre qui était en face de moi se dévirtualisa!!!!
-AAAAAAAAAAAAh!! Mais qu'est-ce que j'ai fait, je suis c**, un vrai c** cinglé qui en plus fait disparaître n'importe quoi.
Sur terre, tout le monde devait me chercher. Il faut dire que plein de docteurs m'examinaient pour analyser ma bêtise infinie. Quand on me voit, sur terre, on me prend pour un fou en liberté. Qu'est-ce-que ce serait sur Lyoko ?
Un craquement se fit entendre, je me retournai et pointai mon bâton, pret à attaquer. Un hurlement perça la cîme des arbres de Lyoko. Kallisto avait son nez contre la pointe de mon bâton.
-Qu'es-ce que tu fais, Mallik?
-Euh, Eh, eh, et bien, vois-tu, je croyais que tu étais une créature de XANA...
Kallisto ne réagit pas comme je j'aurait imaginé.
- Eh, ben, tu devrais faire attention. Tu sais pas de quoi tu es capable, comme c'est la première fois que tu viens sur Lyoko 2.
-T'es pas énervée???
-Moi? Meu nooooooon!! Tu as le droit de te tromper.
-C'est la première fois que quelqu'un ne m'engueule pas pour mes bêtises!!
-Ben, quoi?
-Dans ma pension, on me considère comme la bête féroce, bonne à rien et qui est plus bête que ses pieds.
J'étais sur Lyoko, c'était bizarre. Je me sentait bien, sensation encore plus bizarre...
-Il faut trouver les autres, dis-je à Kallisto.
-Ouais, en route, et ne fait pas de bétises inutiles, Je ne veux pas courir de risques.
Des risques? Kallisto savait bien qu' elle et moi en courions de bien plus dangereux que mes pouvoirs. On se mit en route dans la forêt, à la recherche des autres.
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Tchoucky :
Un peu étourdie par l'atterrissage, j'ouvre les yeux. Ayoju et Vivi sont près de moi, et quelqu'un d'autre que je n'ai jamais vu. Il a des ailes d'anges, et un grand Katana, des cheveux bruns et mi-long. Ce doit être Sebrich.
Je ne vois ni Malik, ni Kallisto. Ils ont dû atterrir plus loin. Je regarde à mon côté. Pesme a changé d'allure. Il est maintenant entièrement vêtu de noir. J'ai un pincement au coeur. Voilà qui confirme l'impression sourde qui me hante depuis mon réveil. Il a changé. Moi pas. J'ai toujours la même apparence, griffe et écailles, longs cheveux bleus.
Cependant, je me sens mieux. Sur Lyoko, un tas de chose semblent plus facile. Mes écailles me protège de tout ce dont je n'arrive pas à me protéger sur terre. Et j'ai retrouvé tout mes pouvoirs.
Bon, avant toute chose...
Je ferme les yeux et cherche en moi. Il ne me faut pas longtemps pour le trouver, cet implant qu'Aloth a mis contre mon gré dans mon crâne, et pas beaucoup d'effort pour le briser. Voilà qui évitera les mauvaise surprise.
Maintenant...
_ Ne perdons pas de temps, dis-je aux autres. Il faut qu'on se rassemble le plus vite possible.
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*
Kallisto :
Je marche près de Malik, un peu perdue dans mes pensées... Je m'arrête et me regarde : Même tunique blanche, même pantalon vert, mêmes cordes noires et fines aux hanches et poignets... Mon bandage à disparu. Mais j'ai toujours ces même cicatrises rouges aux poignets…
" Euh, tu fais quoi Kallisto ? me demande Malik.
- Rien excuse-moi, je rêvassais."
Nous traversons quelques passages sur des troncs d’arbres. Nous entendons alors quelque chose, des éclats de voix.
" Je crois que c’est là, me lance Malik en se dirigeant vers un carrefour entre les arbres."
Quelques mètres plus loin, nous voyons deux formes humaines. L'une est celle d'un garçon que je n'avais jamais vu (peut-être Lysander qui était avec Tchoucky), et l'autre personne, je la connais déjà, c'est Dadmax. Ils ne nous voient pas. J'ai l'impression que l'ambiance n'est pas à la joie. Malik s'avance :
" Euh... Salut ! Je suis Malik et vous ?
- Moi c'est Lysander, lance celui-ci un peu surpris."
Dadmax regarde Malik d'une drôle de façon. Je ne crois pas que c'est d'une façon amicale. Je m'avance alors aussi.
_________________
*
Dadmax :
Je me retourne et voit Lysander.
'Me voila bien.'

Une foix sur ses jambes, il me regarde et je lui lance sêchement:

- Je peux savoir ce qui t'as pris ?

Et soudain je sens des perturbations, nombreuses. Ils sont venus quand même.

Comment ont ils fait?

Je l'ignore, mais ça modifie tous nos plans.

- ET CH***** !!!!

Je ne peut m'empêcher de détruire d'un coup de poing un arbre à proximité. Je reprends mon calme et ferme les yeux. Je parle alors d'une voix lasse.

- Ils n'ont pas pu se retenir, il a fallu qu'ils viennent jouer les héros.

Je réouvre les yeux et fixe Lysander, étudiant ses capacités. Un fan de Star Wars. J'ai maintenant un jedi dans les pattes. Je baisse la tête un instant pour réfléchir et remarque alors un changement en moi. Mes brassard, à l'origine bleus sont à present noir aux trois quart. Bien sûr, je deviens de plus en plus comme Aloth.

J'entend alors une voix qui m'est inconnue. Deux personne s'avancent. Je ressens une douleur poignante en reconnaissant la deuxième personne : Kallisto. Malgré la blessure intense que sa seule vue me cause, je parviens, avec beaucoup de difficulté, à garder un visage impassible.

Ho non.

Veux-tu que je reponde?

Non, je vais m'en occuper.

Tchoucky
02/05/05 à 15:04
Chapitre 5 : Tchoucky voit double.

*
Malik :
L'autre gars ne semblait pas très heureux de nous voir, moi et Kallisto.
Je tentais d'établir une liaison amicale. Ma cape noire recouvrait tout mon corps, j'avais caché mon bâton dedans. Je l'utiliserais à la moindre tentative d'attaque.
-Salut, je suis Malik, et toi, t'es qui ?
-Je suis Dadmax, me répondit le garçon, le visage toujours impassible.
Ses yeux semblaient bizarre, il ne m'inspirait pas confiance.
Je retourna vers Kallisto et Lysander.
-Il va pas bien Dadmax? Demandais-je.
-Trop long à t'expliquer, Dit Lysander.
Je tenais fermement mon bâton. Des Kankrelats, par dizaines, arrivaient. D'un geste, j'en détruisis un.
-NECROMANCIE!!!
Le kankrelat que j'avais détruit réapparut, son apparence avait changé, il était tout squelettique, il ressemblait à un cràne. Bientot, des kankrelat s'affrontèrent, les miens contre ceux de XANA. J'entendis un bruit, un MEGA-TANK arrivait, si je pouvait le faire revenir, ce serait bien !
Trop tard, Dadmax avait déja fait exploser la bête.
-NON, MAIS, T'ES PAS BIEN, J'AURAIS PU AVOIR UN MEGA-TANK A MON CHEVET!!
Dadmax me regardait, d'un air menaçant.
-Je m'en f***. Dit il d'une voix bien différente.
Si il cherchait la bagarre, j'étais son homme (mon comportement violent aussi m'avait emmené à l'internat).
________________
*
Lysander :
Visiblement Dadmax n'est pas tres heureux de me voir. Il me le fait comprendre en detruisant d'un seul coup de poing un arbre à côté de lui. Je reflechis. Nous sommes dans un monde virtuel où notre subconscient determine notre apparence et nos pouvoirs. Je ne quitte pas Dadmax des yeux. j'étends mes perceptions aux alentours. Progressivement, mes sens s'accroient, je ressens plus que je ne vois ou que je n'écoute. Je sens la présence de deux personnes. Je regarde autour de moi et je vois apparaître au travers des arbres une fille et un garçon. Celui ci me rejoint et se présente comme étant Malik.

Pas le temp de lui expliquer la situation.
Mes sens toujours en alertes, je percois que d'autre chose arrivent vers nous. Beaucoup de choses. Je n'arrive pas encore à savoir ce que ca peut être, mais je percois parfaitement qu'ils sont nombreux. Je n'ai pas le temps de prévenir mes deux compagnons. Déjà, des dizaine de Kankrelats arrivent vers nous .

J'observe Malik en détruire un pour le ressuciter et l'asservir,un mégatank fait son apparition. Dadmax le détruit sans problème et le nombre de Kankrelats est en chute libre. Malik défit Dadmax qui a l'air d'être ailleurs. Les autres kankrelats foncent sur nous. Gracieusement, Kallisto les écharpe avec ces sortes de fouets qu'elle a aux poignet. Je lui fait un signe de la tete pour la remercier de son intervention.

Toujours au millieu de la melée, Malik s'occupe à detruire le reste des kankrelats. Dadmax profite de la confusion générale pour disparaître dans la forêt. Je ne perds pas une minute et m'élance à sa poursuite.
_________________
*
Pykar :
Ils étaient partis. Martin était presque assis devant l'ordinateur.
"Je peux prendre la place?"
Il est un peu trop faible pour protester.
"Merci!"
Je poussai sa chaise et y mettait la mienne à la place. Je pris le casque micro.
"Test, Test, un deux, un deux, quelqu'un m'entend?
-Quoi? Qui a parlé? répond une voix
-Ce doit être Pykar. Pykar, c'est bien toi? fit la voix de Tchoucky
-Nan, c'est le pape, répondis-je, et je me pris la baffe mentale que je méritais.
-Sérieusement, Pykar, tu peux nous faire un check-up? reprit la voix.
-Ok. Selon mon écran, on a Dadmax, Malik, Lysander et Kallisto d'un coté, et Sebrich, Pesme, Ayoju, Vivi et toi.
-Ou sont les autres?
-Environ 1 kilomètre à l'est.
-Ils vont bien?
-Non, ils subissent une attaque de Kankrelats.
-Ah, ca, oui, on la subit, et bien! fit la voix de Kallisto.
-Bon, je crois qu'il faudrait que vous vous dépechiez!
-On arrive! fit Tchoucky
A ce moment, je vis le point "Dadmax" s'éloigner sensiblement des autres et le point "Lysander" partir à sa poursuite.
____________
*
Tchoucky :
Nous nous sommes mis à courir. Ah, cette sensation oubliée de courir sans fatigue, sans s'essouffler. Je sais que ça ne durera pas. Le cerveau humain ne supporte pas d'être limité à deux sens. Au bout de quelques heures sur Lyoko, notre esprit nous recréera un sens du toucher, un sens psychique, artificiel, pour compenser celui que nous avons perdu. C'est ainsi que ça s'est passé, la dernière fois.
Tchoucky !Appelle Pykar par le micro.Dadmax s'échappe !
_ Oh, Pykar, un problème à la fois, tu veux bien ?
Nous atteignons le bout de la passerelle de terre verte. Loin, en dessous, sur une autre plate-forme, les autres. Ils sont encerclés.
_ Sebrich, tu voles, toi. Vas les rejoindre ! Ayoju, c'est assez près pour te téléporter ?
_ Je crois.
_ Alors vas-y.
Je me tourne vers Vivi. Elle s'est agenouillée au sol, et s'est mise à marmonner sa formule de création. Plusieurs Frôlions bleus apparaissent autour d'elle.
_Ne m'attendez pas, dit-elle. Quand j'aurais fini, ils me transporterons.
Je hoche la tête.
_ OK,Pesme et moi, on va chercher un chemin.
Sebrich déploie ses ailes et Ayoju disparaît.
Je fait demi-tour. Plus rapide que moi, Pesme a déjà disparu au bout du sentier. Je cours sur ses talons. Il est déjà loin devant. J'aperçois, à gauche, un plateau que nous n'avions pas vu à l'aller. Oui. On peut passer par là. Je le vois bondir pour franchir le gouffre qui sépare ce plateau de notre passerelle, puis se remettre à courir sans ralentir. J'accélère, prends mon élan et saute.... Trop court ! Je n'arrive qu'à me raccrocher d'une main au fragment de terre. Pas encore de sensation physique, heureusement, mais je peine malgré tout à me hisser.
Soudain, un bras jaillit au dessus de moi, me saisit et m'aide à prendre pied sur le plateau.
_ Pesme ? Mais qu'est-ce que tu fais là ? Tu as fait demi-tour ? Ne t'occupe pas de moi, bon sang ! Vas rejoindre les autres.
Il ne réponds pas. Ne bouge pas. Il me fixe avec des yeux étranges. Je me sens troublée, soudain.
_ Pesme ? Qu'est-ce que tu as ?
Il ne dit rien. Il me regarde. Je devrais courir, aller porter secour aux autre, mais j'en suis incapable. Je suis captivée par ce regard. Et soudain, je voix ses lèvres articuler un mot. Mais aucun son ne sort de sa bouche. Il le répète, muettement, plusieurs fois de suite.
_ Pesme ? Qu'est-ce que tu essaye de me dire ? Je ne comprends pas.
Je regarde ses lèvres bouger. J'arrive d'un seul coup à lire le mot qu'il articule. Confiance. Oui, c'est cela. Confiance. Il faut que je me remette à avoir confiance en moi-même. Les autres doivent pouvoir prendre appui sur moi.
_ J'ai compris, murmurai-je. Mais, Pesme... Qu'est-ce qui t'arrive ?
Il ne réponds pas. Sourit.
J'entends soudain un appel au loin.
_ TCHOUCKYYYYY !
Je me retourne. Non, impossible. Pesme est au bout du sentier, il s'est retourné et crie dans ma direction.
Je me retourne vers... l'autre. Il est toujours en train de sourir. Et, lentement, je le vois s'évaporer, comme un rêve qui disparaît.
_ TCHOUCKYYYY ! Appelle encore Pesme (le vrai).
Je me décide à bouger et à me remettre en route. Je le rejoint.
_ Mais qu'est-ce que tu faisais, bon sang ? Les autres ont besoin de nous !
_ Il... Il y avait quelqu'un avec moi. Tu n'as rien vu ?
_ Quelqu'un ? me répète Pesme sans comprendre.
_ Bon, laisse tomber.
Je me remets à courir. Je réfléchirai plus tard.
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Ayoju :
Je sautai dans le vide afin de me rapprocher le plus possible. Deux secondes plus tard, je me téléportai au niveau du sol, me retrouvant au coeur de la bataille. Des dizaines de Kankrelats nous tiraient dessus. Je serrai mon poing gauche et ma lame d'énergie apparut. J'étais fin prêt pour la bataille.
- Ayoju ! Attention ! me cria quelqu'un.
Vif comme l'éclair, je me retournai et plaçai mon bras gauche pour me protéger, par réflexe. Le tir fut stoppé net ! Non. Pas stoppé. Absorbé par ma lame: Elle avait grandit ! Plus j'arrêtais de tir avec ma lame, plus elle s'allongeait, augmentant ainsi ma portée d'attaque. Je me téléportai auprès de Kallisto, que je voyais en difficulté.
- Je passais dans le coin, j'ai pensé vous dire un p'tit bonjour ! plaisantais-je.
- On a eu des invités surprises ! répondit-elle tout en éliminant un Kankrelat d'un coup de fouet.
- C'est la fête à ce que je vois, dis-je en coupant un Kankrelat en deux avec ma lame.
Kallisto se téléporta vers une autre zone où les Kankrelats étaient plus nombreux. Je me retrouvai alors entre deux prêts à tirer. Sans perdre une seconde, je lança ma queue vers l'un et étendis ma lame - qui faisait un bon mètre maintenant - sur le second. Ils explosèrent avec une synchronisation parfaite. Le bataille ne faisait que commencer...
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Malik :
Ralalalalala! Mes Kankrelats morts-vivants étaient bien plus résistants, seul problème: ma nécromancie ne fonctionnait que sur les créatures que JE détruisais. Je voyait, derrière moi, Kallisto et Ayoju détruire des kankrelats.
-Tant pis, je doit tenter, YAAAAAAAAAAAAAAHH!!!
Je fonçai vers les kankrelats, Ayoju et Kallisto me regardèrent d'un air ahuris. "Quel crétin !" cria Sebrich, qui venait de nous rejoindre.
Mais, les kankrelats ne m'atteignaient pas, c'était bizarre. Ma cape ! Elle me protégeait !
Seul points faibles, bras et tête. J'en tuai une bonne dizaines et les fis revenir.
D'un coup, avant même que je ne m'en aperçoive, des Mégatanks m'avaient encerclés. Ils chargeaient leurs tirs. C'était la fin pour moi.
La fin? Non ! Les Mégatanks explosèrent.
Il y en avait cinq. Tous, étaient mort. Un détruit par Kallisto, un autre par Ayoju, deux par Sebrich et un par moi.
Ma nécromancie fonctionna à merveille. J'avais maintenant un Mégatank à mon chevet, les kankrelats allaient souffrir.
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Vivi :
Elle a fermé les yeux, pour se concentrer mieux. Plus, il en faudra toujours plus. Un essain bourdonnant vole maintenant autour d'elle. Elle se relève. Elle se sent affaiblie par l'effort. Mais il faut y aller.
Elle écarte ses bras. Cinq de ses frôlions l'entourent, la soulèvent du sol. Les autres se déploient en escadron autour d'elle.
"Allons-y"
Comme une reine des insecte, elle dirige son essain vers la bataille.
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ChaoticPesme :
Tchoucky et moi continuions à courir aux travers des arbres. La drôle de discussion que nous venions d'avoir ne m'inquiétais pas tellement, c'était sans doute un trouble dû à son retour sur Lyoko, j'espérais juste que cela ne reproduirait pas.
D'après Pykar, nous n'étions plus qu'à 300 mètres du champs de bataille, mais plus élevé par rapport à celui-ci. Nous arrivâmes alors à une sorte de petite colline. A 30 mètres en contrebas, Ayoju, Vivi, Kallisto, Sebrich et un autre qui ne me disait rien, probablement Malik. Et, comme je m'en doutais, Dadmax n'était pas présent, Lysander non plus...
Parmi les monstres habituels, Tchouky me fit remarquer 2 autres types ; des kankrelats et un Méga Tanks au allures squelettiques, ainsi que tout un essain de Frôlions ayant sur eux une marque verte à la place du signe de XANA. je reconnus vite ces derniers comme appartenant à Vivi.
Je vis alors débarquer au loin, 5 ou 6 Méga Tanks encore en boule, que personne dans la bataille n'avait encore remarqué. Je lançais un sourire à Tchouky.
- Il sont pour moi !
- Pesme, attends, il faut un minimum de stratég...
Je sautai de la colline, droit vers mes ennemis désignés sans entendre la fin de la phrase. J'atterris devant le 1er du groupe. Avant qu'il n'eut le temps de réagir, je passai au travers de lui, une lame scintillante à la main.
- Tu es déjà mort...
Il se retourna vers moi et s'ouvrit en deux prêt à me tirer dessus, mais il fut soudain tranché en 8 parties égales qui explosèrent l'une à la suite de l'autre. Ceux restant se dirigèrent également vers moi, je gardais le sourire.
- A qui le tour ?
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Tchoucky :
Pesme a foncé tête baissée, avant que j'ai eu le temps de le retenir. Je ne peux m'empêcher de sourire intérieurement. Il y a tout de même des choses qui ne changerons jamais. Restée en retrait, j'essaye d'évaluer la situation.
Au centre du plateau, Kallisto et Ayoju se battent au corps à corps avec les Kankrelas ennemis. Vivi et son essain survolent, et mitraillent tant qu'ils peuvent. Sebrich a renoncé à se servir de ses ailes, il tranche et pourfend tout ce qu'il trouve à sa portée. Un bruit d'explosion attire mon attention. Pesme s'est déjà débarrassé d'un mégatank. Malik et son armée squelettique affrontent l'escadron de Blocks qui vient d'arriver en renfort.
Pas de Lys. Pas de Dadmax.
Du côté de l'ennemi, Xana nous a gâté. Plus on abat de monstres, plus il en vient. Apparement, il se souvient de nous.
Je me concentre, cherche le lien mental qui l'unit aux Blocks d'avant garde. Que c'est facile de les contrôler, de les obliger à tirer sur leurs comparses ! C'est même trop facile...
J'aperçois soudain ce qui arrive au loin. J'écarquille les yeux. Je n'ai plus aucune envie de rire, à présent.
Je hurle mentalement aux autres.
Prenez garde !

Tchoucky
02/05/05 à 15:05
Chaptitre 6 : Les nouveaux monstres.

Kallisto :
Déjà arrivée, je commence à saturer... Un Dadmax étrange, des nouveaux, une attaque bien trop puissante pour nous... Mais je suis heureuse, sans savoir la raison. Cette réflexion me vaut deux tirs de Kankrelats. J'entends alors dans ma tête :
Prenez garde !!!
Je me retourne et fixe alors les "choses" arrivant sur un sentier annexe au mien. Cela ressemble à des Pieuvres mécaniques. Elles sont énormes et arborent un rouge sang aux reflets d’or. Sebrich et Malik se retournent et sont aussi surpris que moi. Pesme sourit et fonce dans le tas. Il coupe les tentacules à deux pieuvres mais ceux-ci repoussent juste après. Pesme se fait baffer par le tentacule d’une autre pieuvre. Quelques Frôlions de Vivi tentent le coup mais échappent de peu aux « armes » des nouveaux ennemis. Je laisse les Kancrelats et m'élance sur ces "Pieuvres mécaniques". Je suis saluée par une rasade de coups. Je n'arrive pas à tous les éviter, je m'en prends un par derrière. De fureur je recommence et essaye de détruire deux pieuvres : sans succès.
Attention !!! hurle Pykar, vous perdez vos points de vie à vitesse grand V !!!
On va pas y arriver, je le sens... Je m'éloigne de la bataille deux minutes pour réfléchir sur une stratégie. Dadmax s'est barré je-ne-sais-où et on a sûrement besoin de lui. Mais un cri me ramène à la réalité :
"Kall !!! Tu fous quoi, hurle Ayoju, viens nous aider !!! "
C'est du suicide tout ça. Mais je reviens vers la bataille et essaye de me battre avec tout ce que j'ai. Je ne vais pas faire long-feu...
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Malik :
J'avais enfin réussi à avoir un MEGATANK, j'étais heureux. Cette joie fut de courte durée. Dans ma tête, j'entendis "PRENEZ GARDE!!". Je me retournai et vis une grosse bestiole qui ressemblait à une pieuvre. Paralysé par la peur, mon cerveau ne fonctionna plus durant 10 secondes: le temps que la pieuvre m'attaque. Ma seule chance de la vaincre était d'utiliser mon MEGATANK et/ou, lui envoyer des attaques magiques,.Pour ça, il valait mieux que je libère ma main. Mon MEGATANK tenta de tirer sur la créature, sans succès. D'un coup de tentacule, la pieuvre détruisit mon cadavre vivant!!
-AAAAAAAAAAAAAAAAAAAARRRRRRRRH, hurlai-je, le souffle coupé, juste après mon cri.
La créature me serra très fort, au point que je ne pouvais plus bouger.
-Malik, tes points de vie sont presque HS, dit Pykar.
J'entrouvrit les yeux et aperçus Kallisto, Ayoju, Sebrich, Pesme et les frôlions de Vivi. Ils avaient du mal à affronter la bête. Ils ne pourraient sûrement pas la vaincre, elle est trop forte. Je n'en pouvait plus, je ne serais sûrement plus d'aucune utilité aux autres. Mes yeux se firent lourds, je ne pouvait plus tenir. Un dernier cri perça les arbres, puis, plus rien, la pieuvre me relâcha, je ne bougeais plus.
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Tchoucky :
Je fonce dans la bataille, sans plus réfléchir à aucune stratégie, de toute façon, les stratégies, je n'ai jamais été douée. Mon truc, ça a toujours été l'impro totale, et face à des bestioles pareilles, je crois que c'est la méthode la plus efficace. Pesme vient de se faire balayer par l'une des choses. Je lance une boule de feu sur la créature responsable. Ca a l'air de lui faire autant d'effet qu'une goutte d'eau sur du granit.
Je remarque du coin de l’œil Ayoju, qui semble paralysé par la terreur. J'ai compris. Sa phobie des araignées l'empêche d'agir.
Protégez Ayoju !
Kallisto réagit immédiatement, elle le saisit à bras le corps et le téléporte loin du combat.
Bon. Persévérance avant tout. Je concentre le maximum d'énergie dans ma main et la jette devant moi. La boule de feu passe entre les tentacule et va se fracasser contre le corps de la créature. Celle-ci tremble, elle n'est pas dévirtualisée, mais j'ai réussi à l'endommager.
Attention, tous, le point faible c'est le corps.
- Ah oui, souffle Sebrich près de moi, et comment on l'atteint, le corps, avec toutes ces pattes !
Soudain, mon sang ne fait qu'un tour. Une des créatures s'est emparée de Malik, et l'étrangle.
Malik, tes points de vie sont presque HS !Crie Pykar.
Non. Je vois le corps de Malik mollir, devenir inerte.
-Pykar ! Ramène le dans la réalité ! Maintenant !
Malik disparaît dans un nuage de Pixel. Ouf !
- Bon, Malik, tu prends le relais dans le rôle d'opérateur. Pykar, viens nous rejoindre. Plus en est de fou, plus on ris !
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ChaoticPesme :
Les Méga Tanks furent du gâteau, mais quand je vis débarquer, comme venues de nulle part, ces créatures aussi hideuses qu'énormes, j'ai cru ressentir pendant un instant ce que les gens normaux appellent communément... de l'appréhension.
Cet instant de distraction fut suffisant pour permettre à une de ces choses de m'assener un grand coup de tentacule qui me fit faire un vol plané à 10 mètres en arrière. Mon agilité me permit de tournoyer sur moi même dans les airs et ainsi d'atterrir au sol sans dégâts supplémentaires.
Moins 30 points de vie Pesme ! dit Pykar
Je vis alors, enroulé dans la tentacule d'une autre créature, Malik, qui semblait beaucoup souffrir. J'allais lui venir en aide, mais ses points de vie étaient trop faibles, Pykar le ramena à la réalité.
Je sortis deux lames courtes de mes mains, devenues rougeoyantes, et me précipitait, une certaine rage au cœur, dans la nouvelle bataille.
Malgré leur grande taille, ces espèces de pieuvres étaient loin d'être lentes, j'avais à peine le temps d'esquiver un tentacule qu'un autre se ruait vers moi. Je réussis à en sectionner quatre, peut-être cinq, mais ça n'avançais à rien car ils avaient une fâcheuse tendance à repousser. A chaque moment de répit, j'observais comment mes compagnons s'en sortaient...
Attention, tous, le point faible c'est le corps
Facile à dire mentalement...
Je pouvais faire quelque chose, mais je ne sais pas combien de points de vie cela me coûterai... Tant pis, je pris le risque !
Je me dégageais du champ d'attaque de la créature, d'un saut périlleux arrière. Je fis apparaître une dizaine de lames dans chacune de mes mains et mis à tourner à très grande vitesse sur moi-même, créant une tempête de lames, que je dirigeais ensuite vers le monstre.
Bloody Tornado
La plupart de mes armes, atteignirent leur but précis, la pieuvre se mit à vaciller, puis explosa dans un champignon de fumée... Une de moins !
_________________
Lysander :
Ca fait bien dix bonnes minutes que je pourchasse Dadmax à travers la forêt. Au loin, je ressent la bataille qui fait rage. Je décrois volontairement mes sens pour concentrer mon attention sur la poursuite. J'en profite pour canaliser cette énergie et augmenter ma célérité.
Dadmax a une bonne avance d'environ 50 mètres sur moi. Il déracine des arbres pour tenter de me ralentir. Je les évite aisément. Je profite d'un moment d'accalmie pour me concentrer et tenter de pénétrer dans son esprit pour lui implanter une suggestion qui le mènerai à ralentir. Mais son esprit a comme une sorte de protection froide qui m'empêche d'entrer. Si je veux réaliser cette manœuvre, il me faudrait être beaucoup plus puissant que maintenant. De plus, j'ai beaucoup de mal à conserver un tel niveau de concentration. Gérer la poursuite, plus la tentative de manipuler un esprit, c'est trop. Je reviens pleinement à moi, juste à temps pour me rendre compte que plusieurs arbres sont en train de me tomber dessus. Je réalise que, quoi que je fasse, je ne pourrais pas les esquiver aussi facilement que les autres.
Je dégaine le fourreau argenté de ma ceinture. Avec mon pouce, je fais glisser l'interrupteur. Une lame d'énergie pure surgit, tel un diable de sa boîte. La couleur argentée se reflète dans la végétation. Je prends mon élan et tourne sur moi-même. Je tranche en deux le premier arbre. Je poursuis mon mouvement de façon circulaire pour toucher le second. Je me lance alors dans un ballet destructeur. En deux minutes, tout danger est écarté. J'observe tout autour de moi les morceaux d'arbres éparpillés. J'éteins prestement mon sabre et le raccroche à ma ceinture.
Je tente de localiser Dadmax, mais je n'y parvient pas. Je m'assois en tailleur sur une souche d'arbre et me concentre. Je laisse mon esprit vagabonder. Je perçoit les échos de la bataille où se trouvent Tchoucky , Pesme, Kallisto ,Vivi et les autres. Ils combattent toujours. Il y a aussi des créatures que je ne parviens pas à identifier. Au moment où je décide de rompre ma transe, je perçois de nouveau la présence de Dadmax, plus au nord de ma position, à un ou deux km de moi. Visiblement, il n'est pas seul, une énorme créature qui m'est aussi inconnue est en train de l'attaquer.
Sans perdre une minute, je me relève et fonce dans la direction ou j'ai perçut Dadmax et la chose, je ne sais pas encore ce qui m'y attends, mais ça n'augure rien de bon.
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Dadmax :
Je cours. Je sens Lysander qui me poursuit. J'abat quelques arbres pour le ralentir mais il les évite.

'Il est tenace celui-la.'

Je sens alors quelque chose me frôler l'esprit. Il tente de m'envoyer un message ou autre chose. Aloth bloque le tout en renvoyant un geste de froideur. Je décide alors de passer a la vitesse supérieure. Je copie un dard de frôlion dans chaque mains et tire des deux cotés. Une série de craquements satisfaisants me signale que plus plieurs arbres tombent en même temps. J'accélère et finit par ne sentir presque plus rien de Lys. Je l'ai distancé.
Je m'arrête et regarde autour de moi pour me repérer. Je sens alors une forte perturbation. UN combat . Les lyokofans se battent contre des créatures que je ne connais pas. Et....Kallisto est avec eux. Je me retourne et m'apprête à repartir par où je suis venu mais la voix d'Aloth me cloue au sol:

Non Dadmax!

Je dois aller les aider.

Ca ne sert à rien , il se débrouilleront très bien. Si tu veux les aider, aide moi à trouver le moyen de tous les renvoyer en même temps dans la réalité.

Je me calme progressivement et acquiesce.

- Tu as raison, une fois de plus.

Je relève alors brusquement la tête et me jette sur le côté. Juste à temps pour éviter une mâchoire grosse comme mon torse. Je me relève et regarde autour de moi. Plus rien.

' Quoi que ce soit, c'est doué pour se cacher.'

Je ferme les yeux et me concentre. L'image d'un serpent de la taille d'un arbre se forme dans ma tête. Je réouvre les yeux et me prépare à sa prochaine attaque.

- Amusons-nous mon cher.
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Tchoucky :
L'une des créatures explose.
_ Bravo Pesme ! crie-je.
Heu, dis.Fait la voix de Malik.C'est normal que ça t'ais coûté vingt points de vie, ton numéro ?
_ QUOI ? Hurlai-je.
Je lance un regard assassin à l'espèce de casse-coup qui me sert de petit ami, pour le dissuader de s'exposer plus, puis je me tourne vers Pykar, qui viens de se virtualiser près de moi.
_ Il faudrait que tu arrêtes le temps, comme tu l'as déjà fait une fois. Pour tout le monde sauf pour moi, toi, Sebrich, et Ayoju.
_ Ce n'est pas mon pouvoir d'origine. Il me faut l'aide de Malik.
Je les laisse faire leur règlements, tout en m'assurant que les autres se mettent à couvert.
Un bourdonnement sourd, puis tout autour de nous s'immobilise.
_ 20 secondse ! annonce Pykar.
_ On fonce ! on se faufile entre les pattes et on frappe tous en même temps sur le corps.
Nous fondons sur la créature figée, enfonçons dans sa chair griffes et lames.
_ En arrière !
Trois secondes. Nous avons juste le temps de nous mettre hors de portée. La seconde créature explose comme la première. Nous avons réussi !
________________
Pykar :
"Pykar ! Ramène le dans la réalité ! Maintenant !"
Je m'exécute et je dévirtualise Malik qui atterrit devant le bureau.
"Bienvenue dans le monde réel!
-Merci beaucoup.
-Bon, Malik, tu prends le relais dans le rôle d'opérateur. Pykar, viens nous rejoindre. Plus en est de fous, plus on rit !"
Parle pour toi! pensai-je.
Je passai les clés de la Porsche et le casque à Malik.
"Bonne chance!"me dit-il.
Je tapais quelques lignes de commande et j'appuyai sur "Entrée"
Quelques secondes plus tard, j'apparaissais dans Lyoko en pleine bataille entre mes amis et des...machins. Question apparence, tout est comme avant.
"Salut les copains!"
Personne ne répond, trop occupé à se battre. Soudain, Tchoucky se tourne vers moi:
"Il faudrait que tu arrête le temps, comme tu l'as déjà fait une fois. Pour tout le monde sauf pour moi, toi, Sebrich, et Ayoju.
-C'est pas mon pouvoir originel, fis-je. Il me faut l'aide de Malik!
-Bien reçu!" fit la voix de Malik
Je continue à esquiver les attaques. Heureusement, Sebrich avait gardé une trace de sa 1ere programmation dans le programme principal. Il suffit de quelques secondes à Malik pour tout terminer.
"C'est prêt.
-OK!"
Je lance mon attaque. Tout s'immobilise autour de nous.
"20 Secondes, annonçai-je.
- On fonce ! On se faufile entre les pattes et on frappe tous en même temps sur le corps, fit Tchoucky"
Ils foncent et exécutent leur attaque. Le machin explose alors quand le temps se remet en marche. Ouf!
"Je t'ai remis ton pouvoir normal" signale Malik.
__________________
ChaoticPesme :
Au moment où j'allais m'élancer avec fureur sur le 2ème monstre, je fus pris d'une sensation étrange. Alors que je courrais vers la bestiole, j'eus soudain l'impression de m'écraser contre un mur à 300 Km/h. Je n'eus pas le temps de me remettre du choc que la créature explosa dans un gros nuage de fumée noire.
J'avais de sérieux doutes, quand à la façon dont un tel monstre avait pu exploser tout seul, quand je vis une aura blafarde entourer Pykar et Tchoucky, pour disparaître quelques instants plus tard, aussi rapidement qu'elle était venue.
Je rangeais mes lames dans mon corps en me dirigeais vers le groupe qui se formait (me préparant, au cas où, à subir les foudres de Tchoucky !). Après nous être tous rappelés brièvement la situation actuelle, Ayoju lança, en faisant claquer sa queue d'impatience :
- Et maintenant, on poursuit Dadmax ou on va chercher XANA ?!

Tchoucky
02/05/05 à 15:06
Chapitre 7 : Les deux Tours (toute ressemblance avec un célèbre livre…)
Lysander :
J'arrive a l'endroit de la bataille. Dadmax mène une lutte acharnée contre le monstre, une sorte de serpent géant aussi gros que les arbres qui forment la forêt de ce territoire. Les écailles du monstre ne laisse transparaître aucun point faible. Je ne sais pas quoi faire. Me lancer dans ce combat ce serait suicidaire, laisser Dadmax combattre seul n'est pas une option envisageable.

J'ai besoin d'un plan, connaître le point faible serai un atout mais comment faire? J'observe attentivement les réactions de la bête face aux attaques de Dadmax. Non seulement rapide, elle a aussi le don de ce fondre avec son environnement, ce qui fait de ce monstre un adversaire redoutable.
Je repense a l'opérateur. En principe quelqu'un devrait bien tenir ce rôle. Je ne me souvient pas de toutes les explications de Tchoucky, et au risque d'être repéré je crie tout haut :
Est-ce que quelqu'un m'entend ??? Le seul effet que ça a est d'attirer le monstre dans ma direction. Me revoilà en train de courir pour éviter la mâchoire gigantesque. Je fait un roulé-boulé de côté. Il m'envoie un coup de sa queue épaisse. Je me rétabli sur mes jambes, fais un bond dans les airs, et atterris en douceur dans les branches d'un arbre. J'ai à peine le temps de me reprendre que le monstre me charge à nouveau. Sabre laser au poing, je tente de lui couper la tête. Au moment de donner le coup, le monstre disparaît. Méfiant, je regarde dans toutes les directions, puis soudain, une voix sort de nulle part:
"Qu’est-ce que je peux faire pour toi ?
- Wow qui s'est ?
- C'est Malik a l'appareil.
- Est-ce que tu es capable de trouver le point faible du monstre et de nous le faire parvenir ?
- Laisse moi un moment. Je vais essayer".
Bien maintenant il ne me restait plus qu’à patienter , en espérant qu'il fasse vite. Toujours en position de défense , sabre laser levé à hauteur de mon visage , tous mes sens en alerte, j'attendais la prochaine apparition du monstre. A quelques mètres sur ma gauche se trouve Dadmax . Je ne m'occupe pas de se qu'il fait , je reste concentré et vigilant.
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Tchoucky :
Silence. Nous sommes immobiles dans une jungle sans bruit. Aucun de nous ne parviens à baisser sa garde. Il n'est pas possible que ça s'arrête là. Il doit y en avoir d'autres. Il faut quelques secondes à tous pour nous décider à nous reposer.
Vivi descend au sol, dans un nuage de frôlions. Elle a réussi à en garder beaucoup d'intact. Je me sens un peu sonnée. Le retour sur Lyoko a été chaud.
- Bon, dit Ayoju, qui semble plus en forme que les autres, et maintenant qu'est-ce qu'on fait ? On retrouve Dadmax ou on va chercher Xana.
Dadmax... Xana... Pour lequel des deux est-ce que nous sommes venu, en fait ? Je n'ai pas de plan de bataille. Je sais comment détruire Xana, où aller et quoi faire, mais je n'avais pas prévu, pour Dadmax. Dadmax, qui est quelque part dans cette jungle, travaillant sans doute à tous nous chasser de Lyoko... Je regarde Vivi, mais je n'ai rien besoin de lui dire. Elle ferme les yeux un instant, puis les rouvre.
- Alors ? demandais-je.
- La tour la plus proche est à 30° Nord-Est.
- Tu la vois, Malik ?
Je la vois. Elle n'est pas facile d'accès, il vous faudrait au moins une heure pour l'atteindre. Excusez-moi, je suis occupé, là, Lys a besoin de moi pour une recherche, il est face à un monstre qu'on connais pas !
- Vivi, tu as pu déterminer quelle tour avait été activée pour l'attaque ?
- Elle est dans un autre territoire. Mais il l'a désactivé, maintenant. Je reste attentive.
Bon, Xana a désactivé sa tour pour avoir les mains libres, ça nous laisse du loisir avant qu'il relance une nouvelle attaque. Mais on a vraiment trop de choses à régler à la fois. Il va falloir se séparer.
- Sebrich, tu voles, toi. Tu vas rejoindre la tour, ça devrait être plus rapide pour toi que pour nous. Toi aussi, Kallisto. La téléportation te prends moins d'énergie qu'à Ayoju. Si Dadmax nous échappe, c'est forcément là qu'il ira. Pykar et Ayoju, vous avez gardé pas mal de vos points de vie. Vous allez prêter main forte à Lys, et essayer de rattraper Dadmax. Coûte que coûte. Empêchez le de s'enfuir encore. Il ne faut pas qu'il aille affronter Xana seul, vous m'entendez ? Il ne faut pas !
- Et nous ? demande Pesme, assez prudemment, comme si j'allais m'énerver. Qu'est-ce qu'on fait, nous ?
Je surprends un tremblement le long de mon échine. Mes sensations corporelles commencent à se recréer.
- Nous, dis-je, on fait ce pourquoi on est venu. On suis Vivi jusqu'à la prochaine tour de passage, puis on se rend dans le territoire Montagne. Je sais comment détruire Xana.
Mon ton a été plus grave que je ne le voulais. Les autres me regardent sans mot dire. Je remarque soudain que Vivi s'est détachée de nous. Je m'apprête à lui demander si elle a entendu ce que j'ai dit, quand elle se tourne vers moi.
- Tchoucky... Tu ressens ça aussi ?
- Ressentir quoi ?
- Quelque chose... Quelque chose est différent sur Lyoko... Il y a comme... Comme une présence...
Je cherche à percevoir la présence d'une âme supplémentaire, mais il n'y a que moi, mes amis, et Xana.
- Je ne ressens rien. C'est quelqu'un ?
- Non. C'est lié au territoire, sinon je ne le sentirai pas. C'est comme si... Comme si la forêt était vivante... Je ne sais pas comment le décrire.
Comme si la forêt était vivante... Je repense soudain à l'étrange phénomène, cette apparition qui m'est venue, pendant que nous cherchions le chemin pour la bataille. Est-ce moi qui l'ai rêvée ? Ou est-ce le signe que, comme dit Vivi, quelque chose a changé dans Lyoko.
Je repense au message que m'a donné l'être. Confiance. Et je souris.
- Rassure-toi, Vivi, quoi que se soit, ce n'est pas quelque chose d'hostile.
- Comment le sais-tu ?
Mon sourire s'est épanoui tout seul, malgré moi, à la pensée de la "rencontre" inexplicable avec ce qui me fait espérer le plus. Confiance.
- Je ne peux pas l'expliquer, Vivi, mais je le sais, c'est tout.
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Kallisto :
Je regarde Vivi, Tchoucky et les autres se diriger vers la Tour de Passage, plus au Sud. Avant qu'ils ne disparaissent, Tchoucky nous regarde. Je sais qu'elle cherche à nous "encourager" à sa manière... Cette histoire de détruire XANA 0.2 me dérange.
"Bon, on y va ? demande Ayoju.
- Pas de problèmes, on se retrouvera à la Tour non ? annonce Pykar en regardant Sebrich et moi."
J'acquiesce. Pykar et Ayoju se mettent alors à courir sur le sentier devant nous. Sebrich déploie ses ailes et s'envole au-dessus des cimes. Je me concentre et me téléporte de 500 mètres en 500 mètres avec vitesse. Me téléporter en paliers ne m'a pris que 10 min. Arrivée devant la Tour je vois que Sebrich y est déjà.
Mais quoi que je dise, il refuse de m'en dire plus.
"Moi qui pensait arriver avant toi, dis-je en soupirant.
- Comme quoi ça sert d'avoir des plumes, me répond t-il en montrant sa paire d'ailes dans le dos, bon, on fait quoi maintenant ?
- Je crois qu'il va falloir attendre... je lance en m'asseyant contre un arbre.
- Super, on va devoir poireauter pendant trois heures... lâche t-il. Enfin, j'espère que les autres vont se dépêcher..."
Il s'assoit devant la tour et examine son sabre. Patienter... Je crois qu'on ne va pas avoir trop le temps de le faire...
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Sebrich :
L’ennui, j’avais appris a vivre avec lui. Les soirs où j’était seul à la maison, n’étaient pour ainsi dire pas rare. Mais maintenant que j’avais une arme à la main, j’avais le manche qui me démange. Je regarde devant moi pour regarder l’amas d’arbre qui constituait la forêt. J’étendis mes ailes noires de corbeau pour m’élever dans les airs.
-Eh, qu’est ce que tu fais ? entendis-je dans mon dos.
Je me tournais a 4 mètres du sol en direction de Kallisto.
-T’inquiètes, pour tuer le temps, je vais m’entraîner dans la forêt.
-Et si jamais on m’attaquais.
-T’auras qu’à crier très fort.
-Mais si je ne peux pas crier.
-Alors prie pour que je revienne à ce moment là.
Je pris direction dans les tréfonds de la forêt, et atterris 5 minutes plus tard. Je sortis largement le katana de son fourreau, et commença à faire des mouvements circulaires. SWING, un arbre de tombé, TOC un autre de transpercé, SLASSSS et un suivant de coupé sur toute la hauteur.
J’aurais pu continuer ainsi pendant des heures, mais une sorte de fumée entre les arbres attira mon attention. Plus je regardais cette fumée, plus elle devenait précise. Finalement, elle se décida a une forme d’environ 75 cm de long, plutôt à ras du sol, avec 4 pattes et des yeux reflétant une intelligence féline.
-Silvestre.
Le chat que je connaissais depuis que j’était tout petit, qui dormait avec moi dans mon lit. Ce chat que l’on m’avais dit qu’il était mort il y a 5 ans à cause probablement du cancer du fois.
Je laissai tomber mon katana quand l’animal couleur blanche et brune se trouva juste devant moi.
-Je te croyais mort, dis-je en le prenant dans mes bras.
Tandis que je le caressais doucement en étant assis, il ronronnait avec beaucoup de plaisir. J’aurai voulu que ce moment dure pour toujours. Il leva le regard dans ma direction. Et c’est à ce moment là que j’entendis une voix dans ma tête que j’avais toujours imaginé sortir de cet être frêle.
-Seb, contrairement a ce que tu crois, beaucoup de gens tiennent à toi. Et toi, tu dois être en mesure de les protéger, comme ça, tu te sentiras moins seul, et tu n’es pas aussi inutile que tu le crois.
Je ne m’étonnais même pas de cette discussion philosophique du chat car je me disais que j’étais dans un monde où ce que l’on a envie se réalise.
Le chat se leva, sauta de mes genoux, me regarda une dernière fois en me faisant un clin d’œil, en s’en alla en marchant entre les arbres.
Tout doucement, je me levai, et senti dans mes yeux un nouvel éclat, un éclat d’espoir. Je retournais le plus vite que je pus jusqu’à Kallisto.
En voyant ma mine réjouie, Kallisto me demanda :
-A ta tête, on dirait que tu viens de voir le paradis.
-Pas loin, lui répondis-je avec un grand sourire.
_________________
Malik :
J'était la-bas, sur Lyoko, en train de mourir et pouf, je me retrouve ici, sur terre. J'était chez Kallisto, devant son ordi. Je me souvenais de mon aventure, il y avait 6 mois, quand mon mental suivait à peu près, quand je jouais le rôle de Jérémie dans la réalité.
Lysander fut le premier à me contacter, il avait un problème avec une bestiole.
Je pianotais sur mon ordi.
-Alors, sélectionner la bête avec le curseur, pas facile, elle est rapide.
-Qu'est-ce que tu marmonnes, Malik? Me demanda la voix de Tchoucky.
-Rien, rien, c'est pour le service que m'as demandé Lys.
Enfin, j'avais sélectionné la bête et ses fichiers et caractéristiques apparurent sur mon écran:
nom: Serpent-caméléon (super original)
Caractéristiques: Grande gueule, langue très longue, queue longue aussi.
-Lys, ils ne disent rien sur ses points faibles.
Je tournais ma tête, j'aperçus une chaîne HIFI.
-Cool, je vais mettre un peu de zik !!
-Eh, moi, j'ai pas envie, non j'ai pas envie, gémit quelqu'un derrière moi.
C'était Martin.
-Je te demande pas ton avis.
J'allume la stéréo et je mets un CD d'une chanteuse que je ne connaissait pas, "Era". Son à fond.
-EEEEEeeeeeeeeeeh, dit Kallisto, MALIK!! touche pas à mon vieux poste!! Tu vas voir, quand je reviendrait sur terre, Tu aura le choix entre mort froide ou agonie profonde!!
-Ouh là, désolé, je peut laisser la musique?
-NON, en plus, tu la mets à fond !!
Je coupais la musique en maugréant, sans savoir quoi faire. J'aperçut alors Martin, il était assis sur le sol, jouant avec une ficelle qu'il avait trouvé, et riait comme un gamin.
_ Le serpent Caméléon, riait-il, c'est le serpent caméléon.
En temps normal, j'aurai haussé les épaules et serait revenu à mon clavier, mais là, ce qu'il disait m'intriguait. Ca avait tout l'air d'un délire de fou, mais cette histoire de serpent caméléon, ça me rappelait vraiment le monstre que Lysander m'avait demandé d'étudier. Je m'agenouillais près de lui.
_ C'est quoi, ça, demandai-je en désignant la ficelle.
_ Hé hé, quand j'aurais créé Xana, je lui programmerais de nouveaux monstres. Celui là je suis sûr qu'il sera imbattable. Je mets le point faible dans un endroit impossible à atteindre.
-Okay, alors, dit moi?
-Il faut viser la langue.
-D'accord, Lys, il faut viser la langue.
-D'accord.
J'avais enfin trouvé l'utilité de Martin, j'attendais maintenant ma mort, celle que Kallisto m'avait promise.
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Dadmax :
Je m'approche à pas prudents vers Lysander, qui fait de même.

- J'peux savoir ce que tu fais là?
- Je t'aide.
- Je n'ai pas besoin d'aide.

A ce moment le serpent attaque a nouveau. Je m'élance, évite sa mâchoire et m'agrippe à la base du cou d'un bras et de l'autre je copie le sabre laser de Lys. Mais cela a autant d'effet que si je suis caressais les écailles avec une plume.
J'entend alors Malik hurler.

D'accord, Lys il faut viser la langue.

' La langue??? Bon ok.'

Déployant toute ma puissance personnelle, j'attrape la tête du serpent, me place presque en face de lui et, au moment où il est sur le point de me mordre, je bloque ses mâchoires ouvertes. Maintenir cette position me demande un pouvoir phénoménal. L'ouverture rétrécit quelques peu , les crochets du monstres faisant de larges entaille dans mes bras numériques.

- Dis donc gêneur, tu comptes rester longtemps à bailler aux corneilles? Et si tu lui tranchait la langue?
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Lysander :
Pendant que je suis en train de réfléchir a comment forcer un serpent numérique de cette taille a ouvrir la bouche pour ensuite lui couper la langue , Dadmax, agrippé a la tête de la bête, avec une force colossale, il contient la mâchoire ouverte, certains crocs fichés dans son bras. Je sens son regard froid ce river sur moi :

"Dis donc gêneur, tu comptes rester longtemps à bailler aux corneilles? Et si tu lui tranchait la langue?"
Bien que dit avec un ton désagréable, Je ne peux m'empêcher de sourire . Je m'approche aussi près que je peux du monstre. Dans sa gueule semi ouverte, j'entrevois sa langue contre son palais , une sorte d'inscription dessus . Je devine sans peine ce qu'elle représente . J'entend Dadmax qui souffle : ses réserves doivent s'épuiser. D'un geste vif, je tranche la langue du monstre ; celui-ci se raidi et disparaît.

Dadmax tombe a terre, je devine sans peine que la manœuvre l'a épuisé, de plus il a du perdre quelques points de vie.

Maintenant que tout danger est écarté, il nous faut retrouver les autres.

Je me penche vers Dadmax et lui tend la main pour l'aider a se relever

- Tu penses pouvoir être en mesure de marcher ? Il faut que nous retrouvions les autres.
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Dadmax :
'Il a pris son temps ce Jedi à la manque! Et maintenant, m'en débarrasser'

Il me tend la main. Je la repousse sans ménagement.

- Ne gaspille pas ta compassion. Et arrête de me suivre!

Il affiche un air choqué. Mais il a aussi l'air déterminé. Il ne me lâchera pas.
' Tant pis'

Je regarde autour de moi. Ressentant plus que regardant. Enfin je trouve.
'Derrière cet arbre'
Je contourne le-dit arbre et souris. Un câble de Xana. J'entens Lysander s'approcher pour regarder. Je me tourne vers lui avec un air goguenard.

- Et maintenant essaye de me coller.

Je pose ma main sur le câble et disparaît à la première pulsation.
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Lysander :
Bien que j'affiche un air surpris je m'attendais un peu à cette réaction . Depuis le début il est distant, et cette présence froide dans sa tête ne doit rien arranger..

Toujours méfiant et bien décidé à le ramener avec les autres , je le suis quand il s'éloigne dans la foret. Il ce retourne vers moi:
- Et maintenant essaye de me coller.
Avant d'avoir le temps de dire ou de faire quoi que ce soit , il disparais dans un énorme câble. Je reste devant celui ci , je ne m'y attendais pas du tout, de plus maintenant je suis incapable de le suivre , du moins pas physiquement . Je tente de le percevoir grâce a la "force" (bien que je ne sois pas sûr que sur Lyoko on puisse l'appeler ainsi), je ne le trouve nulle part . Visiblement quand il voyage par ce moyen, il disparaît complètement physiquement et psychiquement.

Tout ce que je peu faire maintenant, c'est rejoindre les autres. Je profite de ma transe pour les localiser. Parfait, ils sont dans une tour à quelques kilomètres de ma position actuelle . En à peine 1 heure je devrais les avoir rejoint si tout va bien .Chose bizarre dans la "force", la tour est comme un phare dans la nuit, aucun mal pour la reconnaître, alors que les monstres de Xana sont plus diffus et difficile à cerner.

Je prends la direction de la tour . Le paysage de la forêt défile. Je marche d'un pas rapide, tout en étant prudent , je ne veux pas retomber sur un autre serpent. Seul j'aurai beaucoup de mal à l'affronter.
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ChaoticPesme :
Nous courrions tous trois depuis un bonne dizaine de minutes, esquivants les arbres sur notre passage avec la précision d'un slalom. Je ralentissais ma vitesse supérieure afin de m'assurer que Vivi et Tchoucky n'auraient pas de mal à me suivre.
J'espérais bien que, même pour une raison quelconque, nous n'aurions pas à croiser Dadmax sur la route, étant donné mon état de nerf actuel, je n'aurais pas donné cher de sa peau, s'il n'avait fait, ne serait-ce que croiser mon regard...
Peut être Aloth avait-il raison : pourquoi j'éprouvais une telle haine pour lui et XANA ? Restait-il vraiment une partie, même infime, de Ido en moi ? Je n'en savais rien, et à mon avis, je ne risquais pas de le savoir de si tôt.
Me réveillant de ma réflexion, je me rendis compte qu'il n'y avait plus un bruit autour de moi. Je m'arrêtais soudain et jetai un regard derrière moi : J'avais en définitif, semé mes amies sans m'en rendre compte. Je fut tenté de faire marche arrière, quand j'entendit arriver un bourdonnement. C'était un des Frôlions de Vivi, elle l'avait visiblement lancé, en anticipation de ce que j'allais faire afin de me retrouver.
- Ingénieux, Vivi ! pensais-je à haute voix.
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Tchoucky :
Cette fois, ça y est, les sensations corporelles sont recréées. Une sensation d'étouffement m'oppresse, mais je ne ralenti pas.
_ Pesme, je sais qu'on est pressés, mais attends nous, bon sang ! Il faut pas qu'on se sépare.
_ Désolé.
Je suis nerveuse, j'ai des doutes. Est-ce que j'ai bien fait de disperser mes amis comme ça. A trois, pour affronter Xana...
Non, confiance, l'apparition m'a dit : Confiance.
Vivi a désigné une lueur entre les arbres.
_ Là bas, elle est là bas ! La tour de passage, juste en dessous !
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Pykar :
On atterrit quelque part dans la forêt. Décidément, je me ferai jamais à la téléportation.
"Où sont-ils? demanda Ayoju
-Lysander est pas loin devant vous, mais Dadmax à filé.
-Manquait plus que ça...Essayons au moins de rattraper Lysander"
On fonça a travers la forêt. Après quelques tours, contours et détours, on tomba sur Lysander...
"Salut! fis-je
-Ouf! Vous voilà... J'essayais de vous rejoindre...
-Et Dadmax?
-Il a touché un câble et ça l’a fait disparaître.
-Il utilise encore sa téléportation par câble.
-Faut d'ailleurs que je pense à m'abonner" fis-je.
Je n'esquivai même pas la baffe que je méritais.
"Euh...là je commence à dérailler. Je connais pas vos pouvoirs, les seuls que je connais sont les miens".
Finalement, on réussit à lui expliquer tout.
"Bon, je suis à peu près...
-OK. Maintenant, faudrait retrouver Dadmax avant qu'il ne trouve XANA.
-Malik ? T'as un indice?
-Il est parti vers le sud...Il est loin.
-Bon, je vais me téléporter le plus près possible (juste assez pour que je ne m'évanouisse pas), et on continue à pied, annonça Ayoju.
-D'ac!"
_______________
Dadmax :
J'arrive enfin à une tour. Je souris doucement. Si tout se passe comme prévu, Les lyokofans seront bientôt dans la réalité et Xana sera détruit.
Je me dirige d'un pas tranquille vers la tour. Je m'apprête à entrer lorsque j'entend une voix qui me glace de l'intérieur.

- Dadmax ? fait Kall.

Je ferme les yeux et pousse un profond soupir. Je me retourne. Sebrich est également là.

- Oui Kallisto?
-Où était-tu?
- Bof, ici et là. dis-je avec une désinvolture feinte.

Je sais ce que je dois faire, mais je n'y arrive pas. mon poing se serre mais mon bras reste le long de mon corps.

Aloth...

Compris.

Prononcer ces mots mentaux est aussi dur que si j'avais essayé de détruire Lyoko a main nue. Mais c'est fait. Mes yeux virent au noir intense et je me tourne vers Kallisto.

- Va-t'en, humaine! lâche Aloth.
- Mais...

Aloth lève alors mon bras et lance un laser réfrigérant sur Kall. Elle se fige, et restera ainsi pendant un petit bout de temps.
J'entend Sebrich s'exclamer et je m'élance vers lui. Il essaie de s'envoler mais je lui attrape une aile et je copie le sabre laser de Lysander. Avec une précision chirurgicale je lui tranche une aile, puis le projette au loin où il reste au sol.
Je reprend le contrôle et entre dans la tour. Je m'approche de la parois et me téléporte par le flux d'information. Je me retrouve dans une autre tour. La bonne. Je sonde mentalement les environs. Là. Trois, sept perturbations. Ils arrivent.
' Mais qu'est-ce que?'
La première perturbation est la plus puissante. Une puissance connue.

'Pesme et Ido'.

Il est dangereux Dadmax.

Je sais, je m'en occupe.

J'entre dans la tour et m'approche des écrans. Je m'active à pirater. Je fais le plus vite possible et j'entends maintenant les lyokofans s'approcher.

' Maintenant'

Je m'éloigne d'un pas des écrans et tends ma pensée à travers celles de Pesme.

Ido. Vient, je t'attends.
________________
ChaoticPesme :
Nous ne sommes plus qu'à quelques mètres de la Tour. Tchoucky et Vivi s'avancèrent, alors que moi, je restais en arrière, le regard tourné en l'air vers les cimes.
- Pesme, y a un problème ? demanda Vivi
- C'est Dadmax, il est tout prêt...
Il sortait de ma main une de mes lames.
- Rappelle toi de la promesse que tu as faite ! dit Tchoucky
- Oui, je sais...
Nous nous fondîmes tous trois dans le mur de la Tour. Une fois au milieu de la plaque inférieure, nous nous élevâmes vers le 2ème niveau, où nous attendait celui que j'avais le moins envie de voir, Dadmax. Rien que le fait de le voir me fait douter de mon potentiel à pouvoir tenir ma promesse.
- Salut Ido ! Content de te revoir !
Cela confirmait bien ce que je pensais, il croyait toujours que Ido existait. Tchoucky s'avança vers lui.
- Dadmax, arrête cette folie ! Je sais que ce n'est pas toi, c'est Aloth qui te pousse à faire ça !
- Laisse tomber Tchoucky, il ne t'écoutera plus !
Je l'écartais doucement sur le côté, la lame que je tenais à la main se mit à rougir. Dadmax fit alors un sourire.
- C'est presque dommage !
Il porta sa main sur l'écran virtuel à côté de lui. Je sentis soudain des flots d'énergie purs parcourir mon corps ; je ne voulus pas perdre la face devant Aloth, mais la douleur était trop insupportable. Je tombais à genoux et ne pouvais réprimer une grimace accompagnée d'un immense cri de douleur. Avant que tout ne devienne qu'obscurité, je pus observer mes membres s'effacer lentement, et aussi, regardait une dernière fois Tchoucky qui était penchée vers moi. Je ne pus pas lui répondre...
- Adieu, Ido ! déclara Aloth, d'une sombre voix

Tchoucky
02/05/05 à 15:08
Chapitre 8 : L’espoir.
Tchoucky :
Un sourire mauvais aux lèvres, Aloth se laisse tomber en bas de la tour, et s'en va, sans que ni l'une ni l'autre, nous ne songions à le poursuivre.
Le silence retombe. Nous sommes restées immobiles.
_ Qu’est-ce que c’était ? Qu’est-ce que c’était ?
_ Je ne sais pas. Me répond Vivi. Il y a eu un ébranlement dans tout Lyoko, comme si la terre s’était renversée. Je crois que ça venait d’Aloth.
Ce n’est pas ce que j’ai ressenti, moi. Ce que j’ai ressenti, c’est la présence de Pesme qui disparaissait soudain de ma tête, comme si une lame avait tranché d’un coup net le lien télépathique qui nous reliait.
Pesme ? Pesme ? Où tu es ? Réponds-moi, Pesme ?
_ Malik, tu le vois sur l’holomap ?
Un silence insupportable. Malik tarde à répondre.
_ Malik ? Réponds !
_ Je… Je ne le vois plus nulle part.
Et moi, je ne sens plus sa présence. Je ne sens plus sa présence, bon sang ! Je ne sens plus sa présence nulle part !
_ Ramène-le dans la réalité. Ramène-le maintenant…
Pesme ! Pesme !!!!
_ Je… J’y arrive pas. J’essaye de taper les données de Pesme, et ça me répond « données inconnues. »
Données inconnues.
Je me suis approchée du gouffre noir, le puis de la tour, les donnése qui s'enfoncent dans le sol de Lyoko. Ce n’est rien, il est quelque part de l’autre côté, il est juste quelque part, là, quelque part. Il est forcément quelque part.
PESME !!!!! FAIS PAS L’ANDOUILLE ! PARLE MOI !
Rien. Pas un mot. Pas un message. Pas une pensée. Rien. Rien. Plus que rien.
PESME !!!!! PESMEEEEEE !!!!!!! PESMEEEEEE !!!!
_ Tchoucky… Risque Vivi derrière moi.
Je refuse de l’écouter. Elle n’y comprend rien, tout va bien. Il passe son temps à se mettre dans des situations pas possibles, et il s’en sort toujours. Il s’en sort toujours.
PESME !!!! JE SAIS QUE TU ES LA ALORS REPOND !!!!! REPONDS ! REPONDS !
_ Tchoucky… Me dis Vivi d’un voix très douce. Si ses données sont devenue inconnues, c’est qu’il est….
_ NON ! TAIS-TOI ! IL VA TRES BIEN ! IL Y A EU UN BUG ET IL A ATTERRIT QUELQUE PART !
Elle pose sa mains sur mon épaules, avec une amitié qui m’est intolérable. Tout m’est intolérable, tout ce qui n’est pas sa voix dans ma tête, juste sa voix, pour me dire qu’il va bien, qu’il va nous rejoindre.
_ Tu ne sens plus sa présence, Tchoucky.
_ Parce qu’il est tombé trop loin ! Crie-je désespérément.
_ Non, Tchoucky, me répond-elle d’une voix grave. Ton pouvoir est assez puissant pou le trouver n’importe où sur Lyoko, et tu le sais.
Je me tais. J’essaye en vain de trouver quelque chose à répondre, mais mes lèvres refusent de bouger. J’ai l’impression d’être devenue une masse de plomb. Non. Il se jette toujours tête baissé là ou c’est dangereux. Il s’en sort toujours. Toujours.
Vivi me regarde maintenant avec des yeux bizarres, comme on regarde la fin du monde.
_ Tchoucky, supplie-t-elle. Tchoucky, parle-moi, s’il te plait !
Parler ? Ce n’est pas parler que je veux, c’est hurler. Hurler de rage et de haine. Je me retourne brusquement, lève la tête. Pas difficile de trouver Dadmax/Aloth dans ce foutu monde de Pixel où tout est connecté ensemble. Je m’engouffre dans son esprit et le secoue violemment de toute part. Il n’a pas eu le temps d’esquiver mon attaque, surpris de me voir déployer des puissances que je n’utilise jamais d’habitude, parce que j’ai trop peur. Je l’enserre dans mon étaux mental, si fort qu’il en hurle presque. Je le méprise. Il n’est qu’un pion, un pion sur l’échiquier de l’autre. Je le relâche aussi brutalement que je l’avait saisi, et dirige mes pensées vers le monde extérieur.
Je n’ai pas trop de mal à le trouver, cet esprit dézingué, Martin Leroy. Il hurle en me sentant entrer dans sa tête, il se débat, mais je suis plus forte.
_ Tchoucky ! Hurle Malik. Qu’est-ce que tu lui fait ? Arrête !
_ Tchoucky ! Appelle Vivi sur un ton effrayé.
Je vais le tuer. Je vais détruire son âme. Je vais le réduire à néant. C’est juste un gamin trop doué, qui n’a pas compris le monde réel. Mais je vais le tuer.
Et après ? Ca ne changera rien. Ca n’enlèvera pas le vide inacceptable autour de moi, ça ne m’empêchera pas de tomber dans ce gouffre sans fond, cette inaltérable solitude.
Je lâche Martin et recule d'un pas. Je parle le français depuis plus de vingt ans, mais c'est seulement maintenant que je réalise le sens du mot "écorchée vive !" Tout mon être n'est qu'un hurlement, un profond hurlement silencieux. C'est à peine si je sens Vivi, derrière moi, qui me saisi par les épaules. Je l'entends vaguement prononcer sa formule du "sommeil qui répare" et m'abandonne avec reconnaissance à la douce torpeur qui m'envahit.
______________
Vivi :
Vivi est restée sans bouger, serrant dans ses bras le corps inerte de Tchoucky. La respiration de la dormeuse est régulière, mais son visage n'a pas l'expression apaisée que donne habituellement le sommeil qui répare.
Et maintenant que faire ? Elle est seule à pouvoir en décider.
_ Malik ? Tu es toujours en ligne.
_Oui.
_ Dis aux autres de trouver Dadmax, de le capturer, de l'empêcher de faire quoi que ce soit de nuisible. Dis-leur que c'est un ordre de Tchoucky. Dis-leur que nous allons détruire Xana, mais que c'est un peu plus long que prévu.
_ Quoi ? Que compte tu faire ?
_ J'emmène Tchoucky dans le territoire des montagne. Quand elle se réveillera nous irons détruire Xana.
_ Je vais leur dire tout ce que tu m'as demandé, mais... Qu'est-ce que je leur dis, pour Pesme ?
Vivi se mord les lèvres. Certain mot, dans la vie, sont si impossible à prononcer qu'escalader l'Everest à main nue, à côté c'est une chose aisée. Des mots comme "Je t'aime !" ou comme " Il est mort"
_ Ne leur dit rien. Rien pour l'instant. On leur dira ensemble, quand on sera réuni. Ne leur dit rien encore.
___________________
Lysander :
Ca fait bien 20 mn que je marche seul dans la forêt, toujours aux aguets d'une nouvelle attaque.
J'évolue lentement. Je sens que quelqu'un approche. Je me prépare à activer mon sabre laser. Avec un grand soulagement, je reconnais Pykar et Ayoju, qui arrivent vers moi avec un grand sourire.
"Salut !" Lance Pykar.
- Ouf ! Vous voilà... J'essayais de vous rejoindre...
Je ris intérieurement. Je suis vraiment content de les voir : cette forêt commençait à me paraître lugubre.
Après que je leur ai expliqué mes mésaventures avec le monstre et Dadmax, ils m'éclairent sur certains points, légèrements nébuleux, concernant leurs pouvoirs, et en particulier ceux de Dadmax. Depuis que j'ai mis les pieds sur Lyoko, tout s'est enchaîné très vite, et je n'ai pas pu admirer leurs "prouesses".
La petite mise au point effectuée, nous nous remîmes en route.

Au fur et à mesure que nous nous approchions de la tour, un mauvais pressentiment m'oppresse. Ayoju et Pykar discutent tranquillement tout en marchant. Je ne prête guère attention à leur conversation, qui, même si elle a l'air plutôt intéressante, m'empêche de me concentrer sur cette impression.
Brusquement, je perçois comme une sorte de cri non il n'y en a pas que un. C'est tout près, ça vient de la tour ! Sans prendre le temps de donner une raison à mes deux compagnons de route, je les incite à se dépêcher. Quelque chose est arrivé.
Je sprinte aussi vite que je peux, précédé de Pykar.
Ayoju nous a devancé avec sa téléportation. Il nous attend devant la tour, bouleversé. Kallisto est là, figée dans une carapace de glace.
On se regarde tour à tour, choqués par cette vision. Personne n'ose dire un mot, a quelques mètres de Kallisto , Sebrich gît sur le sol évanoui , l'une des ses ailes est manquante . Là ou elle aurait dû se trouver , il n'y a plus qu'un moignon. Ayoju et Pykar le porte a l'intérieur de la tour.
je me retourne vers Kallisto. J'essaye de sonder son esprit et je lâche un soupir de soulagement. Pykar et Ayoju ressortent , je les sens inquiets:
- Ne vous inquiétez pas ! Kallisto est juste immobilisée, endormie comme dans la belle au bois dormant. Il faut trouver le moyen de la libérer au plus vite ! Je ne sais pas si elle pourra supporter ce traitement encore bien longtemps. Quand à Sebrich, il nous faut attendre qu'il reprenne ces esprits, nous ne pourrons rien faire de plus pour lui....
Je regarde Pykar du coin l’œil, il a l'air de réfléchir.
- Et si je brisais la prison de glace où est enfermée Kallisto avec ma lame dorsale ? propose Ayoju qui fait déjà prendre de l'élan à sa queue.

Le pressentiment revient. Cette fois-ci, il ne me faut pas attendre longtemps avant de sentir un déferlement de fureur et de chagrin s'abattre sur tout Lyoko. J'arrive à distinguer sans peine Tchoucky. Sa fureur est palpable, on dirait une géante qui écrase dans sa main des fourmis imprudentes venues la chatouiller.
Ce débordement est incompréhensible. Il occulte tous mes sens. Les mains sur les oreilles, je suis complètement abasourdi ! Ayoju et Pykar me regardent, stupéfaits, sans trop comprendre ce qui m'arrive.
Je leur fait un signe de la main pour leur signifier que tout va bien maintenant. Ca se dissipe lentement, mais l'air est toujours empreint de ce sentiment de haine.
Je tente tant bien que mal d'expliquer ce qui vient de se passer à Ayoju et Pykar .
Je viens de ressentir une brusque montée de colère émanant de Tchoucky, je n'arrive pas à savoir pourquoi, et il y a autre chose, comme un manque, je ne sais pas si s'est lié, mais quelque chose de grave a dû arriver. Maintenant, elle s'est calmée, je le sens clairement, on dirait... Oui, on dirait qu'elle dort.....

- Malik ? Tu pourrais nous éclaircir sur la situation ? demande Pykar perplexe.
Quelques minutes s'écoulent avant qu'on entende la voix familière de l'opérateur :
Il vient de se passer quelque chose avec Dadmax... Heu... Je suis dans le flou, je n'arrive pas encore à déterminer ce qui est arrivé, c'est trop long à raconter. J'ai un message pour vous de la part de Tchoucky. Il faut que vous retrouviez Dadmax, et que vous le capturiez pour l'empêcher de nuire à nouveau. Ha oui ! J'oubliais , Tchoucky , Pesme et Vivi vont tenter de détruire Xana, bon courage, les gars.
Etrange. Comment Tchoucky aurait pu nous faire dire ça ? Je suis persuadé qu'elle est endormie, est-ce qu'elle aurai pu donner cet ordre avant de sombrer dans le sommeil ?
J'essaie de m'accrocher à cette idée, c'est sûrement ce qui est arrivé. Mais quelque chose au fond de moi est sceptique. Je tente tant bien que mal de refouler cette sensation.
Pour être sûr, je me concentre et tente d'entrer en connection avec l'esprit de Malik. Malgré la distance, je sens bien qu'il tente de nous cacher quelque chose. Je n'arrive pas à découvrir quoi, c'est trop confus.
Avant même que je puisse faire part de mes suspicions à Pykar et Ayoju, ce dernier répond vivement à Malik :
- Très bien ! On part après avoir délivré Kallisto !
Il est déterminé. Ca se sent au son de sa voix. Tant pis, nous n'avons plus le temps, je leur en ferai part plus tard.

Nous formons un cercle autour de Kallisto. D'un commun accord, nous avons décidé de tenter, chacun à notre tour, jusqu'à ce que le cercueil de glace cède. Il nous faudra agir très précautionneusement pour ne pas la toucher.
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Kallisto :
Des bruits, des cris, un hurlement de douleur... Du noir… Ma prison de glace explose... Je m’effondre. Ayoju et Pykar me retiennent. Ils me fixent…
« Kall, ça va ? demande Ayoju, tu te souviens de quelque chose ? Tu sais pourquoi Sebrich à une aile en moins ? »
Ne pas expliquer ce que j'ai. Rester muette...
"Kall, tu nous entends ? Réponds !!! crie Lysander."
Je regarde l’horizon. Pourquoi... pourquoi Dadmax ou Aloth m'a t-il congelée ? Qu'ais-je fais de si grave ? Un sentiment d’incompréhension s’ancre en moi. Ce sentiment de ne rien comprendre… Je voudrais ne plus bouger, rester indéfiniment ici, à fixer un point dans l’horizon des arbres...
"Malik... Malik... Fais-moi sortir de Lyoko par pitié..."
Mon murmure est entendu… Je sens mon corps s’effacer comme un dessin de sable emporté par le vent.
Je suis sur mon lit, Malik me fixe :
« Te voilà chez toi ! De toute façon t’avais presque plus de points de vie…
- Merci… Maintenant tu peux retourner sur Lyoko. Il s’est écoulé plus de deux heures. Je fais l’opérateur, dis-je.
- Euh… je sais pas si c’est bon… dit-il avec une moue embarrassée.
- Quoi ? Il se passe quoi ? Pourquoi je ne comprends rien ??? Explique-moi !!! je hurle. »
Malik me regarde d’une drôle de façon. C’est un mélange de peur et d’embarras. Il se tortille les doigts et finis par lâcher :
« Pesme… Il s’est fait… s’est fait « tuer » par… par Dadmax… »
J’ai l’impression qu’une bombe vient d’exploser en moi.
«Non… c’est pas vrai ! Pesme est toujours là ! Dadmax n’a rien fait !!!
- Admet-le Kall… murmure Malik, Dadmax a tué Pesme…
Non… non… C’est pas vrai. Dadmax… pourquoi ? Pourquoi as-tu fait ça ? C’est pas possible… Je rêve. Je vais me réveiller…
- … Et il t’a même congelé.
Je hurle en moi-même. Un hurlement de douleur qui résonne avec puissance. Je ne comprends plus rien… Pourquoi… pourquoi ? Que se passe t-il ?
- S’il te plaît, ne le dit pas aux autres. Ne le dit pas tant que Tchoucky ne s’est pas réveillée…
- … Bi… Bien… »
Il tape quelques données sur l’ordi et disparaît. Je reste là. Debout. Les yeux dans le vague. Je fixe mes poignet cicatrisés. J’aurais mieux fait de…
« Kall !!! Tu es là ? hurle le haut-parleur de mon ordi.
- Euh… ou… oui je suis là… dis-je faussement. »
Au fond de ma chambre. Martin Leroy serre mon oreiller dans ses bras. Il tremble et a les yeux exorbités. Il a l’air sous le choc.
Je regarde l’Holomap telle une enveloppe sans émotions… Que va t-il se passer maintenant ?
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Ayoju :
Kallisto dévirtualisée, Malik arriva quelques minutes plus tard. Je regarda Pykar, lui posant une question du regard. Il haussa les épaules: Lui non plus ne comprenait pas trop ce qu'il se passait. Malik s'approcha de nous.
- J'ai l'impression que j'ai sauté un chapitre là. Il s'est passé quelque chose d'important ? lui demandais-je.
Pour toute réponse, Malik regarda le sol à ses pieds devant lui. De toute évidence, il se sentait gêné. J'essaya de détendre l'atmosphère.
- A force de regarder tes pieds comme ça, tu va pouvoir nous écrire une thèse. Je suis sur qu'elle serait très intéressante et que tu aura le prix Nobel pour ça !
Malik lâcha un sourire. Mission accomplie ! Mais son expression redevint sérieuse la seconde suivante. Il nous regarda, nous fixant l'un après l'autre.
- Je n'aime pas quand tu me regarde comme ça, Malik, dit Pykar.
- Qu'est-ce qu'il y a ? J'ai du persil coincé entre les dents ? demandais-je.
Cette fois-ci, ce fut un fou rire général. Mais rien à faire. Les secondes suivantes, il reprit son sérieux.
- Mais qu'est ce qu'il se passe Malik ?
Il regarda à nouveau ses pieds.
- Laisse le Ayoju, me dit Pykar. Il n'a pas l'air d'avoir envie d'en parler apparemment.
- D'accord, n'empêche qu'il fait une tête d'enterrement !
Malik ne disait toujours rien. Mes blagues ne le faisaient à peine rire. Je sentais bien cette fois ci que quelque chose de grave c'était passé. Mais quoi...
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Pykar
:Je regardai toujours Malik... Il cachait quelque chose mais je ne savais pas quoi. Mais j'étais sur qu'il y avait quelque chose de pas net.
Finalement, on entra dans la tour, histoire de récupérer Sebrich et de continuer la chasse au Dadmax. Sebrich s'était réveillé
"Bon, résumons nous, fit Sebrich au bout d'un moment. Tout le monde est la?
-A peu près, fis-je.
-Oui, c'est bon, fit Kallisto. Tchoucky et Vivi sont dans les montagnes, et vous, vous êtes dans la tour.
-Et Pesme?"
Silence, puis...
"Il est encore avec elles.
-Ok. Et Dadmax?
-Dans le désert, répondent Kallisto et Lysander avec une synchro parfaite.
-Je l'ai senti, fit Lysander.
-Ok, alors on y va? demandai-je
-En route!"
On sauta de la tour...
Après un petit voyage, on sortit.
On se trouvait alors sur un plateau du désert avec quelques chemins croisés
-Allez, en route! fis-je. Faut trouver Dadmax avant qu'il retrouve Xana.
-Il doit être à l'est d'ici, fit Lysander
-Oui, je le suis, fit Kallisto"
On se mit tous à foncer dans la direction indiquée.
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Lysander :
Toujours en train de courir a la recherche de Dadmax, le sentiment que quelque chose de grave était arrivé revenais de plus belle. Depuis que Malik a fait son apparition à nos côtés, il s'était même amplifié .Sebrich, qui est près de moi en train de marcher , vu que son aile n'était pas encore rétablie malgré les soins que la tour lui avait administré, se tourne vers moi.

-Quelque chose ne va pas Lysander ? Tu fait une drôle de tête...
-Hum non disons que je suis pensif...et toi Seb comment te sens tu ..?
Bien que ma réponse ne lui paru guère convaincante, il me répondit simplement :

- Oui beaucoup mieux , mais pas encore suffisamment pour pouvoir revoler bientôt...


Ayoju , Pykar et Malik qui se trouvent devant nous s'arrêtent brusquement . Ayoju qui se retourne vers moi, me demande par où nous devons aller. Je me concentre , mais quelque chose me perturbe : les émotions de Malik sont très confuses. Tan pis , il me faut en avoir le cœur net . Je ne peux plus avancer dans le doute : je m'incruste dans son esprit. Je sens clairement qu'il refoule lui aussi quelque chose , quelque chose d'enfoui profondément , quelque chose qui l'a choqué, la même chose qui a provoqué la colère de Tchoucky avant sa disparition .....Est-ce que… Est-ce qu’il serait arrivé quelque chose a l'un d'entre eux ??? Je fouille encore , et je trouve ce que je cherche. Dans cette partie de son esprit le mot Mort résonne. il se répercute partout . Il n'y a que ça . J'espère qu'il n'est rien arriver à Vivi. Aucune autre information . Pourvu qu'ils ne leur est rien arrivé ! Et pourtant cette fois ci, je ne peux pas me tromper je le sais. Pris d'une soudaine panique je me déconnecte de lui.

Tous les regards son braquer sur moi , je ne sais plus quoi faire , je regarde Malik:

- Il faut que je te parle , MAINTENANT !! !! !! Vous autres continuez dans cette direction , Dadmax est à quelques kilomètres devant nous . Nous vous rejoindrons. Ne posez pas de questions , faites moi confiance......
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Ayoju :
Je courrais droit devant moi. Pykar et Seb étaient sur mes talons. Mais bon sang, pourquoi Lys était si perturbé après avoir cherché la bonne direction ! Qu'est ce que Dadmax avait encore fait ?
- Vous voyez quelque chose ? demandais-je.
Personne ne me répondit. Inquiet, je ralenti et me retourna pour voir.... personne ! J'avais complètement semé mes amis.
Je m'assis sur un rocher pour les attendre. J'avais l'impression d'être essoufflé. Pourtant je savais que ce n'était pas le cas: On ne peut pas être fatigué sur Lyoko. Encore l'effet de suppression des sens ! Soudain, un bruit !
- Qui est là ?
Je me releva, mis ma queue en position d'attaque et déploya ma lame d'énergie. J'étais sur la défensive. C'est alors qu'il apparut. Un magnifique Tigre de Sibérie. Mon homologue à 4 pattes quoi. Je n'en croyais pas mes yeux.
- Ca y est ! J'ai des hallucinations ! pensais-je tout haut.
Ca ne pouvais être que ça. Un tigre de Sibérie ! En plein désert... virtuel en plus !
C'est alors que Kallisto parla:
- Ayoju, qu'est ce qui se passe ?
- Rien, répondis-je. J'hallucine !
- Pourquoi tu parles tout seul !?
Je ne savais pas si je rêvais ou pas ! Je décidais de m'approcher du tigre, mais celui-ci, sans aucune raison, se mit à reculer.
- Attends ! criais-je.
Au son de ma voix, il se retourna et commença à partir . Je le perdit de vue quant il passa derrière un rocher. Je le suivis mais quand je passais derrière le rocher, il avait disparu.
C'est à ce moment là qu'arrivèrent Pykar et Seb.
- Vous n'avez pas vu un tigre ? Un tigre blanc ! leur demandais-je.
Seb me regarda, étonné.
- Non, on a rien vu ! On t'avais perdu de vue !
- Ca fait 5 minutes qu'on te cherche ! renchéri Pykar.
J'étais complètement perdu. Mais Pykar me rappela à l'ordre.
- C'est pas le moment de rêvasser Ayoju ! Il faut qu'on rattrape Dadmax !
Dadmax ! Oui c'est vrai ! Je me remit à courir, plus perturbé que jamais.
- Ca va Ayoju ? me demanda Seb.
- Oui ça va ! menti-je.
- Tu es sûr ? s'inquiéta Pykar. On dirait que tu viens de voir un fantôme !
- Je crois bien que oui, murmurais-je.
Mais je me garda bien de le dire tout haut. Il fallait maintenant à tout prix rattraper Dadmax. Qui sait ce qu'il était sur le point de faire...
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Lysander :
Ils venaient de partir . Je reste immobile face à Malik . Je ne sais pas comment lui demander. J'ai l'impression qu'il s'y attend un peu .
Je reprends mon calme, expire un grand coup comme si j'avais retenu ma respiration pendant des heures.

- Malik, je sais qu'il est arrivé quelque chose de grave . J'arrive parfaitement à comprendre pourquoi tu l'a caché , mais il me faut savoir ce qui s'est passé . Je sais que ça concerne Tchoucky Vivi et Pesme. Je ne ressent plus que deux présences !!!! Elles sont tellements faibles que je ne sais plus qui est qui . S'il te plait éclaire moi ! Comment pourrions-nous entres efficaces si on se cache des choses. Ne me force pas a trifouiller dans ta tête !!!
Il ne dit rien . Il hésite encore , mais je sens que dans son esprit quelque chose s'est rompu ; une promesse , une promesse faite à Vivi...donc Vivi va bien ...
Je le regarde droit dans les yeux .J'imprègne ma voix d'un ton ferme et convainquant :
- Raconte-moi ce qui s'est passé. N'ais pas peur, tu peux tout me dire . Je sais déjà que Vivi va bien . Allez parle !
J'appui ce dernier mot et j'envoie à son esprit un forte suggestion de parler. Il résiste quelques instants et flanche.

D'un voix monocorde il me raconte ce qu'il a vu quand il était opérateur . Dadmax qui combat Kall et Seb. Son intrusion dans la tour de passage où il rencontre brièvement Pesme, Tchoucky et Vivi . La disparition de Pesme. La brusque montée de colère de Tchoucky sur Martin et l'intervention de Vivi pour calmer Tchoucky.

Tout est clair a présent, même trop... Pesme s'était donc fait avoir, et nous nous courions maintenant après un assassin... Il nous faudra un plan. Malik ,fatigué , reprend ses esprits . Il me jette un regard noir et part devant . Il doit m'en vouloir que j'ai utilisé mes pouvoir sur lui, mais dans la précipitation je n'ais pas trouver de meilleure solution . J'aurai aimé le lui dire mais il est déjà loin devant moi. Toujours un peu secoué , je me remet en route aussi ...
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Sebrich :
Mais qu’est ce qu’il a ?
Depuis tout a l’heure, Ayoju faisait une drôle de tête, et se retournais tout le temps pour regarder là où on venait juste de le retrouver. Plus d’une fois, il s’était étalé par terre, et comme il courait, ça s’entendais vachement.
-Bon sang, fit Pykar, t’a pas les yeux en face des trous ou quoi ? On est a la poursuite de quelqu’un quand même.
-Désolé, bredouille-t-il.
Je laissais Pykar prendre assez d’avance pour qu’il ne nous entend pas .
-Alors, Ayoju, dit-je en le freinant un peu, Qu’est ce que ta vu ?
-M..mais rien .
-Tu veux que te dise un truc ?
-Q.. Quoi ?
-Tu mens très mal.
Il regarde ses pieds, d’ailleurs je me suis dis qu’il était fortiche de faire une position que l’on ne fait qu’en restant immobile, et non en courant.
-Et qu’est-ce que t’en sais ? fit-il après 5 secondes .
-Si tu savais le temps qu’il ma fallut à mentir sur mes sentiments quand j’était triste ou que j’avais vu un truc choquant, pour que mes parents me lâchent la grappe…
Il commence a sourire un peu, et me dis :
-Ok je vais te le dire : tout a l’heure, j’ai vu…… un tigre de sibérie.
Mon visage prend la position de « réflexion » : Front plissé, sourcils rapprochés et regardant droit devant un peu vers le bas.
-Tu dois me prendre pour un dingue, hein ? Oublie ce que je t’ai dit.
-Non je ne te prend pas pour un dingue, c’est que moi aussi j’ai vu quelque chose d’incongru avant de me faire arracher l’aile. Un chat que j’avais et qui est mort, est apparu devant moi dans la forêt. Et je l’aimais vraiment ce chat, alors dès que je l’ai vu, j’ai eu une certaine joie qui est rentrée en moi.
-Ah bon ? Et bien moi, tu sais, le tigre de Sibérie, c’est mon symbole pour moi. Alors, moi dès que je l’ai vu, j’ai été étonné. Mais en y réfléchissant, c’est vrai que je me sens un peu mieux qu’avant.
-Mmmmh, et qu’est ce qu’il ta dit, le tigre de Sibérie ?
Là, il me regarda d’un air effarer.
-Quoi ? Parce que ton chat, lui, t’as parler ?
-Ben oui.
-T’est dingue ? Les animaux ça parle pas.
-Eh oh, c’est pas moi qui vient de voir un tigre de Sibérie dans un désert virtuel.
Un silence s’installe.
-Eh, vous deux.
Nous regardons Malik qui vient de nous rattraper.
-Vous avancez ou quoi ?
-Oui, oui, on avance, on avance.
Je laissais avancer Ayoju qui semblait un peu mieux après notre discution.
MMMh, qu’est ce que cela pouvait bien être là je pense. Serait il possible que XANA ais fait des animaux pour nous avoir. Non, ça ne pouvait pas être ça. Pour le moment on ce sent bien quand on voit ces apparitions. Qui sait, saurons nous un jour ce que c’est ?
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Lysander :

J'avance lentement , énervé a cause de Dadmax , d'avoir agi dans la précipitation , de ne pas avoir agi avec plus de clairvoyance quand j'en avait l'occasion et surtout les capacités. De ne pas avoir cru Tchoucky quand elle s'est présentée a moi avec Pesme. Pesme qui était encore vivant à ce moment là ....

Quelqu'un près de moi m'arrache a mes pensées. Je sursaute et m'écarte , surpris de ne pas l'avoir entendu ni senti venir... Je me frotte les yeux quand je réalise qui se tien devant moi. Elle me met un doigt sur la bouche pour m'empêcher de parler. Pourtant j'ai des questions. C'est insensé ! Elle ne devrais pas être ici ...
Elle me prend les mains. Ce simple contact a un effet apaisant. Je me sens bien....serein ...tous mes doutes s’évanouissent... J'arrive aussi a percevoir certaines choses .Elle a peur. On dirait même plutôt de la panique. Mais quelque chose cloche . Tout ça ne vient pas d'un esprit "simple" comme moi ou les autres , c'est grand , beaucoup plus grand que nous tous même....
Effaré, je commence a comprendre que la personne qui est en face de moi n'est pas Vivi !!! Je ne comprends pas ce qui se passe. Tout se dont je suis sûr est qu'il faut que je reste serein. Si cette apparition est venue à moi, c'est pour une bonne raison.... Mentalement je lui envoie des ondes apaisantes, enfin j'émet plutôt des ondes apaisantes vu que je ne sais pas a qui les adresser. J'essaie ensuite de la même façon de lui proposer mon aide."Vivi" émet une dernier fois un "MAIS OU ?? OUUUU ???" avant de s'évaporer comme un rêve....

Je n'ais aucune explication a tout ça. Tout ce que je peut faire maintenant, s'est de rejoindre les autres pour les aider a combattre Dadmax. Les réponses, je les chercherais plus tard .
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Tchoucky :
Je ne veux pas me réveiller. Non, je ne veux pas. Je ne veux pas, parce que je sais qu’il n’est plus là pour guetter mon réveil. La première fois que j’ai été endormie de la sorte, c’est lui qui m’avait réveillée. Personne d’autre n’a le droit de me tirer de ce doux refuge de rêve.
Colère. Sourde Colère. Contre moi, contre les autres. Contre lui. Et maintenant, bougre d’imbécile, tu es bien avancé ! Qu’est-ce que tu croyais ? Que je pourrais continuer, sans toi ? Comment vais-je faire, maintenant, hein ? Je ne peux rien, moi toute seule. Rien. Tu ne l’as pas vu, pauvre andouille, que j’avais besoin de toi ? Pourquoi tu m’as laissé tomber ? Après ces six mois, comment tu as pu me laisser tomber ?
Il va bien falloir continuer. Sans lui. Ce n’était même pas envisageable, il y a quelques heures. L’idée même n’existait pas. Et maintenant… Maintenant c’est la réalité. L’écrasante réalité. Et devoir affronter les autres aussi, leur compassion, leurs regards.
Leurs voix douces et désespérément compatissantes, quand il viendront prendre de mes nouvelles.« Il te manque, n’est-ce pas ? » Non, il ne me manque pas. J’en serais heureuse s’il ne faisait que me manquer, mais il ne peut pas me manquer. Il est dans ma chair, dans mon sang, partout où je vais, et j’en crève, j’en crève, j’en crève.
Il ne cessait de tenter le diable. Il l’a tenté une fois de trop. Comme si ça ne comptait pas, que je sois là, que je l’aime… Pourquoi ne lui ais-je pas dit plus souvent, plus clairement ? Le temps passé ensemble a été si court. On m’a tout pris. Tout ce que j’aurais pu lui donner, pendant ces six mois, ça l’aurait retenu, j’en suis sûre. Ca l’aurait convaincu d’être plus prudent, de faire attention à lui. Mais c’est trop tard maintenant. C’est trop tard. Et moi, je reste là, avec tout cet amour inutile sur les bras, que je ne peux plus donner à personne…
J’ouvre les yeux. Je suis allongée sur le dos d’un Krabe Bleu. Vivi est assise à côté de moi, en tailleur comme un cornac.
- Alors ? Ca va mieux ?
- Non ça ne va pas.
Ca n’ira jamais plus.
Je regarde autour de nous. Nous sommes arrivées là où je voulais aller. Le territoire des montagnes, gris et mauve, s’étend autour de nous.
- J’ai dormi longtemps ?
- Quelques heures.
- Et les autres ?
- Je les ai envoyé à la recherche de Dadmax.
Elle baisse les yeux.
- On ne leur a rien dit.
Je ne réponds pas. Je ne pense rien. Ca fait trop mal de penser. Je balaye du regard les environs. Vivi a créé des Krabes. Tout une armada.
- Il en faudrait encore. Dis-je d’une voix sourde. Le plus possible. Le plus que tu peux créer.
- Qu’est-ce qu’on va faire ?
- Retourner là où Xana est né. Là où Dadmax a faillit le détruire, la première fois, avant qu’il parvienne à Maturité. Là où il a entraîné Kallisto, où elle à failli mourir. Il n’y est plus aujourd’hui. Mais c’est son antre, son cœur. Si j’y reste assez longtemps, je pourrais pénétrer télépathiquement en lui, et le détruire.
- Par télépathie ?
- J’ai ce pouvoir. Je ne l’ai jamais utilisé. Ni contre Ido, bien que Pesme m’ai demandé de le faire. Ni contre Martin Leroy, pourtant, je le voulais vraiment. Je l’utiliserais contre Xana. Tu devras me défendre contre toute attaque durant tout le temps que ça me prendras. Seule.
- Je le ferais.
Je me lève. Elle me regarde inquiète.
- Tchoucky… C’est Xana qu’on va détruire, hein ? Seulement Xana ? Pas toi-même, en même temps ?
Je laisse échapper un sourire amer. L’idée m’a effleurée. Ce serait une solution si simple pour échapper à ce cauchemar. Mais je ne peux pas. Ils ont besoin que je tienne le coup, que je tienne debout. Je ne les laisserai pas tomber. Confiance.
- Seulement Xana, c’est promis, Vivi.

Tchoucky
02/05/05 à 15:09
Chapitre 9 : Ce pourquoi Xana ne pouvais pas être détruit.
Chaotic Pesme.
Je me réveillais, encore incapable de bouger. J'observais d'un oeil trouble au dessus de moi, le ciel noir parsemé d'éclairs. Etais-je mort ? Dans ce cas, j'avais dû atterrir directement en Enfer sans passer par la case Purgatoire. Oh, ma tête... ma pauvre tête... J'avais l'impression qu'un rouleau compresseur de 15 tonnes s'était amusé à faire des allés-retours sur mon crâne. J'étais abruti de fatigue, le moral à zéro, écœuré de m'être fait piégé aussi facilement. Maintenant, j'étais mort, je n'avais plus aucune raison de bouger...
Alors que je refermais les yeux pour ne plus les rouvrir, dans cet Enfer présumé, le regard d'un ange se posa sur moi. Je me relevais brusquement, comme une résurrection, afin d'être sûr que je ne rêvais pas : Tchoucky se tenait juste à côté de moi, c'était irréel ! Je voulus lui parler, lui dire une dernière fois que je l'aimais, car je n'en aurais peut être plus l'occasion. Mais le sourire heureux qu'elle arborait m'imposait de me taire. Ce sourire venait presque de me ramener à la vie alors que j'allais l'abandonner. C'était vraiment tout ce qu'il me fallait pour m'y accrocher de nouveau : voir Tchoucky heureuse. J'arrivais enfin à me lever, et m'approchais d'elle pour la serrer dans mes bras. J'entendis soudain à ma gauche comme une grosse pierre tomber au sol. Je sortis plusieurs lames de mes mains, me préparant à bondir sur un éventuel ennemi, mais je ne vis rien de menaçant. le temps de me retourner vers Tchoucky, elle avait disparue... volatilisée.

Peut-être était-ce une hallucination, ne tolérant déjà plus de la savoir loin de moi. Mais quelque soit sa nature, cette vision m'avait remis d’aplomb. Etrangement, tout en moi était devenu calme, Aloth avait semé le doute dans mon esprit, mais j’en étais sûr : Ido n’existait plus, ni en moi, ni sur Lyoko. Maintenant, si cet espace virtuel venait à disparaître, je n’aurais plus aucun pouvoir dans le monde réel, c’était clair. Mais je me devais tout de même de faire attention ; j'ignorais si quelque chose de plus terrible encore pouvait faire surface. Ca me paraissait invraisemblable, mais sur Lyoko, on pouvait s'attendre à tout... Je me regardais en détail... j'étais non seulement bien vivant, mais quand je vis sur les débris près de moi, qui semblaient être les restes d'une machine, le signe de XANA, cela signifiait que j'étais toujours sur Lyoko. Mais la question était : Où, sur Lyoko ?
Je me trouvais visiblement dans une sorte de bâtiment high-tech, entièrement dévasté, et dont le plafond s'était effondré bien plus tôt. Après m'être heurté à un mur de silence en tentant vainement de contacter Malik et Tchoucky, je concluais rapidement que le seul moyen de me sortir de ce guêpier était de l'explorer. Je n'avais pas vraiment envie de savoir quel monstre pouvait résider dans un endroit aussi glauque, mais je n'avais pas le choix. Je rassemblais mes esprits, puis je sortis du bâtiment.

Un monde de métal silencieux, c'est la meilleure expression pour décrire ce que je vois. Sous ce ciel noir et orageux, je contemplais le sombre paysage depuis ce qu'on pourrait appeler "la cité haute", car cet espace constituait véritablement un immense cratère. Du haut de ce perchoir, j'observais beaucoup plus bas, une ville de métal en ruine, perdue dans le fond du cratère et voilée par un léger brouillard. J'en aurais mis ma main au feu que Aloth connaissait l'existence de ce lieu. Mais cela n'avais pas tellement d'importance.
Après une demi-heure de descente vers la cité basse, je distinguais de mieux en mieux une chose qui m'intriguait déjà quand j'étais plus haut : au centre de la ville, se trouvait une grande machinerie, ressemblant à s'y méprendre à un réacteur nucléaire. Et dans ce réacteur, trônait une sphère noire parfaitement lisse, autour de laquelle tournoyaient des flots d'énergie. XANA ? Ou même, le cœur de XANA ? Difficile à dire...
Un léger choc me tira de ma rêverie, pourtant, il n'y avait rien devant moi. J'avançais prudemment ma main, qui révéla un champs de force semblant s'étendre sur toute la cité basse, dont le centre se trouvait encore au moins à 5 km à vol de Sebrich (^^). XANA ayant sûrement conçu cette barrière, il était inutile de tenter de la percer ou de passer en force. Je décidais de laisser une de mes lames plantée dans le sol un peu plus haut, dans l'espoir que si mes amis parvenaient à venir ici, ils la trouveraient. Il fallait que j'essaie de trouver une brèche dans cette immense coque de protection ; je ne savais pas si cette sphère au centre était ou non XANA, mais je décidais de fermer mon esprit à toute intrusion pour éviter de me faire repérer à l'avance par quoi que ce soit d'hostile.
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Tchoucky :
C'est ici, mais dans mes rêves, ça semblait plus grand. Ce n'est qu'un trou, un vide spatio-temporel. Comme il y fait noir ! Je frissonne malgré moi, et me méprise aussitôt de ce frisson. Je n'ai plus le droit d'avoir peur du noir, plus maintenant. Je n'avais le droit d'avoir peur que lorsqu'il était là pour me protéger.
Je descends du Krabe qui nous a transporté et me retourne vers Vivi.
_ Vingt minutes. C'est le minimum. Je ne crois pas pouvoir mettre moins de temps. Et dès que j'aurais commencé à pénétrer son esprit, tu auras forcément de la visite.
_ Je tiendrais vingt minutes. Plus s'il faut.
Je lui souris avec reconnaissance, et m'enfonce dans le trou. Il est vide à présent. Mais la présence est encore très forte. C'est comme d'être aspergé de glace en gaz. C'est comme dans mes cauchemars. Je me concentre sur le fil, le chemin qui me mènera à Xana.
_________________
Vivi :
Tchoucky avait raison. Il a suffit de quelques secondes, et ils arrivent. Une dizaine de ces pieuvres, semblables à celles que nous avions affrontées en arrivant. Elles rampent avec lenteur, entre les roches grises et mauves, comme si, assurées de leur facile victoire, elles n'avaient nul besoin de se presser.
Décidée à tenir les vingt minutes requises et d'avantage s'il le faut, Vivi déploie ses Krabes devant elle, prête à l'affrontement.
Les pieuvres élèvent vers le ciel leur longs tentacules. Les Krabes bleus tirent en vains et tombent les uns après les autres, broyés comme fétus de paille.
Tandis que son armada se réduit à vue d'oeil, Vivi se réfugie derrière un mur de pierre et recommence à prononcer la formule de création.
"Frôlion ! Il me faut des Frôlions !"
Plusieurs volatiles se matérialisent dans le ciel autour d'elle, essaim batailleur et bourdonnant, seul recours efficace contre les créatures aux multiples pattes. Ils fondent sur les pieuvres, esquivant leur coups, et tirant de toutes leur puissance sur le corps des monstres. Mais il en faut plus... Il n'y en aura jamais assez.
Tendue comme une corde de violon, Vivi anone, et anone encore l'incantation dont dépend sa vie, celle de Tchoucky et celles de tous les autres, tous ceux qui restent.
Et soudain, comme une chape de sommeil, le silence tombe sur le champ de bataille. D'un seul coup, plus de choc. Plus de laser. Surprise, Vivi relève la tête. Frôlions, Krabes et pieuvres se sont immobilisés, comme figés dans le temps.
_ Quoi ? Qu'est-ce que c'est ?
Le territoire des Montagnes vibre maintenant d'une aura étrange, comme si les pierres s'étaient misent à chanter. Une silhouette se détache de la roche et s'avance vers elle. Un garçon de taille moyenne, blond, aux yeux bleu, vêtu, non pas comme on est vêtu sur Lyoko, mais comme on l'est dans la vie réelle, d'un jean bleu et d'un gilet et d'un blouson en cuir marron. Il sourit amicalement.
Vivi sursaute et se redresse, le regarde s'approcher, non sans défiance.
_ Reste à distance !
Le garçon s'arrête, tend les deux mains comme pour montrer ses intentions pacifiques.
_ Tu ressembles à Lys, dans son apparence du monde réel, mais je sais que tu n'es pas Lys. Qu'est-ce que tu veux ? Qui es-tu ?
Les lèvres de l'apparition remuent, mais aucun son n'en sort. Sur son visage, une expression d'infinie douceur, qui semble irradier de chaleur le décors de la bataille.
_ Je ne comprends pas.
Les lèvres continuent à remuer vainement. Mais Vivi ne cherche même plus à lire ce qu'elles articulent. Ce sont les yeux, qu'elle regarde. Que de paix dans ces yeux ! Quel soulagement, après l'horreur des dernières heures ! Et pourtant...
_ Tu ne parles pas ? Pourtant, je sais que tu n'es pas un ennemi. Tu n'es même pas vraiment là. Tu es lié à ce territoire, que j'ai créé comme tout le reste. Mais je ne t'ai pas créé. qui l'a fait ?
L'apparition continue à remuer les lèvres, sans parvenir à s'exprimer. Mais ça ne compte plus à présent. Il y a un autre moyen de se connaître. Dominant sa défiance, Vivi se décide à approcher et tend la main. L'apparition sourit et la lui prend. Leurs paumes se joignent...
C'est comme un déferlement d'immensité. La nature de l'être l'envahit toute entière avant qu'elle ait eu le temps de mettre le moindre mot dessus.
Choquée, stupéfaite, elle écarquille les yeux.
_ C'est impossible !
Un sourire. Non, plus rien n'est impossible. Elle voudrait essayer de faire le tri, d'en découvrir plus, mais avant qu'elle en ait eu le temps, le visage de l'Être se met à se tordre de douleur.
_ Tchoucky. Elle est en train de...
Lâchant la main de l'Apparition, elle tourne les talons, et se précipite vers l'entrée du trou.
_ Tchoucky ! Tchoucky ! Arrête, ne détruit pas Xana ![/i]
_____________________
Tchoucky :
Une seconde de distraction. Une seule seconde, et c'était fait. Mais je me suis retournée pour entendre l'appel de Vivi, juste une seconde. Ca lui a suffit. Il s'est échappé. Je le tenais. Je suis furieuse.
_ Qu'est-ce qui te prend ? C'était presque fait !
Ma colère retombe en voyant son visage. Elle est essoufflée, et bouleversée.
_ Tchou... Tchoucky ! Il ne faut pas détruire Xana ! Pas tout de suite !
_ Pourquoi ?
Elle hésite, bafouille, incapable de trouver ses mots.
_ Je... J'ai vu... J'ai vu...
Une part de moi-même a envie de la secouer comme un prunier. Encore quelques minutes et tout aurait été fini, les autres auraient été ramenés dans la réalité, et Pesme... Pesme aurait été vengé. Une part de moi-même seulement. L'autre me murmure :
"Toi aussi, tu as vu quelque chose que tu serais incapable de décrire, ou même d'exprimer."
Je pose mes mains sur ses épaules et tente de lui parler de ma voix la plus apaisante, malgré l'émotion qui me secoue.
_ Tu as vu quelqu'un ou quelque chose qui ne pouvait pas se trouver là. Raconte-moi !
_ C'était Lys. Mais ce n'était pas Lys. Je... J'ai voulu prendre sa main, et...
_ Et...
A nouveau, elle hésite. Je sens qu'elle n'arrive pas à faire des phrases sur ce qu'elle veux dire.
_ Ouvres-moi ton esprit, Vivi. Transmets-moi ce que tu n'arrives pas à formuler.
Elle me transmet tout ce qu'elle a ressenti, en tenant la main de l'être. Ca m'enveloppe comme une couverture chaude. C'est... Immense. Je comprends soudain pourquoi elle hésitait tant. Comment formuler une chose pareille ?
Nous nous regardons, sans mot dire. Je jette un regard hésitant à la paroi sombre de la caverne... J'avais trouvé le moyen de détruire Xana sans détruire Lyoko, et ceux qui sont dessus. Mais tout va être à recommencer. Si près du but. Si près... Puis je renonce, et commence à remonter la pente, vers la sortie, la lumière. Vivi me suis. Elle ne dit pas un mot, mais un sourire de reconnaissance illumine son visage.
La voix de Kallisto se fait entendre.
_ Mais, les filles, qu'est-ce que vous faites ? Pourquoi vous épargnez Xana ?
Je relève la tête. Il va falloir trouver un moyen d'expliquer.
_ Kallisto, on n'est plus seuls sur Lyoko.
_ Pardon ?
_ On n'est plus seul. Il y a un... Une... Impossible de formuler ce que c'est...
_ Ce que c'est ? Intervient Vivi que sa rencontre avec l'Entité semble avoir secouée plus que moi. C'est une forme de vie intelligente, voilà ce que c'est ! Elle a le droit de vivre !
_ De vivre ? répète Kallisto. Je ne comprends pas ! En quoi, ça vous empêche de détruire Xana ?
J'essaye d'expliquer lentement, mais je ne suis pas sûre d'être claire :
_ Parce que cette chose, c'est Xana. Enfin, non, pas Xana. Une part de Xana dont il n'a pas voulu, et qu'il a rejeté. Elle cherche le moyen d'avoir une existence autonome, une existence hors de Xana et de Lyoko. On doit lui laisser sa chance.
_ Je ne vous comprends pas ! Je ne comprends rien !
Evidemment, qu'elle ne comprends rien ? Suis-je bien sûre de me comprendre moi-même ? Ma fureur et ma douleur n'ont pas diminué d'intensité. Je le ressens toujours aussi profondément, ce manque, cet arrachement, cet interminable cri en moi depuis qu'il a disparu. Pourtant, et même à cause de ça, la seule chose qui compte, à présent, c'est de protéger cet Être parfait, cet Être qui est venu vers nous...
_ C'est impossible à comprendre, Kall. Pour comprendre, il faut avoir rencontré cette chose en face, c'est.... Cette chose, c'est l'espoir, Kallisto.
Je n'ai pas trouvé d'autre mot. Celui-là s'est imposé à moi comme une évidence. La voix de Kallisto se tait. Je sais bien qu'elle ne pourra pas nous approuver. Mais, les autres ?
_ Kall, demande aux autres s'ils ont vu des apparitions d'être chers, dernièrement, sur Lyoko. Je suis sûre qu'ils sauront te répondre.
Nous sommes arrivée à la sortie de l'antre. Dehors, la bataille fait rage entre les monstres de Vivi et ceux de Xana.
_ Bon, dis-je en faisant apparaître une boule de feu dans ma main, passons aux choses sérieuses.
________________
Kallisto :
Je quitte Vivi et Tchoucky et cherche Lysander, Sebrich, Malik, Ayoju et Pykar.
... C'est l'espoir Kallisto...
Cette phrase résonne dans ma tête et me fais mal. Je me tiens la tête entre les mains. Plus d'espoir... il n'y a plus d'espoir pour moi. Comment vouloir de l'espoir avec moi ? Je ne suis plus rien. Je ne comprends plus rien...
Les autres ! Je les ais oubliés ! Je ne suis qu'une sale égoïste ! Les autres ont sûrement plus de problèmes que moi et eux ne sont pas là à gémir qu'ils vont crever dans je ne sais combien de temps !
"Les gars, j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle pour vous. Vous voulez laquelle en premier ? je demande.
- Euh... La mauvaise, dit Pykar.
- Ouais, approuvent Ayoju et Sebrich.
- Bon, la mauvaise : Tchoucky n'a pas réussit ou ne peut pas détruire XANA 0.2.
Quelques grognements me donnent une réponse. Je continue :
- La bonne c'est que Vivi a remarqué une "présence" non-hostile sur Lyoko 0.2 nous abordant en prenant la forme d'êtres chers pour nous. Avez-vous rencontré une chose de ce genre dernièrement ?
- Moi, lance Sebrich, quand je suis allé m'entraîner dans la forêt, j'ai vu un nuage de fumée prendre la forme d'un chat que j'aimais beaucoup. Ce chat m'a parlé et ma "redonné espoir". Après il a disparu...
- J'ai vu aussi une "apparition", raconte Ayoju, j'ai vu un tigre blanc pendant un petit moment. Ca m'a... impossible de le dire..."
Ils ont l'air d'être ailleurs en racontant ça... Cela me fais tout drôle...
" Il m'est arrivé un truc dans le genre, murmure Lysander, j'ai vu quelque chose ou quelqu'un qui ressemblait à Vivi. Mais c'était pas Vivi. Elle avait l'air... Et elle m'a dit "Où ? Où ?" avant de s'évaporer... Je ne sais pas de qui "elle" parlait mais je crois qu'elle cherche quelqu'un..."
Je me tais... Cette chose qui sort probablement de XANA 0.2 me rappelle beaucoup de choses et j'ai une impression étrange en pensant à cela...
"Et sinon, où en sont Pesme et les filles ? lance Pykar.
- Elles... Ils combattent contre des pieuvres mais c'est pas grave. Cherchez Dadmax ! Il faut l'arrêter ! S’il détruit XANA 0.2, il détruit cette chose qui peut-être peut nous aider !!!"
J'entends des approbations... J'ai du mal à tenir. J'ai du mal à comprendre ce que m'ont dit Tchoucky et Vivi...
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ChaoticPesme :
Des kilomètres de ruine, un vrai paysage apocalyptique, que l'on ne verrait même pas dans ses cauchemars... Normalement, j'aimais bien les orages, de magnifiques ballets de lumières... mais celui qui était au dessus de ma tête ne semblait pas vouloir se calmer. Déjà 1 heure que je faisais le tour de cette barrière infime, qui pourtant m'empêchait de passer, et je n'avais vu aucun passage praticable...
Mais à quoi je pensais, même si j'arrivais à entrer dans ce coton protecteur, qu'est ce que je ferais ? Si ça se trouve, cette sphère n'était même pas XANA ! Je me risquerais encore à l'approcher au péril de ma vie ?! C'est à cause de cette imprudence, si maintenant mes compagnons, et surtout Tchoucky, me croyaient mort !
Je n'osais pas imaginer ce que Tchoucky doit vivre... mais est ce que je lui manquais vraiment, j'étais peut être un peu trop... Non ! S'il y avais une chose qui m'étais interdite, c'était de douter d'elle ! Ce que nous éprouvions l'un pour l'autre était plus fort que tout, plus fort que XANA, et ça, il ne pourrait jamais nous le retirer !
Lorsque je revins à moi, je vis en regardant un peu plus haut, la lame que j'avais plantée : j'avais fait le tour du dôme sans rien pouvoir trouver.
Je sentis passer soudain un courant d'air. Un oeil normal n'aurait pas pu distinguer la silhouette qui venait en fait de me passer devant, plus rapide que l'éclair. Ce geste était comme une invitation à la suivre, malgré la petite leçon de morale sur la prudence que je venais de me faire.
Lorsqu'elle s'aperçut que je la suivais, elle ralentis le pas. Au bout de 20 minutes, elle s'arrêta enfin sur une vaste étendue bétonnée, puis elle se tourna vers moi... Non, il était mort ! Chassé, exilé de la vie ! Je l'avais vu !!
On ne se débarrasse pas de moi aussi facilement... Pesme ! dit-il d'une voix plus sombre que la nuit.

Tchoucky
02/05/05 à 15:10
Chapitre 10 : Adieu, Aloth. Martin, bonjour.

Kallisto :
Je quitte l'ordi quelques minutes pour avaler mes médics. Je réfléchis sur ce qu'on a dit sur "L'Entité".
Si celle-ci cherche une personne, cela signifie que cette personne serais très importante pour Lyoko... Et donc contre XANA 0.2. Peut-être que...
C'est alors que j'entends :
LA MUSIQUEUUUUHHHHHHH OUIIIIIIII LA MU...
J'arrive dans ma chambre en catastrophe. Martin Leroy saute sur mon lit au rythme de la musique. Il tient mon couteau indien dans une main et s'en sert comme d'un micro...
J'éteins mon poste. Martin lâche le couteau. Voir cet enfant qui autrefois était notre "bourreau" sur Lyoko et qui maintenant ressemble à un gamin frêle sans intelligence... Je ressens alors une profonde pitié... Mais j'y pense...Si cela se trouve, c'est lui dont l'Entité à besoin !
" Martin, peux-tu venir près de l'ordi ? Je demande. Je vais t'emmener sur Lyoko...
- Lyo... Lyoko ? bafouille Martin en s'approchant de moi.
J'ajuste mon casque et me met à pianoter des notes sur mon clavier.
"Tchoucky, Vivi !!! Je vous envoie Martin Leroy ! Je crois que c'est lui que "L'Entité" cherche."
Sans attendre de réponses je colle la main de Martin sur l'écran. J'espère que c'est lui que l'Entité recherche. Martin disparaît alors dans un nuage de pixels...
_________________
Vivi :
Le nombre de pieuvres, la difficulté qu'il y a à les vaincre... Au fond, ce n'est pas si mal. En tout cas, Tchoucky semble avoir trouvé sur quoi passer sa fureur destructrice et son désir de revanche. Les boules de feu, les tirs des frôlions et des Krabes font rage. Les créatures de Xana reculent imperceptiblement.
Tchoucky, Vivi, je vous envoie Martin Leroy. Je crois que c'est lui que l'Entité cherche.
_ Hein, fait Tchoucky en relevant la tête.
Cet instant d'inattention lui coûte cher. L'un des tentacules pourpre et or l'envoie rouler à deux mètres de là. Trop occupée sans doute à la manœuvre qu'elle a annoncé, Kallisto oublie d'annoncer combien de points de vie elle a perdu.
Vivi cesse d'articuler sa formule de création, et relève la tête. Martin Leroy... Ca se pourrait, pourtant...
Tchoucky ! Tchoucky, qu'est-ce qu'on fait ? Martin arrive !
Tchoucky ne répond rien. Elle se relève péniblement en se tenant le crâne. Le choc semble lui avoir embrouillé les idées.
Une brume pixelisée se forme à quelque mètres de là. Vivi court vers cette direction, décidée à s'emparer du nouvel arrivant, avant qu'il ait eu le temps de faire quoi que ce soit. Mais déjà la silhouette a pris corps.
Il est grand, vêtu d'un longue cape noire, qui laisse deviner une armure au métal sombre. Ses yeux sont d'un rouge flamboyant.
_ Martin ?
Un sourire mauvais apparaît sur le visage pâle et lisse. Les lèvres remuent, formulent une incantation, tendis que la main aux doigts cerclés de fer s'étend au dessus du sol.
Tous les monstres alentours, pieuvres, Krabes, Frôlions, tous s'effacent dans un nuage de pixel. Puis la main se tourne vers Vivi, qui est maintenant tout près. La voix rauque et sèche recommence à lancer l'incantation de destruction.
Hâtivement, Vivi prononce les mots qui créent une bulle de protection autour d'elle. Juste à temps. Le sol autour d'elle disparaît, l'isolant sur un îlot de roche.
Martin s'est tourné vers Tchoucky, qui s'est relevée et le fixe intensément. Il rit.
_ Trop tard, Tchoucky ! Tu ne pénètreras plus dans mon esprit. J'ai retrouvé mon savoir, et je saurais l'utiliser.
Il tend la main vers la jeune femme aux écailles bleues. Mais avant qu'il ai pu dire une parole, Vivi hurle la formule de protection. Une autre bulle entoure Tchoucky, tandis que le sol disparaît autour d'elle.
Martin regarde ses deux adversaires, désormais hors d'atteinte.
_ Vous ne perdez rien pour attendre !
Et sur ces mots menaçants, il s'éloigne en courant.
___________________
Dadmax :
Je cours. Ma réussite dépend de ma vitesse. Je sens clairement que quelqu’un me suis. Encore ces Lyokofans. Ils sont tenaces. Je regarde autour de moi. Le sol et inégal, bizarre pour le désert. Mais ça m’arrange. S’ils veulent me suivre, ils devront passer par ici.
Je me concentre pour rassembler ma puissance. Je sens alors comme un mur qui s’abat, ou …une barrière qui s’effondre.
‘ Encore un cap dans ma transformation’.
Le temps de concentrer suffisamment de pouvoir et les autres apparaissent dans mon champ de vision. Je souris et leur fait un coucou de la main. Ma main qui se met a enfler, je lève l’autre main et voit avec satisfaction que l’autre main subit le même sort. Au bout, de quelques secondes, je n’ai plus de bras. J’ai deux gueules de dragon, le dragon d’Eclipse. Je les dirige vers le sol et fait feu. Je tire continuellement, ouvrant une brèche dans le territoire. Après une minute, un gouffre sépare les Lyokofans de moi. Pourtant je ne souris pas. Cela m’a trop retardé. Je fait volte-face et reprend ma course. Je fronce les sourcils sous le reste de douleur que m’a infligé Tchoucky dans sa colère. Elle est encore plus puissante que je ne le pensais.
Soudain je ressens une perturbation énorme. Une bataille de grande envergure. Je pousse mes sensations plus loin. Vivi. Elle affronte l’armée de Xana seule. Mais pourquoi ? J’explore, je cherche.

- Mais qu’est-ce que ?

Tchoucky est en train de remonter vers Xana. Elle va le détruire.
‘ Elle est folle, elle condamne toutes les personnes sur Lyoko !’
Même si je sais qu’elle ne m’écoutera pas, je lance un appel mental :

Tchoucky, te rends tu compte de ce que tu fais ?

Pas de réponse, évidemment. Tant pis. Au moins je n’aurai pas à le faire. Je me mets alors à marcher calmement vers la tour la plus proche. Je n’ai plus rien à faire d’autre qu’attendre.

Soudain je sens qu’elle s’arrête. Elle a stoppé son attaque mentale.
‘Et m****, va falloir que je m’y remette.’

Je m’apprête à courir mais je stoppe soudain. Une nouvelle présence sur Lyoko. Une présence connue, et haït. Martin. Je m’élance une nouvelle fois, pour stopper a nouveau. J’ouvre des yeux ébahis. Quelqu’un se tiens devant moi. Je parle d’une voix faible :
- Kallisto ? Mais…comment ?

Elle me souris, et me jette un regard confiant, et plus qu’amical.

Une seconde Dadmax. Ce n’est pas elle.

Quoi ? Mais si, regarde !

Non ! Ce n’est pas Kallisto ! Regarde bien. Sens tu sa présence sur Lyoko ?

Je sais qu’il a raison. Mais quelque chose en moi veut croire que c’est bien Kall qui me regarde presque amoureusement, souriante.
Elle tend la main vers moi. Je m’approche et touche ses doigts. Son regard devient grave et j’entends sa voix dans ma tête :

Regarde ce que tu es devenu.

Je me regarde. Mes brassards sont totalement noirs. Mes vêtements aussi. J’attrape une mèche de mes cheveux d’ordinaire gris argentés, désormais d’un noir de jais.
Je repose mon regard sur ses yeux. Je voix les miens en reflet. Pareils a tout sur moi. Noir. Je suis entièrement devenu comme Aloth.
L’apparition sourit une dernière fois, puis disparaît. Je lui crie de rester. Rien. Elle n’est plus là.
Je réalise alors tout ce que j’ai fait. Je tombe à genoux, et effectue un véritable exploit sur Lyoko : Deux larmes, une pour chaque œil, roule sur mes joues, et s’écrasent sur le sable numérique.

Dadmax, relève toi, il faut…

NON ! Ca suffit Aloth, j’en peux plus. J’en ai trop fait. J’ai blessé mes amis, j’ai été jusqu'à attaquer la fille que j’aime. J’arrête.

C’est trop tard Dadmax, tu n’as plus le choix. Tu ne peux plus reculer.

Deux autres larmes quittent mes yeux. Je les ferme de toutes mes forces. Je les garde ainsi pendant quelques secondes, puis je les rouvre.

Il y a une solution.

Ha oui ? Laquelle dis-moi ?

Tu dois quitter mon corps.

Quoi ? Tu sais ce qui t’attends si tu fais cela.

Oui. Mais tant pis. Je veux que cela s’arrête.

Si tu le veux vraiment. Je vais donc choisir un autre hôte.

Non. Je ne veux plus que tu m’utilises. Et parce que je ne veux pas cela pour moi, je ne te laisserai pas gangrener un autre.

Quoi ? Mais qu’est-ce que tu veux dire ?

Je ne réponds pas et me dirige lentement vers le bord du territoire. Alors que je suis à un mètre du vide il comprend, et se dresse de toute sa force mentale, me ralentissant considérablement. Mais malgré cela j’avance, centimètre par centimètre, et enfin je suis au bord de la corniche. Aloth crie de terreur, sans doute sa première vraie terreur.

Non, Ne fait pas ça !


Tremblant comme une feuille, la respiration saccadée, j’agrippe un bord côté coude de mes brassards dans chaque main. J’inspire un bon coup…et j’arrache d’un coup mes brassards, hurlant de douleur à la fois mentale et physique.
Une ombre apparaît alors devant moi. Il me ressemble comme un frère, mais ce n’est pas moi.

-Ne fait pas ça. Je t’en prie, supplie Aloth.
- Désolé.

J’ouvre les mains, laissant les deux plaques de métal détenant la vie d’Aloth glisser de mes doigts. Ils tombent. Je chancelle et tombe à genou. Je tente vainement de m’éloigner de la corniche, sachant ce qui va se passer. J’entends alors un hurlement déchirant :

GAAAAAAHHHHHHH !!!

Une gigantesque explosion se déchaîne d’un coup. L’onde de choc remonte du vide numérique, déchiquetant littéralement le territoire. Je suis projeté dans les airs et atterris à quelques centaines de mètres de là.
Je reste étendu sur le sable, sentant mes points de vie approcher de plus en plus du zéro absolu. Sans Aloth, pas de vie. Ma vue bascule. Je rassemble mes dernières forces pour lancer un dernier message mental :

Le cinquième territoire Tchoucky. Si Pesme est en vie, il est sur le cinquième…

Je ne peux poursuivre. Ma vue se brouille de plus en plus. Je vois alors un visage serein, confiant, au-dessus de moi. Elle me sourit. Puis l’obscurité de la mort prend ce qui me restait de sens.
________________
Tchoucky :
Vivi a créé une passerelle pour rejoindre la terre ferme. Nous y prenons pied sans échanger un mot, tandis que la voix de Kallisto, au dessus de nous, s'affole.
Je suis désolée, désolée, les filles ! Je ne le trouve plus sur l'holomap ! Il brouille son code !
_ Kallisto, calme-toi et laisse tomber. Soit c'est bien Martin que l'Entité cherche, alors, elle le trouvera, soit ce n'est pas lui, et c'est lui qui nous trouvera. Et dans les deux cas, mieux vaut rejoindre les autres. Nous seront plus forts, une fois regroupés.
Vivi hoche la tête en approbation. Nous prenons la direction de la tour de passage. Je serre les dents. Je ne sais pas si j'ai eu raison ou tort, si Kall a eu raison ou tort, mais je crois que ça ne compte plus vraiment, à présent de le savoir. La machine du destin vient de se mettre en route. Il n'y a rien d'autre à faire qu'attendre de voir ce qu'il nous réserve.
Nous avons encore pas mal de distance à parcourir avant d'arriver à la tour, quand soudain, je m'immobilise brusquement. Une voix vient d'atteindre mon esprit, si faible que j'ai peine à la reconnaître.
Le cinquième territoire, Tchoucky. Si Pesme est en vie, il est sur le cinquième...
Ca m'a fait l'effet d'une douche glacée. J'ai mis quelques secondes avant d'intégrer. Pesme. Vivant. Sur le cinquième territoire. Vivant. Dadmax... J'essaye de retenir sa pensée, mais elle se dérobe, elle faiblit, elle s'efface.
En un millième de seconde, j'oublie tout, j'oublie la guerre qui nous a opposé ces dernières heures, j'oublie la souffrance que j'ai ressenti par sa faute, et je me mets à hurler mentalement, comme si ça pouvait servir à quelque chose.
DADMAX ! NON ! NE MEURS PAS
Mais ce n'est déjà presque plus qu'un battement de vie dans ma tête. Trop tard... Trop tard...
Vivi se retourne vers moi.
_ Tchoucky ? Qu'est-ce que tu as ? Tu es pâle...
_ Dadmax. C'est fini.

Tchoucky
02/05/05 à 15:13
Chapitre 11 : Retrouvailles, explications, réconciliation.

Kallisto :
Dadmax. C'est fini...
Le murmure que prononce Tchoucky m'explose en pleine face. Je reste quelques minutes les yeux vitreux, les bras ballants. Une voix retentit alors :
"Kall, tu... tu m'as entendu ? demande la voix faible de Tchoucky, je suis... désolée..."
J'ai l'impression que le monde vient de s'écrouler, que je suis en suspension dans le vide. J'ai mal, j'ai mal ! Je me tiens la tête entre les mains. Je tombe à genoux, je tremble... NONNNNNNN !!! Un hurlement suraigu sort du plus profond de mes entrailles et se propage dans tous les sens. J'entends vaguement Tchoucky crier via l'ordi mais je ne peux plus m'arrêter... Pourquoi ? Pourquoi c'est ainsi ? POURQUOI ???
J'en peux plus, j'en ai marre... Marre de ne rien pouvoir faire. De rester en spectatrice, impuissante à tous ce qui se passe autour de moi...
Mon cri s'éteint progressivement...
________________
Lysander :
Je rejoins facilement Pykar, Sebrich, Ayoju et Malik. Celui-ci marche devant. Je suis un peu honteux, je ne sais pas ce qu'il a raconté aux autres. Peu importe, nous avons déjà perdu trop de temp.

Je parviens a localiser Dadmax. Il est devant nous, à quelques mètres. Nous accélérons le pas , conscients que nous risquons de devoir nous battre. On arrive assez près pour le voir. J'ai l'impression qu'il nous fait un signe. Soudain deux énormes boules de feux jaillissent de ces bras. Pas du tout préparés à ça, nous nous mettons à couvert. Dans la précipitation, je ne vois plus Malik, Ayoju et Sebrich. Pykar s'est réfugié à côté de moi derrière une dune. A ma grande surprise nous ne recevons aucun impact. Seul un grand bruit d'effondrement résonne dans le désert silencieux...Perplexe, je regarde Pykar. Sa blague est étouffée dans l'écho du boucan que l'explosion a provoqué. Je me relève doucement et jette un œil par dessus la dune. Pour l'instant on ne distingue rien : de la fumée empêche toute visibilité. Je perçois la présence d’ Ayoju , Malik et Seb . Je suis soulagé de savoir qu'ils n'ont rien .
Nous nous regroupons, et avançons prudemment. Le territoire est comme coupé en deux. L'autre morceau est au moins a 500 M, se qui sépare les territoires par un énorme gouffre....

- Sebrich ? Tes ailes vont mieux ? Tu penses pouvoir voler ? Il faut que tu aille retrouver Tchoucky et Vivi. Informe-les de notre situation. On vous rejoindra quant on aura mis la main sur Dadmax.
Je l'interromps avant qu'il ait eu le temps de protester.
- Tu est le plus rapide. Je préfère qu'elles, heuu, je veux dire qu'ils sachent ou nous en sommes... »
Sebrich prend son envol. Je le regarde s'éloigner dans le ciel. Ayoju se téléporte avec Pykar de l'autre côté, refait la navette pour Malik. C'est à mon tour. Il parait fatigué, arrivé de l'autre côté il tient à peine sur ses jambes. Pykar et moi le soutenons. Malik ouvre la marche. J'ai l'impression qu'il m'en veut plus que je ne le croyais. Je n'ose pas me servir de mes pouvoirs pour en être sûr. Je me concentre, et cherche la présence de Dadmax . Je la trouve mais quelque chose a changé chez lui, comme si c'était une personne différente. Sa présence n'est pas tout à fait la même qu'il y à 20 mn .On dirait une sorte de conflit interne. J'aimerai aller plus vite, mais Ayoju n'en peu plus. Nous adoptons un rythme plus lent. Même si nous sommes encore éloignés de Dadmax, je perçois clairement son "activité" psychique qui croie de secondes en secondes.
Soudain c'est le silence total , plus rien. Un cri déchirant retenti. Au même moment où je le perçois, une explosion fait trembler le sol. Elle est telle qu'elle nous fait tomber par terre.

Le moment de surprise passé, nous nous relevons.
-Qu’est-ce qu'il s'est passé ? demande Pykar incrédule.
Ayoju hausse les épaules, Malik fait un signe de tête interrogateur.
-Ca vient de Dadmax. Je ne sais pas exactement quoi , mais il vient encore de se passer quelque chose. C'est tout près. Si je me trompe pas il est tout près . Il n'est plus en mouvement et il est très faible...

Nous marchons, j'ai le sentiment que maintenant nous ne le retrouverons plus. Les autres ont l'air de penser comme moi. Je n'ai pas besoin de me servir des mes pouvoir pour en être sûr .

On arrive enfin au lieu de l'explosion, facilement reconnaissable par un morceau de corniche manquant. Mon sentiment est juste, tout comme Pesme, Dadmax a disparu de Lyoko. Bonne ou mauvaise chose, aussi bizarre que cela puisse paraître c'est la première chose que je pense. Je reprends mon calme, il nous faut aviser maintenant.

Je me tourne vers Ayoju, Pykar et Malik.
-Et maintenant que fait on ??
___________________
Ayoju :
Je regardais le trou qu'avait fait Dadmax. Il y avait maintenant un trou, un gros trou de 10 mètres de diamètre, comme si une bouche géante avait mordu sur le plateau du territoire.
- Hé bé ! Quand Dadmax part, il fait le grand ménage derrière lui !
Fou rire général. Puis des cliquetis se firent entendre. Je me retournais pour voir... 5 Kankrelats, sans doute attirés par l'explosion.
- Ah, il nous a laissé quelques miettes quand même, remarquais-je
- Sortez la pelle et la balayette ! lâcha Pykar.
- Mettons ses déchets à la place qu'ils méritent ! renchérit Malik.
Parfaitement remis de ma série de téléportations, je sortit ma lame de mon bras gauche et cabra ma queue, prêt à frapper. Pykar, Lysander et Malik se mirent aussi en position de combat. Cinq Kankrelats ? Une partie de rigolade ! A peine de quoi s'échauffer.
Un Kankrelat se prépara à tirer. Sans perdre une seconde, je fonçai vers lui, le dépassa et le trancha en deux de ma lame caudale avant même qu'il n’ait eu le temps de se retourner. Sans bouger, je fis un mouvement circulaire du bras gauche et en faucha un deuxième dans la foulée. Pendant ce temps, Pykar profite de l'inattention des autres Kakrelats pour en détruire deux à l'aide de ses lames. Malik quant à lui, fit exploser le dernier Kankrelat d'un geste de son bâton. En tout et pour tout, le combat n'avais duré qu'une dizaine de secondes.
Je me relevais et me frotta les mains, me débarrassant d'une poussière imaginaire.
- Voilà, le ménage est vraiment fait cette fois !
- Et maintenant ? demanda Lysander. Que fait-on ?
- Tu ne l'as pas déjà dis ça ? répliqua Malik.
- Disons que je n'ai pas eu la réponse que j'attendais, répondit-il.
- Ben là, franchement, je sais pas ! répondis-je.
_________________
ChaoticPesme :
Je regardais avec stupeur le monstre que j'avais il y a des mois, bouger, parler en dehors de mon corps. Je pouvais deviner facilement comment il avait pu devenir ainsi, lui qui avait voulu être son allié, il est désormais son esclave.
- XANA t'as récupéré ?
- Oui, il m'a sauvé de l'Enfer numérique dans lequel tu m'avais ignoblement balancé en voulant te débarrasser de celui qui partageait ta haine !
- Ah oui, tu parles de ce truc qui me rongeait jusqu'aux os, qui a faillit tué celle que j'aime et qui n'aurait pas hésité à continuer son travail avec mes amis ! C’est de ça dont tu parles ?
- Tout à fait !
Il commença à lentement s'approcher de mon moi. Je sentais l'air devenir plus pesant à chaque pas qu'il faisait dans ma direction. Ce n'était pas que sa puissance soit faramineuse (bien qu'il ne paraissait rien avoir perdu de son pouvoir), mais je me sentais mal dans ma tête, le voyant en dehors d'elle. Cette longue chevelure rouge, ce teint blafard, cette maigreur caché par une armure complète flamboyante ne pouvait rien inspirer d'autre que la peur.
- XANA doit puiser ces ressources là où il peut, il m’a prit parce qu'il avait besoin de moi !
- Et... et en quoi ! disais-je, de plus en plus mal à l'aise.
- Je représente sa haine, désormais ! Et il m'a donné en cadeau tout ce territoire... est-ce qu'il n’est pas magnifique ?
- La HAINE, impossible, XANA reste une machine, il ne peut pas haïr !!
- La haine le plus puissant moteur de destruction qui existe ! La haine de XANA envers vous et les humains est la meilleure chose qu'il ait pu découvrir !
- Ca n'a pas de sens... qu'est ce qu'il fera de ses émotions humaines qui ne lui serviront plus à rien, s'il arrive à nous détruire ?
- Oh, Pesme ! Je te pensais plus intelligent que ça ! Que seraient les émotions humaines... sans un corps humain !
Je restais muet d’étonnement... XANA n'était pourtant qu'une entité numérique sur Lyoko, et mécanique dans le réel... est-ce qu'il pensais aller plus loin que ça ?
- Mais il y a un autre avantage à la vie que m'a redonné XANA... reprit-il.
Il se posta fièrement devant moi. Je n'avais pas peur, mais je ne m'habituais pas à cette sensation de malaise, qui m'empêchais presque de bouger.
- C'est que je vais pouvoir te faire payer, ce que tu m'as fait quand tu m'as rejeté !
Il leva son poing bien haut, et me frappa avec à peine un 1/10 de sa force, me projetant à 20 mètres derrière, sur le sol endommagé.
- Mais je ne le ferais pas maintenant, je tiens à ce que tous tes amis souffrent avant sous tes yeux... ne t'inquiète pas ! Ils finiront par arriver tôt ou tard... je vais même leur donner un coup de main !
Il déclara avant de disparaître :
- Il y a encore de l'Espoir sur Lyoko, mais ça ne durera pas...
L'Espoir ? Que voulait-il dire ? J'ai le sentiment que mes amis savaient quelque chose que je ne savais pas encore. Je me relevais assez facilement, ne sachant pas combien de points de vie j'avais pu perdre. Tout ce que je pouvais faire maintenant, c'était explorer encore ce "territoire", et attendre... attendre que mes amis viennent, comme le voulait Ido.
_______________________
Dadmax :
..............
Un effleurement
.............

- AAAhhhnnnnn!!!!!!

Une douleur. Une douleur mentale. A la fois difficile et ô combien rassurante.
'Si j'ai mal, ça veut dire...que je suis en vie ?!?'

J'ouvre les yeux. La lumière me force à les fermer. Je me lève doucement et je jette un regard rapide autour de moi. Le désert numérique. Je respire de façon saccadée, reprenant lentement mes repères. Je fais un pas, puis un autre, et je touche un rocher. Je murmure:

- Mais comment?

Je fouille dans mes souvenirs. Rien. A partir de la chute, après l'explosion, c'est le trou noir. Je me force un peu. Une image vague.

'Ca y est! L'entité qui avait pris la forme de Kall. Elle s'est penchée sur moi avant que je ne meurs.'

Ce constat me fait un choc. J'étais mort. Au sens propre comme au figuré. Soudain une phrase me revint en tête. Une phrase dite d'une voix douce:

"Tu as une seconde chance, ne la gâche pas."

J'ignore quand elle m'a été dite, mais je vais suivre ce conseil. Je me met alors à réfléchir à ce qui s'est passé. Cette entité, quoi qu'elle soit, m'a apparemment ressuscité. Je ne vois que cela.
Je porte machinalement ma main a mon bandeau métallique frontal...et reste bouche bée. Mes brassards sont à nouveau là. Mais il sont bien différents. Autrefois en métal bleu puis noir, Ils sont à présent en une sorte de matière ressemblant au verre. J'observe alors mes vêtements, et vois qu'ils sont a à présent d'un blanc neigeux. Je lève un de mes nouveaux brassards à hauteur de tête, pouvant ainsi m'observer en reflet, et regarde ébahis mes cheveux devenus blanc perle. Je descends mon avant bras, et remarque que mes yeux sont également blancs.

- Apparemment elle n'a pas fait que me ressusciter. Sinon comment ferais-je pour survivre sans Aloth en tête.

Je me regarde à nouveau d'un air critique.
- Qu'elle m'ai changé, ça me dérange pas, mais décidément j'aime vraiment pas le blanc.

De ce fait, il règne dans ma tête un silence reposant que je n'ai pas connu depuis six bons mois. Plus de présence indiscrète. Plus de voix me parlant au moment ou je ne m'y attends pas. Le calme.
Je respire profondément.

' Et maintenant? Je fais quoi?'

Je médite cela un moment avant de prendre une décision. Je vais aller aider les Lyokofans. S’ils m'attaquent, ce que je comprendrais sans problèmes, je n'aurais qu'à le faire à distance respectueuse.
J'essaie alors d'entrer en contact avec Lyoko. Mais pas moyen.
'Ca aussi je l'ai perdu. Bon, je vais le faire à l'ancienne'

Je scrute le paysage, et repère une tour. J'y cours.
Une fois entré, j'observe les écrans, hésitant. Je n’ais plus les super-connaissances d'Aloth à ma disposition. Juste quelques trucs indispensables.
Je m'approche du bord de la passerelle, et décide d'y aller au petit bonheur la chance. Je me laisse tomber, atterris sur une nouvelle plate-forme, et sors, toujours dans le territoire désert. Je soupire.

- Super.

J'aperçois alors quatre points noirs au loin. D'accord. Je préfère prendre mes précautions.

- Heu, opérateur? Allô?

Qui s'est? Je vois pas de nom sur l'écran.

- Kallisto non ?...Pas besoin de te le dire. Les points, à quelques kilomètres, c'est qui?

Ayoju, Pykar, Lysander et Malik.

- Merci.

Et je pars en courant.
_____________________
Lysander :
Nous nous étions enfin entendu sur ce que nous devions faire. D'un commun accort , après avoir poursuivi Dadmax, nous nous dirigeons d'un pas de course a la recherche de la tour la plus proche.

J'esquisse un sourire quand j'aperçois a l'horizon les contour de la tour. Une présence se dirige vers nous. Ce n'est pas un monstre de Xana, c'est quelqu'un de bien vivant comme nous. Je me demande qui ça peut bien être, je ne l'ai jamais encore rencontrer . Serait il possible qu'un autre groupe que nous ait accès à Lyoko ???.

Au fur et a mesure qu'on s'en rapproche, je distingue la couleur de ces vêtements qui sont blancs. Pykar lance une blague comparant le nouveau venu avec un bonhomme de neige ou un truc dans le genre. Préoccupé, je n'y ai pas fait attention. Arrivé a bonne distance pour reconnaître l'intrus, je m'arrête net. Les autres ont eu le même réflexe.

Méfiant , je le laisse s'approcher. Son attitude a changé, mais je l'ai déjà vu a l’œuvre, il est fourbe. Je sonde son esprit. Etrangement la présence noire qui m'avait repoussé la dernière fois que j'avais tenter de le faire n'était pas là .
Ayoju s'approche de lui , sa queue prête à frapper, et lui demande de s'expliquer. J'écoute attentivement son histoire. Bien que ses dires expliquent la disparition de la barrière dans son esprit , je préfère rester méfiant. A mon grand regret nous n'avons rien pour l'attacher. Je n'ai aucune envie de lui faire confiance. Après tout ce qu'il a fait, je me demande si on ne ferai pas mieux de le laisser ici.

Perdu dans mes pensées, je ne fait pas attention aux autres qui ont décidé de rejoindre Tchoucky et Vivi et de leur livrer Dadmax . Selon eux, c'est à Tchouky qu'il a fait le plus de mal et c'est donc a elle de décider de son sort. Personne n'écoute Dadmax qui tente de fournir des explications.
Je m'approche de lui et lui chuchote:
-Je n'ai aucune confiance en toi. Si tu fais un faut pas je n'hésiterai pas à m'en servir…
D'un mouvement du regard, je lui indique mon sabre qui est accroché à ma ceinture.
- …alors tu la boucle et tu nous suis.
Nous reprenons notre périple. Dadmax résigné, marche devant nous. C'est le premier à pénétrer dans la tour.
___________________________
Tchoucky :
Nous ralentissons enfin. Ces dernières minutes n’ont été qu’une longue course ininterrompue pour rejoindre la tour de passage. Elle se dresse devant nous. Vivi y entre la première, je la suis, et nous nous laissons tomber dans le fond du puit numérique.
Une interminable volée de secondes plus tard, je pose enfin le pied sur le plateau de la tour du désert.
- Vous voilà enfin !
Sebrich est assis sur le bord, ses ailes repliées. Il ressemble à une statue, sur une façade d’église.
- Seb ? Mais que…
- Lys m’envoie vous chercher. Le voyage sera plus court à vol d’ange. Où est Pesme ?
Pesme… La voix de Dadmax raisonne encore dans ma tête.
Le cinquième territoire, Tchoucky. Si Pesme est vivant, il est dans le cinquième...
Je ne sais pas quoi en penser. J’ai peur d’espérer.
- On t’expliquera quand on aura rejoint les autres, dis-je.
Vivi me dévisage, surprise de me voir en parler si calmement. Sebrich, lui, est en train nous regarder l’une et l’autre. Je sens le cheminement de pensée qui le mène jusqu’à la compréhension. Il faut se rassembler au plus vite. Je lance un appel télépathique.
Lys, tu me reçois ?
Tchoucky ? Tchoucky, nous avons trouvé Dadmax.

Dadmax ? Oui, je me rends compte à présent, il est de nouveau là. Je l’ai pourtant senti s’éteindre… Mon cœur bondit. Si Dadmax est vivant, il sait, pour Pesme.
Lys, ne bougez pas, nous vous rejoignons !
Nous nous tournons vers Sebrich. Il nous saisit toutes les deux à bras le corps, et déploie ses ailes. Nous nous envolons hors de la tour et survolons le désert. En quelques minutes, nous avons atteint un vaste plateau, entouré de rocs.
Ils sont rassemblés au centre, Lys, Pykar, Ayoju, Seb, Malik. Dadmax est non loin d'eux. Il a une autre apparence. Quelque chose a changé en lui. Il me faut quelques secondes pour comprendre. L'absence d'Aloth. Aloth a disparu. Lui, il reste immobile. Son visage est fixe comme un masque. Les autres le regarde avec hostilité. Ayoju est le premier à relever la tête vers nous.
- Vous êtes là ? Mais… Où est Pesme ?
Je cherche quelque chose à répondre. Mais je n’en sais pas suffisamment. Je ne peux pas trouver les mots pour les rassurer avant d’être rassurée moi-même. Je n’ai pas le temps de tergiverser. Déjà, il a lu sur mon visage, observe celui de Vivi, puis se retourne et regarde tour à tour Lys et Malik.
- C’était donc ça ! Vous comptiez nous le dire quand ?
- Ayoju, attends… Commençai-je
- Attends, c’est tout ce que tu trouves à dire ?
Pykar me regarde. Ils vient lui aussi de comprendre. Il se jette sur Dadmax, le saisit par le col et se met à le secouer comme un prunier.
- Ordure ! Assassin !
Dadmax n’esquisse pas le moindre geste pour se défendre.
- Ca suffit, m’écris-je d’une voix forte.
Lysander et Ayoju ont attrapé Pykar chacun par un bras, l’obligeant à lâcher sa proie. Sebrich me regarde, hésitant sur la conduite à tenir, attendant sans doute que je la lui indique. Je m’avance vers Dadmax qui a reculé et baisse les yeux.
- Dadmax, il faut que je sache la vérité. Ne mens pas, même si ça doit me faire mal. Est-ce qu’il est vivant ?
Pas d’hostilité dans ma voix. Je fais de mon mieux pour cela. Ni rancune, ni amertume. Une légère pointe de supplication transparaît malgré moi. Il soutient mon regard sans ciller. Je ne lis en lui aucune volonté de résistance, ou de contradiction. Il est près à assumer les conséquences de ses actes.
- Je ne sais pas, Tchoucky. Je ne sais pas.
Je ne réponds rien. J’attends qu’il trouve ses mots. Les autres autour de nous se taisent, attendant ce qui va se passer. La scène est hallucinante, irréelle.
- Je ne sais pas, continue Dadmax. Je l’ai envoyé dans le cinquième Territoire. C’est un espace clos, hermétique, rien n’en sort, rien n’y entre, aucune forme de communication d’aucune sorte ne peut l’atteindre, je n’ai même pas le moyen de savoir s’il a survécu au voyage.
Je sens la peur m’envahir devant la pointe d’espoir qui vient de surgir en moi comme une vague de lumière. Toute ma raison tente d’y résister. Le cinquième territoire de Lyoko, c’est une rumeur, une théorie. Nous ne savons rien de lui, comment aurions nous pu le créer ? Mais rien n’y fait. Je sais très bien que notre subconscient a pu ajouter un cinquième territoire à l’image de nos rêves les plus oubliés. Tout ça est tellement possible !
Un pli est apparu sur le front de Dadmax. A nouveau, son regard se mets à fuir.
- Je ne voulais pas le tuer ! Juste le mettre à l’écart ! Je ne suis pas un assassin, bon Dieu ! Je ne suis pas un assassin !
Il s'efforce de rester debout, et calme, mais rester calme après ça ? Une vague de désespoir l'ébranle malgré lui. Il y résiste de toute ses forces, mais je la vois, moi. S’il savait à quel point je comprends ce qu’il ressent ! Je crois que mon réveil à la clinique a été agréable, en comparaison du sien, celui qu’il vit en ce moment. Je reste à distance, pour ne pas blesser son orgueil, mais lui envoie ce que je peux de pensées positives, encourageantes.
C’est fini. Tout va bien.
Il me regarde avec une pointe d'étonnement.
Comment peux-tu me regarder encore face ? Après tout ça ?
Les actes ne sont pas les gens. C’était pas toi. En ce qui me concerne, on a jamais cessé d’être amis. Même quand tu as…
Je ne vais pas plus loin. J’ai envie d’oublier ce qui s’est passé. D’oublier et de savoir une bonne fois pour toute.
_ Tu connais le moyens de se rendre dans le cinquième territoire.
Il hoche la tête.
_ Il faut que je t’accompagne. Sans moi, tu pourras pas revenir.
Je lutte de nouveau pour empêcher l’espoir de m’envahir. Ce serait horrible, après avoir espéré, de découvrir qu‘il est bien... Je me demande si ce n’est pas pire, de ne pas pouvoir être sûre. Bon, on se calme, et on prend les bonnes décisions.
Je me retourne vers les autres.
_ Si Pesme est vivant, il faut que je le retrouve avant que l’Entité ne parvienne à se détacher de Xana, et que nous puissions le détruire. Mais je comprendrait, si vous préfériez me laisser y aller seule. Je n’ai pas à vous demander de risquer vos vies sur une incertitude.
_ On t’accompagne, répond fermement Vivi. Enfin, moi en tout cas.
_ Moi aussi, intervient Lys.
_ On y va tous. Dit Ayoju.
Une voix se fait entendre au-dessus de nos tête.
Je viens aussi.
Kallisto.
Je viens. Une fois dans le cinquième territoire, un opérateur ne vous sera d’aucune utilité, puisqu’il est impossible de communiquer avec l’extérieur. Je vous rejoins.
Je croise le regard de Dadmax. Une pointe de terreur vient de le traverser de part en part. Je sens qu’il me supplie de refuser. Mais elle a raison. Il ne sert plus à rien d’avoir un opérateur dans le cinquième territoire, et du renfort n’est pas de trop.
_ Entendu, Kall, nous t’attendons.

Tchoucky
02/05/05 à 15:16
Chapitre 12 : Le cinquième territoire :
Kallisto :
Je tapote nerveusement sur le clavier de mon ordi. Plus de trace de Martin Leroy. Il s'est... volatilisé ! Je ne suis sûre que d'une chose : il n'est plus sur le Territoire désert... Alors où ? Mystère... Il brouille tout.
"Bon, je lance, je me virtualise dans... 10 secondes !"
Avant de rentrer toutes les coordonnées de ma virtualisation, je lance un rapide scan... Pas de Tour activée. Je pose ma main sur l'écran...
J'atterris au milieu du groupe. Tout le monde est là... a part Pesme. Je dévisage tout le monde. J'aperçois Dadmax, je souris. Puis hausse un sourcil :
"J'y comprends rien, dis-je, j'ai mal au crâne moi. Va me falloir de l'aspirine... "
Quelques sourires apparaissent. L'on me refait un rapide explicatif de la situation.
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Lysander :
Beaucoup de choses se sont passées depuis que nous sommes sur Lyoko. Ben que je ne sois pas encore blasé , j'ai du mal à m'imaginer ce qui peu encore nous arriver ... Après avoir affronté un serpent invisible, fait une chasse a l'homme, entendu le récit des combats menés par mes compagnons ,voilà qu'on fonçaient tête baissée dans un 5eme territoire qu'on ne connaissait que de nom. Même Dadmax n'était pas sur de son existence tangible.

Malgré tout, nous étions tous prêt à aller à la rencontre de Pesme. J'arrive à capter toute la détermination du groupe. Certains balaient leur doute, d'autres sont excités par la découverte du nouveau territoire. Tous ces sentiments mélangés font naître chez moi une certaine excitation.

Kallisto apparaît au milieu de nous. Cette fois nous sommes prêt. Dadmax résigné, ouvre la marche et entre dans la tour .Nous le précédons. Il s'approche du terminal, l'active , hésite un peu comme si il n'était pas sûr de la manœuvre. Tchoucky s'approche de lui et lui chuchote quelque chose. Je comprends qu'elle tente de lui faire resurgir de sa mémoire l'instant où Aloth a envoyé Pesme dans le 5eme territoire. Quelques secondes passent, puis enfin il s'active sur le clavier. Je sens quelques appréhensions. Pykar croise les doigts, Kallisto discute avec Seb et Malik.
Ayoju, Vivi, et moi attendons la suite, qui d'ailleurs ne tarde pas à arriver. L'intérieur de la tour se met a vibrer. Des panneaux coulissants montent ou descendent en s'entrecroisant. La lumière s'intensifie. Elle irradie la plate-forme. Ebloui, je ferme les yeux. J'attrape la main de la personne qui est à côté de moi. Je perçois que tout le monde a fait pareil de telle façon à ce que nous formions une grande chaîne.

Je ne sais pas combien de secondes ou de minutes se sont écoulées. Quand j'ouvre les yeux, la tour a disparu. Toujours main dans la main, nous observons les alentours. Le contraste est saisissant. Après la vive lumière dans la tour nous voilà plongés dans la pénombre. Le paysage est décrépi. On se croirait sur un champ de ruines. Des bâtiments écroulés , le sol défoncé, des arbres morts… Des orages éclatent un peu partout y compris dans notre zone, mais le plus impressionnant est cette immense barrière translucide qui accapare notre champ de vision...

Furtivement je ressent une présence, j'interroge Tchoucky du regard:
-J'essaye d'appeler Pesme par télépathie, mais il y a quelque chose, comme si ce mur pouvait bloquer ma télépathie, l'air soucieux elle fronce les yeux , Tu y arrives toi ?
-J'ai ressenti quelque chose mais ça pourrai être n'importe quoi. J'arrive à la même conclusion que toi, ce dôme m'empêche de localiser Pesme... Restons sur nos gardes.

Sebrich qui s'était envolé, revient vers nous. Apparemment, il a trouvé quelque chose. Prudemment, nous faisons quelques mètres. Toujours aux aguets, nous contournons le dôme. Arrivés à l'est de notre position initiale, il attire notre attention sur un objet planté par terre. Pas de doute c'est un bien une lame de Pesme, et a mon avis il ne l'a pas perdue. Il a dû la laisser ici délibérément. Plus ou moins inquiets, nous spéculons sur le pourquoi d'une telle manœuvre . Dadmax explique que les points entre ce territoire ne sont pas fixes , qu'il n'ait pas forcement apparu au même endroit que nous. Finalement c'est Kallisto qui émet l'hypothèse la plus valable : cette lame est une marque. Ce qui veut dire qu'il a tenté d'explorer ce territoire. Il a eu la clairvoyance de la poser ici en repère...
Nous avons maintenant la certitude qu'il a survécu au voyage. Il faut le retrouver, et cette fois-ci, pas question de se séparer.
______________________
Tchoucky :
Pesme ! Pesme ! PESMEEEE !
Rien à faire. Ni réponse, ni présence. S'il n'y avait pas cette lame, trouvée par Sebrich, je cesserai d'y croire. D'ailleurs, qu'est-ce qu'elle prouve cette lame ? Qu'il était vivant quand il est arrivé, mais maintenant, hein, maintenant ? Dieu sait les pièges que nous réserve ce territoire de cauchemar !
Du calme. On se concentre. Il y a quelque chose sur ce territoire. Xana ? Oui, mais non. C'est différent. Et ça m'empêche d'avoir la certitude que Pesme est en vie.
____________________
Sebrich :
Nous voilà dans un nouveau territoire, lugubre, sinistre et effrayant : que je suis content ! ! !
Après avoir vu la lame de Pesme, j’avais décidé de marcher un peu, sinon, j’aurai les jambes qui se serait transformées en guimauve. Du haut de la colline, moi et les autres regardons silencieusement la ville en bas.
-Bon, on fait quoi ? demande Pykar .
-J’en sais rien, j’ai pas la science infuse.
Je me retourne pour l’avoir en face et lui dit :
-Ah bon ?
Si Ayoju n’avait pas dit qu’il fallait trouver Pesme, je me serai ramassé une sacrée baffe mentale.
-Oui, dis Tchoucky en direction de Ayoju, tu as raison.
En la regardant partir en avant, je soufflais en pensant que j’avais eu chaud.
J’en ai pas fini avec toi Seb.
Quand j’entendis la voix dans ma tête, je sursautai et glissa sur une pierre.
-Et bien, Seb, tu crois pas que tu sera plus en sécurité en volant ? dit Malik sur un ton rigolard.


Qu’est-ce que c’est lugubre.
Depuis que nous étions parti du haut de la colline, on se trouvait maintenant dans la « ville » (enfin, si j’ose dire).
Il y a des murs a qui il manque quelques briques, certains bâtiments chancellent dangereusement quand nous passons et je paris que s’il existait des rats virtuels, j’en trouverais partout sur les murs.
-Brrrr, tremblota Vivi , j’aimerai pas vivre ici.
-Moi, peut-être, dis je en pensant. Mais seulement si on m’y met de force, et que l’on me donne des bouquins, alors là je pourrai y vivre au moins …ouf, 8 minutes.
Personne ne rit a cette blague (et puis de toute façon, elle était assez nulle et mal construite) mais probablement aussi a cause de l’ambiance écrasante. Soudain :
-AH ! ! ! cria Lysander.
-Qu’est ce qu’il y a ? dis je en me retournant brusquement.
Il se tenais la tête.
-Il….. il arrive quelque…. Quelque chose d’énorme et de fort. Il va passer ce virage.
Devant nous, en effet, se trouvais un virage. Une ombre se forma.
-Attention, dis je en sortant mon katana, restez derrière moi.
L’ombre s’agrandissait, s’agrandissait. Maintenant, il faisait…….. 40 cm de long ? ? ?
C’est alors que sorti un kankrelat.
On resta tous figés, dans la position d’attaque. Puis je me résolus à me retourner vers Lysander.
-Dis, fit-je, tu te foutrais pas de notre poire ?
-Quoi ? Mais non ! !
-Bon je l’écrase puis on avance.
J’avançais tranquillement vers lui. Bizarrement, le kankrelat ne me tira pas dessus, et ne partit pas. Je me retrouvais devant lui, et il leva ce que j’appellerai sa « tête » pour me regarder dans les yeux.
-Meurs sale cafard.
J’utilisais mon sabre comme d’une brochette, puis le leva pour mieux voir le kankrelat embroché. Je le chassa d’un coup brusque.
Je me retournais pour voir mes amis, qui avait de drôle de tête je dois dire.
-Bon, vous avancez ou quoi ?
Ils semblaient regarder quelque chose derrière moi. Comme dans un film, j’aurai dû me retourner très lentement pour accentuer le fanatisme. Mais comme j’avais horreur d’attendre, je me retourna brusquement.
-Euh, bonjour. Vous attendez le train ?
Les 5 blocks et les 3 krabes firent non de la tête.
-Bon, et bien, je vais vous laisser alors.
Je fis quelques pas en arrière, tout doucement. Puis pris mes jambes à mon cou. 5 secondes après mon formidable départ de sprint, je sentis un laser me passer au ras de l’oreille. Je faisais des pas de côté pour éviter les rais rouges meurtriers. Devant moi, Vivi avait formé une bulle de force afin de protéger les Lyokofans. Je pensais qu’elle n’allait pas tenir très longtemps. Puis j’eus une idée de génie comme on dit. Je pris mon katana, puis en passant devant le bâtiment qui était juste après la file qu’était la bande de mes amis, je fis une profonde entaille dedans. Heureusement, l’espèce d’appartement n’avais pas beaucoup de profondeur. Je m’était toujours demandé quel bruit faisait une grosse masse de brique attaché par du ciment en tombant. J’était déçu. Cela ne faisait pas beaucoup de bruit en tombant, mais par contre, quand cette grosse masse tomba juste derrière moi a 10 cm de mon dos, je l’entendis passer.
De l’autre coté de notre « barrière » de fortune, on entendis le bruit de plusieurs lasers touchant les briques.
Je me tournais vers Tchoucky.
-Bon, laissais-je passer entre mes lèvres. Que fait on, sergent Tchoucky ?
Elle semblait désemparée. Elle réfléchit, et demanda :
-Qui a du génie stratégique ?.
-Alors, je vais le faire, moi, le génie stratégique.
On se tourna tous vers Pykar qui venait de parler.
-Toi ? fis-je. Et en quoi tu t’y connais, ton père était colonel stratégique ?
-Non, répond-il, mais j’ai beaucoup joué à des FPS.
On observe tous un silence, sauf Kallisto qui pouffe de rire.
-Et tu crois, dit cette dernière après s’être repris, qu’en jouant a des jeux on peut devenir un fin stratège ?
-Ben, oui, et puis qui d’autres veut bien se proposer ?
C’est fou comme les silences sont fréquents ces temps-ci.
-Bon d’accord, repris Dadmax, et que nous proposes-tu ?
-Alors je viens de penser à des catégories. Kallisto, Ayoju, Lysander et Malik, vous serez dans la section « infiltration ». Kallsito emmènera Lysander avec son pouvoir de téléportation, vous vous téléporterais derrière les lignes ennemies pour les prendre à revers. Malik sera téléporté par Ayoju et s’occupera de transformer les monstres de l’arrière garde en squelettes lui obéissant. Tchoucky et Dadmax seront dans la section « combat de loin ». Tchoucky s’occupera de lancer des boules de feu, et Dadmax s’occupera de les copier pour en faire de même. Et Tchoucky sera aussi notre…. Radio pour communiquer entre nous.
-Votre QWOUA ? lança Tchoucky.
-Ensuite, reprit Pykar en ignorant la remarque, Vivi sera dans la section « soins et protection », elle devra protéger l’équipe de « combat de loin » et soigner ceux qui pensent avoir reçu trop de lasers. Et enfin, Seb, tu seras dans la section….
-Laisse moi deviner, dis-je : section « attaque aérienne » ?
-Comment t’as deviné ?
-Oh, une sorte d’intuition, dis-je en me grattant l’aile droite.
-Hum, bon et bien alors…..
-Attend, interrompis-je. Je vais faire d’abord un vol pour voir combien il y a d’effectifs, d’accord ?
-Euh, fit Pykar alors que j’était déjà a 4 mètres du sol.
Bon, analysons alors :
L’infanterie est composé des kankrelats
La cavalerie des krabes et des Blocks.
Et l’artillerie lourde : des mégatanks.
Je redescendis en esquivant les lasers.
-Alors ? fit précipitamment Kallisto.
-Bon, alors, il y a tellement d’effectifs qu’on se croirait au moment des soldes, dans une ville de femmes.
Il est pas difficile de savoir qui ont un petit sourire et qui me lance un sombre regard.
-Euh enfin bref, balbutiais-je, je n’ai qu’une chose a dire : ALLONS Y , ET ALLONS SAUVER LE SOLDAT PESME.

Tchoucky
02/05/05 à 15:17
Chapitre 13 : (Ca porte malheur, alors attendez vous à de la bagarre)
Pykar :
En écoutant entre les lignes de la blague de Sebrich, j'en ai déduit que les montres étaient beaucoup... Sacrément beaucoup... Normalement, l'alarme BATAILLE SUICIDAIRE!!! BATAILLE SUICIDAIRE!!! aurait commencé à sonner dans ma tête, mais pas là... On était assez organisés.
Un petit bruit attira mon attention. Derrière le mur où on se tenait cachés, un Kankrelat apparu... Je lui donnais un coup de lame qui le fit s'envoler jusqu'à une escouade qui s'avançait vers nous. Il explosa, en détruisant un ou deux monstres et écarta les autres. Je me tournai vers le groupe "Infiltration"
"Allez-y et bonne chance!"
Puis, me tournant vers Tchoucky et Dadmax:
"Couvrez moi, je vais faire un check-up de la situation!"
Je pris mon élan pour me lancer sur la "rue". Quand j'atterris, des lasers commençaient à fuser. Quelques boules de feu vinrent en représailles. Je me planquai derrière un mur d'immeuble.
"OK, fis-je a l'attaque à distance. Allez vers le bâtiment de droite, montez d'un étage, et vous aurez une superbe vue sur le champ de bataille. Une fois là haut, ils auront plus de mal a vous viser, alors soyez pas avare en boules de feu!"
Je les vois disparaître de mon champ de vision, direction le bâtiment ci-indiqué.
"Seb? Je pars pour le bâtiment le plus a gauche. Essaie de faire écraser celui-ci sur les Kankrelats.
-OK!"
En même temps, je faisais ce que je pouvais pour ne pas abuser de ma nouvelle position de chef... Je fonçai hors du bâtiment, en attendant des nouvelles des autres.
___________________
Kallisto :
Je saisis Lysander par le bras et me téléporte derrière l'armée de monstres. Nous atterrissons sur des décombres d'immeubles. Dissimulés par des plaques de bétons armés, nous observons attentivement l'armée.
"Nous avons une belle vue sur les Méga-tanks... lance Lysander, on pourrait les attaquer !
- Je ne crois pas... Il faudrait d'abord supprimer les petits Kankrelats qui traînent dans le coin et qui font les vigiles... Je crois qu'on doit les détruire d'abord.
- Ouais... T'as raison... Bon, je fais le côté droit et toi le gauche ? demande Lysander.
- D'accord..."
Je fais une roulade et m'élance vers un immeuble proche. J'entends un cliquetis familier. Je me colle contre le bâtiment délabré et attends le Kancrelat. Celui avance tranquillement, et ne me remarque pas. J'abat une de mes cordes avec vitesse, pas un bruit.
Bon, espérons que y'a que des Kancrelats...
Je détruis quelques Kancrelats-Vigiles avec lenteur. Ils sont bien dispersés...
J'espère que les autres s'en sortent...
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Lysander :
Après avoir écouté la tactique de Pykar , qui doit dit en passant n'est pas mauvaise du tout, nous nous mettons en position.

Kallisto s'accroche à mon bras , et en moins de temps qu'il n’en faut pour penser nous nous retrouvons téléportés dans les décombres. Bien que les megatanks soient les monstres les plus gênants, je me plis a l'observation de Kallisto. Il faut d'abord exterminer les kankrelats.

Elle s'élance sur le côté droit de l'immeuble. Je fais de même sur le côté gauche. J'évalue le nombre d'ennemis à peu près à 5. Je me concentre et lance mon sabre a l'horizontale. Il traverse les quelques mètres qui me sépare du premier monstre et le découpe en deux. Telle une scie circulaire argentée tournoyant dans les airs, il continu sa trajectoire en transperçant le deuxième. Le troisième monstre recule à vive allure, hors de portée. Je rappelle mon arme a moi. Elle effectue un virage parfait et vient se loger dans la paume de ma main. Les 3 autres kankrelats ont profité de ce laps de temps pour se regrouper et charger leur tir. J'intercepte les 3 rayons en même temps. Un est dévié dans le mur de l'immeuble voisin , l'autre se perd dans l'immensité du ciel , et le troisième tir touche mortellement un des assaillants qui explose en projetant l'un des ces alliés contre un mur qui s'écroule dessus. Je m'élance sur le survivant et lui enfonce ma lame jusqu’ à la garde dans son œil.

Je continue mon chemin. Les mégatanks que nous avions vu précédemment ne sont pas dans le coin. J'arrive enfin à faire le tour de ce satané immeuble. Kallisto arrive aussi. J'observe le ciel. J'ai l'impression qu'il s'assombrit. Un bruit familier se fait entendre d'une rue adjacente ; les ennuis vont commencer. Je regarde Kallisto et lui demande :
- Tu peux nous téléporter en haut de cet immeuble ? On sera toujours plus à couvert qu'ici. »
D'un signe affirmatif de la tête, elle s'exécute. Le temps que les mégatanks atteignent notre ancienne position, nous sommes désormais postés juste au-dessus d'eux.
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Tchoucky :
Je fais figure de tapisserie, moi, bien à l'abri, sur les lignes arrières à lancer mes boules de feux tranquillement. Un petit coup d’œil à Dadmax me permet de me rendre compte qu'il n'est pas plus satisfait que moi.
On s'ennuie ! Ca te dirais, des initiatives ? Me demande-t-il en pensée.
Non, on respecte la stratégie. Ne bouge pas.
Lys et Kall m'informent qu'ils sont en train de prendre l'ennemi à revers. Ils me donnent leur position. Je repère le bâtiment en ruine de loin et je transmet à Pykar. J'enrage. Je déteste être en sécurité pendant que les autre prennent tous les risques.
J'évalue le champs de bataille d'un oeil critique. Les effectifs de l'ennemi sont nombreux et dispersés. Si on les obligeaient à se rassembler, ça faciliterait le travail des autres.
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Vivi :
Tchoucky et Dadmax sont couverts d'une bulle de protection qui les mets hors d'atteinte des tirs de monstres qu'ils affrontent. Si Pykar voulait bien arrêter de bouger tout le temps, ce serait bien, comme ça Vivi pourrais diriger l'incantation qui protège vers lui. Ah, enfin, le voilà qui s'immobilise quelques minutes. L'incantation, vite.
Bon, Pykar est protégé. Elle va pouvoir maintenant se concentrer sur sa tâche essentielle, la création de nouveaux monstres.
Une idée lui trotte dans la tête, une idée qui sera difficile à réaliser, mais si elle fonctionnait, c'est sûr, ça rééquilibrerai considérablement les forces.
Tant pis. Essayons. Elle se concentre :
"Une pieuvre. Il faut que je fasse une pieuvre."[/i]
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Malik :
Okay, je faisait donc partie du groupe "infiltration". Je sentais quelque chose en moi me ronger : mes anciens instincts hautains, au-dessus de tout, que j'avait enterrés en arrivant sur Lyoko reprenaient le dessus.
-Bon, pensais-je, les autres s'occupent des monstres, je vais aller observer la vue de là haut, pensai-je en regardant le haut d'un immeuble de 5 étages.
Je poussai la porte et montai les escaliers.
-RAAAh, il est où Malik, râlait Ayoju. Il est sensé prendre le contrôle des monstres qu'il va détruire et il joue les abonnés absents.
Sebrich, qui survolait les alentours m'aperçu.
-Eh! Malik, tu devrais pas être avec les autres?? Me demanda-t-il.
-Tu es bien gênant, toi, dis-je.
Je me dressai et le regarda d'un air supérieur.
-Malik, tu es pas bien?
-Ecoute, retourne à ton poste, moi, je me repose, je suis crevé et j'ai pas envie de me battre. Les autres s'en sortiront sans moi.
Sebrich était sidéré, il retourna voir Tchoucky pour faire le rapport
-Malik, il est zarb', il ne veut plus combattre.
-C'est pas vrai, dit Tchoucky, qu'est ce qu'il a le Malik.
Je regardais les "petits" Lyokofans se battre.
-Je m'ennuie, je vais aller m'amuser un peu. Je descendit de l'escalier et m'approcha d'un MEGA-TANK. Je le détruisis et le transforma en zombie.
-C'est encore plus drôle, pensai-je. Finalement, je pense qu'ils ne s'en sortiront pas sans moi, ces petits Lyokofans. Je vais leur prouver qu'il ne peut y avoir qu'un seul supérieur ici, un chef, MOI!
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Tchoucky :
Malik s'énerve. Il ne supporte pas la situation. Nous sommes pris au piège, en sandwich, petits et faibles face à Xana. Il ne peut pas admettre d'être en position de défense. Je peux le comprendre, je ressens la même chose, mais qu'il mette en danger la cohérence du groupe, ça c'est inacceptable.
Bon, un coup de gueule ne servirait à rien. Pas avec lui.
- Dadmax, tu peux tenir tout seul quelques minutes, j'ai besoin de me concentrer.
Malik, c'est pas parce qu'on est à 9 contre 50 qu'on est les plus faibles. Tant qu'on se bat tous ensemble, on sera toujours plus fort que Xana, parce qu'il est tout seul, et que nous, on est amis. Nous laisse pas tomber. Tu es un de nos atouts majeurs, on a besoin de toi. Respecte la stratégie de Pykar, il faut que nos actions suivent une seule logique, quelle qu'elle soit. On a besoin de toi, Malik, bats-toi avec nous, pas contre nous !
Je sens que le l'ai atteint. Nous échangeons quelques mots et il reviens à la raison.
Il semble se calmer un peu et reprend sa place parmi les rangs. Bon, je retourne à ma fonction de lanceuse-de-boule-de-feu-qui-se-planque-pendant-que-les-autres-font-tout-le-boulot.
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Malice :
-Je serais le chef, avec les Lyokofans à mes ordres, quelle belle image de notre nouveau groupe, pensais je.
Soudain, je sentis Tchoucky pénétrer dans mon esprit.

Malik, c'est pas parce qu'on est à 9 contre 50 qu'on est les plus faible. Tant qu'on se bat tous ensemble, on sera toujours plus fort que Xana, parce qu'il est tout seul, et que nous, on est amis. Nous laisse pas tomber. Tu es un de nos atouts majeurs, on a besoin de toi. Respecte la stratégie de Pykar, il faut que nos actions suivent une seule logique, quelle qu'elle soit. On a besoin de toi, Malik, bats-toi avec nous, pas contre nous !

Alors, je me calma.
Tchoucky, je ne voulait pas me battre contre vous, mais que vous vous battiez pour moi!!!

Ca ne change rien, Malik, ce caractère que tu as ne te conviens pas, il a dut se passer quelque chose, non?

Cette phrase fit défiler en moi toutes mes souffrances, déceptions et colères.

Allez, je veut bien faire le psy pour toi, me dit Tchoucky, mentalement.

Je ne dirait rien, sur mon passé, au pensionnat, il y a d'abord eu la disparition de Pesme, puis, Lysander, qui m'a forcé à lui avouer la "mort" de Pesme, je lui en veut, Tchoucky. Je m'en veut de ne penser qu'à moi même, mais je pense que se serait mieux si...

Non, Malik, il n'y aura pas de chef, ici, allez, c'est clos.

Je me remis alors au combat, cet excès d'avidité ne me correspondait pas, en tout cas, plus...
-ALLEZ, LES GARS, ILS VONT MORDRE LA POUSSIERE, CES SALES BETES, criai-je.
Mauvais plan, toutes les créatures étaient maintenant tournées vers moi.
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ChaoticPesme :
Je m'étais décidé à remonter vers la cité haute, un des seuls endroits de ce territoire sombre que je n'ai pas encore exploré, même si ce fut là où j'avais "ressuscité."
C’est après avoir encore fait quelques centaines de mètres de remontée, que me décidais à me reposer un peu. Depuis que j'étais arrivé sur Lyoko, je ne m'étais pas accordé un seul instant de répit. Je n'avais rien d'autre à faire qu'attendre, c'était le moment.
Je bondis sur le toit d'un bâtiment à moitié détruit, et m'asseyais au bord. Le paysage avait beau être apocalyptique, la vue depuis ma position était fort intéressante. Cela me faisait penser à ces jeux de rôles, dans le genre Fallout auxquels je jouais à une époque, Ido aurait gardé cela en mémoire et en aurait fait profiter XANA ?... Ce n'étais pas aussi insensé que ça en avait l'air.
Il ne se passa que peu de temps avant que je ne vis au loin, des sortes d'explosions, le premier vrai signe d'activité que je voyais depuis mon arrivée.
"Mais c'est pas vrai, même ici, on peut pas être tranquille 5 minutes !?"
Je sautais du bâtiments à environ 30 mètres droit devant, et me précipitais vers ce qui ressemblait à une bataille... ça voulait sûrement dire que les visiteurs attendus par Ido étaient bien arrivés.
"Mes amis, j'arrive !!"
Je pouvais rouvrir mon esprit, mais je ne le fis pas. J'avais passé inaperçu jusqu'à maintenant aux yeux des monstres qui gardaient sûrement ces ruines que je visitais ; je devais le rester afin de bénéficier de la surprise, et pour ça, même mes amis ne devaient pas se douter que j'étais là.
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Kallisto :

Lysander regarde si les méga-tanks s'éloignent. Je suis de l'autre côté du toit. La bataille devant moi fait rage. Tchoucky et Dadmax ont du bol de pouvoir rester en arrière. Je ne vois pas Malik ni Ayoju, ils sont sûrement cachés derrière des décombres quelconques.
"Ca y est !!! chuchote Lysander, ils sont partis !!!
- T'as une idée de tactique toi ? je demande.
- Euh... T'attires les Kancrelats devant l'immeuble et moi, je les détruit. Ca te va ?
- Pas de problèmes, dis-je."
Je me téléporte en bas et cours dans une rue. Deux Kancrelats surgissent. Je les attire en gigotant mes cordes et fuis vers l'immeuble. Lysander les détruit d'en haut.
"Allez, je vais t'en trouver d'autres !!!"
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Sebrich :
Quelle bataille ! ! !
Utiliser aussi souvent mon sabre m’excitait, coupant bâtiments et monstres en rase-motte, c’était un apport constant d’adrénaline. Et quand Malik était parti sur les hauts des toits, j’ai failli foncer sur lui pour lui couper la tête en gueulant :
-SALE DESERTEUR.
Mais je m’était repris pour simplement lui parler et faire une constatation à Tchoucky. Et je repartis pour couper quelques monstres en deux. Et pour ensuite voir Malik se remettre dans la bataille.
-Sacrée Tchoucky, murmurai-je, elle arrivera toujours à convaincre les autres.
A un moment, alors que je coupais un krabe en deux, il y eu un petit tremblement de terre.
-Mais à la fin, s’exclama Ayoju derrière moi, les canalisations ont explosé ou quoi ?
-A mon humble avis, fit-je en me retournant tout en coupant un block vers le milieu, c’est quelque chose de vivant et de très gros.
Je n’avais pas tort. Derrière Tchoucky et Dadmax, une sorte de monticule de terre apparu, et en sortit une espèce de serpent « franchement » pas petit. Il faisait environ, disons 15 mètre de long, et ressemblait étrangement à un immeuble, sauf qu’un immeuble ne bougerais pas ainsi. Je le vis qui se penchait en ouvrant sa gueule vers Tchoucky.
J’entendis derrière moi, alors que je fonçais à peu près 150 km/h, Ayoju dire :
-C’estquoicetruc ?
Je fonçai tête baissé vers le serpent-immeuble, et quand je fus assez près je dis :
-Eh oh, ver de terre !!!
Quand il releva la tête, se fus pour voir passer très vite les immeubles qui était derrière lui et qui semblait le dépasser, alors qu’en fait il avait été repoussé par mon crâne, et qu’il y avait eu une sacré onde de choc avant qu’il ne se retrouve à 500 mètres de l’endroit où il se trouvait.
-OUAAH, fis-je en me tenant la tête, dès que je rentre, je me prend une valise d’aspirine.
Déjà, la bête se dépêtrait des monceaux d’immeuble dans lequel il avait atterri.
-Je m’en occupe, dis-je en direction de Tchoucky et de Dadmax qui avaient les yeux exorbités.
Je me retrouvai en moins de 2 secondes devant la bestiole, à environ 2 mètres de sa tête.
-Alors, mon joli, t’as le choix : l’aile ou la cuisse ? dis je en montra mon aile et tenant ma jambe.
Le ver de terre-immeuble ne sembla pas apprécier la plaisanterie, et sauta dans les airs pour me gober. J’esquivai rapidement, et me retrouva sur son cou, avec mon katana prêt a lui trancher la tête.
-OLEEEE ! !
Mais malheureusement, bien qu’il ressemblait à un immeuble, il était beaucoup plus résistant. Ma lame fis un rebond, et je fus propulsé en arrière. Je me stabilisa, mais quand la queue de la bête passa, elle fit un mouvement avec, je la reçu en plein ventre, et fonça dos le premier dans le bâtiment derrière moi. Heureusement, l’immeuble tint bon.
-Seb, c’est Tchoucky, dit une voix dans ma tête. Lysander m’a dit que pour faire disparaître cette chose, il faut lui trancher la langue.
-Lui trancher la langue !!! Mais quel est le (un gros bloc tomba a côté de moi et frappa avec violence un autre bloc, et cela couvrit ma voix à ce moment) qui en a décider ainsi ? Dis je avec véhémence.
Je baissai les yeux, et vit une ligne de monticules qui prenait ma direction.
-Oké, mon poto, je suis peut-être pas une poule de 40 mètres de haut, mais je suis tout aussi dangereux.
Quand il sortit de sous terre, il avait la gueule grande ouverte. Je fonçai, non pas dans la direction opposée, mais droit dans la bouche de cette monstruosité. Et me voilà, les pieds sur entre les dents inférieures, et tenant les dents supérieures fermement avec les mains. Quand il sentit qu’il ne m’avait pas avaler, la bête de 15 m de haut commença à essayer de me désarçonner en remuant dans tous les sens. Et puis, voyant que je tenais bon, elle voulu utiliser sa langue pour me repousser. Mais cette langue ne sortit pas, et il sentit qu’elle était plus courte que d’habitude. En effet, pendant qu’elle gigotait, j’avais pris mon sabre, et dis :
-Je ne met la langue qu’au deuxième rendez-vous.
Puis je fis une entaille bien nette, ce qui fit que j’attendis qu’il s’en rende compte. Et quand ce moment arriva, il disparu en pixels, et moi je me tenais à l’endroit où sa bouche se trouvait quelque secondes plus tôt. Je me résolut à retourner à la bataille, en disant :
-Pff, trop facile.
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Dadmax :
Je me poste à côté de Tchoucky. Elle lance sa première boule de feu, détruisant un monstre.
' OK , c'est parti pour la couverture'

Je copie la boule de feu de Tchoucky, et la lance. J'ouvre la main pour en copier une seconde, mais rien ne se passe.
' Ha oui, c'est vrai que je n'ai plus autant de pouvoir.'

Je fixe alors un Krabe et copie son laser. Je copie ainsi toutes les armes que je vois jusqu'à ce qu'il n'y en ai aucune que je n'ai pas copiée. Je marmonne :
- Et maintenant ? J'suis fais pour le corps à corps moi.

Je réfléchis, tout en arrêtant ou déviant les tirs.
'Idée!'
Je m'applique alors non pas à simplement dévier les tirs, mais aussi à les renvoyer sur les monstres. Ca me demande une concentration intense... qui vole en éclat lorsque j'entends une conversation mentale. C'est Tchoucky et Malik. J'éclate de rire en entendant ce qu'ils se disent. Voilà que Malik se prend vraiment pour un nécromancien en puissance. Je garde un sourire aux lèvres tout en renvoyant à nouveau les tirs.
Mon regard passe d'un monstre a un autre, d'un allié à un autre. Mes yeux se posent alors sur Kallisto.
' Qu'elle est belle.'

Cette pensée me vaut un laser en plein dans le ventre.
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Ayoju :
Je me téléporta avec Malik derrière les rangs ennemis. Mais le temps que je me débarrasse d'un Kankrelat qui gênait, il avait disparu...
- RAAAh, il est où Malik, râlais-je, il est sensé prendre le contrôle des monstres qu'il va détruire et il joue les abonnés absents.
Mais je n'avais pas le temps de le chercher: L'absence de l'un de leur camarade avait attiré l'attention des 4 autres Kankrelats du groupe.
- Désolé les gars, leur lançais-je, mais je ne suis vraiment pas d'humeur à jouer avec vous !
Sur ces derniers mots, je m'élançai , la queue cabrée et ma lame de bras sortie. Les Kankrelats essayèrent de m'arrêter avec leurs tirs, mais je les absorbais avec ma lame, me donnant de plus en plus d'allonge. 2 secondes plus tard, 4 explosions retentirent dans mon dos. Malik n'était toujours pas en vue. Par contre, je pouvais l'entendre:
- ALLEZ, LES GARS, ILS VONT MORDRE LA POUSSIERE, CES SALES BETES,
Je me précipitai vers la source du cri pour voir Malik encerclé par plusieurs dizaines de monstres. Apparemment, je n'était pas le seul qu'il avait attiré ! Sans perdre une seconde, je me téléportai au centre, à ses côtés. Je lui murmura:
- Fais moi confiance, et tout se passera bien !
Les monstres chargèrent leurs tirs avec une synchronisation épatante. Malik n'aurait jamais pu éviter tous les tirs. A l'instant exact où ils tirèrent, j'empoignai le bras de Malik et nous téléporta à notre point de départ. La dernière image du lieu me restera à jamais en mémoire: Des dizaines de lasers figés dans l'espace à quelques centimètres de nous. On l'avait échappé belle ! Une fois hors de danger, j'entendis une série d'explosions.
Ils s'étaient entretués, exactement comme je l'avais prévu !
- Et quelques dizaines de moins !
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ChaoticPesme :
J'arrivais enfin au lieu d'où provenait toutes ces explosions. Je me trouvais maintenant à une cinquantaine de mètres au dessus des combats, au bord d'une colline surplombant ce qui ressemblait à une ancienne zone d’activités, maintenant transformée en champs de bataille. J’observais d'abord comment évoluait la situation : les ennemis étaient très nombreux et le terrain, assez encaissé. Cela réclamait pour la première fois une véritable stratégie de bataille, qui était, semblait-il, remarquablement menée. Je vis Ayoju et Malik pris entre deux feux, je ne savais pas ce qu'ils pouvaient attendre, à part se faire tirer dessus, quand le félin se téléporta au tout dernier instant, faisant s’entre-tuer les monstres.
Je ne fus pas rassuré lorsque je vis Dadmax parmi eux. Mais je remarquais qu’il se battait comme un lion, jusqu'à ce que son regard se pose sur je ne sais quoi. Cet instant de distraction lui valant un tir de laser comme punition. Il devait s'être passé pas mal de choses durant mon absence. Voyant que tout le monde semblait maîtriser ses forces, je décidais d'attendre encore un peu pour intervenir. Je vis Tchoucky un peu plus loin, enchaînant boule de feu sur boule de feu, en restant à une distance respectable. Elle était très concentrée sur ses cibles, mais intérieurement, que devait-elle penser ? Continuait-elle à se morfondre, à cacher sa tristesse derrière sa colère, ou derrière ce rôle de superviseur qu'elle s'était imposée ? Il y a des fois ou j'aurais aimé être télépathe moi même...
Mais cette inquiétude n'allait plus durer longtemps. Les monstres étaient toujours aussi nombreux malgré les efforts considérables de mes compagnons, mais ils étaient maintenant regroupés. Un orage s'amoncelait au dessus de nos têtes, c'était l'occasion rêvée pour faire un coup d'éclat !
Je sortis un lame de ma main et la lança en contrebas, elle se planta sur la coque d'un Méga-Tank qui ne se rendit compte de rien, comme tout les autres. Je me dressais alors à quelques centimètres du bord de la colline, pointant deux doigts vers le ciel sombre. L'orage se mit à gronder de plus belle, et ainsi, tout les regards de mes amis se tournèrent vers l'orage. Un grand trou se forma dans les nuages noirs, accompagné de multiples éclairs. Depuis ma position, je baissai mon bras d'un geste sec, pointant alors les doigts vers la cible désignée. Un gigantesque éclair sortit de trou que j'avais créé et termina sa course, droit sur la lame plantée dans le Méga-Tank qui éclata sur le coup. L'énergie dégagée par cette attaque se répandît aux alentours, provoquant la carbonisation quasi instantanée de toute les créatures virtuelles aux alentours. Tout cela ne se déroula que le temps d'un flash aveuglant suivit de quelques secousses.
Des monstres, ils ne restaient plus que des débris calcinés au fond d'un cratère de 8 mètres de fond, sur 15 mètres de diamètre. Je jetais un rapide coup d’œil en bas. Certains de mes compagnons furent sonnés par le choc, mais tous étaient vivants. Je venais de prendre un double risque en lançant cette attaque, pour tous mes amis dont les mouvements étaient imprévisibles, et pour moi qui avait eu 1 chance sur 10 de recevoir la foudre au lieu des monstres. Je pris un peu d'élan, et sautai de mon perchoir en direction du groupe. J’atterris juste en face d'eux, sous leurs regards médusés, croyant encore voir un fantôme. Je préférais encore ne rien dire, mais j'esquissais un sourire satisfait, attendant patiemment leurs réactions.

Tchoucky
02/05/05 à 15:20
Chapitre 14 : La nuit.
Tchoucky :
Il y a encore de la fumée dans l'air. Difficile de me rendre compte de ce qui s'est passé. Tout ce que je sais, c'est que les tirs ennemis ont cessés. Le combat est terminé.
Je m'apprête à lancer un appel aux autres pour m'assurer que tout le monde va bien quand une silhouette tombe du ciel et atterris non loin, face à moi.
Tout mon être se fige : mon cœur s'arrête de battre, mon souffle se coupe, et le message mental que j'allais émettre ne franchis pas la barrière de mon esprit.
Il est devant moi. Je refuse d'y croire. Je refuse de penser y croire. Je m'accroche à l'idée que non, que les miracles ça n'existe pas, que rien ne peux arriver d'aussi merveilleux que de le voir devant moi, vivant, indemne.
Quelques secondes s'écoulent, et je suis bien obligée d'admettre que c'est vrai, qu'il est bien là en chair et os, du moins en virtuel. Alors, c'est comme si toutes les heures où je l'ai cru mort explosaient en moi, me renversant l'âme comme un torrent furieux libéré par un barrage.
Je m'avance vers lui... Et le gifle, plutôt violemment.
- Imbécile ! Tu as fermé ton esprit à la télépathie ! Comment voulait-on qu'on te trouve ! J'étais morte d'inquiétude !
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ChaoticPesme :
J'étais à peine revenu officiellement d'entre les morts que la réalité de la situation me frappa... comme une gifle. Cela faisait presque plus mal que si dix Méga Tanks m'avaient tiré dessus en même temps.
J'aurais bien essayé d'expliquer mon comportement, mais mes arguments stratégiques ne l'aurait sans doute pas convaincue. Je me contentais simplement de baisser la tête, ainsi que mon chapeau, pour ne pas avoir à affronter son regard. Ce regard qui pouvait parfois être plus terrible qu'un oeil assassin...
Le pire, c'est qu'elle avait raison, je venais une énième fois de défier la mort comme je l'avais souvent fait, ce qui avait failli causer ma perte, une fois de plus... je ne pouvais faire autrement que comprendre ce qu'elle pouvait ressentir...
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Tchoucky :
Il baisse les yeux d'un air penaud, comme un petit garçon pris en faute. Je voudrais bien ajouter quelque chose, mais une irrépressible envie de rire m'en empêche. Il est vivant ! Tout est redevenu normal !
Je me jette à son coup et l'embrasse furieusement. Dire que je l'ai giflé ! Dire que je l'ai giflé alors qu'il m'a soigné pendant des mois...
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Malik :
Grâce à Ayoju, nous étions à présent hors de danger. Alors que nous soufflions un coup, un orage apparu.
-Bizarre, il n'est pas normal qu'il y ait un orage sur Lyoko, dis-je.
-Regarde ! S'exclama Ayoju.
Un trou venait de se former et un éclair en jaillit, il alla s'écraser quelque part, non loin. Nous fûmes tous balayés par la force de l'impact, mais, ça allait, nous n'étions pas mort. D'un coup, un homme arriva non loin.
-Ce sacré, Pesme. Il prend toujours plaisir à nous en mettre plein la vue, pensais-je.
PESME ????? Mon corps se mit à bouillir, Pesme était là. Tchoucky, tellement heureuse, ne remarqua pas ma pensée, elle avait quand même une façon bizarre de montrer sa joie de le retrouver: d'abord une gifle, une engueulade et, pour finir, un baiser.
En moi, je n'était pas heureux, je ne sais pas pourquoi, je n'était vraiment pas heureux, la raison ? Je l'ignorais.
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Kallisto :
Le bruit de la gifle de Tchoucky résonne un bon moment sur le Territoire. Pesme est revenu... Fallait le prévoir non ? Et voilà qu'après sa gifle, Tchoucky embrasse Pesme. Vraiment, je n'y comprends rien ! Je me détourne de ces "retrouvailles" et étouffe une remarque mentale. Je cherche quelque chose d'intéressant à fixer pour réfléchir. Maintenant que l'armée de XANA a été détruite, il ne manque plus qu'à trouver Martin Leroy, en savoir plus sur cette "Entité, et détruire XANA. De quoi batailler pendant un bon bout de temps...
"Dit Pykar, chuchote Ayoju, t'as pas un mouchoir ?
- Nan mais je voudrais bien une caméra là."
Ils se mettent à rire sous cape. Comme quoi, il y a un temps pour la rigolade...
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ChaoticPesme :
C'était la 1ère fois depuis qu'elle était sortie du coma... hélas, depuis que c'était arrivé, les évènements se sont enchaînés les uns après les autres, nous n'avions pu eu une seule minute à nous, pas un seul instant pour nous évader de ce monde cruel, juste le temps d'un baiser...
Je me séparais lentement de son visage, appréciant encore autant que possible, ce visage qui m'étais si cher. Mais en m'éloigner de simplement quelques centimètres, je pus apercevoir derrière elle, Dadmax.
Le traître, celui qui avait préféré la compagnie d'un programme que celle des humains. Mon expression faciale passa de la joie au mépris en quelques secondes. Si j'avais les mêmes pouvoirs que Tchoucky, je pénétrerais son âme pour le détruire de l'intérieur de la manière la plus horrible possible !!
Ma colère me poussa à exagérer même mes pensées ; il y avait sûrement une bonne raison pour laquelle il était là, en ce moment... mais je ne pus m'empêcher de me rapprocher de lui, lui balançant un coup de poing dans la figure en disant.
- On peut m'expliquer ce que cet immonde traître fait ici ?!
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Ayoju :
Tout s'enchaîna très vite: La réapparition de Pesme, son altercation avec Tchoucky, le baiser. Puis son expression changea. Elle passa du bonheur à un rictus de colère parfaitement reconnaissable. Je cherchai ce qu'avait vu Pesme pour avoir cette tête. Je n'eu pas besoin de trop réfléchir quand il s'avança vers Dadmax. Ses premières paroles se résumèrent à un joli direct du droit.
- Ouch ! Ca doit faire mal ça ! pensais-je.
- On peut m'expliquer ce que cet immonde traître fait ici ?! demanda-t-il.
Je m'avançai, tentant de lui expliquer la situation.
- Tu préfères la version longue ou la version courte ?
Rien à faire, je ne pouvais pas m'empêcher de faire une blague.
- La courte ! me dit-il d'un ton sec.
- OK ! Il s'est débarrassé d'Aloth, a fait coucou aux anges et nous est revenu sain et sauf avec un programme psychopathe en moins dans la caboche.
Pesme passa de la colère à la surprise. Il paru ensuite très gêné. Il tendit alors ça main à Dadmax pour l'aider à se relever.
- Désolé Dadmax, dit-il sèchement, si j'avais su que...
- Ce n'est rien Pesme, le coupa Dadmax. J'aurais eu la même réaction à ta place.
Finalement, tout cela se finissait bien. Tchoucky nous demanda de nous regrouper pour faire le point.
- Bon, tout le monde est vivant ?
Je fis le compte, nous étions 9, 8 si je ne comptait pas Pesme. 8!? Mon cerveau tourna à 100 à l'heure. Qui était absent ? Je me remémora les groupes: Kallisto avec Lys, Tchoucky avec Dadmax, Sebrich dans le ciel et moi avec... Malik !!!
- Personne n'as vu Malik ? demandais-je.
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Dadmax :
J'attrape la main que me tend Pesme. Il s'excuse.
'N'empêche il a un sacré direct du droit.'
Ayoju demande alors:
- Personne n'a vu Malik?

Je regarde autour de moi. Rien en vue.
'Génial, un problème en plus.'
Soudain je ressens un truc bizarre. Un dégoût profond, un sentiment de stress. Je lève brusquement la tête. Le ciel est de plus en plus sombre et à l'horizon, je vois nettement qu’il est d'un bleu tirant sur le noir.

' C'est impossible! Pas sur lyoko!'

Pykar a remarqué mon air surpris et suit mon regard. Il balbutie:
- Heu, tout le monde? Je crois qu'on a un problème.

Ils lèvent tous les yeux et les écarquillent. Quant à moi je jette de vifs regards autour de nous. Une obscurité presque totale progresse rapidement. Je, suis au moins sûr d'une chose :
Je n'aime plus du tout l'obscurité.
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Lysander :
Les derniers monstres sont balayés par la foudre. C'était donc ça le sentiment de danger imminent que je ressentais peu après que Kallisto soit partie jouer les appâts ? A peine le temps de la prévenir que tout le territoire vibre. Les répercussions de l'explosion, bien que je m'y sois préparé, me font tomber à genoux. Tout le monde se dirige vers Tchoucky. Une seule personne prend un chemin différent. Je laisse mon esprit la rattraper, Malik...Quelque chose d'autre attire mon attention , c'est l'aura de Pesme , reconnaissable entre toutes. Surpris, je me rend compte qu'il vient de laisser son esprit s'ouvrir. Je descends de l'imeuble, raccroche mon sabre a ma ceinture, dépoussière mes vêtements (plus par réflexe qu'autre chose), et m'approche des troupes. Dadmax est étendu à terre, Pykar explique à Pesme la situation.

J'écoute Ayoju signaler la disparition de Malik. Son changement de comportement est surprenant. Décidément, Lyoko ne réussit pas à tout le monde. Entre ceux qui développent des secondes personnalités et ceux qui on des excès de mégalomanie....

Je perçois une certaine surprise chez Dadmax .
Je me retourne et regarde le ciel à l'horizon. Une masse noire recouvre le ciel déjà grisâtre. Ca progresse à une vitesse folle, on dirait des chevaux noirs lancés au galop. Cette étendue nous dépasse et absorbe les dernières particules de lumière. Bientôt, une obscurité totale nous recouvre. J'essaye d'émettre des ondes positives pour rassurer mes compagnons. Je détache mon sabre, et l'active. La lame surgit en amenant avec elle une lumière argentée salvatrice.
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Malik :
Je m'étais retiré quelques instants.
- Pesme… Pourquoi ne suis-je pas heureux de le retrouver ? Marmonnais-je.
Je m'assis sur un caillou et réfléchit. Il s'écoula quelques minutes. Soudain, je sentit un changement dans l'atmosphère. Autour de moi, tout devenait sombre. La nuit tombait. Sur Lyoko? C’était impossible.
J'étais là, à me poser des questions quand une lumière étrange m'illumina le visage. Celle que j'avait en face de moi, mon amour, celle pour laquelle je vivais et ne m'était pas suicidé. J'en pleurai de bonheur. Cette réaction s'effaça bien vite. J'avait compris. Ce n'était pas elle, c'était l'Entité. Voyant qu'elle n'obtiendrait rien de moi, elle se retourna et commença à s'en aller.
- Attends, reste, je veut te voir, cette fois qui risque d'être la dernière, je veut te voir, je... je t'ai....je t'AIME!
Je m'écroulai au sol, l'Entité disparut. Je pleurais, de tristesse, cette fois-ci. C'était la première fois que je pleurai depuis six mois.
- Malik, me dit une voix.
Vivi venait d'arriver et me voyant dans cet état, se pencha pour voir ce qu'il en était de moi.
- Ca va ? me demanda-t-elle.
Je ne voulais pas l'entendre. Je continuai de dire "Je t'aime", sans arrêts.
- Malik, qu'est-ce que tu racontes?
- Je l'aime, elle était là, devant moi, mais, ce n'était pas elle, disais-je en pleurant.
Vivi savait que je parlait de l'Entité.
- Allez, Malik, l'Entité est sensée nous apporter du bonheur, non?
Je me relevai et regarda Vivi. Oui, elle avait raison. Cette vision devais m'apporter de l'espoir, elle me rappela la raison pour laquelle je dois m'en sortir avec les autres.
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Vivi :
Debout dans l'obscurité, Vivi tente de ressentir Lyoko autour d'elle. Ce territoire est différent. Il suit un cycle jour, nuit.
- Où est Malik ? Demande Tchoucky. Retrouvez Malik, vite !
Sa voix est soudain devenue étrange, comme si elle se forçait à parler sans éclater en sanglot. Bien sûr. La peur. La peur du noir. Ce n'est pas la première fois que Vivi la vois réagir ainsi.
Tout va bien, Tchoucky. Le jour va revenir.
Loin de se montrer réconforté, la jeune femme aux écailles bleues réagit avec humeur.
Vivi, au lieu de t'occuper de moi, sois gentille et va chercher Malik.
Le ton a été sec. Elle est mécontente d'avoir été percée à jour.
"Elle a honte" pense Vivi. Et sans tergiverser, elle s'enfonce dans le noir, s'éloignant de la lumière salvatrice produite pas Lysander.
Jour ou nuit, quelle importance. C'est toujours Lyoko.
Une silhouette se dessine, non loin, devant elle. Malik. Il pleure.
- Malik ?
Il faut quelques minutes pour comprendre. L'Entité vient de lui apparaître. L'Entité ?
Elle prononce envers Malik des paroles réconfortantes, mais en elle-même quelque chose s'effondre. Dès que Malik semble un peu réconforté, elle l'entraîne vers les autres. Si l'Entité est apparu, c'est que...
Tchoucky. On a un problème. L'Entité n'a pas pris corps.
La voix de Tchoucky, affaiblie, et tremblante, se fait entendre dans sa tête.
Pas pris corps ? Mais alors... Martin Leroy ?
Ce ne devait pas être lui que l'Entité cherchait.
Tchoucky ne répond rien. Vivi n'ajoute rien. Mais elles savent qu'elles se posent toutes les deux la même question.
Si ce n'est pas Martin Leroy, alors... Qui ?
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Dadmax
Le noir nous entoure rapidement. Je suis de plus en plus agité. J'entends Tchoucky nous ordonner de retrouver Malik mais je ne bouge pas d'un poil. Ce que je ressens n'est pas de la peur. Mais plutôt une aversion telle qu'elle me paralyse. Il fait encore plus noir à chaque seconde. A présent, je ne vois plus mes amis et alliés. Je recule instinctivement en distinguant un mouvement devant moi. Je fait un pas en arrière, puis un autre... et tombe dans le trou causé par l'éclair de Pesme. Je m'assois et me concentre pour me calmer.
' Ho m****, si seulement j'avais de la lumière.'

A peine ais-je pensé cela que mes brassards s'illuminent d'une lumière blanche, éblouissante. Je suis tellement surpris que je sursaute et la lumière disparaît. Cet éclair de luminosité me rassure au moins. Je me relève et remonte vers le haut du gouffre. Quand je serai en haut, j'allumerai mes brassards, mais pas trop. Autant ne pas jouer les cibles lumineuses.
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Tchoucky :
Nous avons de la lumière. Lys, et Dadmax, qui se hisse hors du trou ou il est tombé, non sans maugréer. Moi, qui ai allumé une boule de feu dans ma main. Pesme est en train de la regarder avec un air désapprobateur. Oui, je sais, elle me prend pas mal de concentration et d'énergie, mais je n'y suis pour rien, j'ai besoin de cette lumière pour tenir. De cette lumière et de leur présence autour. Je ne peux pas supporter l'obscurité, je n'ai jamais pu. Malik et Vivi nous reviennent. Malik, à la lueur de nos torches de fortune, affiche un visage bouleversé. Celui de Vivi est grave. Elle me regarde, attendant que je prenne la parole.
- Venez tous ! dis-je d'une voix que j'essaye de rendre ferme. On se rassemble et on fait le point.
Bon sang, maintenir cette boule de feu allumée est épuisant ! Mais c'est le seul moyen de rester forte, comme ils ont besoin que je le sois.
- Nous avons un problème, dis-je, une fois qu'ils sont tous autour de moi. L'Entité viens d'apparaître à Malik. C'est donc qu'elle n'a pas pris corps.
- Pas pris corps, répète Kallisto. Mais, et Martin Leroy ?
Je m'efforce de faire un sourire rassurant.
- C'aurait pu être lui. C'était logique. Tu n'as pas de reproches à te faire.
- Martin Leroy est sur Lyoko à cause de moi ! s'écrie-t-elle désespérément. Et ça ne sert à rien !
- Martin Leroy est sur Lyoko ? répète Dadmax, éberlué.
C'est vrai, on a pas encore songé à lui expliquer.
- Dites, grogne Pesme, moi aussi, j'aimerai comprendre. C'est quoi cette histoire d'Entité ?
Je leur envoie à tout deux une vision complète de la situation : Xana qu'on ne peut pas détruire tant que l'Entité n'aura pas trouvé la personne possédant le pouvoir de lui donner corps, Martin Leroy qu'on a envoyé sur Lyoko en pensant que c'était lui. Bon sang, je suis fatiguée. Trop de pouvoir utilisé en même temps. Je sens le regard de Vivi sur moi, mais je n'admettrai pour rien au monde que j'ai besoin d'aide.
- Bon, dis-je. Quoiqu'il en soit, nous n'avons plus rien à faire dans ce territoire, maintenant. Trouvons une tour et retournons sur le Lyoko dont nous connaissons les règles. Ce sera infiniment plus confortable.
Un murmure d'approbation générale. Je me tourne vers Vivi. Elle a fermé les yeux et se concentre.
- J'ai du mal à repérer la tour la plus proche, dit-elle. Tout semble en mouvement. Pesme ?
- Je n'ai pas eu le temps de repérer s'il y avait une tour, dis-je. Il y a une espèce de dôme, protégé par un champ de force, là-bas, mais je ne sais pas ce que c'est.
- Je crois que c'est ça, répond Vivi. S'il y a une tour ou l'équivalent dans ce territoire, elle doit se trouver dans ce champ de force.
- Alors on s'y rend, dis-je. Et on trouve le moyen d'y pénétrer. Moins on tardera dans ce monde d'Apocalypse, mieux ce sera.
Je m'apprête à me mettre en mouvement en signe de départ, mais Pesme me retient par l'épaule.
- Attendez. Je crois qu'il y a autre chose que vous devez savoir. Nous ne sommes pas seuls.
Il s'interrompt, visiblement embarrassé pour s'expliquer plus précisément.
- Nous ne sommes pas seul ? répète Pykar. Tu nous la joue X-Files, maintenant ?
Je rigole intérieurement. Dieu merci, il y a toujours l'humour pour s'en sortir.
- Qu'est-ce que tu veux dire ? demandai-je à Pesme. Si nous ne sommes pas seuls, qui est avec nous ?
Il hésite...
- Allons, dis-nous, tu m'inquiètes.
- Ido. Ido est sur se territoire. Xana l'a récupéré, il lui a donné un corps propre. C'est lui qui détermine les règles du jeu, ici, et... Il est assez... Remonté contre nous.
- QUOI ? S'écrit Pykar. Ido ? Tu veux dire, Ido, l'espèce de démon tout puissant avec qui tu partageais ta tête ? Celui qui, quand il s'énerve, est capable de détruire un territoire tout entier à lui tout seul ? C'est de celui-là, dont tu parles ?
- Effectivement, oui, c'est de celui-là.
- Eh bien, souffle Ayoju, en effet, c'est quelque chose qu'il valait mieux que nous sachions.
- Du calme tous ! dis-je. De toutes façons, n'en déplaise à Ido et son sens assez particulier de l'hospitalité, on ne reste pas. On trouve une tour, ou n'importe quoi d'équivalent, et on s'en va. Les choses sont suffisamment compliquées comme ça, on ne va pas se les compliquer encore.
- Tchoucky a raison, dit Vivi. Ne tardons pas, par contre, maintenant qu'on sait qu'on est surveillé, Tchoucky... Ca m'embête de te le dire, mais il vaudrait mieux... Ne pas se faire repérer.
Une main glacée m'étreint le ventre.
- Tu veux dire... Eteindre la lumière ?
- Oui. Je suis désolée. Nous avons suffisamment de pouvoir pour nous repérer dans le noir. Nous ne pouvons pas nous permettre de nous faire repérer.
Elle a raison. Je sais qu'elle a raison. Déjà Lys a cessé d'émettre sa lueur. Il ne reste que celle de la petite flamme qui vacille au creux de ma paume. Et il faut que je l'éteigne. Il faut que je l'éteigne.
Pesme, aide-moi.
Oui ? Que dois-je faire ?
Reste près de moi. Ne me quitte pas. Je tiendrais pas le coup si tu n'es pas à mes côtés.
Promis.

Avec un soupir d'effort, je referme mon poing étouffant la flamme, et l'ombre se referme sur nous comme la gueule d'un loup autour de sa proie.

Tchoucky
02/05/05 à 15:27
Chapitre 15 : Devant le dôme.

Dadmax :
Je n'arrive pas à y croire. Martin Leroy est sur Lyoko. Sans oublier Ido qui est apparement le maître de ce territoire.
' Et je ne suis plus capable de l'affronter.'

Je soupire et décide d'allumer la lumière. Lys émet déjà une clarté par son sabre. Je me concentre, mais y met apparemment trop de volonté car c'est un dôme de lumière qui apparaît, éclairant tout à quelques mètres a la ronde.
' Trop fort.'
Je laisse filer une partie de ma volonté, et la lumière se réduit à deux lumignons.
Vivi nous ordonne indirectement d'éteindre les feux. J'hésite avant de libérer toute ma concentration.
' Black Out'.
Tchoucky a encore plus de mal que moi pour se résoudre à éteindre sa boule de feu. Je surprend involontairement sa demande d'aide à Pesme.
'Faut vraiment que je maîtrise ça. C'est pas super d'entendre toutes les conversations mentales.'
Nous nous mettons en marche en faisant attention à chaque pas.
Je ne suis pas du tout à fait à l'aise, et je sens d'autres présences que mes amis dans l'obscurité des bâtiments alentour. Je marmonne:

-Comme si on avait besoin de plus de problèmes.

Je m'apprête à en parler à Tchoucky, mais ça ne ferait qu'empirer sa peur.

Vivi, sans vouloir encore plus saper le moral des troupes, je crains que ce territoire ne nous réserve d'autres surprises.

Comment ça?

Il semblerait que Xana ou Martin ai créé des bestioles nocturnes.

Tant qu'elles ne nous attaquent pas, on ne fait rien.

'Super, je déteste regarder derrière moi.'
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Kallisto :
Marcher dans le noir, je trouve ça apaisant. Ne pas voir la tête effrayée de Tchoucky, ne pas voir ce qui se passe autour de nous.
Manque plus que les grillons et la brise de nuit...
Mes yeux s'habituent vite à l'obscurité. Mais les décombres ressemblent plus à des masses sombres qu'à des débris de béton.
Maintenant, si j'ai bien compris, Ido est de retour. Cela nous fait un ennemi de plus avec XANA et Martin Leroy. Et l'Entité, quelle est donc la personne qu'elle cherche ? Et surtout... pourquoi ?
Une main se pose soudainement sur une de mes épaules et deux voix retentissent en même temps :
"Kall, si tu continue à t'éloigner comme ça. Ido le sadique va te tuer...
Je frôle la crise cardiaque.
- Seb et Ayoju, si vous continuez à me foutre les pétoches avec votre imitation de Scream, je suis bonne pour un infarctus moi !
- Ben quoi ? demande Ayoju en s'éloignant dans la direction de Pykar.
- Si on peux plus rigoler, renchérit Seb en suivant Ayoju."
Nous avançons petit à petit autour d'immeubles grinçants et de tours de HLM branlantes. Nous approchons du dôme, plus sombre que tout autour de ce Territoire plongé dans la nuit.
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ChaoticPesme :
J'entendis des rires derrière nous, de ma vue nocturne je pus distinguer sans mal Seb et Ayoju qui s'amusaient à faire peur à Kallisto. Pour la 1ère fois depuis longtemps, j'étais pris d'une forte envie d'éclater de rire. C'était sans doute cette obscurité qui était tombée : j'adorais la nuit, même sur Lyoko un calme olympien envahissait mon âme, je ne pensais plus à rien, plus de Ido, plus de XANA... C'était sur moi l'effet qu’avait la douce béatitude de l'ombre...
Mais ce n'était pas le cas de Tchoucky, si nous avions été dans le monde réel, elle aurait eu sans doute la circulation du sang coupée depuis longtemps. Elle était agrippée à mon bras comme si elle y avait été greffée. Je la voyais légèrement trembler, c'était évident qu'elle essayait de cacher sa peur. On dirait qu'elle avait toujours quelque chose à prouver, même quand personne ne pouvait la voir. Je lui envoyais quelques pensées pour essayer de la rassurer du mieux que je pouvais.
Nous approchions bientôt de cette coque impénétrable qui recouvrait la cité basse. Je lançai alors :
- Ce n'est pas la peine d'essayer de forcer le passage ! A moins que l'un de vous ait un truc qui marche à coup sûr, on doit trouver, soit un autre passage, soit un moyen d'abaisser la barrière !
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Lysander :
C'est parti pour un autre passage. Malgré l'obscurité qui nous entoure, nous progressons rapidement, tout en inspectant minutieusement les parois du dôme. Beaucoup de monstres tapis dans la zone m'inquiètent. Ils se sont tous manifestés depuis que la nui est tombée. S’ils se mettent à attaquer, dans cette pénombre, nous aurions un sacré désavantage. J'arrive à en détecter qui nous suivent à une bonne distance, comme s’ils attendent un signal. Quelque chose trouble mes sens, ou plutôt quelqu'un. En principe, à cette distance je ne devrai pas avoir de mal a évaluer et identifier les adversaires, mais ce qui tente d'obscurcir mes pouvoirs est puissant. De plus, si j'ai encore un certain contrôle c'est parce qu'il est divisé. Je constate sans mal qu'il effectue ce genre de manœuvre sur les autres qui ne s'en apercevoivent pas, sauf Tchoucky, mais sa concentration est dirigée ailleurs.

Nous entamons notre deuxième tour "de dôme". Les monstres s'agitent. Une sorte de rassemblement. Un pressentiment m'envahit : une armée de krabes qui fonce sur nous. J'active ma lame. Les autres, surpris, me regardent d'un air désapprobateur. Rapidement je les met au courant de ma prémonition. Les krabes ne tardent pas à se montrer. Il en arrive d’en face, de notre droite et de notre gauche. Derrière nous se dresse le dôme infranchissable. Nous sommes pris en tenaille. Vivi s'approche , nous donne l'ordre de se regrouper vers elle. Elle se tient au milieu de nous. Elle créée une barrière de protection qui nous englobe tous. Les lasers des krabes ricochent sur notre protection. Je sens Vivi faiblir, elle ne tiendra pas longtemps. Les Krabes sont maintenant juste devant la bulle. Kallisto me téléporte au milieu de la mêlée, fait de même avec Pykar et Pesme, pendant que Ayoju convoit Sebrich, Dadmax et Malik. De l'intérieur de la bulle, Tchoucky canarde les assaillants. Sabre au point, je slalome entre les pattes des monstres tout en les leur découpant.

Une lumière intermittente est produite par le combat. Explosions , boules de feu, et autres effets , me permette d'apercevoir une vingtaine de monstre arriver en renfort. Quelqu'un supervise leur combat , sûrement la même personne qui tentait de bloquer nos perceptions. Tout en combattant, je tente de localiser le meneur. Il se dissimule. Il n'est pas loin. Son attention est attirée par Pesme. Je regarde aussi loin que mes yeux me le permette et découvre le temps d'un flash de lumière , sur les décombres d'un bâtiment, une imposante silhouette. Son visage blanc se distingue de son sombre costume. Ses long cheveux rouges cramoisis étalés sur ses épaules. Le temps d'une explosion, il a disparu, image fugitive d'un fantôme inconnu.
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Kallisto :
Taper sur des Krabes, pas de problèmes. Taper sur des Krabes en pleine obscurité, pas d'accord. Malgré les quelques luminosités que font les armes de mes amis, les ténèbres règnent. Je me bats du mieux que je peux. Deux Krabes m'entourent. Je saute et fait un grand écart, chacun de mes pieds frappent les Krabes et quelques coups de fouets les détruisent. Mais j'atterris sur quelque chose, autre qu'un sol de béton.
"Kall... Peux-tu enlever ton pied de ma figure ? demande Malik.
- Désolée, j'ai pas fait exprès..."
Je me cogne ou reçois encore deux ou trois Lyokofans...
Xana... la prochaine fois. Appelle EDF !!!
J'ai l'impression (en regardant un peu autour de moi) que Pesme prépare un truc. Mais à force de regarder autour de soi, on se prend un Krabe dans la tête.
Gné !!! 'commence à en avoir jusque là des Krabes !!!
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ChaoticPesme
J'avais déjà tranché un bon nombre de Krabes comme des pièces de boucherie en 10 minutes de combat. Celui qui les avait envoyé à notre rencontre avait manifestement oublié un détail : leur conférer une vision nocturne. Au loin de cela, ces créatures tiraient à l'aveuglette dans le noir, pouvant aussi bien se tirer les uns sur les autres que de toucher les Lyokofans. Je faisais malgré tout attention de ne pas buter sur mes amis à chaque pas que je faisais, et surveillais Tchoucky du coin de l’œil, qui n'avait d’autre lumière que ses boules de feu.
La rapidité extrême associée au handicap des Krabes qu’entraînait cette obscurité me permettais de m'amuser un peu avant de les disséquer en petits morceaux.
Tu m'as raté... Je pourrais t'apprendre à viser... Nan, de l'autre côté... Tu veux que je t'aide... T'y étais presque, à 3 mètres près... Mais tu le fais exprès ou quoi... étaient mes commentaires favoris, pour une fois que je pouvais me le permettre sans que beaucoup de monde ne me voit.
Je sentis soudain une présence qui me fit arrêter mes pitreries, cette aura plus sombre que la mort, je la reconnus... Esquivant, cette fois, de justesse un tir de laser. Je vis derrière un attroupement de monstres, attendant patiemment les bras croisés, Ido.
Mon sang ne fit qu'un tour en le voyant, je me précipitais vers lui, une paire de lames scintillantes dans chaque main. Mais alors que je croyais l'avoir atteint, il s'évapora comme par magie. J'entendis sa voix dans ma tête : Vous vous débrouillez plutôt bien vous autres... je devais m'en assurer avant de vous laisser aller plus loin, nous nous reverrons bientôt, j'aurais une petite surprise pour vous...
Hé bé ! Où qu'ils sont passés ?! Fit Kall, derrière moi.
Je me retournais, et constatais que l'armée de monstres que nous combattions déjà avec acharnement, avait complètement disparue... comme si elle n'avait jamais existée...
Vous avez entendue cette voix, vous aussi ? dit Malik
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Vivi :
Ils ont touts disparus. D'un seul coup. Le champs de bataille est vide.
Vivi se redresse. Les monstres qu'elle a créé et qui n'ont pas encore été détruit se rassemblent autour d'elle. Elle ne comprend pas la soudaine disparition des monstres. Un craquement se fait entendre. Tchoucky vient de rallumer une boule de feu dans son poing.
- Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, nous sommes déjà repérés ! Lance-t-elle, pour supplanter d'avance toute les répliques que Vivi pourraient lui dire.
Vivi s'approche.
- C'était Ido ? Cette voix ?
- Oui.
- OUi
- OUI.
Tchoucky, Pesme et Dadmax ont répondu tous les trois en même temps. Malik se relève difficilement d'un renfoncement ou il s'était abrité.
- Je ne comprends pas ! Pourquoi tout a disparu ? Pourquoi il nous épargne ?
Pesme a maintenant un visage grave, effrayant à la lueur de la flamme allumée par Tchoucky.
- Il ne nous épargne pas. Il joue. Il joue avec nos nerfs !
- Et bien, il n'est pas question que nous le laissions jouer plus longtemps, s'écrie Kallisto soudain.
Elle s'avance d'un pas ferme vers le Dôme.
- Je vais entrer là dedans ! Coûte que coûte !
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Kallisto :
Plus d’armée, plus de bruit. Retour au silence et au calme. Ce message mental... Une menace… Rien que ça. Ido se manifeste mais Martin lui reste muet… Que trame t-il ? Je palpe la coque protectrice et immense.
"Je vais me téléporter à l'intérieur et voir ce qu'il y a, je lance. Ca me prendra moins d'énergie qu'à Ayoju"
Je me téléporte à l'intérieur de la coque. Mais une force, énormément puissante me repousse hors du dôme et m'expulse à plusieurs mètres des Lyokofans et du dôme. Je me relève et regarde où j'ai atterris. Du sombre... Des ténèbres... Que le décor change ! Je m'apprête à partir dans la direction de mes amis lorsqu'une voix retentit dans ma tête. Elle ne prononce pas de mot distincts, mais je sens que c'est apaisant. Je reste bloquée debout. Cette voix... Je me prends la tête dans mes mains. J'ai l'impression que quelque chose de puissant approche... Ma tête tourne... Je ne sais plus ce qui se passe... Je m'effondre...
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Ayoju :
Kallisto semblait décidée à franchir cette barrière que formait le dôme. Elle disparu. Mais deux secondes plus tard, Tchoucky et Lysander dirent d'une même voix:
- Elle a été repoussée !
Je ne comprenais plus. Comment avait-elle pu être repoussée ?
- Je l'avais dit qu'on pourrait pas y pénétrer comme ça, râla Pesme. Pourquoi on m'écoute jamais ?
- Bon OK! commençais-je. Kallisto n'a pas pu entrer. Alors où est-elle ?
Apparemment, personne n'avait remarqué qu'elle n'était pas réapparue parmi nous. Il fallait bien que je sois un téléporteur pour me soucier de ça !
Lysander se concentra un court instant.
- Elle est loin de nous, annonça-t-il.
- Pourquoi elle revient pas alors ? demanda Malik.
- Je n'arrive pas à lui parler ! s'affola Tchoucky. Elle a du perdre connaissance ! Pykar ?
- Oui ? répondit-il.
- Tu peux aller la chercher ? Elle est dans cette direction, dit-elle en tendant le bras.
- Sans problèmes !
Et il partit en courant dans la direction que lui avait indiqué Tchoucky.
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Pykar :
Je fonçai comme un malade dans la direction que m'avait montré Tchoucky. Les immeubles sombres se succédaient aux ruelles encore plus sombres... Finalement, je décidai de m'arrêter histoire de me repérer. J'entrai dans un bâtiment et montai sur le toit. De là haut, je vis le dôme derrière moi et je scrutai la direction opposée... J'aperçus alors Kallisto, dans un des bâtiments alentours.
Immédiatement, je me dirigeai vers l'immeuble. Je n'eu pas trop de mal à trouver Kallisto.
"Wakey wakey, eggs and baccy!"
Kallisto ouvrit les yeux...
"Euh...quoi?
-Oh, rien, une de mes répliques préférées.
-J'ai essayé d'entrer dans la sphère mais ça n'a pas marché...Où suis-je?
-A environ un kilomètre au sud de là où il y avait la bataille...
-D'accord...
-Si tu as assez d'énergie pour pouvoir te téléporter seule, fais le. Je vous rejoindrai à pied.
-OK"
Elle se téléporta immédiatement
Je m'apprêtai à repartir quand j'entendis un bruit de pas derrière moi. Je ne bougeai pas...
Bruit de pas... Bruit de pas... Bruit de pas... Bruit de pas...
Je me retournai alors en sortant ma lame. Je vis alors que la créature derrière moi avait sorti un couteau et l'avait plaqué sur ma gorge...Mais ma lame aussi était plaquée sur la sienne. Je regardai son visage et vis la dernière des personnes que je m'attendais à trouver ici...
"Alabama?"
C'était son surnom au lycée, quand je n'étais pas encore à l'internat...Une fille superbe, mais qui ne fallait pas énerver... A la cantine, elle pouvait devenir très dangereuse avec son couteau...
"Salut" fit-elle avec un sourire.
Je ne pus m'empêcher de sourire... Notre position me rappelait ces vieux films de Hong Kong où le héros et le méchant se pointaient leurs armes l'un sur l'autre.
"Euh...fis-je. Tu pourrais pas poser ce couteau?
-Si tu poses ta lame à toi..."
Je baissai la lame. Elle baissa le couteau.
"Comment tu es arrivée ici?" demandai-je.
Mais soudain, mon cerveau, fonctionnant à 100 à l'heure se rappelant de quelque chose...
L'Entité, ou un truc du genre...
Alabama/Entité me sourit et me prit la main. Immédiatement, j'oubliais presque tout: La bataille récente, Ido et le reste...
Soudain, je me rappelai que tout le monde devait m'attendre là-bas., Je me retournai vers Alabama...
"Ecoute, il faut que..."
C'est alors que je me rendis compte que je parlais a un mur.
Elle avait disparue...
Bon, priorité aux priorités...Retrouvons les autres...
Je me mis à courir comme un fondu.

Tchoucky
02/05/05 à 15:34
Chapitre 16 : réplicateurs

Vivi :
Kallisto est revenue. Il n'y a plus qu'à attendre Pykar.
Vivi s'est approchée de la paroi. La touche. La structure bleue de la barrière apparaît, sous sa main. Rien à faire. C'est trop solide, et pourtant... Pourtant, le salut est là, derrière, la porte de sortie, le retour dans les autres territoires, ceux qu'on connaît, ceux dont on sait les règles. Elle se tourne vers les autres, qui se sont rassemblés en contrebas.
- On va refaire le tour de ce truc.
- Ca ne sert à rien, dit Pesme.
- Je sais, mais on ne peux pas rester ici à attendre qu'Ido nous tombe dessus. Il faut bien qu'on bouge !
La voix de Tchoucky, encore imprégnée de ce ton étrange qui trahis sa faiblesse, se fait entendre.
- Elle a raison. Bougeons. Qui sait, un accident peut survenir, une brèche peut s'ouvrir. Mais ne restons pas les bras croisés à attendre, nous valons mieux que des rats dans une souricière !
Elle a dit cette dernière phrase avec un ton énervé. Ce n'est pas la meilleure façon de parler, dans ces circonstances. Il faut à tout prix empêcher le groupe de s'effondrer. Vivi s'efforce d'adopter un ton joyeux.
- Oui, bien sûr, aucune technique n'est infaillible ! Il y a bien une brèche quelque part ! Si nous ne l'avons pas trouvée, c'est que nous n'avons pas cherché. D'ailleurs... Ah Pykar, enfin !
La silhouette de Pykar vient de pénétrer dans la lumière émise par Tchoucky, Lysander et Dadmax. Sa physionomie dénote une profonde émotion.
- Je viens de la voir, dit-il.
Personne ne lui demande qui.
Un silence tombe.
- Dîtes, dis soudain Sebrich. Vous ne trouvez pas ça étrange ? Pourquoi l'Entité vient nous voir, comme ça ? Comme si on était sensé faire quelque chose pour elle ! Qu'est-ce qu'elle attend de nous ?
Les autres le regarde, ils n'y ont pas pensé. Il a raison. Vivi hoche la tête.
- Ce n'est pas en restant ici qu'on trouvera une réponse. En route.
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Ayoju :
Nous repartîmes une énième fois faire le tour du dôme. Tchoucky nous éclairait sans retenue, et je savais très bien pourquoi. Tout en marchant, je laissai glisser ma main sur le dôme, ce qui produisait une faible lumière bleue. J'étais perdu dans mes pensées : Pourquoi l'Entité nous suivait comme ça ? Si ce n'était pas Martin Leroy quelle cherchait, qui était-ce ? L'un de nous ?
Un bruit de mécanique me tira de mes réflexions. Je me concentra sur les sons qui m'entouraient, mais rien. Rien à part le bruit de nos pas et le grésillement que produisait le dôme quand ma main l'effleurait. C'est alors que le bruit me parvint une nouvelle fois aux oreilles, suivit d'un autre, puis d'un autre... Ce bruit m'était familier... Mais impossible de me rappeler où je l'avais déjà entendu. Je m'arrêtai, ce qui attira l'attention du reste du groupe.
- Qu'est-ce qu'il y a Ayoju ? me demanda Tchoucky.
- Nous sommes suivis ! répondis-je.
Ca me revenait. Ce bruit... C'était le bruit caractéristique des réplicateurs dans la série TV Stargate SG-1.
- Par qui ? me demanda-t-elle.
- Pas par qui, par quoi ! répondis-je.
Le bruit s'accentua. cette fois, tout le monde pouvait l'entendre. À l'expression de Dadmax, je compris qu'il avait compris.
- Surtout, que personne ne dégage d'énergie ! ordonna-t-il.
Tchoucky, réduisit sa lumière au minimum, avec difficulté. Mais ma vision nocturne me permit de voir nettement ce qui s'approchait : On aurait dit une nuée mouvante au raz du sol. Des milliers de réplicateurs s'approchaient rapidement de nous...
- Et moi qui a une peur bleue des araignées ! pensais-je en silence.
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Dadmax :
Bon, résumons la situation : on a une armée de réplicateurs sur le dos. Il fait nuit, nous ne pouvons pas nous permettre de faire de la lumière et ces sales bête voient la nuit.

' On est dans la m****'

Je remarque que Tchoucky n'a pas éteint sa boule de feu.

- Tchoucky, éteins ça. Ca les attire.
- Je peux pas, répond t-elle nerveusement.
- Il le faut.
- Je ne peux pas!

Je me tourne vers Pesme, ou du moins vers l'endroit où je crois qu'il est.

' Et m**** m**** m****. Pas le choix.'

- Pesme, il faut forcer Tchoucky à éteindre sa boule. Et on doit se séparer.

Les premiers réplicateurs approchent déjà.

- Que ceux qui voient dans le noir aident les autres. ON SE DISPERSE!

J'ignore s' ils suivrons mon conseil. J'ai peut-être une idée. Ces réplicateurs vont peut-être nous aider. Avant de m'élancer, je ne peut m’empêcher de lancer un appel mental :
Kall, fais attention à toi.

Je fonce vers un débris, prend appui dessus et je saute le plus haut possible. Je libère tout mon pouvoir pour faire de la lumière. Le sol est illuminé sur un rayon d'environ deux cent mètres. Tous les réplicateurs font un brusque écart et se dirigent de toute la vitesse de leur petite pattes vers moi. Continuant d'émettre de la lumière, j'atterris au sol, me relève et me met à courir. Je me dirige à grandes foulées vers le dôme et son bouclier.
'Vous voulez de l'énergie, vous allez en avoir.'

Je m'adosse au dôme en regardant les réplicateurs approcher. Peu à peu je diminue l'énergie dégagée par mes brassards afin qu'ils la confondent avec celle du dôme. Au bout d'une seconde, c'est le noir sauf a l'endroit où mon dos touche le dôme.

' Et maintenant me tirer de là sans me faire trucider par ces bestioles'
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Tchoucky :
Seule. Seule dans l’obscurité. Plus une seule présence à mes côtés, juste des bruits de batailles qui fusent d’un peu partout. J’ai envie d’appeler au secours, que quelqu’un vienne me chercher, mais pas question. Ils sont occupés à se battre et je devrais en faire autant. Qu’est-ce que je fait là, recroquevillée, à haleter de terreur ?
Une boule de feu naît dans mon poing, timide et fragile. Il y a des murs. Je suis entrée quelque part sans m’en rendre compte. L’intérieur d’un immeuble en ruine se dessine autour de moi, comme une toile d’araignée. J’ai le sentiment que ma boule de feu ne sert qu’à rendre les ténèbres plus visible. Mais il y a une présence, au dessus, à l’étage.
Toujours ma fragile lumière au poing, je gravis un escalier de fortune, le plus silencieusement possible. Je sais très bien qui je vais trouver en haut. Il faudra faire vite. Très vite. Je dois… Je dois éteindre la lumière. Mon Dieu, je dois éteindre bon sang !
Je ferme le poing, touche le mur de mon autre main pour me guider. A l’étage au dessus, la façade est défoncée, les éclairs de lumière venue de la bataille, illuminent par à coup la silhouette qui se penche au dessus de la rue.
J’aurais cru qu’il ressemblerait à Pesme, mais non. Il est massif, grand, avec une abondante chevelure rouge, ondoyante. Il me tourne le dos. Maintenant, ma fille. Maintenant. Fais-le.
- Et bien, qu’attends-tu ? murmure-t-il d’une vois douce.
Il se retourne vers moi. Une boule de feu réapparaît dans ma paume, éclairant son visage, blanc comme la lune.
- Lance, me dit-il. Fais-le. Evidement, tu n’auras plus de lumière, mais qui sais, tu arriveras peut-être à me toucher.
Je touche son esprit, dans l’espoir d’y lire ses intentions, mais il est plus verrouillé qu’une porte de cachot. Il est face à moi, maintenant, et il sourit. Un sourire qui n’a rien de rassurant.
- C’est difficile, hein ? C’est difficile de se décider à détruire ! Après, tu ne pourras plus de réfugier derrière cette innocence dont tu es si jalouse. Il faudra bien que tu admettes que tu es mauvaise, comme tout le monde.
La boule de feu tremble dans ma main. Mon seul lien avec la raison. Et je vais devoir la lancer. La lancer, et me retrouver seule dans l’obscurité, face à lui, si je ne parviens pas à le détruire.
Il fait un pas vers moi.
- N’oublie pas, ma chère, qu’avant, j’étais une bonne partie de la personnalité de Pesme. En me détruisant, ce serait comme si tu détruisait ton bien aimé. Tu y as pensé ?
Je sens malgré moi que mon bras se baisse. Je n’y arriverai pas. J’ai beau savoir que c’est fini, qu’ils ne sont plus liés l’un à l’autre, c’est plus fort que moi, je n’arrête pas d’y penser. Avant, il était Pesme, du moins une part de lui.
Il fait encore un pas vers moi, et avec un rictus effrayant, lève son bras, armé d’une faux, pour me frapper.
MEURS !!!!
Le cri mental a jaillit de ma tête presque sans que je m’en rende compte.
Le ciel s’ébranle et la terre s’effondre. Tout les murs autours de nous sont secoués par la violence de la pulsion destructrice que je viens d’émettre. J’ai traversé le mur qui protégeait son âme et suis à l’intérieur. Je vois avec ses yeux. Je vois…
Il est toujours debout. L’attaque aurait du détruire son esprit, mais la concentration que me demande la boule de feu qui m’éclaire m’a empêcher de la diriger correctement. Toute mon énergie est partie dans cette attaque. Je n’arriverait pas à en lancer une deuxième. J’ai mal visé. Xana. L’entité. J’ai eu le temps de voir. J’ai eu le temps de voir, dans son esprit… J’ai compris ! J’ai tout compris !
Il faut que j’avertisse les autres, mais impossible d’émettre le moindre message. Je ne parviens même plus à tenir debout. Ido s’avance vers moi. La dernière chose que je vois avant de perdre conscience, ce sont les ombres que ma boule de feu projette sur son visage.

Chapitre 17 : Espéranza.

Malik :
J'avais vu Tchoucky entrer dans cet immeuble, je me demandait ce qu'elle faisait. J'entrai à mon tour dans l'immeuble. Il faisait noir. C'était gênant. J'entendit un bruit.
-Tchoucky, me dis-je, il lui est arrivé un truc.
Je passai dans une autre salle et là… Stupeur : une forme humanoïde se tenait face à moi. Tchoucky était à terre.
- Qui es-tu? Criai-je.
- Je suis Ido.
- Tu ne m'inspires pas confiance. Tu veux tuer cette fille?
- Exactement ! Tu comprends vite.
- Désolé, vermine, mais je ne tiens pas à ce que tu tue Tchoucky. Je veux retourner sur terre et elle est indispensable pour ça.
Je pris fermement mon bâton et le tendis vers Ido, laissant jaillir une grande flamme de lumière.
- JE NE VOIS PLUS RIEN, hurlait Ido.
Je prit Tchoucky et m'enfuit.
Ce Ido éveillait en moi mes caractères négatifs, ce n'était pas bon. Tchoucky s'éveilla enfin.
- Malik, qu'est-ce que?
- Je t'ai arraché aux griffes d'Ido. Ils ne me plaît pas, celui-là.
- Bon, il est temps de rejoindre les autres, non ? Me dit Tchoucky.
- Ouais, allons-y.
Alors, nous partîmes rejoindre les autres qui étaient en train de se battre.
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Ayoju :
La bataille faisait rage... et je ne bougeait pas. Ma peur des araignées avait repris le dessus et me clouait sur place. Ces bestioles devaient me prendre pour un élément du décor vu que j'étais immobile comme une statue. Et vu que je ne dégageais aucune énergie, elles me contournaient simplement, ce qui renforçait ma peur.
Sebrich, ne voyant pas où il allait, fonça droit sur moi.
- Att... criais-je.
Trop tard. Il me percuta, me faisant tomber au milieu de ma pire phobie. Instinctivement, ma queue frappa et coupa une bestiole en deux. La petite explosion attira celles qui étaient aux alentours, soit plusieurs dizaines. Je n'avais plus le choix, il fallait que j'affronte ma peur. Je me relevai en appréhendant la suite des évènements. Mais je me résigna et frappa la plus proche créature. Son explosion me fit le plus grand bien. Je continuai à frapper encore, et encore. Plus je détruisait de "réplicateurs" plus ça me donnait du courage: Je surmontais ma peur! Je la détruisais!
En quelques secondes, j'avais nettoyé l'espace qui m'entourait. Je m'approchai de Sebriche, que le choc avait sonné.
- Merci Sebrich ! lui dis-je.
- De rien, me répondit-il machinalement. Mais pourquoi me remercies-tu ?
- Disons que grâce à toi, j'ai remporté une bataille contre moi-même !
- Là, je n'y comprends plus rien, dit-il en se relevant. Au fait, où es-tu ?
J'avais complètement oublié qu'il faisait nuit. Ma vision nocturne me permettait de voir tout le monde, comme s'ils avaient un panneau lumineux indiquant "Je suis ici !".
- Tu peux voler ? lui demandais-je.
- Heu, oui ! répondit-il, hésitant. Je crois !
- Je suis juste devant toi. Pourrais-tu me porter ? Je vais te guider !
- Mais comment va-t-on se débarrasser des réplicateurs ?
- Tu oublies que j'ai un cinquième membre. En plus, si on fonce sur un obstacle, je nous téléporterais !
- OK !
C'est ainsi que nous nous retrouvâmes tous les deux, volant à rase mottes, balayant tous les réplicateurs sur notre passage et moi le guidant.
Les réplicateurs qui se trouvaient sur notre route n'avaient pas la moindre chance de s'en sortir, ils explosaient juste après !
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Kallisto :
A chaque pas, j'écrase un réplicateur. A chaque pas, un CROUIK sort de sous mes pieds. On se croirait dans une fourmilière. Il y en a des milliers !!! Mais l'attaque de Dadmax avec sa lumière les dirigent tous vers le dôme. Tous les réplicateurs s'écrasent ou explosent sur le dôme. Les quelques restants sont impitoyablement écrabouillés sous nos pieds.
Après nous être de nouveaux réunis. Je remarque que Tchoucky n'est pas vraiment en super forme. Malik la soutient. J'ai l'impression qu'il s'est passé un truc grave... Pendant que Pesme et Lysander parlent à Tchoucky, je vois que Dadmax est en mauvais état. Je m'approche de lui. J'entends vaguement Tchoucky dans mon esprit :
Kall, il faut que je te parle en privé, c'est urgent !
Ca peut pas attendre ? Tu peux me le dire plus tard, attends un peu que nous soyons en sécurité, au cas ou ces bestioles reviennent !
Je ferme mon esprit... Mais qu'est-ce que j'ai encore fait comme boulette moi ? Je m'agenouille à côté de Dadmax et lui dit :
"Dis donc... C'est plutôt à moi de te demander de faire attention."
Il se met à rigoler. un rire jaune, c'est facile à savoir pourquoi. Tchoucky se met alors à parler au groupe. Je ne l'entend pas bien, c'est sûrement une explication vaseuse sur le dôme et les attaques répétées...
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Tchoucky :
Ils ne sont pas partis. Ils sont toujours là. Je ne sais pas où, mais ils y sont, c'est sûr. Tout le monde à l’air intact, ouf. Mais combien de points de vie avons nous perdus ? Impossible de le déterminer. Nous rejoignons les autres. Il me regardent étrangement. Je réalise que je suis en train de marcher dans l’obscurité sans lumière. Serai-je guérie ? Non, ce n’est pas ça. C’est juste que les ténèbres qui m’entourent me paraissent soudain très lumineux. Je viens de voir la vraie obscurité en face.
- Tout le monde est là ?
Je balaye le groupe du regard. Dadmax, Ayoju, Pykar, Sebrich, Vivi, Kallisto, Lysander, Pesme, et Malik derrière moi. Nous sommes au complets. N’attendons pas la prochaine attaque.
Kall, il faut que je te parle en privé, c‘est urgent.
Ca peux pas attendre ? Tu me le diras plus tard, attends que nous soyons en sécurité.
Elle est en train de soutenir Dadmax, qui semble avoir du mal à se remettre d’un choc. Bon, c'est là sa priorité, et je peux le comprendre, mais bon sang, non, je ne peux pas attendre !
Non, Kallisto. Maintenant.
Rien à faire, elle m'a fermé son esprit. Par contre, comme un voile qui se lève, toutes les émotions des autres, peur, rage, nervosité, toutes ces choses auxquelles je ne pouvais plus prêter attention, obnubilée comme je l’étais par la peur du noir, me reviennent en pleine face. Mon Dieu, j’ai été si peu présente, si peu efficace…
- Je vous dois des excuses, murmurai-je, pour vous avoir entraîné dans ce piège.
Je vois toutes les têtes esquisser un mouvement, toute les lèvres s’ouvrir pour articuler des phrases du genre « mais non, bien sûr que non. » Je ne leur en laisse pas le temps.
- Je dois vous dire, à tous, merci de m’avoir suivis jusqu’ici, sans hésiter, malgré toutes les erreurs que j’ai pu faire. Et même si pas mal de choses compliquées se sont produites depuis que nous sommes arrivés sur Lyoko, même si des différents nous ont plus ou moins opposés, merci d’être restés. Vous êtes tous les meilleurs amis qu’il m’ait jamais été donné d’avoir. Et rien ne compte plus pour moi que de parvenir à vous ramener tous sain et sauf sur terre.
- Ecoute, Tchoucky, m’interromp Sebrich, c’est bien aimable à toi de nous dire tout ça, mais ce n’est ni l’heure, ni le lieu…
- Au contraire, Seb, au contraire. C’est plus que jamais l’endroit et le moment.
Je me retourne vers Kallisto et l'appelle, à voix haute, cette fois :
- Kall, il faut que je te parle maintenant. Il faut que je te parle avant la prochaine attaque.
Cette fois elle lève les yeux. Tout le monde se tait autour de moi. Ils ont senti, au ton de ma voix que ce que j’avais à dire était grave.
- Kall, la dernière fois que nous avons été sur Lyoko, quand tu as été entraînée loin de nous par une tornade, et que j'ai du envoyer Dadmax te chercher...
Elle se redresse et me coupe d'un ton sec :
- Je ne veux pas en parler !
Il fallait s'y attendre. Pas le temps de la ménager, mais j'essaye de parler d'une voix apaisante, pour atténuer la dureté de ce que j'ai à dire.
- Alors c'est moi qui vais en parler. Quand nous sommes arrivés sur Lyoko, nous avons créé Xana avec notre subconscient. Chacun a mis en lui une part de sa personnalité. Et toi, tu y as mis le doute.
Ses poings se sont serrés, je remue des souvenirs douloureux.
- C'est pour ça, ajoutai-je qu'il t'a attiré dans son antre la dernière fois, pour trouver le moyen de gérer ce sentiment illogique qui faisait des bugs dans son programme.
- Arrête !
Elle s'est mise à crier, les mains devant ses oreilles.
- Je ne veux plus entendre parler de ça ! Il avait des doutes ! J'aurais pu l'aider ! J'aurais pu le rendre humain ! Et j'ai échoué ! J'ai échoué !
- Ca t'aurais coûté la vie, Kall.
- Peux importe ! J'aurais pu en faire quelque chose d'utile, de ma vie !
- Kallisto ! C'est toi qui a créé l'Entité ! C'est toi qu'elle cherche.
J'aurais préféré le lui annoncer autrement, mais je ne veux pas la laisser s'enfoncer dans l'hystérie. Elle s'interromp et me regarde. Je profite de son silence pour expliquer, très vite.
- Pour survivre, Xana a du se scinder en deux. La part humaine de lui-même, celle que tu avais créé, est devenue l'Entité. C'est toi qu'elle cherche maintenant, toi seule peux l'achever.
- Moi ? C'est impossible ! Et comment ferais-je ?
Je la regarde gravement. Si déterminée, si courageuse... Si fragile. J'aurais préféré que ce soit quelqu'un d'autre.
- On doit te laisser seule, dis-je.
Ma voix se casse malgré moi. La laisser seule, ici, dans ce monde de cauchemar...
- On doit te laisser seule pour qu'elle te trouve. On restera tout près. Si tu as le moindre problème, tu pourras nous appeler. Mais on doit te laisser seule. Pour qu'elle puisse te trouver.
Dadmax s'est soudain redressé, comme s'il entendait seulement maintenant tout ce que j'avais dit avant.
- Tchoucky ! C'est pas possible que ce soit Kall, c'est forcément quelqu'un d'autre.
- Qui d'autre Dadmax ? Nous avons tous rencontré l'entité !
- Tous ? Ce n'est pas possible ! Il y a forcément quelqu'un d'autre qui ne l'a pas rencontré ! Sebrich ?
- Je l'ai rencontré dans la forêt, avant que tu nous rejoignes à la tour.
Il regarde autour de lui d'un air désespéré.
- Pesme, toi, tu ne l'as pas rencontré, toi !
- Heu... Je crois que si... Enfin, si c'était bien ça !
- Ayoju ?
- Je l'ai rencontré dans le désert, pendant qu'on te poursuivait.
Il se tourne vers moi.
- Toi ! Tu ne l'as pas rencontré, toi !
- Si. Juste après notre arrivée sur Lyoko.
Il secoue la tête, refusant l'évidence, et cherche encore sur les visages qui l'entoure, mais rien à faire, nous l'avons tous rencontré...
- C'est impossible ! C'est impossible !
Je cherche les mots qu'il faut pour le calmer, mais la voix de Kallisto me devance. Elle est inhabituellement sereine.
- Dadmax, c'est bien moi et personne d'autre. Je le sais depuis le début. Je ne m'en rendais pas compte, mais je l'avais senti. Dés notre arrivée sur Lyoko. Non. Je crois même que je le savais déjà avant. J'attends ce moment depuis six mois.
Elle s'est mise à sourire, d'un vrai sourire heureux qui illumine la nuit.
- Je vais enfin la voir. Moi aussi je la cherchais. Laissez-moi seule, elle va venir. Je suis si heureuse !
Je me sens envahie d'une nouvelle chaleur, à la voir ainsi. Cédant à une impulsion subite, je l'entoure de mes bras et la serre fortement contre mon cœur. Puis je m'écarte, et pose une main douce, mais ferme, sur l'épaule de Dadmax, pour le forcer à s'éloigner.
- Nous restons tout près, dis-je. Appelle-nous au moindre problème.
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Kallisto
Ils sont partis… Je suis désormais seule. Seule dans ces ruines modernes virtuelles. Autour de moi tout paraît détruit et indéfiniment obscur.
Une plainte aiguë sort soudain des bâtiments alentours. Je ferme les yeux et les rouvre…
Une jeune fille émerge des ténèbres. Elle a les cheveux longs et blancs. Dont deux mèches de devant s’arrêtent à sa taille. Elle porte une longue robe noire et un brassard ivoire à chaque bras, un bustier et une ceinture blancs d’où sort un pan de tissu avec le signe de XANA peint en rouge… l’Entité...
Elle ne me parle pas, mais me fixe avec ses yeux couleur de brume. Un visage impassible où aucune émotion ne passe. Nous restons ainsi, l’une en face de l’autre sans savoir qui brisera le silence en premier. Une voix douce et profonde s’élève dans le ciel de Lyoko :
« Enfin… Désormais j’ai ma forme qui m’est propre…
Je la regarde, oui… je me souviens ! Cette vision floue ! Maintenant, que l’Entité à sa forme, elle va nous aider à détruire XANA... Mais...
- Mais… Que va t-il t’arriver quand nous aurons détruit XANA 0.2 ?
Ma voix oscille entre le grave et l’aigu. J’ai du mal à parler. L’Entité se rapproche de moi, prend ma tête entre ses mains et murmure :
- Il arrivera ce qu’il devra arriver…
Elle parle prophétiquement. Quel autre mystère peut donc encore l’entourer ? Je pose mon ultime question :
- Pourquoi moi ? Et pas les autres ?
- C’est le destin, c’est ainsi…"
Elle lâche délicatement ma tête et recule. Elle se concentre et lance comme un appel mental. Aussitôt, le groupe arrive au triple galop et stoppe net en voyant Entité. Pykar, Malik et Ayoju arborent un regard effaré. Tchoucky, Pesme et Vivi gardent un visage sérieux. Sebrich et Lysander regardent les réactions des autres. Dadmax fixe l’Entité comme s'il cherchait quelque chose en elle. L’Entité sourit, un pâle mais chaleureux sourire :
"Je peux désormais vous aider. Je vais détruire le dôme..."
Ne laissant personne parler, elle s'éloigne vers la coque noire et jusque là indestructible...
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Lysander :
Désorganisés suite à l'apparition des araignées tout le monde s'éparpille. Sabre laser éteint pour ne pas les exciter. La diversion de Dadmax a déporté bon nombre de troupes ennemies ailleurs. Je sens que la bataille fait rage. Tchoucky s'éloigne. Un groupe d'araignée converge sur moi. Si j'active mon arme maintenant je risquerai de me faire repérer. Je pars en courant. D'un coup de pied, j'envoie valser un insecte mécanique dans le ciel. Les autres me poursuivent. Arrivé à bonne distance, je lance mon arme au loin. D'une pression mentale, j'appuie sur l'interrupteur. L'émission d'énergie soudaine attire bon nombre de créatures. A distance, je fait tournoyer ma lame dans les airs, ce qui me permet de toutes les détruire sans me faire remarquer.

Je retourne prudemment vers le dôme. Je sens que Tchoucky est différente : sa panique a laissé place à quelque chose d'autre..
J'observe le dôme, impossible à différencier d'un bâtiment normal dans l'obscurité et pourtant tellement "imposant".
Mon attention se fixe entre le duel verbal de Tchoucky et Kallisto. Finalement elles arrivent à s'entendre. Je vois bien que tout le monde n'est pas d'accord avec le fait de laisser Kallisto seule. Mais au fond j'ai le pressentiment que Tchoucky a raison, et pour le moment elle ne s'était jamais trompée.

Eloignés de quelques mètres, nous guettions le signe de Kallisto. Dadmax, tendu, ne reste pas en place. Personne n'ose dire quoi que ce soit. Après de longues minutes interminables, je ressens enfin un appel mental. Tchoucky est plus rapide que moi. Nous nous précipitons vers Kallisto.
L'Entité se tient aux côtés de notre amie. Malgré la pénombre, j'arrive à distinguer sa ceinture blanche, et ses brassards. J'essaie de ne pas laisser paraître ma surprise, et j'attends la suite.

"L'Entité" s'approche du dôme. Je sais bien que nous n'avons pas ses pouvoirs, mais je suis quand même curieux de savoir comment elle va s'y prendre pour ouvrir le dôme. En demi cercle autour d'elle, nous l'observons. Un silence religieux s’est instauré de lui même. L'Entité pose sa main gauche sur le dôme. Je sens qu'elle se concentre . Son poing droit vient s'abattre sans un bruit contre la paroi. N'importe qui aurait pu se casser la main, mais au lieu de toucher le mur il passe au travers. Son bras est enfoncé jusqu’au coude. Elle contracte ses membres, s'aide de sa main gauche pour s'appuyer, comme si elle peinait à faire ressortir son autre main. Sous nos yeux un épais morceau du dôme se détache du reste de la structure. Elle le lance au loin, mais au lieu d'entendre le "boum" caractéristique d'un objet qui tombe, le morceau se désintègre en l'air.

L'Entité nous regarde. Elle entre par le trou qu'elle a construit, suivi de Kallisto. Je regarde Vivi y entrer. Lentement je m'approche et franchi le seuil de cette nouvelle aventure.
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Vivi :

Le dôme s’est ouvert. Par cette ouverture, c’est bien plus que de l’air doux et apaisé, qui sort. La présence d’une source de données essentielles, plus forte encore qu’une tour, se fait sentir. Vivi sourit malgré elle de bonheur. Le salut est là, tout près, à portée de doigts. Nous allons sortir de ce maudit territoire ou plus rien n’a de règles. Retourner sur le vrai Lyoko, où plus rien, non, plus rien, ne nous empêchera de détruire Xana. L’Entité est entrée la première par la brèche. Kallisto est derrière elle. Vivi s’avance pour passer en troisième…
L’intérieur du dôme est différent de ce qu’on en voit à l’extérieur. La nuit n’est plus ténébreuse, c’est un ciel presque bleu qui nous surplombe. Un silence apaisant et tranquille, règne au milieu d’une vaste cité aux murs gris-bleu, non plus en ruine, comme au dehors, mais intacte. Une ville endormie, une ville sanctuaire.
- C’est… C’est tellement… Commence Vivi.
- Magnifique, achève Lysander pour elle.
- Mouais, et ça grouille sûrement de pièges. Dit une voix maussade derrière eux.
Pesme vient de franchir la brèche, suivit par Tchoucky. Son visage est dur et fermé. Il a beau avoir raison, Vivi ressent un mouvement d’humeur, d’être ainsi dérangée dans sa contemplation.
Tchoucky, c’est quoi son problème à Pesme ?
Il n’a pas confiance en Elle. réponds mentalement la jeune femme aux écailles bleues.
Elle fait un discret mouvement du menton envers l’Entité.
Bien sûr, c’est compréhensible. Mais ça n’empêche pas Vivi de se sentir presque insultée, d’apprendre qu’on puisse se méfier d’un être aussi parfait.
Dis-lui de ma part que..
Non, je ne lui dirais rien, d’abord parce que je lui ai déjà fait la morale moi-même, ensuite parce que tu ne peux pas le forcer à apprécier les êtres virtuels, après ce qu’il vient de subir.
Tchoucky a raison, c’est sûr, mais la raison ne peut rien contre l’agacement qui naît en Vivi. Par défi, elle s’approche de l’Être.
- Entité, dit-elle, as-tu un nom, par lequel nous pourrions t’appeler ?
La voix douce comme un vent du soir se fait entendre.
- J’ai celui que vous aller me donner. Choisissez ce qu’il vous plait.
Tchoucky s’est avancée en souriant.
- Que dirais-tu si nous t’appelions Espéranza ?
- Je trouve ça très joli, murmure l’Entité doucement.
- Je trouve le choix judicieux, approuve Lysander.
- Humpf, fait ChaoticPesme, qui ne se défait pas de son air renfrogné.
Les autres ont passé la brèche à leur tour. Ils admirent le décor.
- Espéranza, décide Kallisto. Ce sera ton nom.
- C’est un nom qui me plait beaucoup.
Quelle douceur dans sa voix ! Un sourire de bonheur pointe malgré elle sur les lèvres de Vivi. Elle se tourne vers Lysander qui sourit aussi. Elle a envie de rire, sans trop savoir pourquoi.
Soudain, le sourire de Lysander se fige, et son visage se ferme. Il regarde Tchoucky, qui a elle aussi pris un air grave.
- Déjà… Murmure-t-elle.
Dadmax s’approche. Il est tout aussi sérieux que les deux autres.
- « Il » est loin ?
- Assez loin, oui, murmure Lys, le visage crispé par la concentration.
- Il ne bouge pas. Dit Tchoucky. Il reste immobile face à nous. Quelque part dans cette direction.
Elle désigne de la main la grand rue de la cité grise, qui mène à une vaste sphère noire…
- C’est notre chemin, dit Vivi. Il faut qu’on se rende là, si on veux sortir d’ici.
- Il nous attend, murmure Tchoucky.
Pykar a dégainé joyeusement ses sabres.
- Je ne sais pas vous, mais moi je trouve très impoli de faire attendre les gens.
- J’approuve, renchérit joyeusement Sebrich.
- Les garçons, du calme, interviens Tchoucky. S’il nous attend ainsi, c’est parce qu’il sais qu’il est capable de nous vaincre tous sans problèmes.
- Il est seul ? demande Pesme.
- Seul. Pas de monstres. Pas d’outils. Il va nous affronter seul.
Un frisson qu’elle n’aurait sans doute pas voulu laisser voir lui échappe malgré elle.
- Il est heureux. Il va bien s’amuser. C’est un jeu, pour lui.
Elle se tourne vers les autres.
- Il s’attend à ce que nous l’attaquions, tous ensemble. Nous allons nous disperser. Chacun va se rendre à la sphère noire par un chemin différent. Il faudra bien qu’il choisisse sur qui concentrer son attention. Ceux qu’il choisira de viser devront tenir le plus longtemps possible, le temps que les autres parviennent jusqu’à Ido, et profitent de l’effet de surprise pour le neutraliser. D’accord ?
- Ca semble tenir la route, dit Vivi.
Malik, resté isolé dans un coin, a une moue dubitative.
- Mouaip. Et si ça ne réussi pas, ta stratégie, tu as un plan de secours ?
Tchoucky affiche un sourire malicieux qui jure avec la gravité de la situation.
- Oui. Mon préféré. Le plan I.
- Le plan I ? répète Malik. C’est quoi ça, le plan I ?
- Improvisation totale !

Tchoucky
02/05/05 à 15:36
Chapitre 18 : Ido.
Tchoucky :
Plan I comme Incroyablement stupide. Murmure une voix non loin de moi, tandis que nous commençons à nous disperser.
- J'ai entendu ça, Ayoju ! Claironnai-je avant de disparaître dans une ruelle.
La situation est grave, mais je me sens joyeuse. L'Entité a pris corps. Plus rien ne nous empêche de détruire Xana, à présent. Et Pesme est vivant. Il a beau faire nuit, autour de moi, je ne me sens plus aucune raison d'avoir peur. Ce sera dur de vaincre Ido, mais on va le vaincre, forcément, le destin a besoin d'un équilibre, et la chance doit nécessairement tourner en notre faveur.
Je cours dans une ruelle étroite et la remonte. Rien ne s'oppose à mon passage. On dirait qu'Ido focalise son attention ailleurs. Je ne devrais pas tarder à le rejoindre. C'est tout droit, devant moi, toujours tout droit. J'aperçois enfin, à la vague lueur bleue nuit qui tombe du ciel, l'extrémité de la rue. J'arrive au bout, enfin...
Ce n'est pas possible ! Au lieu de la sphère noire, devant moi, c'est l'extrémité du dôme, et la brèche par ou nous sommes arrivés !
J'ai couru toujours tout droit, et pourtant mes pas m'ont ramenés à mon point de départ !
Un instant, je me demande si j'ai perdu la raison. Je fait volte face et recommence à courir le long de la ruelle. Je re-parcours le même chemin vers la sphère noire. Tout droit. Toujours tout droit.
J'aperçois à nouveau l'extrémité... Et me retrouve une nouvelle fois à mon point de départ.
J'entends mentalement quelqu'un au loin, quelqu'un qui rit, qui rit de ma stupéfaction.
- Ah, mais c'est très drôle, ça, Ido ! Vraiment très drôle !
Je ferme mon esprit, n'en garde qu'une petite partie active, et me répète "Droit devant, toujours droit devant". Puis je recommence à courir dans la ruelle. Mais à reculons cette fois ! Et toujours me concentrant sur mon mantra "Droit devant, toujours droit devant ".
La ruelle s'élargit autour de moi. Je la quitte à reculons, et me retourne... Ca a marché. Je ne suis pas revenue à mon point de départ. Je suis sûr une petite place déserte. Un sourire de triomphe naît malgré moi sur mes lèvres. Je me dirige vers la ruelle qui me fait face, afin de continuer toujours tout droit.
L'air semble ondoyé un instant, et je vois, éberluée, le chemin qui se dédouble. J'ai maintenant deux ruelles en face de moi, toutes deux semblables. Impossible de deviner laquelle est l'originale, et laquelle est la copie. Quelle direction prendre à présent ?
Je ferme les yeux et recherche la présence d'Ido. Je sens autour de moi les autres, éparpillés dans la ville. Lys est devant. Vivi est quelque part à mon niveau. Pesme et Dadmax sont un peu en arrière... Ido est là, juste là, je le sens comme si je le touchait. Sans regarder, je m'avance à reculons vers la ruelle d'où sa présence émane, et continue mon mantra "Tout droit, toujours tout droit."
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Vivi :
Vivi frissonne. Est-ce la pâleur des murs de la rue déserte dans la pénombre ? Elle se demande d’où lui vient ce soudain malaise. Et le réalise. Lyoko est en tain d’ondoyer étrangement, autour d’elle.
- Que…
Avant qu’elle n’ait pu le réaliser, ça apparaît devant elle. Une intense couche de néant vient de percer un mur, et grossit, grossit, attirant en elle tout ce qui l’entoure. Des fragments entiers de murs sont entraînés. Vivi sent ses pieds glisser sur le sol. Elle se cramponne à l’embrasure d’une fenêtre, mais l’attraction du trou noir est de plus en plus forte. D’une voix tremblante elle se mets à articuler sa formule de création. Mais les pans de sols sont attirés par le trou noir avant qu’elle n’ait eu le temps de les achever. Elle sent sa main glisser peu à peu. Il ne reste qu’une solution. Dangereuse. Tant pis, à Dieu va. Elle lâche le rebord de la fenêtre, et se laisse entraîner. Sa chute se fait rapidement, de plus en plus rapidement. D’un brusque coup de pied, elle prend appui sur le mur et se jette sur le côté. La vitesse de sa chute aidant, elle rebondit loin, très loin. Malheureusement pas assez loin pour quitter le champ d’attraction. Elle a juste le temps de se cramponner à un pallier, avant de retomber. Cette fois, plus rien ne peux la sauver.
Deux bras qui la saisissent, un sensation d’évaporation. Vivi ouvre les yeux. Elle se trouve sur un toit. Ayoju la relâche.
- Merci.
- N’en parlons plus.
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ChaoticPesme:
Je n'aimais pas trop cette idée de nous être dispersés, dans ce véritable labyrinthe que constituait cette version améliorée de la cité haute en ruine. Le plan de Tchoucky était une épée à double tranchant. Ido pouvait être surpris de nous voir débarquer de tout les côtés, comme, au pire, il pouvait tous nous éliminer un par un en nous retrouvant chacun notre tour dans les ruelles de la cité basse. Le fait de savoir les autres, surtout Tchoucky, livrés à eux mêmes pendant ce temps ne m'enchantait guère, je savais bien qu'ils n'étaient pas des bébés qui avaient chacun besoin d'un chaperon, mais c'était Ido...
Je me faisais du souci pour rien, ce monstre de sadisme n'aurait jamais eu l'intention de s'en prendre individuellement à nous, il manquerait le plaisir immense de nous voir tous ensemble exprimer nos souffrances dans d'horribles cris. Qu'est-ce que je pouvais parfois être négatif...
Mais il n'y avait pas que ça, il y avait aussi cette entité qui avait maintenant son propre corps, je ne lui accordais que le bénéfice du doute car elle nous avait ouvert le dôme. Mais une créature issue de XANA, même si elle représentait l'espoir, qui nous a montré des illusions, tout ça pour pouvoir se fabriquer un corps, était-elle vraiment digne de confiance ?
Mais pour l'instant, il fallait me concentrer sur l'objectif. L'aura de combat de Ido était tellement puissante que moi qui n'avais aucune réelle capacité mentale, pouvais la sentir.
Je m'arrêtai un instant, recevant le nuage de poussière que je traînais derrière moi, dû à ma grande vitesse.
L'air se mit à onduler autour de moi, comme si je me trouvais dans un aquarium. Je me sentis devenir léger, trop léger, beaucoup trop ! J’étais en train de me soulever du sol, des petits cailloux étaient entraînés avec moi, comme si la gravité dans mon espace venait subitement d'être inversée. Je commençais mon ascension forcée vers les cieux numériques du Territoire, mais j'essayais de garder mon calme. Je lançais, depuis les airs, une de mes lames de toutes mes forces qui réussit à se planter sur le toit d'un bâtiment. Etant symbiotiquement liée à moi, je pus, au pris d'un immense effort mental, à stopper ma chute, et à me ramener jusqu'à cette lame qui me servait maintenant de crochet. L'inversion de l'attraction était de plus en plus forte, tellement le béton sur lequel mon arme était plantée, commençait à craqueler. Au bout de quelques minutes, j'étais près de lâcher prise, quand l'air autour de moi redevint normal, me laissant lourdement retomber.
- C'est à ça que tu t'amuses, Ido ?
Car c'était lui, pas de doute possible. Je me relevais et rangeais mon arme dans mon corps. Parce que j'avais dû me rattraper sur le toit, autant que cela me serve à quelque chose. Pour arriver plus vite jusqu'à LUI, je pouvais sauter de toit en toit. J'espère que les autres n'auront pas trop de mauvaises surprises comme ça...
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Lysander :
L'idée de Tchoucky est assez saugrenue. Je m'attendais à tout sauf à nous disperser, mais pourquoi pas...

La ville est presque agréable à regarder sans l'obscurité au quelle j'ai été confronté à l'extérieur. Sans perdre une minute, je m'élance dans ces rues. Je tente de localiser mes compagnons. On dirait qu'il sont à des kilomètres. Pourtant de l'extérieur j'aurai jurer que l'intérieur du dôme ne serai pas si étendu.

Au lieu de me perdre dans les méandres des villes je la "survole" sautant de toit en toit. Je vais toujours tout droit, bien que je ne sache pas où se trouve Ido, je me dirige sur la plus grosse source d'énergie que je détecte.

Toujours en courant, j'entends comme un craquement. Le sol se fissure et une sorte de pilier en sort juste devant moi, me faisant perdre mon équilibre. Je tombe. Je fait quelques mètres en chute libre avant de réagir. J'active mon sabre et l'enfonce dans la paroi de l'immeuble. La lame puissante ne reste pas figée dans la roche, elle continue sa descente. Néanmoins, le frottement contre le mur freine ma chute. Arrivé brutalement à terre, je fait une roulade et me redresse. Je cherche mon ennemi, un pilier ou autre chose qui sort du toit d'un immeuble, je n'appelle pas ça une coïncidence ...Un autre craquement. Juste le temps d'éviter trois pics rocheux qui ont fait irruption de terre, dans le but commun de me transformer en brochette. Je suis irrité : comment faire pour lutter contre ça ? Me rendre invisible ? Il me faudrait pouvoir savoir où est mon ennemi pour le lui suggérer...Et hélas ce n'est pas le cas.
Toujours méfiant, je reprend ma route en longeant les immeubles. Bien que je me sente observé je n'arrive pas à détecter sa position. Toujours redoutant un attaque, je suis désemparé lorsque le sol se remet à trembler. Je suis entre deux immeubles. Les secousses se font de plus en plus violentes. Les bâtiments implosent sur eux-mêmes . Si je ne cours pas très vite, je risque d'être enseveli. L'éboulement sur les talons, je cours, j'accélère, je concentre toute mon énergie dans mes jambes. Je débouche enfin sur une petite place. Je me retourne, et vois les décombres des immeubles. A l'autre bout de la ruelle, posté sur les décombres tel un conquerrant, j'aperçois Ido avec un sourire amusé.
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Dadmax :
Nous pénétrons dans le dôme. Tchoucky propose un plan qui me paraît bien risqué. Mais bon, c'est elle qui commande. Avant de partir, je lance à l'Entité:

- Au fait Esperanza, je n'ai pas eu le temps de te remercier la dernière fois qu'on s'est vus. Alors je le fait maintenant : merci de m'avoir donné un seconde chance. A part pour la couleur blanche, tu m'as rendu un grand service.

Je m'engage dans une rue en finissant :

- Maintenant j'ai une dette envers toi.

Je souris en avançant tranquillement entre les immeubles. Soudain mon sourire disparaît. J'ai sentis la trace d'un dégagement d'énergie. Le décor change alors autour de moi. Devant moi se dresse un mur apparemment bien réel. Autour de moi trois autres murs apparaissent et commencent à se rapprocher. Je touche l'un deux. Il est aussi solide que s'il était réel.
Je regarde vivement autour de moi, en l'air, et au sol. Aucun échappatoire. Je commence à m'inquiéter sérieusement. Je tente de sauter pour passer par dessus un mur, mais ils s'étendent alors en hauteur.
' Et m****. Comment je me sors de ça moi?'

Je me concentre pour analyser chaque parcelle de ces murs. Il ont forcément un défaut...
'Trouvé!'

- Je sais que tu m'entends Ido. Alors regardes bien : je sais comment abattre ces murs.

Il ricane, visiblement peu convaincu. Je lance d'un voix méprisante:

- Abruti. Ton pouvoir est basé sur la nuit. Et je dispose d'un bon moyen de repousser l'obscurité.

Je libère un globe de lumière qui grandit, m'entoure. A son contact, les murs m'entourant disparaissent. Le globe s'étend jusqu'à couvrir la rue de sa clarté. Je l'entends presque fulminer.
'Espérons que les autres ont autant de chance que moi.'
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Pykar :
J'étais en train de foncer dans la ville à la recherche d'Ido. Je le sentais, qu'il nous narguait...
"Ok, murmurai-je pour moi-même... Tu veux rigoler, on va être deEEEEEEUAAAAAHHHHHHHHHHHHH!!!"
Je n'avais pas le temps de comprendre que je m'écrasais contre la façade d'un immeuble...sur laquelle je me tenais debout...
"C'est quoi ce délire?"
Je vis alors que la gravité était modifiée... Je me tenais à la verticale...
"OK, Pykar, garde ton sang fr...surgelé. Vois le bon côté des choses, maintenant, tu pourras jouer à Spiderman pour de vrai!"
A peine avais-je fait cette réflexion que la gravité se renversa carrément...
"WWWWAAAAAHHHHHHH!"
J'étais en train de m'envoler. Alors que j'approchai du toit, je réussis à m'accrocher à une fenêtre... Si je lâchais prise, je "tombai" dans le ciel...
La gravité se renversa une troisième fois, et je fus projeté sur un immeuble en face...
"Aie! Ca va durer longtemps, c'te partie de Ping-pong?"
J'eus alors le réflexe de briser une fenêtre avec ma lame. Je me jetai dedans au moment où la gravité s'inversa de nouveau vers le ciel. Je fus scotché au plafond de l'appartement... Je réussis à ouvrir la porte.
La gravité se renversa et je descendis un escalier en suivant le mur... Finalement, j'arrivai devant la porte d'entrée. Elle donnait sur une immense rue. La gravité se renversa a nouveau, et je fus projeté dans la rue, jusqu'à me trouver hors de l'effet de champ de ce truc.
"Wow!, j'aimerais pas recommencer ça tous les jours!"
Je repartis vers le centre.
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Espéranza :
Kallisto marche devant moi, silencieuse. Elle a peur. La rue est silencieuse, et ça ne lui paraît pas naturel.
- S'il n'y a pas de bruit, c'est parce que nous sommes loin des autres. Lui dis-je.
Elle se retourne et sourit.
- Je sais.
Nous continuons à avancer et arrivons sur une place. Nous la traversons, essayons d'atteindre l'autre côté. Mais plus nous avançons, plus la ruelle d'en face recule. La place s'allonge autour de nous, s'étend, s'étire. Kallisto, affolée, tente de repartir en arrière. Mais la ruelle de derrière recule. Nous sommes maintenant isolées sur une place immense qui s'allonge au fur et à mesure que nous cherchons à en sortir.
Je retiens Kallisto par le bras avant qu'elle ne panique.
- Viens.
Je tends la main vers le sol. Un trou se creuse, grandis. Nous nous enfonçons dans le tunnel ainsi formé, et nous éloignons de la place.
- Où allons-nous, Espéranza ?
- Nous remontons vers le centre, comme ton amie Tchoucky l'a demandé.
- Mais... Ce tunnel est si étroit.
- Tu n'as aucune raison logique de t'inquiéter. Je sais le chemin.
- Pourquoi es-tu si froide, Espéranza ?
- Froide ? Je n'en ai pas conscience.
Je remonte la main vers le haut et crée une ouverture au dessus de nos tête.
- Tu vas continuer seule, à présent.
- Pardon ?
- Tu vas remonter en surface. Je m'arrangerai pour brouiller ta fréquence et Ido ne te sentira pas venir. Et moi je vais m'éloigner, pour le tromper.
- Mais...
- Fais-le. C'est ainsi qu'il faut faire.
Elle hésite, puis remonte par l'ouverture. Je m'éloigne en réfléchissant à la manière de brouiller Ido.
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Malik :
Je marchai dans le dôme quand une silhouette apparut. Je la reconnut aussitôt : celle d'Ido. Il fit un geste et d'un coup, il lança une boule de feu ou je ne sais quoi et elle s'embrasa à côté de moi, projetant mon ombre sur le sol.
-IMBECILE, criai-je, TU ME FAIT DE LA LUMIERE, AINSI, JE TE VOIX MIEUX...
Mon souffle fut coupé quand j'aperçu mon ombre se lever et s'avancer dangereusement vers moi.
-Haheuuuuuuu!!! Oula, si Ido est capable de trucs dans ce genre, on va pas s'en sortir.
Je pointai mon bâton vers l'ombre et j'envoya un éclair. Il passa au travers et s'écrasa contre un mur. Cet acte laissa mon ombre indifférente.Elle n'avait rien, contrairement à moi qui était plié en deux, une grosse tache noire sur mon ventre: j'avais reçu la douleur et la souffrance de mon ombre à sa place.
Elle en tout cas, ne se privait pas de cet avantage: elle me donnait des coups comme c'était pas permis.
Pendant ce temps, Dadmax, voyant que j'était en difficulté, s'approcha de moi et de mon ombre en furie, il tendit le bras et, une lumière extrêmement puissante jaillit de son brassard, faisant disparaître mon ombre. Je me tournai vers lui.
- Merci, murmurais-je, haletant et souffrant comme un martyr.
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Ayoju :
Je courais depuis une dizaine de minutes, l'intérieur du dôme contrastait énormément avec le reste du territoire: Tout était en parfait état ! Je parcourait une ruelle étroite depuis le début quand soudain, elle s'élargit. Plus large, mais toujours aussi longue : Je ne voyais qu'un petit point lumineux au bout !
Sans quitter le bout de la rue des yeux, je me mis à courir. Très vite je me rendit compte que quelque chose clochait. Ca faisait 5 bonnes minutes que je courais à pleine vitesse et le bout de la rue semblait toujours aussi loin. Pris soudain d'un doute affreux, je décidai de me retourner.... pour voir l'endroit où la rue s'était élargie. Je n'avais pas bougé d'un centimètre ! J'étais complètement déboussolé. Une voix se fit entendre le ton ironique:
- Tu ne sortiras jamais de cette rue !
Je réfléchis deux secondes et souris. Je répondis à Ido, car c'était bien lui:
- Tu as oublié un petit détail Ido !
Et je me téléportai tout simplement à l'entrée du dôme. J'avais échappé au piège d'Ido !
Alors que je prenait un autre chemin, je vis devant moi une vision de cauchemar : Vivi, semblant sur le point d'être aspirée par un trou noir ! Je ne réfléchis même pas aux risques, je me téléportai jusqu'à côté de Vivi, la pris dans mes bras et me téléportai à nouveau hors de danger. Tout cela en moins de 5 secondes !
- Merci ! me dit-elle.
- N'en parlons plus ! lui répondis-je.
Cette fois-ci, se serait avec Vivi que j'irais faire un coucou à Ido !
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Sebrich :
Je courais, inexorablement vers le centre. Personnellement, je trouvais que c’était une bonne idée de se séparer. Car, je pense que si on reste ensemble, Ido n’aurait qu’à faire tomber un immeuble sur notre tronche pour en finir.
Mais, une chose me torturais depuis le début : Quels pouvoirs avait Ido ? Pouvoir de création, ou de destruction ? De disparition ? Et puis m****, je verrai bien en temps voulu. C’est pas la peine de me faire du mouron pour ça.

A mesure que j’avançais, j’avais comme une impression de lourdeur. Mais après quelques minutes, je commençais à m’affoler vu que j’avais de plus en plus de mal à soulever mes pieds. J’eus l’idée alors d’utiliser mes ailes pour me donner un peu moins de poids, mais rien qu’en les soulevant, je sentis qu’ils faisaient à mon humble avis 50 kilos…. chacun.
Maintenant, j’était à genoux, empêchant ma tête d’aller faire un bonjour au sol. J’entendis alors un rire, un rire qui me donnait plus envie de trembler que de sourire.
-Et bien, je crois que j’ai la réponse à ma question, fis-je pour moi-même.
Le bâtiment qui était le plus près de moi se mis à s’écrouler sur lui même. Je le vis alors, droit devant moi, avançant aussi sereinement qu’il était possible, et peu être même un peu plus.
-Alors, fit-il tout sourire. Qu’est ce que ça fait d’avoir l’impression de peser 400 kilos ?
-Ca me donne l’impression d’avoir les genoux enflés.
-A ce que je voit, on a de l’humour, répliqua-t-il en rendant son sourire moins grand.
On se contempla 15 secondes.
-Je te propose un marché, dit-il en reculant. Tu arrives jusqu’à moi, et je remettrais la gravité à son attraction normale. Sinon, je l’augmenterai encore jusqu’à ce que ton cerveau soit trop lourd pour ta boite crânienne, et s’écrase sur le sol. Alors, qu’en dis tu ?
Pour toute réponse, je me remit debout.
-Aah, c’est très bien d’avoir su se relever, mais sauras tu avancer tes pieds sans trébucher ?
A mesure qu’il parlait, j’avançais résolument. Il était quand même à 10 mètres.
-Allez, allez. Ne me dis pas que tu est déjà fatigué ? ricana-t-il quand je mit un genoux à terre a environ 6 mètres de lui. Bon, pour te donner du courage, je vais un peu augmenter la pesanteur.
J’eus comme un choc.
-Oh pardon, je me suis un peu précipité, maintenant tu fais pas loin de 600 kilos. Bon, ben je crois que tu ne saura plus te ……
Malgré cela, je relevai mon genoux, et continuai à avancer. Plus j’avançais, plus j’allais vite. A 4 mètres, j’allais comme si je courais. Je sortit précipitamment mon sabre de son fourreau, et courus jusqu’à Ido en criant.
Quand je fus à 1 mètre de lui, j’abatis mon sabre en gueulant :
-MEURS ! ! !
Je trébuchai, après avoir frappé dans le vide.
-Mmmh, impressionnant, dit la voix d’Ido dans mon dos. Comment as tu fais cela ?
-Quand on a vraiment envie de tuer quelqu’un et que l’on haït, haletais-je, on peut faire preuve de choses incroyables. De plus, le personnage que je suis est très fort.
-Très bien. Un marché est un marché. Je ne te tuerais pas… enfin, pour l’instant.
Je sentis comme une présence qui ne fut plus là. Je restais 2 minutes à terre, reprenant des forces, puis me relevai assez facilement avec une force d’attraction normale, pour reprendre ma route vers le centre.
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Tchoucky :
Toujours à reculons, je cours dans la ruelle et je sens que j'atteint mon but. Lys est toujours quelque part tout près de moi, mais Vivi a été retardée, elle est avec Ayoju, quelque part... Ce sont Malik et Dadmax, qui sont les plus proches. Je sort de la ruelle et me retourne.
Je suis devant la sphère noire, qui illumine les murs bleus de la ville d'une lumière d'éclipse. Je vois sa silhouette, grande et mince, massive, debout devant moi. Il m'attend, sa faux à la main. Plus le temps d'attendre. Cette fois, je ne peux pas me permettre de le rater.
MEURS !
Mon attaque mentale s'enfonce en lui, balayant tout sur son passage. Mais avant que j'ai pu atteindre le cœur de son âme, une violente douleur me prend aux tempes. Je n'ai que le temps de fermer mon esprit avant que toute l'énergie destructrice que j'ai lancée ne me revienne en pleine face.
Je me sens soulevée du sol par une force invisible, et me retrouve suspendue, à mis chemin entre la terre et le ciel, incapable de bouger bras et jambes. Ido relève la tête vers moi et sourit.
- Trop tard, gamine ! Il ne fallait pas rater ton coup, la première fois. Depuis, j'ai pu apprendre à te contrer.
Lysander vient de surgir d'une ruelle. Il se précipite vers nous. D'un geste désinvolte, Ido tend le bras vers lui. Le sol se met à reculer sous les pieds de notre Jedi, qui court en vain, sans parvenir à nous rejoindre.
Une intense lumière nous inonde. Dadmax vient d'arriver, Malik sur ses talons. Aussitôt, des créatures humanoïdes formées de boue jaillissent du sol pour l'affronter. Kallisto, surgissant de derrière un immeuble, bondit devant eux pour leur prêter main forte. Seule ? Où est Espéranza ? Je sens les autres qui se rapprochent, Pykar, Vivi et Ayoju. Pesme progresse de toit en toit, mais je ne peux l'apercevoir.
De là où je suis, je vois toute la ville, et au loin, l'horizon, un petit liseré de rouge y transparaît. L'aube...
Ido tourne la tête vers moi. Nous devons toujours être télépathiquement liés, il semble qu'il ait entendu ma pensée. Un imperceptible changement se fait en lui. D'hilare, son visage devient dur. Il empoigne le manche de sa faux.
- Bon. On s'est assez amusés comme ça.
Je comprends soudain. L'aube. Son pouvoir est fondé sur l'ombre. Il ne doit pas être aussi puissant en plein jour. Sans rompre le lien entre son esprit et le mien, je recule en moi, et lance un message suffisamment court pour qu'il ne puisse pas l'intercepter.
Résistez ! Résistez jusqu'à ce que le jour se lève !
Je peux encore percevoir un peu ses pensées. Il attend que Pesme soit là, pour nous achever l'un après l'autre devant lui, et moi en dernier. Il ne veut pas le tuer, il veut le faire souffrir. Souffrir atrocement...
Je m'agite en vain, dans ma bulle antigravitationnelle. Je rage. Je suis impuissante. Je ne peux rien faire.

Tchoucky
02/05/05 à 15:37
Chapitre 19 : Le jour se lève.
Lysander :
Il est là. Au début, je pensais qu'il me regardait, mais en fait son attention est focalisée sur Tchoucky. Elle semble être enfermée dans un cocon invisible. Je m'élance dans sa direction, je ne peux pas la laisser dans cet état. Je fonce droit en direction de Tchoucky, mais quelque chose cloche : le sol bouge comme s’il était vivant. Plus j'avance, plus il recule, comme si j'étais sur un immense tapis roulant. Je perçois que les autres sont déjà là. En même temps, j'intercepte le message de Tchoucky. Il faut donc retarder Ido le plus longtemps possible... Pour le moment c'est moi qui le suis.

Je fais volte face, cours dans le sens du sol, et m'éloigne de Tchoucly et Ido. Je prends une impulsion et grâce à mes pouvoirs, je me propulse dans les airs. J'oriente ma course en direction de l'immeuble le plus proche, et atterri sur le toit. Je réussi à capter l'attention de Ido en lui envoyant mon sabre. Il l'esquive aisément avec son immense fourche. De retour en ma possession, je me met en position de défense, la lame pointée vers mon ennemi. Son sourire moqueur ne quitte pas son visage. Il commence vraiment à m'agacer, je ne pensai pas devoir m'en servir, mais maintenant je n'ai plus trop le choix . Je pousse l'interrupteur sur la troisième position et une deuxième lame argentée surgit sur le "dessous" du pommeau de mon arme. Même pas impressionné, Ido se précipite sur moi. Il manque de me couper un bras avec sa faux. Il est très rapide. Il fait soudain surgir des monstres. Avec un petit enchaînement, j'en arrive à bout assez rapidement. Il revient à la charge. Je pare son premier coup et tente de le transpercer en faisant pivoter mon sabre de telle façon que la première lame dévie sa faux et que la seconde lui transperce le ventre. Hélas ma lame n'est pas assez longue et s'arrête à quelques centimètres de lui. D'un violent coup de pied, il se dégage et m'envoie contre un muret. Je me ressaisi et fais tournoyer mon sabre qui tourne si vite, que les deux lames ce confondent en une seule. Tout ce qu'on peut voir, c’est une sorte de roue argentée qui tourne devant moi. Ido ne paraît pas inquiet. De ma main libre, je fais léviter des décombres, et les lui lancent à pleine vitesse. Il les évite tous avec sa faux. Je profite de ce moment d'inattention pour fondre sur lui et lui lancer mon sabre. Il tournoi dans les airs à l'horizontale. Ido, trop occupé à dévier les décombres, s'aperçoit trop tard que le projectile étincelant lui fonce dessus ; ce dernier le découpe proprement en deux.

Je n'en reviens pas moi même. J'ai réussi à découper Ido ! Je ressens toujours son attraction sur Tchoucky. Etrange, l'effet de sa prison aurai dû disparaître avec sa mort . Je reprends mon calme, et appelle mon sabre laser à moi. A ce moment précis, le sol bouge. Non c'est une ombre. Je regarde au-dessus de moi et vois Ido qui s'esclaffe. Je comprends… je me suis fait berné ! Il s'est simplement servi d'un clone qu'il avait générer avec son pouvoir sur les ombres. Désemparé, je le vois fondre sur moi. La main tendue, je sens le contact rassurant de mon arme. Pfiou ! Heureusement que j'ai eu le réflexe de la rappeler. Le choc est rude. Je pare sa première attaque et recule. Sa faux revient à la charge, je ne peu que me défendre. Je tente une parade, mais il anticipe. Soudain, je sens mon corps s'élever en l'air. Je n'ai plus prise avec le sol ! Tant bien que mal je tente de me raccrocher à quelque chose. Il en profite pour donner un coup d'une rare violence qui me fait perdre mon sabre des mains qui au lieu de s'envoler, tombe à terre. D'un mouvement de sa faux, Ido l'envoie en direction de mes compagnons. J'espère que ça n'aura blessé personne.
Je suis à plus de cinq mètres du toit de l'immeuble. Je me concentre et canalise mon énergie dans mes mains. Mes doigts crépitent d'une lueur bleue, et je relâche toute cette énergie d'un coup sur mon ennemi. Les éclairs que j'arrive à produire franchissent en un clin d’œil la distance qui nous sépare et viennent s'écraser contre le sombre costume d'Ido. J'ai l'impression qu'il les absorbe sans rien ressentir. Complètement vidé, je sens l'attraction qui reprend un cours normal… Non, pas complètement… Mon corps devient lourd, très lourd ! Le toit de l'immeuble se rapproche à grande vitesse. Je canalise mes dernières force et tente de me créer une sorte de bouclier psychique. Quoiqu'il advienne, je n'arriverai pas à éviter le toit, donc autant rendre l'impact moins douloureux. Je ferme les yeux, le choc est tel que je passe à travers le toit. Mon bouclier à tenu bon. Je n'entends plus rien, résiste et perfore encore un étage. Je n'ai plus aucune notion de distance, et mon bouclier se désagrège. Avec beaucoup d'efforts, j'ouvre les yeux. Ma jambe fait un angle bizarre mais je ne la sent pas. Je souri, finalement je m'en sors pas si mal.... Je lève les yeux sur Ido. Celui-ci fait un grand sourire. Tout en s'élevant par les trous que j'ai personnellement créés, il défonce méticuleusement avec sa faux toute la structure de l'immeuble. Les pierres tombent. Je ferme les yeux. Tout est noir…Je sombre...
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Kallisto :
"Lysander !"
Le cri s'est échappé de nous tous en même temps. L'immeuble s'est effondré sur lui. C'est pas vrai ?! Pourquoi faut-il que Ido soit... Je cours dans sa direction pendant que Malik et Vivi s'activent à faire une armée avec les monstres de boue. Je saute en hauteur et assène un coup de pied retourné à Ido... qui me l'attrape, me saisit ensuite par le cou et me soulève d’une main. Je ne gigote pas pour ne pas aggraver mon cas. De son autre main, il plante ses ongles dans ma joue et ricane :
« Je vais te faire regretter d’avoir fais naître l’Entité… »
Avec une extrême lenteur, Ido enfonce ses ongles et me griffe profondément la joue. Il recommence le même rituel en gardant un rictus sadique. Mon visage se crispe sous la douleur. J’entends vaguement quelqu’un hurler. Ma vue se brouille…Il continue de me labourer le visage…
Espéranza… Da…
« Tu résistes bien… Tant mieux, je peux te faire souffrir plus longtemps, grince Ido. »
Ses ongles continuent de sillonner mon visage. Il me serre en même temps le cou comme pour m’étrangler. Je n'arrive pas à me téléporter... Je ne vois plus rien !
"Tu es bien faible..." J'ai l'impression qu'on me jette à terre. Je sens un pied me taper puis... Du noir...
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Dadmax :
Lorsque Ido relâche Kallisto, je voie nettement les traces sur son visage. Lorsqu'il lui flanque un coup de pied, je vois rouge. Un cri de rage sors de ma bouche. Le terrain, la rue, puis toute l'avenue est inondée de lumière. Je m'élance vers Ido en hurlant ma rage. Des monstres se dressent devant moi mais je leur passe littéralement au travers. Je bondis sur Ido et lui décoche un violent direct en pleine face. Il recule légèrement sous l'impact. J'en profite pour lui placer un coup de pied qui le repousse quelques mètres plus loin. Je me penche sur Kall.

- Kall. Kall tu m'entends?

Je sens qu'elle est presque morte. Mon visage se durcit alors qu'une énergie puissante et connue me parcours. Je me relève et fais face à Ido. Lorsque je m'adresse à lui, ma voix à des accents métalliques :

- Tu n'aurais pas dû t'en prendre à elle.

Ido ouvre de grands yeux.
- Aloth n'était-il pas sensé être disparut ? dit-il avec ironie.
- Aloth est mort. Mais il m'a apparemment laissé un souvenir à retardement.

Je me précipite vers lui. Mon premier coup est fulgurant. Il l'arrête malgré tout et porte lui aussi un coup. Je le détourne difficilement et enchaîne. Le terrain retentit de nos coups et de nos interceptions. Même si pour le moment je tiens le rythme, je sens qu'il est sensiblement plus fort que moi. Je concentre toutes mes pensées sur l'image de Kall, puisant mes pouvoirs dans ma colère.

- Tu fatigues on dirait... fait Ido avec sarcasme.

Soudain il s'empare de mon poing droit et me flanque un coup à l'estomac, puis un aux côtes. Il pivote autour de moi en tenant mon bras et j'entend nettement le craquement lorsqu'il me le brise. Il me frappe à nouveau, cette fois aux jambes, et je tombe à genou. Il m'attrape par les cheveux et me tourne face à mes amis. Il parle calmement :

- Tu m'as amusé. Maintenant regarde une dernière fois tes amis. Je vais te tuer.
- J'suis déjà mort une fois.

Je tend ma main valide derrière moi et je murmure:
- Nuage acide

L'attaque de Kallisto se matérialise dans ma main sous la forme d'une boule verte. Cette boule explose, et Ido me projette au loin en lâchant un chapelet d'injure.
Je m'écroule au sol et reste immobile.
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Malik :
J'avait assisté à la chute de Kallisto et maintenant à celle de Dadmax. Ca ne pouvait plus durer, je m'approchai de Ido et, avec assurance et sérénité, cachant ma peur immense, lui dit:
- Je suis ton prochain adversaire, tiens toi bien.
Ido éclata d'un rire sadique et froid. Il fit léviter des pierres venants de toutes les directions et les assembla pour former un couloir.
- Je suis dedans, retentit la voix d'Ido.
- TU VA VOIR, ENF***, criai-je.
J'entrai en courant dans le couloir et arrivai à une intersection : 4 couloirs partaient vers le nord, le sud, l'est et l'ouest. Je pris celui à l'ouest et abouti au bout du couloir, et STUPEUR : je lévitais avec le couloir. Ido étais en bas. Son ombre devint immense. Je pus le voir faire un geste avec sa faux et son ombre engloutit le couloir et le fit disparaître. J'entamai alors une longue chute suivie d'un crash. Je me relevai et envoya un éclair grâce à mon bâton. Re bellotte : il fit venir des pierres, les assembla et fit s'engouffrer l'éclair dedans qui ressortit par l'entrée et me frappa violemment.
- Ce n'est pas fini, dis-je.
Je fonçai alors sur Ido qui, grâce à un magnifique jeu d'ombres, fit sextupler son ombre. Il en avait six désormais, devenues énormes. J'étais frappé par la peur.
-Tu... ne ... m'auras ... pas avec tes feintes, Ido.
En fait, si. Il m'eut. Il m'entoura de pierres et forma une grande tour autour de moi et la fit s'écrouler. Une fois cela fait, il retira les pierres et les éparpilla.
-Je...... n...ne suis....pas ........mort, murmurai-je.
-Je ne vais pas te tuer.
Voilà, j'était KO à mon tour. Les autres, je compte sur vous.
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Sebrich :
Je regardais Tchoucky dans les airs. Puis mon regard tourna vers l’amas de béton fumant où quelques minutes avant se trouvait un bâtiment où Lysander avait foncé dedans. Puis je déplaçai ma vue en direction de Kallisto évanouie avec Dadmax pas loin. Quand il avait commencé, j’ai été quand même vachement ébloui par la lumière qu’il avait produit. Et après cette rapide vue de la situation, je sortis mon sabre doucement, en disant :
- Bon, a mon tour.
Ma course en direction d’Ido était rapide, et à côté de moi luisait mon katana en fendant l’air. Quand j’arrivai devant Ido, je pensais qu’il aurait au moins un peu de mal à parer mon coup. Mais non, il leva juste sa faux. Mon sabre très coupant percuta son manche en bois qui avait l’air très fragile, mais résista, et fis une sorte de petite poussée qui m’envoya valdinguer quelques mètres plus loin. Je me rétablis dans les airs et atterri.
- Penses-tu pouvoir me battre ?
- Peut-être pas te battre, fis-je en relevant les yeux vers lui, mais au moins t’affaiblir un peu.
Là, il éclata de rire.
- Crois tu qu’un misérable oiseau comme toi réussira à m’affaiblir ?
- Arrête de causer, et bats toi.
Je déployai mes ailes noires de jais, et partis à toute vitesse vers ce personnage qui me riait au nez. Je voulu le pourfendre simplement et proprement, mais sa faux me fit dévier. Mon corps passa à côté, et il me fit un coup de coude dans le ventre. Je finis ma course en traînant par terre. Quand je me relevai, il n’était plus là.
- T’est où sale monstre ?
- Je dirais : derrière toi, fit une voix dans mon dos.
Je n’eue même pas le temps de me retourner que je ressentis une douleur dans les ailes : il me les avait cassé, le salaud !
- Encore, pensais-je, mais qu’est-ce qu’ils ont après mes ailes ?
Je me retournai pour lui envoyer un coup de sabre dans l’épaule, mais il se baissa. Puis avec le paume de sa main, m’envoya dos contre un mur plusieurs mètres plus loin. J’eus le souffle coupé, et je restai assis là, car le temps de retrouver un peu de souffle, 1 demi-heure serait passée.
Et je le regardais, les yeux dans le vague, en train de décimer le reste de mes amis.
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Pykar :
Ido était enfin en vue... Il me faisait face et me regardait avec un sourire narquois.
"Te voilà enfin...
- Alors c'est toi qui t'amuses à me transformer en balle de ping-pong avec les immeubles?
- Ca t'a plu?
- .....(pas de réponse)
- Prépare toi à ta fin..."
Un contre un. Ca semblait équitable. Je chargeai et me préparai à lui donner un coup de lame à la tête...Ma lame fendit l'air...et fit un tour complet. Il avait réussi à baisser la tête avec une célérité impressionnante. Je continuai à essayer de frapper mais il réussissait à esquiver à chaque fois...
"Ah, tu veux jouer à ça?"
Je me reculai alors, pris appui sur le mur et me lançai sur Ido... Bien sûr, il esquiva. Mais en gardant mon élan, je réussis à lui re sauter dessus. Je lui attrapais le bras droit.
"T'as perdu!" fis-je.
Mais soudain, il tourna le bras et me projeta derrière lui sans me lâcher. Je m'écrasai au sol. Puis soudain, il me fit tournoyer en l'air comme dans un lancer de marteau. Quand il me lâcha, je fus éjecté, je passai a travers une fenêtre et m'écrasai dans un appartement avec un CRASH atroce. J'y perdis connaissance.
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Ayoju :
Tchoucky prisonnière, Lysander sous un immeuble, Kallisto et Dadmax KO. Ido prenait un malin plaisir à nous éliminer un par un. Cette situation était intenable. Je fulminai. Moi qui, habituellement, prenais tout à la rigolade, refis connaissance avec un vieux sentiment : la colère. Mais la colère avait du bon. Comme je l'avais vu avec Dadmax, elle pouvait décupler le forces.
Je poussai un cri, ce qui étonna le reste du groupe. Je m'élançai vers Ido. Evidemment, il m'attendait, le sourire aux lèvres. Je le voyais préparer sa faux, croyant se débarrasser rapidement de moi. Mais alors que la lame allait s'abattre sur moi, je me téléportai. Je réapparu juste dans son dos, ma lame caudale prête à frapper. Je contractai ma queue mais, à quelques millimètres de son dos, apparu soudain sa faux, bloquant net mon coup.
- Joli ! Tu as failli me surprendre !
Je me téléportai un seconde fois, évitant de justesse sa contre-attaque. Là, il me chauffait vraiment les oreilles ! Je sortis ma lame énergétique et sauta droit sur lui.
La suite du combat ne fut qu'une successions d'attaques et de parades. Je me téléportai sans arrêt pour éviter ses coups tandis qu'il évitait sans effort apparemment les miens. Ma rage avait beau décupler mes forces, je brûlai mon énergie à la vitesse grand V. Je me retrouva finalement à genoux deux mètres devant lui, haletant, tentant désespérément de me relever. Mais rien à faire, je ne pouvais plus bouger. Ido se rapprocha lentement de moi, savourant ce moment.
- Déjà fatigué Ayoju ? lança-t-il. Je me suis à peine échauffé !
Il étais maintenant juste à coté de moi. Il leva sa faux, la lame bien alignée au-dessus de mon cou.
- Adieu !
Et il abattit sa faux... dans le sol ! Son petit discours m'avait permis de récupérer juste assez pour une dernière téléportation. Mais je n'avais pas pu aller assez loin. Je m'était caché derrière un tas de gravas une dizaine de mètres plus loin, tellement épuisé qu'Ido ne pouvait pas me détecter.
Le round Ayoju VS Ido était fini: J'avais perdu !
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Vivi :
- Ayoju ! Ayoju !
Vivi appelle, entre deux incantations, mais il ne l'écoute pas. Il ne cesse de se téléporter, et se téléporter encore, s'épuisant sans penser plus loin que le bout de ses moustaches.
Tant pis, pas de temps à perdre. Quand Ayoju aura dépensé toute ses réserves, il faudra qu'elle ai créé suffisamment de monstres pour prendre le relais. Elle annone et annone. En relevant la tête, elle croise le regard de Tchoucky dans sa bulle.
Vivi, courage. Le soleil est bientôt levé !
Vivi sent la force de Tchoucky qui l'envahit et la réchauffe, mais ça n'empêche pas le désespoir de pointer.
On y arrivera pas. Il est trop fort.
Il va nous maintenir en vie, Vivi. Il va nous maintenir en vie jusqu'à ce que Pesme arrive, il ne nous tuera que devant lui.
Pesme ? Mais il va être là d'une minute à l'autre.
Pas vraiment. Je lui ai envoyé un message... Heu... Disons qu'il ne va pas me pardonner de sitôt, mais ça va le maintenir un temps sur une mauvaise route.

Une pointe d'inquiétude se fait entendre dans la pensée de Tchoucky, et Vivi ne peut s'empêcher de rire intérieurement.
"Ah, ces deux-là, quelle paire !"
J'AI ENTENDU CA, VIVI !!!!
Avant que Vivi n’ai pu répliquer, Ayoju réapparaît non loin d'elle. Il est épuisé.
"A moi"
En vrac, elle précipite sur Ido tout ce qu'elle a eu le temps de créer. Méga tanks, Pieuvres, Krabes. Elle ne quitte pas du regard Tchoucky, toujours suspendue entre ciel et terre.
"S'il ne peux nous tuer tous, il se contentera d'elle. il faut la sortir de là. Il faut déconcentrer Ido, le temps de la libérer"
Elle sait ce qu'elle doit faire, mais c'est de loin l'idée la plus folle et la plus idiote qu'elle ait jamais eu. Elle se précipite sur Ido, lui saisi tles bras. Surpris par la stupidité de l'attaque, le démon ne prend pas le temps de se défendre. Les mains autour des poignets du monstre, Vivi prononce alors la formule du sommeil qui répare. Les yeux d'Ido se voilent quelques secondes. Un bruit de chute. Tchoucky vient de retomber sur le sol. Vivi se précipite sur elle, la relève et l'entraîne loin du combat.
- Très ingénieux, Vivi, mais tu viens de me donner des forces en plus dit Ido.
Il lève sa faux, et en quelques seconde, l'armée des monstres alliée est décimée. Ido rit, rit au milieux du carnage. C'est alors que la douce lueur orangée du soleil se répend sur la ville, faisant scintiller la faux, et les carcasse de monstres détruits.
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ChaoticPesme :
Une lumière plus intense parvenait enfin jusqu'à mes yeux, ainsi dans ce territoire, la nuit et le jour était géré presque comme sur Terre. Ce qui m'amenai à me poser une question : pourquoi tout ce que créait XANA ressemblait plus ou moins à ce que l'on pouvait voir dans le monde réel... est-ce qu'il avait l'intention d'y venir lui même, si son désir de domination pouvait devenir une réalité ? Ou, faisait-il cela simplement pour nous montrer qu'il connaissait beaucoup mieux notre monde qu'on aurait pu l'imaginer ?
J'étais arrivé plus tôt sur le terrain du combat, ma méthode de déplacement était très rapide. Mais je reçu un peu plus tôt un message mental de Tchoucky (semblait-il), m'appellant à l'aide à environ 500 mètres du combat. Bien que rien ne prouvait maintenant que ça n'aurait pas pu être un traquenard de Ido, j'y suis tout même allé... et évidemment, je n'ai trouvé sur place qu'un bâtiment à moitié délabré. Ca ne pouvait être que lui qui m'avait envoyé ce message, voulant jouer avec moi avant même que je ne sois sur place. J'avais ainsi perdu de précieuses minutes qui auraient pu être fatales pour mes amis. Comment est-ce que je pouvais me laisser berner aussi facilement ? J'accélérais mes sauts de toits, et j'arrivais enfin au milieu de l'arène ouverte.
Comme je m'y attendais, il m’attendait, portant fièrement une faux sur son épaule. J'observais les alentours, je ne voyais pas Lysander ni Malik. Dadmax, Pykar et Kallisto étaient à terre, Ayoju n'était pas tellement blessé, mais il ne tenait plus debout. Puis je vis de l'autre côté de la bataille, à l'abri des regards des autres, Vivi qui emmenait Tchoucky au loin. Ses mouvements étaient peu sûr, elle semblait étrangement ankylosée.
Ce monstre avait osé toucher à elle, il allait le payer cher... très cher !
Je sortis une lame de ma main qui se mit à prendre une couleur rouge écarlate. Elle s'allongea lentement pour devenir une large épée. Je refis rapidement la même technique avec mon autre main...
- Bloody Swords !
Je fonçais enfin sur lui sans me poser de questions, la rage au ventre. Au niveau de la vitesse nous étions presque à égalité, mais il semblait à chaque fois anticiper un quart de seconde à l'avance chacun de mes coups, lui donnant toujours un léger avantage. Quand il eut suffisamment de temps pour riposter, il me taillada littéralement la joue droite de son instrument de mort, je pus cette fois lui rendre la monnaie de sa pièce en lui assénant une double entaille en pleine figure. Pour la première fois, je l'entendis crier de douleur en face de moi, mais ses blessures se cicatrisèrent dans l'instant, aussi rapidement que je les avais faites. Nous continuâmes notre combat acharné, alors qu'il prenait peu à peu le dessus sur moi, ma rapidité ne pouvant plus me sauver de tous ses coups, face à toute la haine qu'il arrivait à déployer en combat. Au bout d'un moment, le soleil commença à vraiment pointer son nez, il déclara alors :
Tu t'es vraiment rouillé sans moi... il est temps d'arrêter de jouer !
Je me sentis soudain défaillir, il me souleva à l'aide de ses pouvoirs à 1 mètre du sol, puis me projeta contre un mur, qui ne se brisa pas. Il me martela alors à distance plusieurs fois dessus, jusqu'à ce qu'il cède sous les coups répétés de mon propre corps. Il lâcha son emprise, non sans m'avoir relevé d'une dizaine de mètres, pour me laisser m'écraser le sol rocailleux. Je refis le tour du champ de bataille de ma vue troublée... c'était fini... il avait gagné.
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Tchoucky :
En dépit de la sensation d'ankylosement que m'a laissée mon immobilisation forcée, je suis intacte. Et je suis la seule, d'ailleurs. Vivi est épuisée par la création des monstres, Ayoju par ses téléportations, les autres sont tous blessés, et Lys gît, quelque part sous les décombres. Seule certitude, nous sommes encore tous en vie. Et le jour se lève. Avec lui Ido va devenir vulnérable, je le sais.
C'est alors qu'une silhouette noire bondit dans l'arène. Pesme ! Déjà ? Son regard balaie le champs de bataille et son expression prend un air d'intense fureur .
Deux longues lames apparaissent dans ses mains et il se précipite vers le démon à la faux. Je hurle. Le sommeil qui répare de Vivi a donné à Ido de nouvelles forces. Mais Pesme n'entend pas. Le duel se passe à une telle vitesse que j'ai de la peine à le suivre en visuel. Je l'entend surtout mentalement. Ido panique, il n'en montre rien à Pesme, mais il panique. Son pouvoir disparaît au fur et à mesure que la lumière crois.
Il va tous nous achever, sans plus rechercher ni subtilité, ni amusement. il va nous abattre avant de nous laisser reprendre des forces. Et nous sommes trop vulnérables pour nous défendre.
- On doit se replier, maintenant !
- Se replier ? Me réponds Vivi d'un ton épuisé.
Je me précipite vers les ruines sous lesquelles j'ai vu Lysander disparaître. Mais un bruit de choc m'interrompt. Ido vient d'envoyer Pesme valdinguer au loin. Mon Dieu, pourvu que... Non, Pesme se relève, amoché, mais vivant, et capable de tenir sur ses jambes.
Bon, du calme, ma fille. Priorité à Lys, qui est toujours sous les décombres.
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Ido :
Je fis disparaître ma faux de mes mains. Il était temps que j'y mette fin, je me sentis faiblir au fur et à mesure que ce maudit astre artificiel se levait. XANA ne m'a jamais fait confiance, c'était un moyen de précaution pour être sûr que je ne me rebellerais jamais. Mais ce n’était bien qu’un maigre prix à payer, comparé à ce qu’il m’avait donné, en plus de ma vengeance.
Je n'aurais pas cru que je doive arrêter si tôt ce combat dans lequel je ne m'étais pas amusé autant depuis que j'avais combattu Aloth, enfermé dans cette carcasse qui me servait d’hôte. J'ai tout de même été bien déçu par Pesme. Alors comme ça, c'était tout ce qu'il pouvait déployer quand je n'étais pas dans sa tête pour lui donner ce qui lui faisait sa force... Ca me fait presque de la peine de le voir aussi minable, arrivant à peine à tenir debout à la fin de notre petit échauffement. Je me demandai où sa petite amie, ainsi que la fille aux allures de sorcière, pouvaient bien avoir disparus, mais de toute façon elles ne représentaient plus une menace. C'est dommage, j'aurais bien voulu remercier cette dernière, pour cette énergie qu'elle m'avait offerte sans le savoir.
Un tableau des plus enchanteurs se dressait devant moi : voir ainsi tout ces adversaires hors de combat, incapables de lever le petit doigt, à la merci de mon moindre caprice. Mais je commençais à ressentir le contact désagréable de cette lumière orangée dans mon dos, il valait mieux que j'en finisse maintenant. Tant pis pour mes humeurs et mon désir de faire souffrir, je me devais d'offrir leurs données à XANA au plus vite. Je pourrais toujours les tourmenter autant que je le voudrais après...
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ChaoticPesme :
Ce combat avait duré une éternité... Je me relevai en faisant une grimace de douleur, contemplant d'un oeil trouble le désastre : Sebrich était adossé contre un mur, les ailes brisées, inutilisables ; Kallisto était étendue sur le sol, le visage couvert de balafres. Elle avait souffert plus que les autres, suite à une crise de sadisme aiguë qu'avait eu Ido. Lys se trouvait sans doute entre la vie et la mort, la moitié d'un bâtiment s'était effondrée sur sa tête. Les armées de créatures virtuelles formées par Vivi et Malik avaient été balayées avec plaisir par le monstre ; Dadmax avait l'air de s'être battu comme un lion jusqu'à la dernière seconde, mais il était aussi amoché que beaucoup d'autres. Ayoju n'était pas blessé, mais il avait abusé de son pouvoir de téléportation en esquivant coup sur coup les attaques de Ido, il tenait encore debout, mais il n'avait presque plus d'énergie. Quand à Tchoucky, elle était maintenant hors de ma vue, emmenée difficilement par Vivi... une constatation qui m'aurait bien réjouis si la situation n'était pas aussi désespérée...
Mais où était donc passée cette Entité qui était sensée veiller sur notre espoir dans les moments les plus difficiles, où est-ce qu'elle était alors nous avions tous besoin d'elle, pourquoi elle n'était pas là ?!
Après notre bataille, le terrain ressemblait à un grand champ de ruines, là où se trouvait encore des bâtiments en bon état.
J'aperçus au loin, Tchoucky qui se précipita vers les décombres sous lesquels devait se trouver Lysander. Personne d'autre n'avait plus, ni la volonté, ni la force de combattre... notre sort semblait être réglé...
J'avais pourtant observé une chose étrange : plus le soleil se levait, plus l'aura de combat de Ido faiblissait... serait-ce possible qu'un être aussi puissant, n'ait que pour seule faiblesse la lumière, même artificielle, du soleil, tel le vampire que j'avais été la première fois sur Lyoko ? Alors tant pis, je me risquai. Nous n'avions plus rien à perdre…il fallait que je tente le coup... Je m'avançai vers le monstre en boitant, qui esquissait un rictus sadique, satisfait de voir notre écrasante défaite. Je reçus soudain un message mental qui était empli de panique, Tchoucky.
Ne fait rien d’irréfléchi, on a plus aucune chance !
Je sais Tchoucky, je sais...
Je me trouvais encore à 3 mètres de lui, m'avançant très lentement.
- Alors... tu as gagné, Ido !
- Merci de t'en être rendu compte, j'ai pris beaucoup de plaisir à vous battre, mais tout amusement a une fin !
Ca commençait bien, il fallait que je monopolise toute son attention.
- Et qu'est... ce que tu comptes faire ensuite ?
- Vos données personnelles que je recueillerais viendront compléter l'immense base de données de XANA. Grâce à vous, il pourra envahir en un rien de temps, envahir tous les réseaux de votre monde, sans difficultés !
- Alors c'est vrai, tu es devenu l'esclave de XANA, disais-je en me rapprochant toujours, celui qui exécute ses quatre volontés sans rechigner !
- C'est tout à fait ça ! Il m'a redonné la vie, la possibilité de me venger, des créatures virtuelles à gouverner comme j'en ai envie et un terrain de chasse ! Tout ce que je peux désirer, il me l'a offert !
- Et quand il n'aura plus du tout besoin de toi, tu crois qu'il te gardera encore longtemps ?!
- Qu'est ce que j'en ai à faire ! J'ai déjà réalisé tout ce que je voulais, je ne suis plus enfermé dans cette carcasse qui est la tienne, si je disparais, ça aura était un plaisir d'avoir servi celui qui dominera le monde...
Lorsque je m'approchai suffisamment près de lui, il me saisit de sa puissante main pour le cou et me souleva à quelques centimètres du sol.
- Il me reste encore à m'occuper de tes amis après toi, j'espère que tu t'es préparé à souffrir, ça va être très lent et douloureux...
- Pas... autant que ce que toi... tu vas subir !!
Il me lâcha immédiatement, me laissant retomber lourdement. Je venais de lui planter une lame dans son armure. Ayant attiré toute son attention, il ne s'était douté de rien. Cette lame spéciale avait la capacité d’absorber en elle une très grosse quantité d'énergie une fois plantée. Il essaya de la retirer, mais elle restait désespérément en place. Pour la première fois depuis qu'il était remonté des tréfonds de ma personnalité, je sentais la panique s'emparer de lui... Mais cette lame ne ressortirait pas avant d'avoir absorbé toute sa vie. La faiblesse face à la lumière du jour l'empêchait de se libérer de mon piège. C'était mieux que tout ce que j'avais pu espérer.
- Je peux encore te faire ent... entendre raison. Si tu voulais nous aider à...
- Tu connais déjà ma réponse... je l'ai déjà dit, je n'ai pas de regrets, juste un espoir : celui que XANA vous tuera tous dans les pires souffrances... à ma place... Je te hanterais jusqu'à... ton... dernier... souffle... Pesme...
Il devint plus translucide que la mer des tropiques, pour finir par disparaître sans presque laisser de traces, si ce n'est une sorte de plaque magnétique... la lame resta pendant quelques instants en lévitation, puis retomba en résonnant sur le sol bétonné.
- Adieu Ido, et cette fois, pour de bon...
Je ne sombrai pas dans l’inconscience, mais mes jambes ne purent pas me maintenir debout une seconde de plus. J'étais épuisé, vidé, arracé, mais quelque part, soulagé. J'aperçus vaguement Dadmax se pencher au dessus de moi, mais je n'avais plus la force de remuer les lèvres.
- Pesme, ça va ?!

Tchoucky
02/05/05 à 15:39
Chapitre 20 : La fin du 5e territoire.
Vivi :
Ca n'a duré que quelques secondes. Un bref, très bref instant de paix, suffisamment long pour que Tchoucky achève d'extraire Lys des éboulis sous lesquels il est coincé. Suffisamment long pour permettre à Dadmax de se traîner jusqu'à Pesme et l'aider à se relever. Pas assez longtemps pour permettre à Tchoucky de demander s'il va bien.
Ca a été imperceptible, d'abord. Comme le bruit lointain d'un éboulis. Qui devient peu a peu une certitude, une sensation glacée. Tchoucky, qui vient de ranimer Lys, relève les yeux.
-Vivi, qu'est-ce qu'il y a !
Prise d'une intense douleur, la jeune fille porte la main à ses tempes.
- Ca s'effondre ! Tout s'effondre !
Malik, au loin vient de tendre le bras.
- Regardez !
Derrière eux, la sphère noire s'est mise à luire de rouge.
- Ca va imploser, crie Vivi. Le territoire va imploser.
- Logique, répond Tchoucky. Ido en était le cœur...
- Logique ? répète Vivi. C'est tout ce que tu trouves à dire ?
Mais la jeune femme aux écailles bleue ne répond pas. Elle lance un appel mental.
Tous à la sphère, immédiatement ! Que ceux qui sont capables de marcher portent les autres.
- A la sphère ? Hurle Pykar. Elle va exploser d'une minute à l'autre !
- C'est la seule porte de sortie ! Il faut l'atteindre avant qu'elle soit détruite. Dadmax, je te charge de ramener tout le monde dans le Lyoko normal. Vivi, soutient Lysander.
- Quoi ? Où tu vas ?
- Il faut bien que quelqu'un ramène Espéranza, non ? Je suis la seule encore capable de courir !
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Dadmax :
Tchoucky s’éloigne. Ramener tout le monde. Elle en a de bonnes elle. J'ai déjà du mal à marcher.

- Ayoju, Vivi, aidez Lys.

Tout en soutenant Pesme, je me penche et attrape le bras de Kall. Je la hisse difficilement et la cale sur mes épaules en utilisant mon bras cassé pour la maintenir. Ce qui me vaut une décharge de douleur. Quel est l'abruti a dit qu'on ne ressentait rien sur Lyoko?
Je jette un regard vers les autres. Vivi et Ayoju portent Lys, aidés par Malik qui est à peu près, à part mon bras cassé, dans le même état que moi. Je marche aussi vite que je le peux en boitant. Pesme reprend des forces plus vite que moi et à mi-chemin, c'est lui qui me soutient. Malik s'adresse à nous tous d'une voix presque paniquée :

- On aura pas le temps!
- Prends ma place, ordonne Vivi.

Elle se dresse et murmure une incantation. J'ignore ce qu'elle fait, mais le globe paraît un peu moins instable.

- Ca va nous donner quelques minutes de plus, dit-elle.

Nous y sommes presque. Plus qu'une dizaine de mètres. Le sol tremble de plus en plus. Nous traversons et nous nous retrouvons entourés d'écrans, comme dans une tour. Je m'approche d'un écran et pose ma main. Le programme m'identifie et je tape le code. Je vais l'activer lorsque Pesme s'exclame:
- Hey! On attend Tchoucky!

Je me tourne vers lui et lui lance un regard grave.
- Désolé Pesme, elle m'a ordonné de nous ramener, et je vais suivre son ordre.
Il fait volte face pour sortir.
- Tu es trop faible Pesme. Tu ne ferais que la retarder. Je vais laisser le passage ouvert derrière nous. A présent, elle ne peux plus compter que sur elle.

Il fronce les sourcils. J'active le programme, le verrouille pour qu'il reste ouvert. Un trou dans le vide se forme. Je m'approche de Pesme, comme pour le convaincre...et le pousse à travers le passage. Il bascule dedans et disparaît. Tous les autres me regardent scandalisés.
- Franchement, vous croyez qu'on l'aurait convaincus?

Ayoju esquisse un sourire dépourvu de joie et traverse à son tour, suivis de Malik avec Lys. Je fais glisser doucement Kall par le trou.
'A moi.'
Avant de passer, je regarde derrière nous.
'Où es-tu Tchoucky?'
J'hésite un instant, croisant le regard de Vivi qui elle non plus n'a pas encore traversé, puis je lui prend fermement la main et plonge dans le globe.
Tout devient blanc pendant quelques secondes, puis le décor redevient visible. Nous sommes dans une tour, une tour de Lyoko! Je souris malgré moi.
'On a réussi.'
Je me sens envahi d'une intense lassitude, comme si tous ces combats, ces courses, m'envoyaient un contre-coup de fou. Malgré mon inquiétude pour Tchoucky, je ne peux m'empêcher de sombrer dans l'inconscience.
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Tchoucky :
Je ne sens pas sa présence. Bon sang, je suis incapable de sentir sa présence. Elle n'est pas humaine. Je ne peux pas sentir sa présence. Je n'ai qu'un moyen de la retrouver, c'est de retourner à l'endroit où elle a laissé Kallisto. Les murs autours de moi se fissurent et s'effondrent. Des crevasses se creusent dans le sol. Je bondis entre les fragments du sol encore intacts.
- ESPERANZA !!! EZPERANZA !!!
C'est là, devant moi. Un grand trou dans le sol. Le trou dans lequel elle s'est enfoncée. Il s'éboule, Tant pis.
Je me glisse à l'intérieur et tousse. La poussière me prends là la gorge.
- Espéranz... Theu ! Theu ! Ezpéranza !
Je cours dans ce tunnel obscur étroit.
Elle est là. Devant moi. Immobile comme une statue.
- Espéranza, viens. On s'en va !
Je l'empoigne par le poignet, et l'entraîne.
Elle me suit docilement, sans dire un mot. Sortir d'ici, vite. SORTIR D'ICI !
________________
ChaoticPesme :
Je me relevai encore difficilement. Nous étions sur une plaine aride, une tempête de sable était visible dans le lointain. Nous étions à nouveau sur Lyoko, dans un territoire que l'on commençait à bien connaître. A priori, s'en était fini des trop mauvaises surprises de Ido, c'était à nouveau bien à XANA que nous allions devoir faire face.
Ido... j'avais oublié pendant un instant la situation de crise qui s'était déclarée presque tout se suite après sa disparition. Il était le 5ème territoire, il ne faisait qu'un avec lui. Dès qu'il eu rendu l'âme, l'immense cité était devenue instable sur le plan structurel. J'avais à moitié raison, la sphère noire qui se trouvait en son centre n'était pas XANA. Mais le cœur de Ido qui était aussi le noyau de commande du territoire, ce qui lui permettait d'exister. Mais maintenant, qu'allait-il arriver ?
A deux mètres au-dessus de moi, j'observais un trou noir de 8 mètres de diamètre, par lequel Dadmax m'avait poussé. Je le voyais se refermer à vue d’œil. Chaque secondes qui passaient réduisait les chances de ceux qui restaient de pouvoir sortir. C'est quand j'observais enfin, mes compagnons autour de moi que je fus pris d'une soudaine panique : Ayoju, Kall, Lys, Dadmax, Vivi, Sebrich, Malik... Tchoucky manquait à l'appel, mais qu'est-ce que je faisais encore là à attendre qu'elle disparaisse ?!
Je m'apprêtais à sauter dans le trou qui n'en finissait pas de rétrécir, lorsque je sentis deux bras m'enserrer le torse de toutes leurs forces.
- Hé Pesme, on t'a évacué en premier, c'est pas pour que tu y retournes !
- Fiches-moi la paix Malik ! Tu ne me retiendras pas !
J'allais l'entraîner avec moi, lorsqu'un autre de mes compagnons me sauta au cou, essayant par tout le moyens de me retenir.
- Tu devrais écouter ce qu'on te dit, pour une fois ! Si t'y vas, tu ne seras rien d'autre qu'un boulet ! s'écria Ayoju
Voyant que je me débattais toujours, se fut Pykar, qui s'en mêla le dernier. J'étais tout juste trop faible pour pouvoir résister plus d'une minute à une telle pression. Trois de mes amis venaient ainsi de se jeter sur moi pour m'empêcher de risquer une nouvelle fois ma vie pour tenter de sauver celle que j'aimais... Ils me lâchèrent enfin, lorsque je commençai à me fatiguer en tentant de m'opposer à l'inévitable. Je devais la laisser faire ; seule...
_____________
Espéranza :
Tchoucky me tient le poignet et me fait sortir du tunnel. Je ne comprends encore que peu cette motivation de survie... Le Dôme se détruit encore un peu plus. La fumée et la poussière montent vers le ciel devenu gris aux intonations rouge sang. Nous courons, évitons tous les décombres et immeubles sur le point de tomber sur nous. Tchoucky à l'air affolée, apeurée... Je ne comprends pas. Nous nous cognons contre une paroi du Dôme. Je me place devant Tchoucky et murmure :
"Ne pose pas de questions..."
J'avance une main, une boule brillante en sort et s’étale sur la paroi. Elle prends la forme d'une porte blanche aux reflets azur. J'avance et prends Tchoucky par la main. Nous avançons dans la porte. Du blanc... puis l'intérieur calme d'une Tour de Lyoko. La porte disparaît après notre passage. Certains lyokofans nous regardent avec des yeux ahuris... pourquoi donc... Je me détache de Tchoucky et m'agenouille aux côtés de Kallisto.
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Lysander :
Noir, bizarre. On dit toujours que lorsqu'on meurt, on voit défiler sa vie. Hé bien je ne vois rien ... Cette impression de flottement, c'est pas si désagréable. Hooooooooo de la lumière, un ange... Ca doit être le paradis...

Je sens qu'on me porte. Les anges sont vraiment formidables. J'aime les anges...Je ne sais pas combien de temps passe, peu importe.

Le paradis est flou, c'est une certitude. Les paysage défilent sous mes pieds qui traînent. Je ne reconnais rien. Deux anges me portent. Je n'arrive pas ouvrir les yeux plus que ça. Je les referme.

Une sensation apaisante s'empare de moi . Une douce chaleur parcourt mon corps : je suis bien. Je sens que je récupère mes forces. J'ouvre un oeil, puis l'autre. Je suis adossé à l'intérieur d'une tour. Tous les autres sont devant moi et ont l'air d'être plus ou moins en forme. Toujours un peu sonné, je n'arrive pas à formuler une question...Comment est-ce que je suis arrivé ici ? La dernière chose qui me revient en tête ce sont les débris de l'immeuble qui m'ensevelisse. Je me demande pourquoi tout le monde est accroché à Pesme… Soudainement Tchoucky et Espéranza apparaissent de nulle part. Quelle journée ! Je regarde ma jambe, et suis content de voir qu'elle a retrouvé une forme normale. Pas le temps de m’extasier beaucoup plus, quelque chose cloche… des pulsations....
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Pykar :

Je vis Tchoucky et Esperanza apparaître d'une porte venue d'on ne sait où. Bon, voila qui est bien. On profite du passage dans la tour pour se régénérer. Déjà l'état des autres s'amélioraient à vue d’œil.
Si j'avais bien calculé, tout ce qui restait comme gros problèmes, c'était Martin.
Broum broum...
"Hein?"
Broum broum...
"C'est quoi ce..."
BROUM BROUM...
Des pulsations.
Non, finalement, on a DEUX autres problèmes...
"Oh non, mais c'est pas vrai! On peut même pas avoir une seule petite minute de repos bien méritée!!!!!!!"

Tchoucky
02/05/05 à 15:47
Chapitre 21 : Xana attaque.
Vivi :
Lysander a repris connaissance. Tchoucky s'est dégagée des bras de ChaoticPesme qui la serrait contre lui à l'étouffer. Malik écoute, inquiet.
- Où ? demande simplement Tchoucky.
Vivi ferme les yeux. Elle ressent les pulsation, sur tout Lyoko.
- Territoire banquise, Tchoucky.
- Bon, dit Sebrich, on s'y rend.
- ON NE BOUGE PAS ! Non mais vous avez vu l'état dans lequel vous êtes, tous ?! On ne sortira pas de cette tour avant que vous soyez tous régénérés.
Ayoju s'est approché du terminal de la tour. Il pianote quelques instants sur le clavier, et se connecte aux principales chaînes de télévision du monde.
- Pour l'instant, rien de changé dans le monde réel.
- Va l'aider, Vivi. Toi aussi Pesme. Essayez de pirater les fichiers de Xana pour connaître sa stratégie, et voyons si on peut le retarder depuis ici.
Vivi s'approche et contemple l'écran par dessus l'épaule d'Ayoju. Elle le guide dans ses manipulations pour percer les mécanismes de Lyoko. La stratégie de Xana fini par s'afficher.
- Il est en train de puiser l'énergie nécessaire pour faire exploser une usine pétrochimique, du côté de Toulouse.
- Vous vous sentez capable de faire en sorte qu'il mette plusieurs heures avant d'avoir l'énergie nécessaire ? Demande Tchoucky.
- On va essayer.
- De toutes façons il n'y a rien d'autre à faire, grogne Pesme en passant en revue l'état des troupes.
Les ailes de Sebrich sont dans un sale état. Dadmax est toujours évanoui. Malik, Pykar et Ayoju semblent avoir repris des forces, mais Lysander émerge seulement. Kallisto guéris petit à petit. Les striures qui couvre son visage blanc et rond s'effacent peu à peu. Non, impossible de se battre pour l'instant.
En combinant leurs efforts, les trois amis parviennent à pénétrer dans le programme de Xana et y implanter un virus.
- Ca devrait tenir quelques heures. Déclare fièrement Ayoju.
- Pourvu que ça suffise, murmure Vivi.
Elle tourne le regard vers les autres, qui se régénèrent lentement. Si lentement.
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ChaoticPesme :
Attendre... toujours attendre... je m'asseyais sur le sol lumineux de la plaque supérieure de la Tour et étendais mes jambes de tout leur long. J'avais envie de crier que nous devrions nous diriger vers cette Tour activée au plus vite et en finir une bonne fois pour toute avec XANA. Nous avions déjà eu une chance inouïe de nous sortir du 5ème territoire après l'écrasante défaite que nous venions d'essuyer. Mais manifestement, tous mes compagnons n'auraient pas été de mon avis, et certains d'entre eux n'auraient même pas été capables de me répondre, plus particulièrement Dadmax, qui "dormait" toujours, d'un sommeil agité.
Je n'avais vraiment rien à faire... Et cette Entité, que Tchoucky avait sans doute sauvée d'une mort certaine (si on pouvait parler de "mort" pour un programme), en valait-elle vraiment la peine ? Ma méfiance naturelle m'empêcher de lui faire confiance. Mais puisque Tchoucky avait risqué sa vie pour la sauver, je lui accordais pour l'instant le bénéfice du doute. Je m'étais allongé au sol, jouant à faire voltiger le plus haut possible, une de mes lames au dessus de ma tête, malgré les conseils de Tchoucky. Au bout de quelques minutes, j'arrêtais ma jonglerie et fis glisser mon chapeau sur mes yeux. Je lançais une dernière fois ma lame qui termina sa course en plein milieu de la cible lumineuse que formaient les cercles concentriques de la planque inférieure.
Et de 10 points ! déclarais-je sans que personne ne comprenne.
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Dadmax :
Je suis réveillé par un bruit plus que désagréable. Celui de mon avant bras, reprenant sa forme habituelle, c'est à dire en alignement avec le reste du bras. J'ouvre doucement les yeux. Deux pensées me viennent immédiatement à l'esprit: "Comment va Kall", puis "Où est Tchoucky ?"
Je jette un regard autour de moi et vois la réponse à une de mes questions. Tchoucky est là, discutant avec Esperanza. Je cherche une réponse à ma deuxième question et vois Kall. Mais, étant mal placé, je ne peux voir son visage. Je prend donc appui sur la paroi de la tour et me redresse. Son visage si beau reprend peu à peu son apparence habituelle.
'Ouf...quelle histoire. Et dire que c'était parti pour être une simple patrouille de routine.'
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Kallisto :
Pendant que Pesme joue aux fléchettes version Lyoko. Pendant que Pykar, Malik et Sebrich inventent de nouvelles blagues, que Dadmax "roupille" en rêvant de je ne sais quoi et que Vivi et Ayoju trafiquent sur le clavier de la Tour... Tchouky pense "avec" Espéranza. A quoi ? Je suis pas télépathe moi ! Mon visage durcit puis reprend sa souplesse d'antan. Moi qui pensait garder une ou deux cicatrices... Enfin bref ! Un bruit et une voix pâteuse me tire de ma réflexion. Dadmax vient "d'émerger" et me regarde. Remarquant l'amélioration de notre état de santé, Tchoucky se lève :
"Bon, maintenant que tous le monde à l'air en forme, partons pour la Tour !"
Quelques grognements retentissent puis tout le monde se lève lentement. Nous descendons chacun notre tour du plateau supérieur et sortons dans le Territoire Forêt. Après un "jogging" de quelques minutes, nous re-rentrons dans une Tour et passons dans le Territoire Banquise, là où la Tour est activée. Un iceberg géant se dessine au loin et la minuscule silhouette d'une Tour au halo rouge aussi.
"Et c'est repartis pour un tour, lance Sebrich.
- Je te le fais pas dire... renchérit Ayoju."
Pesme passe devant et observe l'iceberg :
"Mouais... Je le sens mal là...
- Je ne crois pas que cette Tour soit seule, elle est sûrement gardée, soupire Espéranza".
Sous un signe de Tchoucky, nous reprenons la route.
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Ayoju :
A peine Esperanza avait-elle fini sa phrase qu'un bruit familier me parvint aux oreilles.
- Des bouboules ! annonçais-je aux autres.
On avança un peu et tout le monde pu voir les 6 MégaTanks qui gardaient la tour.
- On se fait une pétanque ? me demanda Sebrich.
- Manque plus qu'un cochonnet, répondis-je. Tu en as un toi ?
Nous nous étions arrêté pour discuter, mais pendant ce temps, le reste du groupe avançait toujours.
- Continuez comme ça, cria Pykar, et on commence la partie sans vous !
Cette remarque nous rappela à la réalité. A un tel point que nous nous retrouvâmes, Sebrich et moi, à courir au devant des MégaTanks, qui nous avaient justement remarqué.
- Que le match commence ! dis-je.
Le MégaTank de tête fut le premier à exploser. Normal, vu qu'il ne s'attendait pas à ce que je cours droit sur lui. Une explosion attira mon attention: Sebrich venait d'en détruire un second. Les autres MégaTanks ne firent pas long feu. Le reste du groupe nous avait rattrapé et s'en était occupé en quelques secondes.
- Déjà ? Je n'ai même pas eu le temps de m'échauffer ! se plaignit Pykar.
Tchoucky, Vivi et Espéranza restèrent perplexes.
- Ce n'est pas dans les habitudes de XANA de laisser aussi peu de monstres, annonça Tchoucky.
- Oui, continua Espéranza. Cela cache certainement quelque chose....
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Lysander :
Le blanc éclatant du territoire de la banquise contraste énormément avec les ténèbres que nous avions affronté il n'y a pas si longtemps. Les Mégatanks arrivent, et tout le monde se prépare. Je m'apprête à dégainer mon sabre, mais ma main ne rencontre que du vent. Depité, je me souviens que je l'ai perdu en combattant Ido, et d'après ce que j'ai écouté le territoire n'existe plus. J'ai l'air malin moi maintenant ! Un jedi sans sabre laser… il faut que ça n'arrive qu’à moi... Je crois que je l'ai pensé un peu trop fort, Tchoucky à un air embarrassé, et je sens une certaine moquerie chez Dadmax même s’ il essai de ne pas la montrer.

Je me concentre et fais apparaître des étincelles du bout de mes doigts. Je réalise seulement que je n'aurai pas besoin de m'en servir : les Mégatanks sont déjà pulvérisés.
Bien que un peu embêté par la perte de mon sabre, je me remis en route avec les autres. Cette petite bataille a redonné un peu confiance à tout le monde, même si toutes les blessure physiques que Ido nous avaient infligé ont disparues. Le goût amer de la défaite me restai encore au travers de la gorge… Non . C'était surtout le fait de ne pas avoir réussi à aider mes amis à un moment aussi critique.

Pykar, en tête de la marche, s'arrête soudainement. A quelques mètres devant lui, un gamin est apparu. Il dégage une aura de haine qui me donne le tournis. Deux silhouettes se distinguent derrière lui. Au fur et à mesure que je tente de dévisager leurs traits, ceux ci se font de plus en plus précis. Stupéfait, j'aperçoit une copie conforme de Dadmax et de moi même aux côtés du sombre inconnu.
________________
Pykar :
On en avait fini avec ces Mégatanks...
"Ouf! En route pour la tour."
On fonçait un petit peu quand soudain, il apparut :
Les yeux rouges, grand, avec sa cape noire. Je n'avais pas besoin de ne pas l'avoir déjà vu sur Lyoko pour le reconnaître...
Martin...
Martin Leroy...
Il était là, souriant d'un air narquois, et l'air encore plus puissant que jamais.
"Bienvenue, et félicitations pour être allés aussi loin. J'avais peur que les autres vous aient tués et qu'ils me privent du plaisir de le faire moi-même..."
Je pensai qu'on trouverait difficilement plus dur qu'Ido, mais Martin avait l'air lui aussi surpuissant.
"Ok, d'accord..."murmurai-je pour moi-même.
C'est alors que surgirent de derrière lui Dadmax et Lysander...
Je regardai derrière moi, pour voir que Dadmax et Lysander étaient aussi derrière moi.
Je fonçai sur l'autre Dadmax...
...qui se changea immédiatement en une copie conforme de moi-même...
"Oula!"
Je chargeai l'autre moi en espérant que les autres sauraient me reconnaître

Tchoucky
02/05/05 à 15:52
Chapitre 22 : Les pouvoirs de Martin
Tchoucky :
Je regarde Martin qui me sourit d'un air goguenard. Malik s'est avancé vers les créatures, qui ont aussitôt pris sa forme. Les autres restent immobiles, interdits. Deux Malik et deux Pykar... Comment les distinguer ?
Les créatures fondent sur nos amis, qui esquivent leurs coups avec peine. Elles sont rapides et fortes. Malik et Pykar ont peur de frapper, ne sachant plus s'ils affrontent l'ennemi ou l'allié.
Je soutient le regard de Martin et lui rend son sourire.
- Que tout le monde ferme les yeux !
En entendant mon ordre, les autres me regardent interdit. Je leur souris.
- Avez-vous confiance en moi ?
- Bien sûr ! réponds un bel ensemble de huit voix.
- Alors fermez les yeux et laissez moi voir pour vous.
Sans plus discuter, il s'exécutent, et je leur envoie à tous ma perception du champ de bataille, et tout ce qui fait la différence entre nos amis, humains, sensibles, nerveux, et ces froides créatures qu'ils affrontent. Guidés par moi, toujours les yeux fermés, ils se déploient autour d'elles.
- Pas toi, Espéranza. Tu restes derrière moi.
- Mais...
- Tu restes ! dis-je fermement.
Tu ne comprends toujours pas. Je t'ai expliqué, pourtant.
Je sais, Espéranza. Mais nous avons fait tout ce chemin pour te donner une vie à toi, ce n'est pas pour que tu la risque inutilement.
Mais je ne cesse de te l'expliquer depuis près d'une heure. Tout ce que je voulais, c'était cesser d'appartenir à Xana, et rejoindre Kallisto. Maintenant, ce que je veux, c'est la protéger.
Et de quelle façon, Espéranza ? En risquant ta vie ? Tu as tout à découvrir. Kallisto a besoin de toi pour bien plus que cela. Elle est à la fois ta mère, ta sœur et ta fille. C'est de ton amour, qu'elle a besoin.
De mon amour...

Je soupire. Je n'ai pas le temps de m'attarder sur ce débat mental qui dure depuis près d'une heure. Je ne partage pas la méfiance de Pesme à l'égard d'Espéranza, mais je dois reconnaître que je le comprends. Comment réagit-on face à l'Inhumanité ? Comment lui explique-t-on ces notions si imparfaites que sont les sentiments ?
Entourées pas nos amis, les créatures polymorphes ont pris l'apparence de Sebrich et d'Ayoju. Le faux Sebrich déploie ses ailes noires et s'échappe de la mêlée en prenant son envol, donnant au passage de grand coup de sabre que Kall et Lys parviennent à esquiver. Ils n'ouvrent toujours pas les yeux. Ils me laissent les guider. Pesme lance une de ses lames dans la direction que je lui ordonne. Le faux Sebrich, touché, vacille et va s'effondrer sur le sol. Cependant, Ayoju affronte son double, lame contre lame. Je dirige Pykar et Malik contre le polymorphe, qui recule imperceptiblement... Change de forme, et prend celle de Pesme.
Je remonte le regard vers Martin.
- Ne me dis pas que tu essayes de me troubler par des méthodes aussi naïves !
Le polymorphe blessé est également en train de se transformer. C'est Vivi, qu'il copie à présent. A genoux, il commence à créer un essaim de frôlion.
- Cette fois, Espéranza, tu peux intervenir. Mais reste à distance. J'aurait du mal à gérer le combat, sinon.
Espéranza lève la main, et les frôlions ennemis se détruisent au fur et à mesure qu'ils approchent de mes compagnons. Le faux Pesme pose des difficultés. Il est puissant, très puissant. Il lance ses lames aussi vite que la pensée. Un instant de distraction de ma part, un seul, et quelqu'un n'aura pas le temps d'esquiver. Il faut que je l'oblige à changer encore de forme.
Je me précipite sur le terrain. Les autres, toujours paupières closes me laissent passer. Je me précipite sur le faux Pesme, qui me regarde venir d'un air un peu interdit. Je souris. En copiant nos pouvoirs, ces choses copient aussi nos faiblesse. Une boule de feu apparaît dans ma main. Bon, il n'est pas question d'hésiter, ce n'est pas lui. Il lui ressemble beaucoup, mais c'est juste une créature de Xana. Mon projectile l'atteint en pleine poitrine. Seigneur, ça m'a quand même fait un coup au cœur ! Je ne vais pas me faire avoir par les pièges stupides de Martin, quand même !
Le polymorphe se métamorphose, il diminue, se couvre d'écailles, de griffes, de long cheveux bleus... En quelques secondes, me voici face à moi-même. Je m'observe... Je suis assez jolie, si ce n'est cette lueur meurtrière, dans mon regard. Une boule de feu apparaît dans ma main ainsi que dans celle de l'autre. Nous restons à nous toiser. Je me connais suffisamment pour savoir qu'elle n'attaquera pas. Elle va attendre que je vienne et profiter de mon attaque pour m'abattre. Et si elle est aussi têtue que moi, elle pourra rester là des heures, sa boule à la main, sans faire le premier pas. Il faut pourtant que je la force à le faire...
Mais il n'y a bien qu'une chose qui pourrait... Et je ne sais pas si j'en suis capable.
Elle me regarde avec ses yeux bleu gris, si semblables aux miens. Elle m'attend. Il faut y aller.
Pesme, je vais faire quelque chose de très bizarre, mais je t'en supplie, fais moi confiance.
Que... Quoi ?

Je concentre mon énergie et me retourne vers Pesme, le bras levé, prête à lancer ma boule de feu sur lui. Ayoju rouvre les yeux en poussant un cri.
- Tchoucky ! Qu'est-ce que tu fait !
Mais l'autre a été plus rapide. Oubliant toute stratégie, impulsive, elle se jette sur moi, tord le bras qui tiens la boule de feu, pour sauver Pesme. Elle ne se protège plus. Je n'ai plus qu'à lever l'autre main, pour sectionner l'artère jugulaire de mes griffes acérées.
Je vois mon visage s'agrandir de stupeur, et mes yeux bleu gris deviennent vitreux. Lentement, l'autre se pixelise et disparaît. Je reste face à ce visage, si semblable au mien, qui s'efface peu à peu.
Je suis tombée au sol dans mon élan. Je suis sonnée. Lys s'agenouille près de moi.
- Ca va, Tchoucky ?
- Comme quelqu'un qui vient de se tuer soi-même.
Je relève les yeux, soudain. L'autre polymorphe est en train de marcher sur Espéranza. Il a pris la forme de Kallisto. Espéranza le regarde s'approcher, la main levée. Elle hésite pour la première fois.
Elle hésite. Elle doute. Je peux donc enfin pénétrer son esprit. Je lui envoie ma vision, je la fait voir avec mes yeux.
Ce n'est pas Kallisto, Espéranza. Ce n'est pas elle.
Un imperceptible mouvement de main et le polymorphe disparaît. Espéranza tourne un regard presque affolé vers nous, trouve la vraie Kallisto puis me regarde.
Je crois que je suis en train de comprendre, Tchoucky.
Bienvenue parmi les humains et la complexité de leurs sentiments.

Ayoju s'est redressé, et fait face à Martin.
- Bon. Où en étions nous ?
____________________
Pykar :
Les deux monstres polymorphes sont morts...
"Cool!"
Il ne restait plus que Martin...
Il nous regarde avec un sourire genre "Vous l'aurez voulu, je vais m'occuper de votre cas moi-même..."
Il était resté hors du combat pendant tout ce temps, donc, il n'avait pas trop de blessures.
En guise d'introduction, il tendit son bras en avant, murmura une quelconque formule que je n'entendis pas très bien...
Je vis apparaître quelque chose à l'autre bout du petit terrain...
"GAFFE!"
Les autres s'écartèrent à temps: Une gigantesque entaille fut tracée sur le sol, comme si une épée géante avait fendu l'air juste à ce niveau là. Si les autres étaient restés, ils seraient sûrement tranchés en deux à l'heure qu'il est...
"Bon, je suis prévenu, au moins..."
Il tendit la main, et une entaille se traça dans le sol. Elle partait pile dans ma direction.
"WOAH!"
Je me jetai sur le côté, évitant de justesse le coup...
Il commençait déjà à lancer des "épées" aux autres...
"Continuez de bouger sans arrêt !" fis-je.
_______________________
Malik :
Ah! Ah! Enfin un adversaire intéressant, Martin Leroy. Il fit, d'un geste, une grande entaille dans le sol. Il veut jouer à la magie? Il ne peut y avoir qu'un sorcier ici (je ne compte pas Vivi, c'est une amie), donc, Martin doit mourir. Je me lançai à l'assaut. Arrivé à 3 mètres de lui, je sentis ma force me quitter, je reculai alors. Les autres se lançaient à l'attaque de front.
- C'EST INUTILE, criai-je, IL PEUT VOUS AFFAIBLIR CONSIDERABLEMENT.
Frein activé direct, tout le monde fit marche arrière.
Je pris fermement mon bâton et me lançai à l'assaut de Martin avec le peut d’énergie qu'il me restait…
Un éclair traversa le champ de bataille, il vint exploser sur Martin.
- OUAIS, je l'ai eu ce sale type.
la fumée s'évapora et ... Martin n'avait rien!!! Il se déplaça à une vitesse vertigineuse, d'un coup, il fut derrière moi. il commença à réciter une incantation.
- Désolé, on peut s'entendre, tu sais, j'aime le mal, je peux me joindre à toi (je suis fayot).
Rien n'y fit, il récitait toujours son texte.
Soudain, il fut déconcentré, Ayoju venait de lui mettre un coup de queue, j'eu juste le temps de m'échapper qu'il revenait à l'assaut. ce combat était dur, très dur...
_________________
Ayoju :
Ne pas s'approcher de Martin, OK. Sauf que je ne peux pas attaquer à distance moi ! Malik avait lancé un éclair sans succès. Une demi seconde plus tard, Martin était derrière lui. Peu importe s'il ne fallait pas s'en approcher, je devais agir. Je me téléportai et attaquai avec ma lame caudale. Je voulu l'attaquer une seconde fois, mais je me sentais faiblir secondes après secondes. Martin se tourna vers moi.
- Toi, le minou, tu m'énerves !
Il tendit le bras vers moi. Une étrange sensation m'envahit, mais je ne remarquai rien de spécial.
- Que m'as tu... allais-je lui demander.
J'interrompis ma phrase quand je vis ce qui montait sur mes jambes : Des dizaines d'araignées, venues de nulle part. Paniqué, je me mis à m'éloigner de lui en courant, me frappant le corps afin de me débarrasser de ces bestioles. J'avais beau me téléporter, elles étaient toujours sur moi. Je n'y comprenais plus rien. J'avais l'impression de vivre un cauchemar.
- Enlevez moi ces saloperies ! criais-je aux autres.
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Dadmax :
Je suis des yeux Martin qui vient de réapparaître derrière Malik. Ayoju le frappe et Martin lui fait face. Une chose étrange se produit alors. Ayoju se met à gesticuler dans tous les sens, à se téléporter. Il s'écrie:

- Enlevez moi ces saloperies!

'De quoi parle t-il?'
Je cours vers lui en sentant le regard de Martin se poser sur moi. Je suis sur le point d'atteindre Ayoju lorsque que je sens une présence qui me glace le sang. Je pivote lentement sur moi-même et recule d'un pas, les yeux agrandis par la terreur. Une main surgit de la mer numérique et s'accroche au bord du territoire. Une main suivie d'un avant bras ganté d'un métal noir. Sous mes yeux horrifié, Aloth se hisse et prend pied sur la glace. Je recule à nouveau d'un pas.

- Non! C'est…c'est impossible!

Il s'avance vers moi avec un regard de haine et me lance d'une voix sèche:
-Sale traître. Je te faisais confiance. Sale traître.

Je recule de plus en plus, oubliant les autres, ne pensant même pas à me servir de mes pouvoirs.
'Ho mon dieu.'
_____________________
Sebrich :
On avait Martin devant nous, faisant comme si c’était lui le patron. Si j’avais une barre de fer à la main, il ferait moins le fier. Mais c’est vrai que c’est plus pratique un sabre bien coupant. Je me préparai à l’attaquer, espérant que cela sera plus palpitant que la dernière fois, et Ayoju s’enfuit devant lui en criant :
-ENLEVEZ MOI CES SALOPERIES.
Là, j’en avait ras le bol. Je me dirigeai droit vers lui, puis lui foutu une baffe digne d’une actrice de « sous le soleil » ou un autre bêtise du genre.
-Quoi, fis-je en le regardant à terre, ne me dis pas que pour le combat crucial, tu te défiles ?
-DES ARAIGNEES , DES CENTAINES D’ARAIGNEES, criait-il.
-Quoi ? Où ça, où ça ? dis-je précipitamment. J’ai horreur de ces trucs.
-Elles… elles ont disparus, répondit-il.
Je regardais partout autour de nous, puis je me tournis en direction d’Ayoju.
-Dis, tu te foutrais pas un peu de ma poire par hasard ?
-Seb, dis Lysander à quelques mètres derrière moi, je crois que Ayoju a vu la chose dont il a le plus peur.
-Ben, ça nous fait un point commun alors. Et comment ça se fait qu’il ai vu ça ?
-C’est sûrement Martin qui a fait ça.
-Ho mon dieu.
Je me tourne vers Dadmax qui reculait, l’air horrifié.
-Et ben tien, voilà la série qui continue.
Et en me tournant vers Martin, je vis qu’il tendait la main dans ma direction, un sourire mauvais aux lèvres.
-Oh oh.
Je sentis comme une impression de lourdeur de l’air. Je portai mes mains à ma gorge. Je respirai encore, mais ma tête me dicta que je ne savait plus respirer. Mourir étouffé, je n’ai jamais aimé. Se noyer alors que l’air n’était pas loin au dessus de nos têtes, cela donnait une désagréable impression d’impuissance. Et je mis à genoux, suffoquant au milieu d’une bataille.

Tchoucky
02/05/05 à 15:58
Chapitre 23 : les pouvoirs de Vivi.
Lysander :
Les clones ont disparus grâce à l'étonnante intervention d'Esperanza et à la ruse de Tchoucky.
La force de Martin est surtout brutale, quelque chose cloche. Visiblement, il n'utilise pas toute sa puissance.
Ayoju s'écarte de la bataille, complètement apeuré. Je le regarde. Ca ne lui ressemble pas de fuir ! Sebrich s'approche de lui et lui envoie une gifle magistrale.
Je commence à comprendre, ce sont des illusions que Martin créé pour l'effrayer ! Le temps d'en aviser Sebrich, je perçoit un grand trouble chez Dadmax. J'essaye d'atteindre son esprit. Je peux y lire clairement le doute, la peur et un sentiment de panique grandissant. Puis mon attention est attirée par Sebrich à genoux, en train de suffoquer.
La situation devient compliquée. Tchoucky et Pesme tentent de s'approcher de Martin, mais de nouveaux polymorphes surgissent. Je me concentre sur l'esprit de Sebrich qui est de plus en plus critique.

Je m'immisce dans son cauchemar. Tout est y semblable que sur Lyoko sauf qu'il n'y a plus personne. Il est seul. Je regarde Sebrich droit dans les yeux, je lui fait comprendre que l'air que nous entoure n'est pas nocif. S’il ne veut plus se faire avoir par les illusions de Martin, il doit s'en sortir seul. Toujours en train de suffoquer, il n'a pas l'air de comprendre où je veux en venir. Seb, tu ne peux pas mourir d'asphyxie sur Lyoko, c'est impossible ! Il n'y a pas d'air !
Ma phrase a l'air de l'avoir fait réagir. Il se redresse, inspire un grand coup et expire violemment, comme pour dégager quelque chose de coincé dans sa gorge. Je m'extirpe de son esprit.
Je ne perds pas de temps et recommence la même opération avec Dadmax. Comme pour Sebrich, le lieu est identique, mais au lieu d'être seul, Dadmax est attaqué par Aloth qui le combat avec frénésie, enchaînant coups de poing et coups de pied. Dadmax, qui est paralysé de peur, ne réagit même plus.

Je m'approche des combattants. J'apparais à leurs yeux tel une apparence fantomatique. Aloth ou plutôt une sorte de souvenir, ne me vois même pas. Je chuchote aux oreilles de Dadmax :
- Secoue-toi ! Aloth n'est plus, tu l'as déjà vaincu une fois. Il ne peut plus venir te terrifier. Tu dois le battre là où c'est le plus difficile, dans ta tête !!!
Bien qu'il n'ait aucune réaction, je sens que je l'ai troublé.
- Comment ? Comment faire pour le tuer ? J'ai tout essayé ! Je suis même mort !
Il est résigné, ça s'entend.
Je me concentre un peu plus, et cherche dans son esprit la "scène" où il détruit Aloth. Je la trouve sans trop de difficultés et je fait en sorte que ce souvenir remonte en lui.
Visiblement ça marche, il reprend un peu confiance. Le Aloth créé par Martin vacille. Il s'estompe lentement. Plus Dadmax reprend courage en lui, plus le cauchemar s'efface.

Je quitte ma forme spectrale et reprend possession de mon corps, Sebrich s'est joint à Tchoucky et Pesme qui affrontent les nouveaux polymorphes. Vivi , Kallisto , et Pykar se regroupent pour prêter main forte aux autres. Je me joins à eux.
Dans la confusion, personne n'ose attaquer son voisin de peur de toucher un ami. Comme la première fois, nous fermons tous les yeux, Tchoucky se concentre pour nous indiquer lesquels sont les ennemis, et lesquels sont les alliés.
Grâce à elle, je perçois les répliques avec netteté. Soudain, la connexion télépathique s'affaiblit et disparaît.
Je rouvre les yeux pour voir une "Vivi", main sur l'épaule de Tchoucky qui a glissé à terre, désormais inconsciente. Trois Pesme, (dont le vrai, je suppose), fous de rage, détruisent le clone responsable.
Je me reconcentre et me focalise sur les "auras" des polymorphes que j'ai gardé en mémoire. Sans Tchoucky, le combat risque vite de tourner à notre désavantage.
Un peu en retrait, je rentre dans une demi-transe, je m'approche de l'esprit d'un de nos ennemis, je l'oblige à attaquer ses ailes. Je rouvre les yeux pour voir un "Malik" se faire arracher le bras par un "Sebrich", une "Kallisto" carbonisé par une boule de feu d'une "Tchoucky" qui vient de prendre forme.
Martin regarde de loin le carnage, sans comprendre. Mes véritables compagnons profitent de la scène, agrémentée par les commentaires de Pykar.
Des quatre polymorphes, deux survivent. Ils commencent à changer de forme. Sebrich lance son sabre, qui transperce le premier monstre et le fait disparaître, Pesme crible le second avec ses lames acérées.

Nous nous retournons vers Martin. Il a un regard mauvais. Il écarte les bras et commence une incantation. L'incantation de destruction.
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Espéranza :
Il va les détruire. Je le comprends en quelque seconde. Il va les détruire et je n'ose plus bouger. Il y a de nouveaux mouvements en moi, tous plus contradictoires les un que les autres. Je veux sauver Kallisto, mais je veux aussi préserver ma vie, pour mieux veiller sur elle. Que dois-je faire ?
Je coure vers Vivi et Malik, qui, retirés à l'écart tentent vainement de ranimer Tchoucky.
- Vivi, Martin est en train de prononcer son incantation de destruction.
Vivi relève la tête. Trop obnubilée par la nécessité de réveiller Tchoucky, elle avait cessé de prendre garde à ce qui se passait sur le terrain. Elle se redresse et crie quelque chose.
Par bonheur, l'incantation qui protège est bien plus courte que celle qui détruit. Une bulle d'air doré entoure chacun de nos amis, tandis que le souffle annihilant fait disparaître la glace autour d'eux. Anonnant à toute vitesse, Vivi recrée un plateau de glace sur lequel il est possible de se battre. Martin se tourne vers elle et tente de l'affaiblir par son incantation qui prend l'énergie. Mais la bulle d'or qui entoure chacun des Lyokofans est une protection sûre.
- Surtout, crie Lysander au loin, ne le regardez pas dans les yeux. Sans quoi, il réveillerait vos pires cauchemars
N'ayant plus d'autres recours, Martin se tourne vers les pics de glace qui se dressent derrière lui. Il prononce une nouvelle incantation, et aussitôt, la glace s'anime pour former de nouveau polymorphes. Deux. Puis quatre. Puis six...
Je me tourne vers Vivi :
- Tu dois avoir un pouvoir équivalent à celui-là.
- Moi, me répète-t-elle.
- Tu n'as donc pas vu ? Martin possède les même pouvoirs que toi, mais dans le sens inverse. Tu peux plonger ce que tu touches dans un sommeil qui guéris, lui peut plonger ceux qu'il regarde dans un cauchemar éveillé. Tu peux créer, lui peut détruire. Tu peux protéger, lui peut affaiblir. Et s'il a le pouvoir de créer de la vie à partir de la glace...
- Je devrai pouvoir créer le la glace à partir de la vie, achève Vivi.
Elle regarde le terrain. Les polymorphes sont facile à reconnaître, à présent. Ce sont ceux qui ne possèdent pas d'aura protectrice.
- Je n'y arrive pas. Je n'ai pas de formule, pour ça. Je n'en trouve pas.
- Parce que tu as peur. Détruire, pétrifier, c'est un pouvoir dont tu ne veux pas. Concentre-toi. C'est le seul moyen de sauver nos amis.
Je la sens hésiter, elle ne parvient pas à venir à bout de sa réticence. Malik se joint à moi.
- Fait un effort, Vivi. Tu peux tous nous sortir de là !
Elle ferme les yeux et cherche.
Je ne peux rien de plus qu'attendre. Mais l'attente fait naître en moi des pensées compliquées. Je ne comprends pas ce qui m'arrive. La créature que j'ai tué n'était pas Kallisto, je le sais, mais j'en suis remuée jusqu'au fond de moi-même. Je ne sais pas comment assumer cela.
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Kallisto :
Des monstres polymorphes ! Rien que ça ! Voilà une manière bien de chez Martin pour nous désorienter.
Je suis restée en arrière pendant le début du combat mais maintenant que Espéranza deviens de plus en plus humaine... Les monstres qui me font face ont désormais repris les formes respectives de Sebrich et de Lysander. Heureusement, nous avons enfin le moyen de les distinguer de nos vrais amis. Heureusement qu'ils ne prennent que nos formes. Si ils se mettaient à prendre les formes de...
Enfin bref ! Je m'avance et évite le faux Lysander et son sabre laser. Un saut périlleux arrière et j'atterris sur le double de Sebrich, boulette ! Il essaye de me transpercer avec son sabre. Je me téléporte plus loin. Finalement, après quelques pirouettes et esquives, Pykar touche le faux Lys qui disparaît... J'appelle Vivi pour qu'elle crée des Frôlions. Nous avons besoin de renfort pour contrer le faux Sebrich. Mais elle semble concentrée sur quelque chose. Espéranza et Malik se tiennent près d'elle, et ne prenne plus garde à nous. Mais qu'est-ce qu'il font ? Il va falloir nous débrouiller tous seuls.
Martin Leroy est allé se poster sur le dessus un iceberg. Il est entouré d'une aura protectrice rouge comme la Tour. Je le fixe... et dire qu'il y a peu c'était un enfant sans un savoir ni une compréhension. Je le revois chanter sur la Star Ac' avec mon couteau à la main... Quelques bruit suggestif m'informe que Sebrich et Lysander ont vaincu le polymorphe qui reprend la forme de Vivi et forme des pieuvres avant de disparaître. L'autre polymorphe lui, sous la forme de Pesme, s'attaque au vrai Pesme et à Dadmax. Un coup cinglant dans mon dos m'indique la forme du polymorphe nouvellement créé... Dadmax.
"Bon, les répétitions, je commence à en avoir jusque là moi ! Je hurle à ce double. Va voir ailleurs !"
Le double me fixe d'un regard éteint, un regard mort. Qui me rappelle étrangement... Pas envie de réfléchir ! Je fonce sur cette copie qui copie ma téléportation, se place derrière moi et m'assène un violent coup de pied. J'essaye de l'attraper mais la copie me donne des coups à répétitions.
"Sale double !!! Retourne d'où tu viens !!!"
Je me mets à tourner sur moi-même, mes cordes tournant autour de moi à une vitesse fulgurante, le double se fait toucher deux ou trois fois puis disparaît. J'étouffe un 'ouf' et me retourne pour aider Sebrich et Pykar sur les pieuvres de la fausse Vivi.
’Commence à me fatiguer... A quand les 35 heures sur Lyoko ?
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ChaoticPesme :
J'ai voulu m'attaquer directement à Martin. Chaque fois que je l'approchais, il me repoussait avec son pouvoir de destruction. J'ignorais pourquoi, mais j'avais refusé que l'on me protège à l'aide d'un sort de Vivi (en fait, j'étais resté juste assez longtemps en place, pour que ce sort me distingue de mes clones), malgré tout, j'étais quasiment immunisé contre la plupart des sorts de Martin. Sans doute, était-ce parce que j'étais déjà mort une fois. Mais le problème était cette sorte de champ de force à polarité négative avec lequel il se protégeait de toutes nos attaques physiques. Il valait mieux dans ce cas le frapper d’une manière plus subtile, et à bonne distance. Je fis un bond en arrière pour m'éloigner de lui, et profitais du premier instant de distraction de sa part pour sortir trois petites lames de ma main droite, et les lançai sur Martin. Elles vinrent à toute vitesse se planter dans son armure sans le blesser. Il rit dès qu'il s'en aperçu.
- Je te croyais plus malin que ça Pesme ! Ce n'est pas tes petits jouets qui vont m'arrêter !
- Ces "petits jouets", non, mais peut être ce qu'ils vont devenir !
Bloody Slash
Je fis un geste sec de la main, comme pour donner une gifle. Mes trois lames plantées dans la protection de Martin se mirent à scintiller brièvement d'un bleu azur avant de soudainement s'agrandir de 2 mètres, transperçant ainsi de part en part le sorcier noir.
Il y eu un blanc de quelques secondes dans la bataille, le temps que j'aille vérifier le cadavre présumé afin de confirmer notre victoire. Mais je m'aperçus rapidement que mes lames avaient disparues, l'armure de Martin était intacte.
Je n'eu pas le temps de faire volte face pour prévenir mes amis qu'il se releva en un éclair, et sépara l'iceberg en deux, ne laissant qu'un gouffre béant entre nous, et précipitant prématurément quelques monstres de Vivi dans le vide. Je sentis bientôt que je perdais mon équilibre, la glace se dérobant sous mes pieds. Je commençais une chute vers un abîme dont je ne pouvais voir le fond, me rattrapant au dernier instant à l'aide d'une lame transformée en épée que j'enfonçais aussi profondément que possible dans l'épaisse couche de glace... il me fallait de l'aide, et vite...
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Dadmax :
Je me relève. Quand Lysander m'a libéré, je suis tombé à genoux. Je me dresse et m'élance dans le combat. Je frappe tous les clones, quelles que soient leur apparence. Je m'approche peu à peu de Martin. Il commence alors à marmonner et j'entends Esperanza dire ou penser que c'est la formule de destruction. Je commence à rassembler mes forces pour me protéger tout en tendant l'oreille, mais soudain un champ de force nous entoure et le territoire disparaît pendant un instant.
'Heu...impressionnant quand même.'

Je recommence à avancer vers Martin quand je vois Pesme s'attaquer à lui. Je m'arrête et me concentre. Mes brassards se mettent à luire et je sens un nouveau pouvoir me parcourir. Je répète alors fidèlement les paroles que Martin à prononcées plus tôt. L'énergie s'accumule en moi alors que je continue de réciter. Je lève les bras vers Martin.
'Ca va me pomper toute mon énergie ça.'

Je m'apprête à lancer le "sort", lorsque Martin fend le glacier en deux et Pesme tombe dans le vide. Je stoppe mes incantations. Il est toujours en vie, je le sens. Mais il ne le restera pas longtemps.

- Et M****!

Je bondis vers Martin. Dirigeant toute l'énergie accumulée, je lui assène un violent coup de pied qui le projette à quelques mètres de là. Je me jette littéralement à terre et tend le bras vers Pesme, puisant mes dernière ressources pour copier une corde de Kall.

- Pesme! Accroche-toi!
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ChaoticPesme :
Une corde... je crus d'abord que c'était Kallisto qui avait pris le risque de s'aventurer au-dessus de ce gouffre, mais j'entendis la voix qui était celle de Dadmax. Tant pis, je du abandonner ma lame sur place pour me hisser jusqu'au bord du précipice, ce n'était pas grand chose, mais mes armes et moi étions liées, cela me faisait comme si j'abandonnais une partie de moi même. Mon regard croisa celui de Dadmax... je pus lire dans ses yeux que toute trace, même infime d'Aloth en lui avait disparue, il était vraiment redevenu comme avant, avant que ce programme assassin ne s'empare de lui. J'eus un peu de mal à ravaler ma fierté, moi qui le considérais encore un peu comme un « ami qui n'en était plus vraiment un », je ne pus lui dire qu'un seul mot, mais qui voulait beaucoup dire :
- Merci !
- T'aurais fait la même chose !
C'est vrai, mais il a peu de temps, je me demande si je l'aurais fait aussi...
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Pykar :
Pesme est sauvé de justesse par Dadmax. Ouf! Toutefois, ce combat commence à s'éterniser...
"OK, tant pis pour les conséquences…chargez!!"
Je pris pour cible un des polymorphes qui se changea en une copie conforme de moi-même...
"CHARGEEEZ!!!"
Il se mit a courir vers moi lui aussi...Il leva ses lames à ma portée...
SWING - CLASH - DANCE - SEPARATE - SWING - CLASH - SPIN - CLASH - LOCK - TWIRL - SEPARATE
Ca dura encore comme ça pendant environ sept secondes...
...puis, je fis une roulade qui me fit arriver derrière lui...Un quart de seconde plus tard, il n'avait plus de tête. Le reste de son corps se dévirtualisa.
"Hipi ki yay!"
Je ne pus m'empêcher de faire ce commentaire avant de me jeter de nouveau dans la bataille.
______________________
Vivi :
Asté… Asté aro… Non, ce n’est pas ça. Impossible d‘y arriver. Un pouvoir qui change la vie en glace. Rien que d’y penser, elle en frissonne. Asté.. Asté…
Les bruit de la batailles la trouble, l’empêchant de se concentrer. Et les incantations de Martin l’embrouille. Asté aroles entaé… Quelle est la suite ?
Tchoucky gît toujours à terre. Elle s’agite dans son sommeil. Malik, penché sur elle la secoue sans parvenir à la réveiller. Asté aroles entaé na ba…
Des pieuvres, créées pas les « Vivi » artificielles s’avancent vers eux. Espéranza les détruit au fur et à mesure qu’elles approchent. Asté aroles entaé na ba… Il manque un mot, juste un. Soudain, l’un des polymorphes qui affronte Kallisto (la vraie) prend la forme d’Espéranza. Elle lève la main pour détruire, mais la vraie Espéranza est sur elle en quelque enjambées, lui immobilise les mains et l’entraîne hors du champs de bataille.
Espéranza s’éloigne de plus en plus. Entaé.. Plus qu’un mot bon sang.
Asté aroles… Deux cordes soudain lui saisisse la gorge. Une Kallisto vient de surgir près d’elle. Deux Ayoju entourent Malik, qui tient toujours le corps inerte de Tchoucky dans ses bras. Asté aroles entaé na ba djérof !
- Asté aroles entaé na ba djérof !!!!
Elle a crié ces mots à moitié étranglée. Aussitôt la sensation d’étouffement disparaît. Elle se retourne. La « Kallisto » est devenu glace, ainsi que les deux Ayoju.
- Tu as réussi Vivi ! S’exclame Malik.
- Oui… Oui.
C'est fait. La formule est trouvée. Le pouvoir de changer la vie en glace. Elle le tient entre ses main. Et à présent, il faut faire usage de ce pouvoir, de ce pouvoir-là... Parce qu'il faut faire reculer Martin.
D’un pas ferme, elle s’avance sur le champ de bataille. Tant pis pour les scrupules, la peur. C'est à elle, maintenant, de changer la donne, de faire tourner la roue.
- Asté aroles entaé na ba djérof !
Polymorphes et pieuvres retournent à leur aspect de glace au fur et à mesure qu’elle avance. La bataille se fige sur son chemin. Elle avance comme un souffle d'air glacé, ce genre de souffle d'hiver qui crée des étoiles sur les vitres, tant leur froid est saisissant.
- Asté aroles entaé na ba djérof !
Elle ne l'a prononcé que deux fois. Ca a suffit. Martin se retrouve seul. Maintenant, il tend la main vers elle.
- Si je dois perdre, tu tomberas avec moi.
Vivi regarde ses mains. Elle s’est avancée sur le champs de bataille sans s’entourer d’un halo de protection, et plus le temps d’en faire une. Martin commence déjà à formuler l’incantation de destruction :
- Masténa mor esté…
- Asté aroles entaé na ba djérof ! Hurle Vivi
Le reste se passe très vite. Le corps de Martin se fige, se couvre d’un épaisse couche de glace, pendant que le sol se fissure au pied de Vivi qui trébuche, perds l'équilibre.
-Vivi ! Gaffe !
Deux bras la saisissent par la taille, ceux de Dadmax. Il bondit, et l'entraîne sur l'autre côté du ravin tandis que le sol continue à se fendiller. Dans sa hâte il heurte violemment la statue figée qu'est devenu Martin. Celle-ci bascule dans la faille, et disparaît dans la noirceur des flots numériques.
Le sol s'arrête aussitôt de trembler. Vivi par contre, est secouée de frissons.
- Ca va ? lui demande Dadmax.
Sans répondre, Vivi enjambe les crevasse et retourne à l'endroit où est allongée Tchoucky, qui reprend connaissance.
- Tchoucky ! Tu sens encore la présence de Martin ?
La jeune femme aux écailles bleues fronce les sourcils.
- Non. Je ne le sens plus. Vous l'avez...
- Non ! Crie Vivi. Enfin... Pas exprès.
- Du calme. On avait pas le choix. Allons désactiver cette tour, à présent.

Tchoucky
02/05/05 à 15:59
Epilogue(s) :

Dadmax :
C'est fini. Et cette fois bien fini. Je récapitule mentalement: Aloth est mort, Ido est mort et Martin est mort. Il ne reste plus que Xana, et si j'ai bien compris, il ne survivra pas au retour dans le passé.
Nous nous dirigeons tous vers la tour. Alors que nous sommes à une dizaine de mètres d'elle, une véritable tempête s'agite dans ma tête.
' J'y ai renoncé une fois et ça ne m'a servit à rien. Je ne vais tout de même pas renouveler mon erreur.'

Vivi entre tranquillement dans la tour. Je l'entends presque s'avancer sur la plate-forme. Je n'ai plus beaucoup de temps.
'Bon sang, j'affronte Aloth, Ido, super Martin Leroy et je suis incapable de dire trois mots. Allez on respire et on y va.
Je m'approche de Kallisto. Elle fixe la tour. Je l'appelle d'une voix calme mais plus douce que d'ordinaire:

- Ca va Kall?
- On va rentrer chez nous et on a sauvée Esperanza. Alors ça ne peut pas aller mieux.

'J'espère que si.'

-On rentre, oui. Mais avant il y a un truc que je dois mettre au point.

Je me place face à elle et dépose un léger baiser sur ses lèvres. Elle reste immobile. Je me recule légèrement et lui lance un regard interrogateur.

- Je t'aime Kallisto.

Je continue de l'interroger du regard.
' Fais quelque chose, dis quelque chose mais s'il te plaît ne reste pas immobile.'
_____________________
Kallisto :
En temps normal, je me serais enfuie. Mais voilà, j’adopte la position «Bloc de glace» qui est bien plus difficile à tenir. Je reste immobile croyant peut-être me fondre dans le paysage.
Fuir, fuir... Tu ne pense qu'à ça ! Affronte ! Et parle !
Je brise le silence (glacial) qui s'était installé :
"Je t'aime Dadmax"
Un sourire passe quelques secondes sur mon visage. J'expire intérieurement. J’ai avoué.
Je regarde la Tour en coin : Vivi est sûrement en train de monter sur la deuxième plate-forme . On va rentrer chez nous, oublier les ennemis qui nous ont pourri la vie et penser à autre chose que Lyoko et XANA. Mais que va devenir Espéranza ? Encore une question qui s'incruste dans ma tête...
_____________________
ChaoticPesme :
Ca y est, le cauchemar était fini, ces instants de tristesse, de désespoir, de haine, tout cela ne seront que de mauvais souvenirs une fois revenus dans le passé. Nos plus grands ennemis étaient vaincus pour de bon. Pourtant, je n'éprouvais aucune joie, mon air grave ne voulait pas se détacher de mon visage, il me collait à la peau. La vision de Dadmax faisant ce qu'il devait bien finir par arriver avec Kallisto devrait pourtant me réjouir, mais rien à faire. Tchoucky s'avança vers moi, elle me regarda dans les yeux. "Qu'est ce qui ne va pas ? Parles m'en !" est la question que je lis dans son regard. Je ne sentis pas sa présence dans ma tête, elle voulait savoir de ma propre bouche se qui me tracassais.
- Ne t'en fais pas, c'est rien...
- Pesme, tu peux tout me dire, tu le sais ! Je te connais suffisamment pour savoir quand tu as un problème !
J'hésite en quelques instants, puis...
- C'est Martin...
- Il est mort, qu’est ce qu’il te faut de plus ?
- Là dessus, pas de doutes ! Mais justement : ce n'était pas comme tuer un monstre de XANA, ou une créature malfaisante comme Ido, ni comme ce que Dadmax a dû éprouvé quand il s'est débarrassé d'Aloth... Martin était un humain, un garçon perturbé... pour une fois, j'aurais voulu que l'on trouve autre chose que le combat.
- J'ai l'impression que ce n'est pas ça qui te dérange le plus !
- Tu as raison... il était aussi très jeune... normalement, tout le monde aurait droit à une seconde chance...
Elle vit que je commençais à devenir nerveux, elle enroula ses bras autour de mon cou, pour me rassurer, me dire que c'était fini. Il n'y aurait plus de XANA. Plus de danger autre que ceux de la vie...
______________
Tchoucky :
Bien sûr, je ne peux rien faire de plus. Rien faire que l'embrasser et lui envoyer des pensées apaisantes. Je sais très bien qu'il a raison. Mais je sais aussi qu'on ne pouvais rien faire d'autre. Rien ne serait arrivé si j'avais choisi de tuer Martin, la première fois, au lieu de lui supprimer son intelligence. Pourquoi ne l'ai-je pas fait ? Parce que, comme vient de le dire Pesme, tout le monde à droit à une seconde chance et que j'ai voulu la lui laisser. Il pouvait choisir de vivre. Je lui avait laissé suffisamment de conscience pour qu'il fasse ce choix.
Mais ça, bien sûr, je ne peux pas le dire à Pesme. Il est bien assez nerveux, comme ça. C'est la première fois que je le vois si fragile. Et je ne l'en aime que plus.
Tchoucky ! Je suis prête à composer le code ! appelle Vivi dans ma tête.
Je me détache Pesme pour regarder Espéranza.
- C'est le moment, Espéranza. Il faut que tu quittes Lyoko.
Espéranza sourit.
- Merci. Merci à tous.
Kallisto s'avance.
- Tu sais où aller, au moins ?
Le visage blanc et presque translucide s'illumine d'un sourire.
- On se reverra, Kallisto. Très bientôt.
Elle nous regarde tour à tour, son regard est comme une eau fraîche et apaisante.
- Adieu. Je ne vous oublierai jamais.
Elle s'approche d'un câble de Xana, le saisit et disparaît.
Et voilà. C'est terminé. Il va falloir retourner dans cet hôpital, devant ces infirmières...
Maintenant, Vivi, vas-y.
La sphère blanche jaillit de la tour et nous inonde...
*
**
*
Il fait froid, dans ce taxi.
Le chauffeur range son véhicule sur le bas côté et se tourne vers moi.
- On y est, ma petite dame. C'est la dernière clinique de Valence. Après, il n'y en a plus aucune. On pourras faire le tour des cabinets de dentistes, si vous voulez.
Je le regarde d'un air éberlué. Que fais-je ici ?
- Eh ! Demoiselle ! Vous allez bien ?
Je jette des coup d’œil autour de moi. C'est impossible ! Je suis revenue à Valence. Les arbres sont roux, c'est l'automne. Je suis revenue à cet instant là, cet instant précis, avant que je découvre...
Oui, le retour dans le passé m'a ramené avant l'attaque, la première attaque, avant l'attaque que Xana a dirigé contre moi.
Le chauffeur de taxi s'est retourné. Il a l'air inquiet.
- Eh, ma p'tite dame ! Vous avez l'air de vous sentir mal ! Je vais chercher le docteur ?
- Je... Non ! Non, je vous remercie. Tout va bien. Tout va très bien.
Tout va bien ? Pas encore sûr. J'ouvre la portière et sors du taxi.
- Pourriez vous m'attendre ici ?
Il hausse les épaules en rigolant. Ca doit faire la soixantième fois que je lui demande ça. Je m'avance vers la clinique.
Tout est exactement à la même place. La même réceptionniste, les mêmes plantes vertes à l'entrée. Cette fois je ne m'arrête pas pour demander le chemin, je m'avance directement vers la chambre 117.
Elle est vide.
Le lit porte encore la trace du corps qui y était assis et un livre de lecture pour enfant traîne sur le sol.

Il est là, assis sur son lit, un livre à la main. Il gémit, en tentant de déchiffrer les pages.
- Un chien... Cours... Il... Fait... Chaud...
- Martin, appelle-je doucement.
Il lève vers moi un regard, puis se redresse, me fond dessus, et m'empoigne les deux bras !
- Empêche-le ! Empêche-le de me broyer la tête !


Je tire le cordon pour appeler l'infirmière. Une jeune fille asiatique pénètre dans la chambre.
- Bonjour, dis-je. Je cherche Martin Leroy, c'est bien sa chambre ?
La jeune fille écarquille les yeux.
- Bien sûr. Je ne sais pas où il est passé. Il était là, il y a cinq minutes. Attendez, je vais essayer de le retrouver.
Elle ressort. Je ne la rappelle pas. Je vais la laisser chercher en vain. Ma main sert le livre de lecture que j'ai ramassé.
C'est cette vie-là que tu aurais retrouvé. Un hôpital tranquille. Des infirmières aimables. Plus de parents pour t'exploiter.
Je sais. Mon intelligence, cette foutue intelligence qui m'a empêché d'avoir une enfance normale, il a suffit que je la perde pour être enfin tranquille.
Tu savais, n'est-ce pas ? Tu savais dès le départ, que ça se terminerait comme ça.
Je savais que je mourrais. J'ai toujours accepté de payer de ma propre vie la création de Xana. Je pensait que tu me tuerais la première fois. Je n'ai cessé de te provoquer, de tout faire pour me faire haïr.
J'ai bien vu; mais pourquoi ? Pourquoi Xana ?
Il est l'inaltérable perfection.
Martin. Et si on songeait au pardon ?
Le pardon ?
Le pardon, oui. Ce machin qu'on a inventé pour que les blessures guérissent, et que les souvenirs demeurent sans détruire.
Tu te fiches de moi ? Ma vieille, tu es en train de te parler à toi-même. Tu peux me faire dire que je te pardonne si tu veux. Tu peux me faire dire n'importe quoi.
Non, il faut que ça ai l'air de pouvoir sortir logiquement de ta bouche, pour que j'y crois. Allons-nous rester ennemis même après ta mort ?
C'est vrai qu'à toi, il reste encore pas mal d'années à voir s'écouler lentement, interminablement. Les passer à haïr mon souvenir, ce ne serait pas très agréable...
Tu peux rire, Martin. je te pardonne. Je te pardonne tout. La peur, la douleur. Je te pardonne pour Ido, je te pardonne pour Aloth, pour Pesme, Kall, Dadmax, pour tous les autres. Je te pardonne. Tu n'avais que 13 ans. Tu as souffert autant que nous. J'arrête là. Je fait la paix avec ta mémoire.
L'infirmière est revenue dans la chambre, interrompant ma réflexion.
- Mademoiselle, c'est inquiétant, nous ne trouvons plus Martin nulle part il a